Faits-divers

Malgré l'indulgence, un vol reste un vol

Tribunal correctionnel de Saint-Pierre, 14 août 2014.


Malgré l'indulgence, un vol reste un vol
Il y a des gens qui cumulent les catastrophes, comme Béatrice et cette accusation de vol, en avril 2014 à Saint-Pierre.
 
La jeune femme de 35 ans, veuve, au chômage, avec trois enfants et moins de 1200 euros pour élever son petit monde, s’est mise en concubinage avec Jean, sans emploi également et père de son 3è gosse. L’homme a déjà un casier judiciaire pour faits de vols.
 
Le 10 avril dernier, ce petit monde se retrouve au complet dans un grand magasin de bricolage du Sud où il y a, pour leur plus grand malheur, des caméras de surveillance. Qui plus est, les vigiles ont déjà vu Jean dans les rayons.
 
Lorsqu’ils passent à la caisse, on retrouve divers articles de brico dans le sac à dos de l’homme et sous le landau du petit dernier. La procédure se met en route…
 
"Honnêtement (sic !), je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça", dit-il. Puis, sous le feu roulant des questions de la présidente, finit par mettre en cause ses difficultés financières : "C’était pour pouvoir bosser. Je sais que c’est mal".
 
Et à ce moment, cet homme va avoir une attitude chevaleresque rarement constatée devant une cour, en disant, à propos de son ex-compagne (ils sont séparés depuis peu) : "Béatrice n’a rien pris. Elle ne savait rien. C’est moi qui ai tout fait !"
 
Béatrice a été relaxée. Quant à lui, sa franchise, le fait que tous les objets ont été restitués, et qu’il a retrouvé du travail, lui ont valu l’indulgence sollicitée par Me Bertin, un mois.
Jeudi 14 Août 2014 - 14:57
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