Société

Mal-logement: D'année en année, rien ne semble bouger à la Réunion

Ce matin, la Fondation Abbé Pierre à la Réunion a présenté son rapport annuel sur le mal-logement dans notre île. Plusieurs chiffres à retenir, le nombre de logements sociaux insuffisant et près de 70% de demandes d'hébergements d'urgence sans réponses. Un constat implacable sur l'état du mal-logement à la Réunion.


Mal-logement: D'année en année, rien ne semble bouger à la Réunion
Le 19e rapport de la Fondation Abbé Pierre fait un triste constat du mal-logement à la Réunion. Réunis ce matin au Cinépalmes de Saint-Marie pour la présentation de leur rapport, les acteurs de la fondation dressent un bilan peu élogieux de la situation du logement dans notre île.

"Il faut faire beaucoup plus", lâche le directeur régional de la Fondation Abbé Pierre, Thierry Hergault. Comme en 2013, entre 22 et 25.000 demandes de logement sont restées sans réponse à la Réunion. Chiffre auquel il faut ajouter les demandes d'hébergement d'urgence, dont 70% restent en souffrance. "Sur 2.406 demandes (représentant 4.000 personnes environ), seulement 946 ont eu une place en hébergement", explique-il. Et encore, il s'agit d'hébergement dit d'urgence, loin d'un "véritable" logement, souligne Thierry Hergault.

La Réunion compte 155.000 allocataires des minima sociaux à laquelle il faut ajouter "une marginalisation grandissante de la population depuis trois ans", souligne le rapport de la fondation Abbé Pierre. Se pose alors la question d'une meilleure politique d'attribution et de construction des logements sociaux dans notre île.

"Il faut une véritable mobilisation des bailleurs sociaux et de l'Etat. Mais on doit également mobiliser le parc privé. Trop de propriétaires sont frileux à l'idée de louer un logement à une personne défavorisée", poursuit-il. D'où l'idée "d'intermédiation". Il s'agit pour une association de se porter garante à la place du locataire.

Des politiques peu ou pas concernés par cette situation

Quelques avancées ont été notées par la Fondation Abbé Pierre, notamment les maisons relais qui offrent une perspective de logement aux personnes les plus défavorisées. Une étape pour ces personnes avant de retrouver un logement pérenne. A noter également un projet de maison sur Saint-Joseph qui accueille plusieurs jeunes, sans limitation de durée, en recherche d'une nouvelle insertion au sein de la société.

Mais une nouvelle fois, les membres de la fondation Abbé Pierre ont interpellé les représentants des grands partis (PS, UMP, PCR, LPA et EELV), présents ce matin, à la veille du scrutin municipal face à la nécessité impérieuse de coordonner une action concertée en matière de politique de logement social. Dans cette optique, la fondation, en association avec la FNARS O.I, a "interrogé" officiellement la semaine dernière les candidats engagés dans la bataille électorale sur leur vision de l'habitat à la Réunion. "On a eu très peu de retour de la part des élus. Seulement un ou deux se sont montrés intéressés mais uniquement après les élections", conclut Thierry Hergault.

Déjà en avril dernier, le directeur régional de la fondation Abbé Pierre avait poussé un coup de gueule. "Je m'adresse aux acteurs du logement pour qu'ils trouvent des solutions. L'urgence est là et ce sera pire demain. Pour le moment tout le monde reste de son côté, alors qu'il faut avoir une démarche partenariale. Il faut mettre en place une politique de construction soutenue, durable et adaptée aux capacités réelles des ménages. C'est un impératif pour une amélioration progressive des conditions d'existence", avait-il expliqué.

Une demande qui ne semble toujours pas avoir encore trouvé son écho à la Réunion.
Mardi 25 Février 2014 - 16:14
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1.Posté par jlr le 25/02/2014 16:40
Pas encore de commentaires pour dire que c'est la faute des fonctionnaires , ou des Comoriens , ou des enseignants , ou des grévistes , ou de la surrémunération , ou des jeunes ???

