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Peut-il jamais se faire pardonner. Verbard ne veut plus rester tapi à l’ombre. C’est dans la rue qu’il peut tricher. Trois complices du Petit-Lys-d’Amour détournent un hélico. La prise d’otage est d’une extrême violence. Dans la cabine de l’hélicoptère, un des kamikazes, une bouteille d’essence et un briquet allumé à la main, menace le pilote et son mécanicien de tout faire sauter.
- - Nous n’avons pas peur de mourir ! Hurlent ces imbéciles, afin de mettre la pression.
En plein vol, une succession de brutalités inouïes est infligée à l’équipage qui vit un véritable cauchemar. Michel, le mécano est solidement ligoté au siège.
Yann, le pilote est frappé à la tête à coup de crosse. Il s’évanoui quelques secondes et reprend ses esprits à temps pour redresser l’appareil, à deux doigt de percuter la colline entre Grand Place et Cayenne.
Conscients du danger, faisant profil bas par rapports aux ambitions du début, l’équipée sauvage lance l’ordre de se rendre à la prison toute neuve pour libérer des prisonniers. Incroyable, un membre de la secte passe un coup de téléphone pour prévenir de son arrivée:
- - On arrive !
En vol stationnaire à 10 mètres au-dessus de la prison de Domenjod. La cour est petite au milieu de l’enceinte, les pales de l’hélicoptère sifflent au ras des murs. On n’y glisserait pas une feuille de papier à cigarette. La turbine fait un vacarme d’enfer.
Les yeux levés vers le ciel, les détenus à l’heure de la promenade sont dans un mélange de stupeur et étonnement.
La porte latérale de l’aéronef est ouverte, un des trois tarés lance un sac-à-dos qui s’écrase sur le bitume de la cour de la prison. À l’intérieur de la besace, afin de tenir en garde les autres prisonniers, il y a un révolver destiné aux membres du groupe d’en bas. Au même moment, une échelle de cordes est jetée dans le vide pour que le gourou de la secte, son amant et un copain à eux grimpent dans la machine. Le dernier de cordée fait un mauvais pas, dérape sur le marchepied, une soudure cède sous le poids de l’effort. Accroché à la porte qui s’ouvre, le corps de ce cinglé balance dans le vide. Dans une concentration de forces physiques, il est récupéré in extrémis par un de ses potes qui le tire vers lui.
Deux hommes d’équipage, plus trois preneurs d’otages et encore trois évadés. Huit passagers sont embarqués. L’hélico est en surcharge.
Déterminés, une fois le coup de commando achevé et la terre ferme retrouvée, pour ne pas laisser de témoins visuels, les fous de la vierge envisagent de tuer le pilote et le mécanicien en incendiant l’hélico. L’ambiance est surréaliste dans la carlingue. La turbine est assourdissante, il faut hurler pour communiquer. Casques arrachés, cheveux et vêtements aspergés d’essence, la vie des otages ne tient qu’à un fil à tous les instants du voyage. Les ravisseurs hurlent le lieu du point de chute. Ils indiquent une clairière dans les hauts de Sainte Clotilde.
Pour sauver sa vie et celle de son collègue, avec un sang froid extraordinaire, Yann tente avec succès d’effrayer les terroristes. Il coupe les gaz à trois mètres du sol et fait une autorotation verticale. C’est un exercice de poser d’aéronef sans moteur. Une simulation de crash. La manœuvre est très spectaculaire pour les initiés mais terrorisante pour les novices. Le pilote, afin de donner plus de stress et de panique à bord, hurle plusieurs fois de toutes ses forces :
- - La turbine a lâché, on va s’écraser !
