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Selon l'Express de Madagascar, les étudiants malgachent se retrouvent dans une situation délicate. Le syndicat des enseignants de l'Enseignement supérieur ne veut pas entamer l'année universitaire.
Vendredi 22 juin, en sortant de leur assemblée générale à Ankatso, Fidèle Raharimalala, Président du syndicat des enseignants-chercheurs de l'enseignement supérieur (Seces) section Antananarivo, a déclaré que : "L'année blanche ne serait pas à écarter".
La raison, un ras le bol profond de patienter chaque mois pour leur bon de caisse provenant de l'État réglant l'alignement de leur grille indiciaire et les autres indemnités. Ainsi, les membres du Seces section Antananarivo ont voté vendredi à large majorité la tenue d'une année blanche pour l'année scolaire 2010-2011.
Fidèle Raharimalala a expliqué: "Le gouvernement nous a promis de payer nos droits au mois de mai. Nous avons accepté son report, à cause d'une procédure administrative au mois de juin. Mais la déception était totale cette semaine, au moment de recevoir le bon de caisse".
André Totohasina, le secrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur, semble être dépassé par la situation ainsi que par cette déclaration du Seces: "Nous ne nous occupons pas de question financière. Le ministère de l'Enseignement supérieur est un ministère technique. La commission ad'hoc a déjà fait son travail. Aussi le responsable doit débloquer cette somme pour résoudre ce problème".
"Il ne faut pas prendre en otage les jeunes"
Le Seces réclame la somme de 6 milliards 200 millions d'ariary par an, pour répondre à ses revendications et besoins.
André Totohasinab est catégorique même si elle fait allusion à une éventuelle année blanche : "Il ne faut pas prendre en otage les jeunes (...) Ce sera le conseil national du Seces la semaine prochaine qui va trancher définitivement sur la position à prendre".
Les étudiants de l'enseignement supérieur mais également les nouveaux bacheliers de la Grande île sont dans une impasse.
