2.Posté par Jean H le 25/02/2014 16:49
Comme en 2013, entre 22 et 25.000 demandes de logement sont restées sans réponse à la Réunion.

La Réunion compte 155.000 allocataires des minima sociaux à laquelle il faut ajouter "une marginalisation grandissante de la population depuis trois ans"

depuis trois ans des rentrés en masse par Gillot entre 12000 à 15000 personne famille ! fermé la porte est régularisé la situation a la Réunion en urgence ! c 'est cela qui pousse la construction les locations illégale les escrocs, les vendeurs de sommeil surtout sur St Denis chef lieu un vrai bordel

Le problème des Mal logé c 'est voulu exploité la misère puisque on peux le réglé avec des priorités tout simplement

3.Posté par noe le 25/02/2014 17:25
On les voit en ces périodes de chaleurs électorales !
Plein de causeurs-prometteurs-chargeurs-de-conneries-remplis-de-menteries viennent vous déverser des tonnes de salades en blagues pour vous détourner de regarder "Amour, Gloire et Beauté" ...
Envoyez-les promener leurs chiens !

Ils promettent le soleil , mon Arche mais ne réparent pas votre maison et vous laissent mourir lentement et sûrement dans votre taudis !

4.Posté par dipadutout ! le 25/02/2014 17:27
noe vite ton commentaire ! Et on attend aussi les commentaires racistes et haineux qui auraient dû être là depuis un bout de temps !

5.Posté par grangaga le 25/02/2014 17:42
La pwin acé loz'man d'akor'......mé foto i datt' de kan.........l'Abbé Pierre i dwa fé 7 tour' dan son tonb' si la kaz' là i datt' de l'ané de la krèz'...........In mèrd' ou dann' tan là té pwin macinn' a lavé........Alé lé gar'!!!!!!!!!!!! In pé de délacion là............Di a li!!!!!!!!!

6.Posté par noe le 25/02/2014 17:59
La France a le modèle social le plus généreux des pays de l’OCDE : chaque année, 30% de la richesse produite est consacrée à la protection sociale. Grâce à cette solidarité, les inégalités sont moins fortes que dans la plupart des autres pays européens et les Français ont moins souffert de la crise. Nous sommes totalement attachés à la défense de notre modèle de solidarité.
Face au poids de la dette qui nous oblige à réduire les dépenses publiques, en sortie de crise, il
faut réformer notre modèle si nous voulons le transmettre à nos enfants. Nous souhaitons que la protection sociale soit fondée sur les droits et les devoirs de chacun, et que l’on passe d’une logique d’assistance à une logique de responsabilité. Nous souhaitons améliorer notre modèle social pour qu’il lutte plus efficacement contre la 1ère inégalité sociale : le chômage.
Pour « humaniser » notre modèle social, il faut aussi sortir de la logique de guichet pour
entrer dans une démarche de suivi et d’accompagnement des personnes, en tenant compte
de la réalité des situations de chacun.

C'est ce que devraient dire et proposer les beaux-parleurs actuels !
Auront-ils assez de jujottes !
Reconnaître qu’une personne a des droits et des devoirs, c’est la considérer et c’est reconnaître ses capacités !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

7.Posté par zoé le 25/02/2014 19:26
Le problèmes n'est pas tant de bâtir (il y a eu la belle époque de la défiscalisation).
Maintenant, la disparition prochaine de la défisc (ou son durcissement va pas arranger les choses...)
Le problème de fond reste entier...
Petite île avec beaucoup de monde...se concentrant dans certaines zones...= foncier rare!!
Et si l'on compte les inégalité de revenu forcement certain ont les moyens d'acheter quand d'autres finissent dans un bord la ravine...est-ce normal??
Pour moi le problème de fond est la politique nataliste que l'on continu à soutenir...moins de personne fait un revenu par tête plus important et des conditions de logement bien plus intéressantes...
Moralité faites moins d'enfants!