En chute libre, l’atterrissage est plutôt viril. Le poser glissé est un art. Il faut le réussir. Yann l’a fait. Yann est un virtuose du manche à balai. Il laisse volontairement l’alouette s’échouer contre un talus de terre, jusqu'à son immobilisation. La technique paye car les ravisseurs prennent peur et ne demande pas leur reste, une fois le plancher des vaches retrouvé. Dans l’affolement, ils peinent à s’extraire de l’engin. Plongé encore dans l’épouvante, un des ravisseurs tombé du ciel, terrorisé par la dégringolade n’arrive pas à défaire la ceinture de sécurité. Sous la menace du pistolet, le pilote s’exécute pour la dernière fois afin de libérer cet abruti. D’un bond, une fois détaché, la terreur enjambe la banquette-avant de l’appareil. Sauve-qui-peut, prenant ses jambes à son cou, il rejoint ses complices embarqués dans une camionnette qui les attend là. Laissant ses empruntes et un sac derrière lui qui permettront de l’identifier ensuite.
Respect total pour Yann et Michel.
La chasse à l’homme est lancée. Peau de balle et balai de crin. Les fugitifs échappent à leur poursuivant. C’est incroyable cette histoire. Une histoire à dormir debout. Rien à voir avec le grand banditisme. L’œuvre d’une bande d’abrutis, des cons de première catégorie, couillonnistes patentés. Je vous entends dire :
- - Mais que fait la police ?
- - Rien ! À part embêter les dealers de cacahouètes. Toujours un train de retard, jamais là quand il faut, les forces de l’ordre. Tassés dans la 307 Peugeot, serrés comme des sardines en boite. Le regard accusateur, ils pensent faire peur aux honnêtes gens, sillonnant les rues du centre ville de temps en temps. Attendant de faire pire, ils se la pètent dans le pouvoir de puissance. À travers l’uniforme l’échec scolaire se voit de toute évidence.
La première femme flic rôde dans les alentours. Madame la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales. MAM fait miam-miam. Elle est l’invitée du barbecue géant, le repas offert par les éleveurs bovins de la Réunion.
En plein champs, pleine nature, devant les bouchers-charcutiers, pour faire voir qu’elle en a !
- - Madame la ministre vous l’aimez comment la viande… ?
Pour ne pas se dégonfler.
- - Saignante ! Répondit-elle nerveusement, au grillardin, tablier blanc sur l’estomac.
Un aller et retour sur le gril, 3 minutes plus tard… L’assiette en main, Michèle Alliot-Marie pousse un cri d’étonnement devant la barbaque rouge comme du sang mais nullement pastèque pour autant. La bonne femme perd la face, paniquée mais résistante, le rire entrecoupé de spasmes … Courageusement, elle entame le steak bleu. Encore heureux, c’est du filet de bœuf. Mais que fait-elle dans cette galère ?
Visiblement, les déjeunés à la campagne avec de la classe ouvrière, ce n’est pas son truc.
- - Je reviens sur l’affaire !
Après la folle échappée, le fugitif et sa bande sont planqués à deux kilomètre de Saint Denis.
Durant 9 jours, l’État est ridiculisé, pauvre Marianne. 9 jours après la cavale, les adeptes de la secte sont enfin arrêtés. Entassés à sept ou huit dans un petit studio. L’intervention de la police dure 1h30. Une foule de 300 personnes arrive pour étriper ce naze.
Flash back :
2004. Après une première tentative d’évasion en février alors que le fanatique illuminé purgeait une peine de 8 mois fermes pour viol sur mineurs, il est libéré le 6 août. Son dossier est rouvert le 23 octobre 2006. Il est condamné par contumace à 15 ans de prison ferme. La sentence tombe, absent à la barre du tribunal, la peine est revu à la hausse. 15 ans par contumace. Dans une démocratie normale, un avis de recherche doit être lancé !
Août 2007. Pugnacité, efficacité, perspicacité, stratégie, réussite de l’enquête, 80 policiers sur le pied de guerre. Travail acharné, talent, facteur chance. Succès total. Affaire bouclée en 48 heures. Les enquêteurs n’ont pas traîné. Les gendarmes ont placé Juliano Verbard et quatorze de ses complices en garde à vue au commissariat de Saint-Denis.
