Le Pape Benoît XVI va canoniser ce dimanche à Rome le jésuite français Jacques Berthieu, mort fusillé à Madagascar en 1896 par des rebelles autochtones pour avoir refusé d'abjurer la foi catholique. Il devient ainsi le premier saint de la Grande Ile, mais aussi de l'Océan Indien.
Entre 50 000 et 100 000 personnes sont attendues pour les célébrations qui se tiendront dans la ville d'Ambiatibe. Mgr Jean de Dieu Raoelisona, évêque-auxiliare à l'épiscopat d'Antanimena a déclaré hier que le Père Jacques Berthieu "a toujours témoigné de sa foi en Dieu, surtout dans les circonstances difficiles qui ont exigé de lui de vivre et de montrer cette foi. La canonisation exhorte tout un chacun à vivre tous les jours en tant qu’homme nouveau parce que baptisé. La foi en Dieu a pour but la sainteté qui est une force de l’âme".
Le Père Berthieu, né le 27 novembre 1838 à Polminhac (Cantal), est ordonné prêtre en 1864, et débarque à Madagascar le 10 décembre 1875. Il y apprend le malgache aura passé 21 ans sur la Grande Ile. Alors qu'il tentait d'aider un malade à enfourcher un cheval, il est rattrapé par des rebelles du Menalamba, un mouvement indépendantiste.
Le père Berthieu avait déjà le titre de "bienheureux martyr de la foi et de la chasteté" en 1965, lors du Concile Vatican II. Sa canonisation intervient lorsque une guérison miraculeuse intervient en 1990, quand Jean François Régis Randriamiadana, victime d'un empoisonnement, survécut à cette épreuve grâce à une prière de 9 jours de suite et en buvant l'eau de Mananara, endroit supposé de la mort du Père Berthieu. Un miracle que le Vatican a reconnu.
A noter que le Ministre de l'Intérieur Manuel Valls sera présent dimanche à Rome pour la cérémonie de canonisation du jésuite. il rencontrera Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États.