8.Posté par jlr le 25/02/2014 19:57
Voilà , ça y est : le post 2 met en cause ( sans le dire ouvertement ) les Comoriens qui arrivent par milliers à Gillot ( ou les Zoreils ) ; et le post 7 met en cause ( sans le dire ouvertement ) la surrémunération que certains touchent , et pas d'autres .

Bravo à tous .

9.Posté par francklan le 25/02/2014 20:07
L'affaire est clair les politiques actuelle sans foute, pourtant c'est pas l 'argent qui manque ,D'année en année, rien ne semble bouger à la Réunion dans tout les domaines système de sous développement c 'est bien Organisé !

10.Posté par severin le 25/02/2014 20:19
Yo Noe,eurêka,ça t'arrive d'avoir des bonnes visions.Dis moi quand tu iras dans une maison de retraite,je serais peut-être le seul qui viendra te rendre visite,jouer un scrabble ou une belote.Très bon commentaire in yab des Yvelines

11.Posté par Jacques AFER le 25/02/2014 22:52
Noé on sait que tu es un z'oreil pourquoi tant de haine envers nous?

12.Posté par Jimmy le 26/02/2014 02:40
Nul besoin d'avoir fait des grandes écoles pour comprendre que la défiscalisation immobilière à favoriser la construction de logements intermédiaires au détriment de logements sociaux.
De même, la politique migratoire à la Réunion qui se caractérise, suivant l'INSSE, par un solde migratoire presque nul (autant de départs, principalement de jeunes Réunionnais, que d'arrivées, principalement de travailleurs d'une classe d'âge de 35-60 ans), permet de justifier le besoin en logements intermédiaires plus rentables pour les promoteurs (si 5000 étudiants quittent notre île chaque année, cela signifie que 5000 exogènes, principalement des "métropolitains", arrivent annuellement à la Réunion, 50.000 sur 10 ans).
Rajoutez à cela le manque de foncier à la Réunion et la réticence de certains élus, la construction de logements sociaux ne peut qu'en pâtir.
Dans le commentaire de "JIR" qui ironisait sur les raisons qui pourraient engendrer ce manque de logements sociaux, il ne pensait pas si bien dire, car tout est plus ou moins lié même s'il ne le voit pas ou ne veut pas le voir.
Si 5000 exogènes débarquent chaque année à la Réunion (au minimum des cadres et leur famille), sans être xénophobe, il peut comprendre que cela génère une demande de logements intermédiaires donc une concurrence à la construction de logements sociaux ; des emplois en moins pour les Réunionnais donc l'augmentation de la demande de logements sociaux ; etc. .. (je tiens à rappeler que les 5000 jeunes Réunionnais qui partent en "métropole" ne sont que de simples consommateurs, qui occupent des logements universitaires déjà existants, et qui ne représentent que 0,007 % de la population "métropolitaine", contrairement aux 5000 exogènes qui débarquent à la Réunion qui représentent 0,7 % de la population réunionnaise, soit 100 fois plus en proportion)
La sur rémunération, que cite aussi "JIR", peu importe que l'on soit pour ou contre, est incitative pour la mutation de "métropolitains", donc de leur migration vers la Réunion, donc augmente le besoin en logements intermédiaires, donc pénalise la construction de logements sociaux.
Cela peut paraitre invraisemblable, même la taxe de l'octroi de mer à des conséquences sur le manque de logements sociaux, du simple fait que la cherté de la vie qu'elle génère (fournitures, équipements, surcouts sur les investissements des entreprises du bâtiment, surcouts salariaux de certains salaires indexés du privé, etc. ...) augmente les prix des constructions, et si cette cherté de la vie est de 30 %, il y aura automatiquement 30 % de logements en moins...
Et oui, tout est lié, et c'est justement pour cette raison que j'associe la politique menée depuis des décennies à la Réunion et plus généralement en outre-mer, à une politique coloniale des pouvoirs parisiens.

13.Posté par tamponnais le 26/02/2014 06:03
le député socialiste VLODY possède plusieurs logements en location au petit tampon, mais le loyer n'est pas pour les défavorisés, HA social pas trop, les logement sociaux, c'est pour les autres, les pauvres......