Le gourou pédophile, condamné à 15 années de prison ferme était en cavale. La rousse fut à ses trousses pendant 1 an et demi de fausse traque. À part ça on ne traîne pas dans la police…
Durant tout ce temps, accompagné de ses parents, Verbard s’alla bras dessus, bras dessous, visiter au cimetière, la tombe d’un proche. Il se compromet, célébrant quelques messes en plein air, s’exposant dans les files d’attente de La Poste pour retirer de l’argent. Reconnu formellement par des témoins, pensant tout bonnement qu’il est libre d’aller et venir, croyant que la justice a bien fait son travail. Il est partout et on le voit, sauf les enquêteurs qui resterons sourds et aveugles.
Pour réveiller les flics, il aura fallu qu’il se rende coupable d’enlèvements d’enfant deux fois de suite sur la même victime.
Le gamin de 12 ans est kidnappé sans demande de rançon une première fois, puis relâché le lendemain matin. Rebelote 3 semaines plus tard. La scène est terrible. Un commando de 4 ou 5 individus fait irruption chez l’oncle du jeune enfant. Les ravisseurs prennent en otage la famille attendant que le petit rentre. Il est parti jouer chez son copain d’école. Mère et grand-mère seront ligotées et bâillonnées. L’oncle est tabassé, la tante est retenue, un couteau sous la gorge.
Verbard voulait faire du petit garçon son successeur, le proclamant l’élu de la Vierge.
Du coup, il commence par alerter la conscience des représentants de l’ordre.
Le plan Papangue déclenché, toute la secte planquée dans une villa de location dans les Hauts de Sainte Anne, au Petit Saint-Pierre, est cueillie avant que l’enfant ne soit violé. La chambre du gourou était spécialement préparée pour le soir même, afin qu’il exécute son rite particulier.
Alerté par les sirènes et les chiens qui aboient, avec l’énergie du désespoir, enjambant la fenêtre, il tente encore une fois de s’échapper. Il est serré par les CRS, à dix mètres de la maison, tapi sous le châssis d’une auto, recroquevillé, fait comme un rat.
Les politiques, le préfet, juges d’instruction, chef de la police cumulent les erreurs dans cette affaire comme dans beaucoup d’autres aussi.
Je me souviens de l’assassinat de monsieur Fortin par Giovanni Poirier. Ce crime atroce aurait pu être évité si les flics avaient fait leur travail.
La police ne peut pas être partout non plus !
Elle est à l’origine d’arrestations musclées pour deux mères de familles réunionnaises et le renvoi des enfants vers la métropole. Deux mamans soupçonnées d’abandon de domicile, reconnues innocentes, après avoir subi les outrages de la prison.
La loi ignore les dossiers brûlant des criminels.
Mars 2006. L’affaire Giovanni Poirier. L’assassin de la route de l’Entre-Deux qui a semé la terreur pendant 48 heures avant le meurtre, assommant les piétons en plein centre-ville, au nez et à la barbe des policiers qui paradaient se la jouant à faire leur cirque, rangers aux pieds, portable à l’oreille. Impressionnante incompétence des forces de l’ordre mobilisées ce jour-là, à l’occasion de la venue de madame Simone Veil à Saint Louis. Ce taré, salarié dans l’équipe de foot de la municipalité d’Hamilcaro était également recherché, condamné à la prison pour violences sanglantes, en fuite lui aussi. Il avait déjà auparavant égorgé un camarade de beuverie. Ce minable déclara aux enquêteurs :
- - Je cumule uniquement pour ma consommation journalière d’alcool, l’allocation du RMI plus les indemnités de joueur de foot, c’est la ville qui paye !
Trois jours après le crime de monsieur Fortain, ce naze est enfin arrêté. Les flics sont responsables du drame.
Puis, comme par hasard, à peine 6 mois plus tard Poirier est déclaré irresponsable de ses actes par un expert psychiatre nommé par l’État. Il est interné dans un établissement spécialisé en France. Pas de procès. Les victimes n’ont qu’à subir le sentiment d’injustice. J’en fais partie. J’ai vu la mort en face.
