Société

Lutte contre l’illettrisme : La Réunion "territoire où l’on se bat le plus"

Ce matin, le sous-préfet à la cohésion sociale et la jeunesse, Richard-Daniel Boisson, a présenté les outils du plan de prévention et de lutte contre l’illettrisme mené avec 13 partenaires sur l’île. Création de classes-passerelles, instauration de "cases à lire" ou communication sur les formations concourent à lutter contre illettrisme, dans l’objectif de réduire de moitié, d’ici 2015, l’écart avec la métropole.


Lutte contre l’illettrisme : La Réunion "territoire où l’on se bat le plus"
 
"Notre comité de pilotage n’est pas une façade, nous n’avons vraiment pas de temps à consacrer à l’affichage", a dit et répété ce matin, Richard-Daniel Boisson, sous-préfet à la cohésion sociale et la jeunesse, au sujet des partenaires unis dans le combat contre l’illettrisme.

Avec 100.000 illettrés à la Réunion, un chiffre qui a relativement peu varié au cours des ans, ou de façon purement "mécanique" parce que de plus en plus de parents ont été à l’école, Richard-Daniel Boisson et les différents acteurs du plan de lutte contre l’illettrisme attendent désormais du concret.

Baisse significative de l’écart avec l’Hexagone

Ce matin, dans les salons de la préfecture, différents partenaires, entreprises, Région, Département et Etat ont évoqué un certain nombre de mesures "innovantes" qui visent un objectif précis : la baisse significative du nombre d’illettrés et la réduction de moitié de l’écart avec la métropole d’ici 2015.

Parmi les dispositifs présentés, les "cases à lire" mises en place par le conseil régional, dont la première a vu le jour le mois dernier à Saint-Denis. Il s’agit de lieux où l’on s’adonne gratuitement aux plaisirs de la lecture et de l’écriture.

De nombreux organismes, publics et privés, engagés sur la thématique de l’illettrisme, proposent ou encouragent la formation des personnes concernées, avec des efforts particuliers consacrés aux publics jeunes entre 16 et 25 ans, notamment demandeurs d’emploi.

L’expression orale fréquente recommandée chez l’enfant

Des fonds sont également débloqués par le conseil régional pour le défraiement des stagiaires illettrés, ce qui constitue une "grande avancée", d’après Valérie Bénard, vice-présidente de la Région en charge de la lutte contre l’illettrisme.

Spots radio et clips vidéo débarqueront bientôt sur les ondes et écrans de l’île pour inciter les personnes qui éprouvent des difficultés à lire et écrire à faire la démarche de s’inscrire en formation, en en montrant les bénéfices.

Mais comme le phénomène trouve sa base dans l’enfance, la mise en place de classes-passerelles, pour les enfants de moins de trois ans, est actuellement à l’essai. Il s’agit d’encourager au maximum les marmailles à parler et d’intégrer les parents dans ce processus.

Efficience et transparence

Autre évolution, l’ensemble des actions menées en faveur de l’illettrisme dans le cadre du plan de lutte sont désormais consignées dans un tableau de bord précis, où figure également le budget consacré par chaque partenaire, pour plus de transparence et d’efficacité.

Ainsi, Richard-Daniel Boisson fait état, tous partenaires confondus, de 18 millions d’euros engagés dans le plan, hors salaires alloués, en grande majorité dans la lutte contre l’illettrisme puis pour la prévention et l’accompagnement des publics en difficulté.

Il a également annoncé que ce bilan d’étape n’était que le début d’une longue série, s’engageant à communiquer avant la fin de l’année les premiers résultats du plan d’action, selon une grille d’évaluation établie en concertation avec les acteurs concernés. Toutes ces initiatives feraient de la Réunion, selon le sous-préfet à la cohésion et la jeunesse, "le territoire où l’on se bat le plus" .
Jeudi 28 Juillet 2011 - 16:11
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1.Posté par chikun le 28/07/2011 18:56
Pour lutter contre l'illettrisme il faut d'abord des enseignants motivés qui ne crachent pas sur le français pour des raisons idéologiques , politiques, indépendantistes.
Les enseignants ont une lourde part de responsabilité dans l'illettrisme réunionnais. :
Quand on entend des superinstits prononcer le e accent grave comme un e accent aigu on a tout de suite compris le niveau de ces enseignants. (exemple : je vous et à l'oeil au lieu de je vous ai à l'oeil etc etc )
Mon propos n'est pas de m'en prendre une sempiternelle fois aux surrémunérés niveau bac qui ont condamné des générations de jeunes réunionnais à un français déformé .
Je suis heureux de savoir qu'enfin des cours sont ouverts aux adultes . C'est la portion la plus importante des illettrés. Maintenant, beaucoup de gens n'hésitent plus à aller se former. C'est une bonne chose, non seulement au niveau du français , mais aussi au niveau de la responsabilisation de la population.

2.Posté par Le Troll velu 974 le 28/07/2011 18:56
Lutte contre l’illettrisme : La Réunion "territoire où l’on se bat le plus" Enfin !! Pour cette dure lutte , les langues se délient !! Est que Nassimha donnera de son temps ? Elle est pourtant bien pourvue par la nature !!

3.Posté par sous-prefet inefficace le 28/07/2011 20:51
je souhaiterais qu'on fasse le bilan de ce sous-prefet sur ces compétences jeunesse, cohésion sociale par les parlementaires UMP qu'ils ont mis en place! depuis son arrivée, les chiffres de l'illetrisme n'ont pas bougé, la réalité du terrain pour l'école, l'université, la solidarité intergénérationelle n'a aucune visibilité! il se dit que son action est d'une inefficacité affligeante...

4.Posté par yves le 29/07/2011 09:28
à CHIKUN . Bravo, c'est comme cela que vous jugez les instits, sur leur prononciation du "é" et du "ait" ! Oté, ça lé intelligent ! c'est d'ailleurs ce que certains me faisait remarquer quand je disais "jaune" ou "rose" le temps de mon service militaire et 1975. Ou connais, parfois je préfère mal prononcer jaune ou rose mais ne pas avoir la tonne de conneries de certains qui ignorent même les notions élémentaires de géographie et de connaissance générale qui leur donnent la conviction que notre île est une forêt vierge avec beaucoup de lianes. Si certains étaient jugés sur leur qualité de pédagogue avant de l'être sur leur prononciation des "é", quitte à mêler une expression créole dans son explication, pour mieux faire comprendre à l'enfant ce qu'il y a à comprendre, on ne serait peut-être pas là. Ce qui me fait me souvenir, que j'ai eu droit à la claque derrière l'oreille et à la punition dans la cour pour n'avoir pas su prononcer "peigne" mais peinlle". Je prononçais comme j'entendais mes parents le dire, et casser un enfant sur ce point sans le moindre bon sens, c'est aussi lui montrer que ses parents sont des idiots. Désolé, mais la maîtrise d'une langue va au delà des prononciations à la con !

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