14.Posté par Le Taliban. le 26/02/2014 06:26
Encore du pain béni pour les candidats avec les élections.
mais c'est un faux problème.
Le système est voulu par nous et on l'adore surtout pour les promesses electo.
Je suis mal-logé, et possède mon Iphone.
On pris la bonne habitude d'attendre tout des hommes politiques et bien d'autres.
Mais ils sont payés pour cela,car il font leur beurre.Ils ont rien à cirer.

15.Posté par mi marche ec Melenchon le 26/02/2014 06:43
combiens de logement aurait-on pu construire avec les budgets de zenith, stades en eau vive, telepheriques, débarcadère à 200.000 euros annuels, parc des palmiers, feux d'artifices et footballeur à 20.000 euros mensuels?

16.Posté par sam le 26/02/2014 07:58
POST 8 aucun racisme mais une logique de développement on va droit à la révolution guerre civile évident l'anarchie des élus l' indifférence la corruption j'encaise le reste Ce faire FOUT....

17.Posté par mouton enragé le 26/02/2014 10:06
Recette pour lutter contre le mal logement : construire moins de maternités, contrôler efficacement les frontières en France, limiter le nombre de naissances à la Réunion, arrêter avec la démagogie des hommes politiques qui pensent que cette natalité non contrôlée est une richesse pour la Réunion et pour la France, revoir la politique familiale trop laxiste envers les grossesses à répétition comme projet de vie, arrêter avec l'anarchie : sans moyens de coercition, l'état court à sa perte.
Plus on construit de logements sociaux et plus il y a de demandeurs, et on en construit à la Réunion!
A ce rythme là, la Réunion pourrait être un jour couverte de logements sociaux.
La ruine du pays vient de ce laisser-aller généralisé. Tous les jours, on va nous ressasser que le chômage progresse, que les caisses sont vides, qu'il faut augmenter les impôts, que la délinquance progresse. Les vrais sujets ne sont pas abordés car ça n'est pas conforme à la bien pensance.
La Réunion ressemble de plus en plus au radeau de la méduse.
MAIS, cela n'est pas convenable d'aborder de tels sujets, car on glisse vers le "nauséabond", selon la terminologie de certains hommes politiques qui n'en pensent certainement pas moins.