Les juges, la justice perd les pédales incarcérant délibérément des mamans innocentes pour laisser les pires des salauds, des ordures en liberté totale. Pourquoi la profession s’inquièterait-elle ?
Burgaud, Catalano pas de sanctions pour fautes professionnelles. Le fiasco Verbard…
Un conseil d’homme à homme, embrasse ta femme et serre-moi la main… si tu penses que la rue n’est pas sûre, avant de quitter ton logis pour te rendre au travail, faire tes courses ou simplement pour une balade.
Les clés de la maison d’arrêt sont remises depuis seulement 6 moi avant l’évasion de ce con.
La nouvelle prison flambante neuve. Cérémonie en grandes pompes en l’honneur du nouveau directeur avec le tralala préfectoral obligatoire. Verbard essuie les plâtres.
Les hommes de main de cet illuminé sont les cinq frères Daleton. Ça ne s’invente pas.
Le médecin nommé d’office avant l’interrogatoire de Verbard alias Petit-Lys-d’Amour, gourou de la secte débilitante « Cœur douloureux et immaculé de Marie » s’appelle du nom Dedieu. La prison high-tech toute neuve, moderne, ultra sécurisée de Domenjod est bâtie sur le site « Beauséjour »
C’est la prison du XXIe siècle, la plus grande, la plus moderne des Dom, un exemple de ce qui doit se faire en matière de sécurité, pour les gardiens comme pour les détenus. Un projet pilote pour une évasion en hélicoptère.
Poirier et Verbard. Ces trucs de ouf n’auraient jamais dû voir le jour si les flics avaient fait leur boulot dès le début.
- - Christiane Taubira ! Venez voir la corruption à la Réunion. La magouille tisse sa toile dans tous les services publics. Des emplois fictifs en veux-tu en voilà, en mairie, conseil général. Les injustices, les affaires d’argent public, la préfecture ferme les yeux et cætera. La liste est trop longue.
Le 6 mai, nous avons réussi à nous débarrasser de Sarkozy et sa bande d’ahuris. Je compte sur le gouvernement Hollande pour que
la France retrouve sa compétence.
Il y a du pain sur la planche, il faut prendre le taureau par les cornes pour inverser la tendance.
Mr Fortin est un nom d’emprunt par égard à la famille.
Gilles Bayet
- - Nous n’avons pas peur de mourir ! Hurlent ces imbéciles, afin de mettre la pression.
En plein vol, une succession de brutalités inouïes est infligée à l’équipage qui vit un véritable cauchemar. Michel, le mécano est solidement ligoté au siège.
Yann, le pilote est frappé à la tête à coup de crosse. Il s’évanoui quelques secondes et reprend ses esprits à temps pour redresser l’appareil, à deux doigt de percuter la colline entre Grand Place et Cayenne.
Conscients du danger, faisant profil bas par rapports aux ambitions du début, l’équipée sauvage lance l’ordre de se rendre à la prison toute neuve pour libérer des prisonniers. Incroyable, un membre de la secte passe un coup de téléphone pour prévenir de son arrivée:
- - On arrive !
En vol stationnaire à 10 mètres au-dessus de la prison de Domenjod. La cour est petite au milieu de l’enceinte, les pales de l’hélicoptère sifflent au ras des murs. On n’y glisserait pas une feuille de papier à cigarette. La turbine fait un vacarme d’enfer.
Les yeux levés vers le ciel, les détenus à l’heure de la promenade sont dans un mélange de stupeur et étonnement.
La porte latérale de l’aéronef est ouverte, un des trois tarés lance un sac-à-dos qui s’écrase sur le bitume de la cour de la prison. À l’intérieur de la besace, afin de tenir en garde les autres prisonniers, il y a un révolver destiné aux membres du groupe d’en bas. Au même moment, une échelle de cordes est jetée dans le vide pour que le gourou de la secte, son amant et un copain à eux grimpent dans la machine. Le dernier de cordée fait un mauvais pas, dérape sur le marchepied, une soudure cède sous le poids de l’effort. Accroché à la porte qui s’ouvre, le corps de ce cinglé balance dans le vide. Dans une concentration de forces physiques, il est récupéré in extrémis par un de ses potes qui le tire vers lui.
