Culture

Marche sur le feu : le 20 décembre d’une association tamoule

Le feu sacré a été allumé vers 7h30 ce matin à Pont-Malheur, Quartier-Français à Sainte-Suzanne. Il consumera 15 à 20 tonnes de bois. Cet après-midi, les braises seront étalées. Les pénitents traverseront le tapis de braises vers 17h30, l’ultime épreuve, celle du feu, après une vingtaine de jours de carême tamoule…


Jean-Jacques Carpaye, président de l’Association culturelle et tamoule de Quartier-Français, et les “marcheurs” ont allumé et béni le feu au moment du lever du soleil, une autre étape dans leur préparation à la marche sur le feu.
Cette tradition conservée par les descendants des engagés, varie d’une part selon les régions, mais aussi selon la façon de faire de l’officiant, mais globalement les différentes étapes sont les mêmes.
La première c’est “l’amare cap”. Après quelques jours de “carême” : période pendant laquelle, la personne se prive de viande, d’œuf, de poisson, d’alcool et de relations sexuelles, le pénitent prend l’engagement d’aller au bout de cette épreuve. L’Association culturelle et tamoule de Quartier-Français a “amare cap” le 30 novembre.
Quelques jours plus tard, ils se sont rappelés que le “démon Pacassoulin” avait détruit un village. Pour calmer sa colère, il a eu droit à de nombreuses offrandes. Le mariage “Bon dié”, une semaine plus tard entre Aldunin et Pandialee, est bien plus joyeuse.
La nuit précédant la marche sur le feu, le “Montarvesi” célèbre l’ascension victorieuse d’Aldunin sur la montagne, le succès du bien sur le mal. A la fin de cette journée, c’est une autre victoire que les “marcheurs” souhaitent remporter : continuer la quête du meilleur de soi-même.

Samedi 20 Décembre 2008 - 10:14
Jismy Ramoudou
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