18.Posté par Jimmy le 26/02/2014 16:47
@ mouton enragé ! J'opposerais à votre politique anti nataliste qui ressemble à la politique de "l'enfant unique" en vigueur en Chine, une politique visant à supprimer tout ce qui favorise la mutation d'exogènes à la Réunion (l'INSEE prévoit que nous serions en 2035 à 1,1 millions d'habitants si la migration reste ce qu'il est, contre environ 950.000 si elle décroissait). Voyez ce que vous voulez dans ces propos, mais je crois qu'une sur une île où le chômage est un problème récurant (3 fois plus que celui de la métropole), où 75 % de foyers sont éligibles aux logements sociaux, où le taux de pauvreté est supérieur à 50 % (si on se réfère uniquement au seuil de pauvreté national de 964 €, car en réalité si nous le calculons suivant le pouvoir d'achat inférieur de 30 % à la Réunion, tous les Réunionnais dont les revenus sont inférieurs à 1253 € doivent être considérés comme pauvre, donc y compris bon nombre de salariés dont le salaire ne dépasse pas 1,15 % du SMIC), où l'économie est moribonde, etc. .., autorise que l'on remet en question le système colonial (oui je le répète encore) avant que cela ne se fasse, malheureusement, autrement,
J'invite tout le monde à s'informer sur les principes du colonialisme et de chercher leur correspondance avec ceux qui régissent la société réunionnaise et plus généralement ultramarine.
Oui, la taxe de l'octroi de mer, la sur rémunération des agents de l'Etat, le commerce exclusif avec la "métropole", l'exil de la jeunesse, l'encadrement métropolitain des sociétés, le développement d'une économie de comptoir, l'isolement des territoires, le maintien d'une disparité du pouvoir d'achat, etc. ..., sont des principes du colonialisme, que les 3 articles de la loi de départementalisation de 1946 n'ont pas abolis dans les départements français de l'outre-mer. Un texte de loi qui nie l'existence d'une population autochtone sur ces territoires (à aucun moment il n'est fait mention de Réunionnais, Guadeloupéens, Martiniquais ou de Guyanais, mais uniquement de colonie de la Réunion, de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane, comme si ces territoires n'étaient que des possessions d'une "métropole" et non pas une composante du territoire nationale au même titre que n'importe quelle région de "métropole") et donc interdire toute territorialisation des populations locales.
A ce sujet, j'invite tout le monde à lire "la convention 169 relatif aux droits des peuples indigènes et tribaux " de l'organisation internationale du travail OIT, que la France (les pouvoirs parisiens) refuse de ratifier depuis des décennies.
Toujours dans la loi de départementalisation de 1946, les pouvoirs parisiens ont conservé la possibilité de manipuler à leur guise les lois pour les adapter à l'outre-mer sous couvert de spécificités régionales qui, vous conviendrez avec moi, peuvent s'appliquer à toutes les lois du moment que la moindre spécificité est relevée.
Cette loi de départementalisation de 1946 à juste permis aux pouvoirs parisiens d'empêcher que les peuples concernées se détournent de la France (surtout ceux des Caraïbes), mais en aucun cas d'offrir les mêmes droits aux populations locales, mêmes droits que les Domiens n'ont toujours pas 68 ans après son application et je ne citerais qu'un seul : le droit à un même pouvoir d'achat que les "métropolitains"...

19.Posté par jlr le 26/02/2014 17:08
Il n'y a jamais eu de population autochtone à La Réunion , à la différence des Antilles . La Réunion était inhabitée avant l'arrivée des 1ers Français ( ou plutôt des Portugais ) .
Par ailleurs , TOUS les fonctionnaires travaillant à La Réunion ( et ceux qui sont nés ici sont une très forte majorité , environ 70%) touchent la fameuse surrénumération , et pas uniquement ceux qui sont mutés dans l'île .
Quant à l'exil de la jeunesse , qu'est-ce que cette idée un peu farfelue ?

20.Posté par Candide le 26/02/2014 17:45
@ 2.Posté par Jean H
Comme en 2013, entre 22 et 25.000 demandes de logement sont restées sans réponse à la Réunion.

La Réunion compte 155.000 allocataires des minima sociaux à laquelle il faut ajouter "une marginalisation grandissante de la population depuis trois ans" depuis trois ans des rentrés en masse par Gillot entre 12000 à 15000 personne famille !


Vous évoquer un constat alarmant, et ce que j'ai entendu ce matin dans un salon de coiffure à Saint-Pierre n'est pas fait pour contredire ce que vous avancez. Voilà donc un petit résumé non exhaustif de la dite conversation : "...ces individus ne nous sont d'aucune utilité car ne travaillant pas et donc ne produisent rien d'autre que des enfants à tour de bras avec dans leur ligne de mire le pactole qui leur est gracieusement octroyé (sans enquête préalable) par notre gouvernement "normal".

Notre île est bien trop petite pour continuer à tolérer sur son sol des cultures et des valeurs essentielles complètement opposées aux nôtres et dont certains disciples utilisent violemment pour s'opposer à nos acquis fondamentaux. Ces courants migratoires, loin de s’arrêter, vont aller, en s'amplifiant, se singulariser par de profonds désaccords culturels et autres de plus en plus grands. Ce phénomène, eu égard à leur présence de plus en plus nombreuse, est la source de bien des tensions attribuées, par les conservateurs de la pensée conformiste, aux réunionnais et à leur prétendue hostilité et/ou racisme à l'endroit de ces mouvements communautaires.