Deux hommes d’équipage, plus trois preneurs d’otages et encore trois évadés. Huit passagers sont embarqués. L’hélico est en surcharge.
Déterminés, une fois le coup de commando achevé et la terre ferme retrouvée, pour ne pas laisser de témoins visuels, les fous de la vierge envisagent de tuer le pilote et le mécanicien en incendiant l’hélico. L’ambiance est surréaliste dans la carlingue. La turbine est assourdissante, il faut hurler pour communiquer. Casques arrachés, cheveux et vêtements aspergés d’essence, la vie des otages ne tient qu’à un fil à tous les instants du voyage. Les ravisseurs hurlent le lieu du point de chute. Ils indiquent une clairière dans les hauts de Sainte Clotilde.
Pour sauver sa vie et celle de son collègue, avec un sang froid extraordinaire, Yann tente avec succès d’effrayer les terroristes. Il coupe les gaz à trois mètres du sol et fait une autorotation verticale. C’est un exercice de poser d’aéronef sans moteur. Une simulation de crash. La manœuvre est très spectaculaire pour les initiés mais terrorisante pour les novices. Le pilote, afin de donner plus de stress et de panique à bord, hurle plusieurs fois de toutes ses forces :
- - La turbine a lâché, on va s’écraser !
En chute libre, l’atterrissage est plutôt viril. Le poser glissé est un art. Il faut le réussir. Yann l’a fait. Yann est un virtuose du manche à balai. Il laisse volontairement l’alouette s’échouer contre un talus de terre, jusqu'à son immobilisation. La technique paye car les ravisseurs prennent peur et ne demande pas leur reste, une fois le plancher des vaches retrouvé. Dans l’affolement, ils peinent à s’extraire de l’engin. Plongé encore dans l’épouvante, un des ravisseurs tombé du ciel, terrorisé par la dégringolade n’arrive pas à défaire la ceinture de sécurité. Sous la menace du pistolet, le pilote s’exécute pour la dernière fois afin de libérer cet abruti. D’un bond, une fois détaché, la terreur enjambe la banquette-avant de l’appareil. Sauve-qui-peut, prenant ses jambes à son cou, il rejoint ses complices embarqués dans une camionnette qui les attend là. Laissant ses empruntes et un sac derrière lui qui permettront de l’identifier ensuite.
Respect total pour Yann et Michel.
La chasse à l’homme est lancée. Peau de balle et balai de crin. Les fugitifs échappent à leur poursuivant. C’est incroyable cette histoire. Une histoire à dormir debout. Rien à voir avec le grand banditisme. L’œuvre d’une bande d’abrutis, des cons de première catégorie, couillonnistes patentés. Je vous entends dire :
- - Mais que fait la police ?
- - Rien ! À part embêter les dealers de cacahouètes. Toujours un train de retard, jamais là quand il faut, les forces de l’ordre. Tassés dans la 307 Peugeot, serrés comme des sardines en boite. Le regard accusateur, ils pensent faire peur aux honnêtes gens, sillonnant les rues du centre ville de temps en temps. Attendant de faire pire, ils se la pètent dans le pouvoir de puissance. À travers l’uniforme l’échec scolaire se voit de toute évidence.
La première femme flic rôde dans les alentours. Madame la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales. MAM fait miam-miam. Elle est l’invitée du barbecue géant, le repas offert par les éleveurs bovins de la Réunion.
En plein champs, pleine nature, devant les bouchers-charcutiers, pour faire voir qu’elle en a !
- - Madame la ministre vous l’aimez comment la viande… ?
Pour ne pas se dégonfler.
- - Saignante ! Répondit-elle nerveusement, au grillardin, tablier blanc sur l’estomac.