Il y a peu encore, aucune politique d'intégration n'existait et il était du devoir de l'immigré fraîchement débarqué de faire les démarches et les efforts nécessaires lui permettant de s'intégrer et se mettre au diapason des us et coutumes du pays d'accueil ; ce qu'il faisait bien d'ailleurs ! cependant que de nos jours, bien des immigrés n'ont qu'une seule idée en tête : fuir leur pays et aller là où ils auront plus de chance de trouver un revenu nettement supérieur à ce qu'ils touchaient dans leur lieu d'origine. Mais, force est de constater qu'ils ne s'occupent plus guère de ce qu'il faut faire pour s'intégrer utilement, comme par exemple apprendre à se familiariser avec la langue du pays accueillant ; bien au contraire, et c'est là que le bât blesse car ce qu'ils cherchent avant tout, c'est de se rapprocher des communautés de même origine qu'eux afin de s'informer des conditions leur permettant, une fois installés, de s'intégrer à ceux qui sont déjà sur place.

21.Posté par Jimmy le 28/02/2014 04:25
@JIR
Si vous ne considérez pas le Réunionnais comme peuple autochtone de la Réunion, alors tous les peuple d'Amérique du nord comme du sud ne sont pas des peuples autochtones (les vrais autochtones de ces pays dans le sens où vous l'entendez, étant même considéré comme nuisibles chez eux par les derniers arrivants, un peu comme chez nous) ? Ni les Mauriciens, ni les Seychellois, etc. ... ? Je vous invite à dire à un Américains ou autres qu'il n'y a pas de peuple américain ! Dîtes à un Corse qu'il n'y a pas de peuple corse, à un Breton, un Catalan, un Ecossais, un Irlandais, etc. .... Croyez-vous que c'est à des ex-puissances coloniales de définir les critères de l'indigénat ? Si un cafre n'est pas un autochtone de la Réunion comme vous semblez le croire, dîtes moi alors ce qu'il est ? Un autochtone de l'Alsace peut-être ??? C'est pas parce que cela dérange les pouvoirs parisiens que c'est une vérité ! Etc....
Concernant la sur rémunération, c'est pas parce que des Réunionnais bénéficient de la sur rémunération que c'est une bonne chose pour tous les Réunionnais. La sur rémunération entretient la vie chère en outre-mer, en autre chose, et combattre la vie chère c'est remettre en question toute indexation salariale du public et du privé sur la vie chère. Croyez-vous que si les prix à la Réunion étaient équivalents à ceux de la "métropole", les fonctionnaires en outre-mer accepteraient une remise en cause de leur sur rémunération ? Pas du tout, et ils l'ont déjà prouvés en refusant que la sur rémunération soit révisée pour les nouveaux fonctionnaires il y a quelques années de cela.
Comprenez-vous que des fonctionnaires puissent bénéficier en même temps d'une compensation de vie chère pour certains de 53%, de 30% d'abattement sur l'IR, d'impôts locaux moins élevés en raison de l'application de l'octroi de mer, des avantages d'actions sociaux du type "chariot Lurel", sans que cela vous pose un problème ?
Concernant l'exil de la jeunesse, il suffit pour vous de regarder dans les administrations et les grandes entreprises du privé qui sont aux postes du haut de la hiérarchie, pour comprendre pourquoi les jeunes partent en "métropole" et ne reviennent pas. Les places sont déjà prises sous prétexte qu'il n'y a pas de personnels qualifiés à la Réunion, mais comme ils sont tous contraints de s'exiler pour prétendre à ses places, lorsqu'ils sont formés pour le faire, les places sont déjà occupés, et ainsi de suite. Supprimez la sur rémunération des fonctionnaires et l'indexation des salaires dans le privé, l'élite réunionnaise trouvera sa place à la Réunion, et il ne manquera plus de personnels qualifiés.
Eloignez-vous des dogmes et des préjugés, ne regardez pas la société réunionnaise qu'à travers votre nombril mais dans sa complexité, et vous verrez peut-être les subtilités du régime colonial en place à la Réunion, comme dans tout outre-mer ...

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