Un aller et retour sur le gril, 3 minutes plus tard… L’assiette en main, Michèle Alliot-Marie pousse un cri d’étonnement devant la barbaque rouge comme du sang mais nullement pastèque pour autant. La bonne femme perd la face, paniquée mais résistante, le rire entrecoupé de spasmes … Courageusement, elle entame le steak bleu. Encore heureux, c’est du filet de bœuf. Mais que fait-elle dans cette galère ?
Visiblement, les déjeunés à la campagne avec de la classe ouvrière, ce n’est pas son truc.
- - Je reviens sur l’affaire !
Après la folle échappée, le fugitif et sa bande sont planqués à deux kilomètre de Saint Denis.
Durant 9 jours, l’État est ridiculisé, pauvre Marianne. 9 jours après la cavale, les adeptes de la secte sont enfin arrêtés. Entassés à sept ou huit dans un petit studio. L’intervention de la police dure 1h30. Une foule de 300 personnes arrive pour étriper ce naze.
Flash back :
2004. Après une première tentative d’évasion en février alors que le fanatique illuminé purgeait une peine de 8 mois fermes pour viol sur mineurs, il est libéré le 6 août. Son dossier est rouvert le 23 octobre 2006. Il est condamné par contumace à 15 ans de prison ferme. La sentence tombe, absent à la barre du tribunal, la peine est revu à la hausse. 15 ans par contumace. Dans une démocratie normale, un avis de recherche doit être lancé !
Août 2007. Pugnacité, efficacité, perspicacité, stratégie, réussite de l’enquête, 80 policiers sur le pied de guerre. Travail acharné, talent, facteur chance. Succès total. Affaire bouclée en 48 heures. Les enquêteurs n’ont pas traîné. Les gendarmes ont placé Juliano Verbard et quatorze de ses complices en garde à vue au commissariat de Saint-Denis.
Le gourou pédophile, condamné à 15 années de prison ferme était en cavale. La rousse fut à ses trousses pendant 1 an et demi de fausse traque. À part ça on ne traîne pas dans la police…
Durant tout ce temps, accompagné de ses parents, Verbard s’alla bras dessus, bras dessous, visiter au cimetière, la tombe d’un proche. Il se compromet, célébrant quelques messes en plein air, s’exposant dans les files d’attente de La Poste pour retirer de l’argent. Reconnu formellement par des témoins, pensant tout bonnement qu’il est libre d’aller et venir, croyant que la justice a bien fait son travail. Il est partout et on le voit, sauf les enquêteurs qui resterons sourds et aveugles.
Pour réveiller les flics, il aura fallu qu’il se rende coupable d’enlèvements d’enfant deux fois de suite sur la même victime.
Le gamin de 12 ans est kidnappé sans demande de rançon une première fois, puis relâché le lendemain matin. Rebelote 3 semaines plus tard. La scène est terrible. Un commando de 4 ou 5 individus fait irruption chez l’oncle du jeune enfant. Les ravisseurs prennent en otage la famille attendant que le petit rentre. Il est parti jouer chez son copain d’école. Mère et grand-mère seront ligotées et bâillonnées. L’oncle est tabassé, la tante est retenue, un couteau sous la gorge.
Verbard voulait faire du petit garçon son successeur, le proclamant l’élu de la Vierge.
Du coup, il commence par alerter la conscience des représentants de l’ordre.
Le plan Papangue déclenché, toute la secte planquée dans une villa de location dans les Hauts de Sainte Anne, au Petit Saint-Pierre, est cueillie avant que l’enfant ne soit violé. La chambre du gourou était spécialement préparée pour le soir même, afin qu’il exécute son rite particulier.
Alerté par les sirènes et les chiens qui aboient, avec l’énergie du désespoir, enjambant la fenêtre, il tente encore une fois de s’échapper. Il est serré par les CRS, à dix mètres de la maison, tapi sous le châssis d’une auto, recroquevillé, fait comme un rat.
Les politiques, le préfet, juges d’instruction, chef de la police cumulent les erreurs dans cette affaire comme dans beaucoup d’autres aussi.
Je me souviens de l’assassinat de monsieur Fortin par Giovanni Poirier. Ce crime atroce aurait pu être évité si les flics avaient fait leur travail.
La police ne peut pas être partout non plus !
Elle est à l’origine d’arrestations musclées pour deux mères de familles réunionnaises et le renvoi des enfants vers la métropole. Deux mamans soupçonnées d’abandon de domicile, reconnues innocentes, après avoir subi les outrages de la prison.
La loi ignore les dossiers brûlant des criminels.
Mars 2006. L’affaire Giovanni Poirier. L’assassin de la route de l’Entre-Deux qui a semé la terreur pendant 48 heures avant le meurtre, assommant les piétons en plein centre-ville, au nez et à la barbe des policiers qui paradaient se la jouant à faire leur cirque, rangers aux pieds, portable à l’oreille. Impressionnante incompétence des forces de l’ordre mobilisées ce jour-là, à l’occasion de la venue de madame Simone Veil à Saint Louis. Ce taré, salarié dans l’équipe de foot de la municipalité d’Hamilcaro était également recherché, condamné à la prison pour violences sanglantes, en fuite lui aussi. Il avait déjà auparavant égorgé un camarade de beuverie. Ce minable déclara aux enquêteurs :
- - Je cumule uniquement pour ma consommation journalière d’alcool, l’allocation du RMI plus les indemnités de joueur de foot, c’est la ville qui paye !
Trois jours après le crime de monsieur Fortain, ce naze est enfin arrêté. Les flics sont responsables du drame.
Puis, comme par hasard, à peine 6 mois plus tard Poirier est déclaré irresponsable de ses actes par un expert psychiatre nommé par l’État. Il est interné dans un établissement spécialisé en France. Pas de procès. Les victimes n’ont qu’à subir le sentiment d’injustice. J’en fais partie. J’ai vu la mort en face.
Les juges, la justice perd les pédales incarcérant délibérément des mamans innocentes pour laisser les pires des salauds, des ordures en liberté totale. Pourquoi la profession s’inquièterait-elle ?
Burgaud, Catalano pas de sanctions pour fautes professionnelles. Le fiasco Verbard…
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Les clés de la maison d’arrêt sont remises depuis seulement 6 moi avant l’évasion de ce con.
La nouvelle prison flambante neuve. Cérémonie en grandes pompes en l’honneur du nouveau directeur avec le tralala préfectoral obligatoire. Verbard essuie les plâtres.
Les hommes de main de cet illuminé sont les cinq frères Daleton. Ça ne s’invente pas.
Le médecin nommé d’office avant l’interrogatoire de Verbard alias Petit-Lys-d’Amour, gourou de la secte débilitante « Cœur douloureux et immaculé de Marie » s’appelle du nom Dedieu. La prison high-tech toute neuve, moderne, ultra sécurisée de Domenjod est bâtie sur le site « Beauséjour »
C’est la prison du XXIe siècle, la plus grande, la plus moderne des Dom, un exemple de ce qui doit se faire en matière de sécurité, pour les gardiens comme pour les détenus. Un projet pilote pour une évasion en hélicoptère.
Poirier et Verbard. Ces trucs de ouf n’auraient jamais dû voir le jour si les flics avaient fait leur boulot dès le début.
- - Christiane Taubira ! Venez voir la corruption à la Réunion. La magouille tisse sa toile dans tous les services publics. Des emplois fictifs en veux-tu en voilà, en mairie, conseil général. Les injustices, les affaires d’argent public, la préfecture ferme les yeux et cætera. La liste est trop longue.
Le 6 mai, nous avons réussi à nous débarrasser de Sarkozy et sa bande d’ahuris. Je compte sur le gouvernement Hollande pour que
la France retrouve sa compétence.
Il y a du pain sur la planche, il faut prendre le taureau par les cornes pour inverser la tendance.
Mr Fortin est un nom d’emprunt par égard à la famille.
Gilles Bayet

















