Faits-divers

Lui 24 ans, elle 14… Ces foutues pulsions sexo-éthyliques !


Juin 2014, au Tampon… Outre d’avoir déstabilisé durablement sa jeune proie, cet imbécile a peut-être fichu sa propre vie en l’air, ça dépendra du juge d’application des peines.

Appelons-la Zoé et lui Bibi. Non pas parce qu’il aime fricoter avec plus jeune que lui ni pour protéger un prédateur mais parce que son nom est si spécial qu’il ferait immédiatement reconnaître la jeune fille.

Les circonstances sont malheureusement banales. Afin qu’elle soit plus proche de son établissement scolaire le matin, les parents de Zoé la laissent dormir chez sa tante plusieurs fois par semaine.

Malheureusement, quelqu’un d’autre dort là aussi, Bibi. Pas pour aller à l’école mais parce qu’il est souvent beurré.

Certains, après avoir taquiné Tatie Charrette, se croient les égaux de Bruce Lee. D’autres de Rocco Siffredi comme Bibi qui, ce soir-là, n’a pas maîtrisé ses pulsions pédophiles.

Cette nuit-là, il cuve un peu puis se réveille en plein délire sexuel. Avec l’obstination des poivrots, il tambourine à la porte de la chambre où dort Zoé. Elle refuse d’ouvrir mais devant son insistance, pour ne pas alarmer ses parents qui dorment non loin, elle finit par obtempérer. Là, notre profiteur se jette sur elle, la caresse, veut l’embrasser de force, se livre à des attouchements ignobles.

- C’est à ce moment de l’audience qu’intervient un incident peu banal.

C’est l’instant que choisissent deux classes du collège d’à côté pour faire irruption comme chaque jeudi. Ces audiences correctionnelles, très prisées des professeurs et leurs ouailles, sont formatrices car mettant les jeunes au contact réel de la justice. Et aussi des problèmes soulevés quotidiennement par une société qui ne sait plus où elle va.

Ce (petit) tapage pousse la présidente Flauss à interrompre momentanément l’audience troublée. Le substitut annonce alors qu’il propose de faire ressortir tout le monde car il a l’intention de demander un huis-clos. Ce qui fait bondir Me Aude Cazal avocate de la jeune victime et de ses parents :

"Je suis contre le huis-clos que les parents de Zoé ne demandent d’ailleurs pas. Pour les jeunes collégiens, c’est précisément le bon moyen de les mettre en garde contre les dangers de la vie de tous les jours et les agressions auxquelles ils se trouvent souvent confrontés !" Gagné, pas de huis-clos. L’audience se poursuit sans heurt. -

On apprend alors que dérangé par des "bruits" (?), Bibi sort de la chambre. C’est le tonton qui passe par là et avec lequel il a une discussion. Lorsque tonton retourne se coucher, Bibi rebelote et ré-envahit la chambre de la jeune fille, obstiné comme une fourmi qui pète les plombs.

Il s’en est fallu de peu. Zoé résiste, se débat, ce que constatant, l’agresseur finit par lâcher prise.

Dès le lendemain, terriblement choquée mais lucide, elle se confie à ses copines de collège puis à ses parents.

On apprend que Bibi est parfaitement inséré socialement, est considéré comme très gentil garçon par tout le monde, a un travail stable, gagne 1200 euros et vit chez sa maman. Et voilà que ce crétin risque de voir sa vie fichue en l’air pour quelques minutes de déraison ! Plus débile tu meurs.

A la barre, comme il l’a fait devant les enquêteurs, Bibi ne tente pas de nier les faits. Tout au plus réfute-t-il maladroitement certains d’entre eux. Pour reconnaître que si la jeune fille n’avait pas dit non… Sa seule explication : il se poivre régulièrement le museau.

Me Aude Cazal a procédé à un minutieux rappel des faits, soulignant que c’est parce que Zoé avait été soigneusement avertie des dangers de la vie par sa mère qu’elle a pu dire "NON !" Et enfoncé l’agresseur qui n’a pas le courage de vraiment reconnaître ses actes odieux et n’a eu aucun mot d’excuse. La jeune avocate a aussi mis en exergue l’effondrement familial au complet et le fait que Zoé ne peut plus dormir seule et éprouve constamment une peur viscérale des hommes.

Le substitut Saunier, en forme olympique, a commencé par souligner l’émoi évident de la famille assise dans le prétoire, avant de saluer longuement le courage de cette jeune fille qui, non seulement a su se protéger, mais en outre, n’a pas hésité à en parler immédiatement dans son collège.

L’avertissement, plutôt le conseil à l’intention des collégiens présents, était évident : "Ne pas attendre des lustres après une agression pour se plaindre ! " On aime à croire que le message a été entendu. Et de solliciter une peine de 2 ans dont un avec sursis.

Cela se présentait mal pour Me Mélanie Thierry, engagée dans des écuries d’Augias peu avenantes. Un seul bon point pour Bibi, il n’a jamais eu affaire avec la justice et sa réputation est, était jusqu’ici sans tache. Ce qui lui a valu de récolter 18 mois dont 6 fermes. Si le JAP (juge d’application des peines) est gentil, sa peine pourra être aménagée pour qu’il puisse méditer sur les inconvénients du 49° tout en continuant de travailler.

Ce qui lui permettra de payer les dommages et intérêts divers (5000 euros quand même) tout en ne voyant pas son existence détruite pour cause d’éthylisme et d’imbécillité chronique.
Jeudi 26 Février 2015 - 17:10
Jules Bénard
Lu 5403 fois




1.Posté par noe le 26/02/2015 17:18
Attention pas d'amalgame , c'est "zoé" ...
On voit que cette espèce d'amour n'a pas d'âge ... Les mecs sans cervelle en profitent ...Les pauvres filles tombent malheureusement souvent dans le piège tendu ...
"Mi èm a ou mon série ...."

2.Posté par Entropie le 26/02/2015 17:53
Il n'est pas question d'amour ici, sauf si j'ai mal lu ....

3.Posté par Candide le 26/02/2015 20:57
Aude Cazal, la "jeune" avocate ? Vous êtes gentil avec elle mais même si elle séduisante, à son âge, cet adjectif paraît un peu surfait.

4.Posté par wouaix le 26/02/2015 23:59
Compte-rendu d'audience amusant quand déboulent les gamins du collège (j'imagine la scène LOL) mais pour un vice malheureusement trop répandu dans notre société Sex, drog & maloya.

Toujours un plaisir de lire ce genre de compte-rendu mêlant récit des faits avec un grain d'sel, les expressions, les ptits moucatages en guise de point d'exclamation, quel bonheur

5.Posté par Jules Bénard le 27/02/2015 05:49
à Candide posté 3 : monsieur, vous êtes un sacré goujat.
Si j'écris que Me Aude Cazal est jeune, c'est parce qu'elle l'est dans sa tête, dans son expression, dans ses attitudes... et dans sa présentation.
L'homme d'un certain âge que je suis peut se permettre de qualifier de "jeune" une représentante du barreau qui honore sa profession et son apparence !
A quoi ressemblez-vous, vous-même ? Dites-le nous un peu,vous qui aimez à critiquer.

6.Posté par riri-fifi-loulou le 27/02/2015 08:04
Et oui pour notre écumeur des prétoires a la chevelure sel sans poivre tout ce qui a moins de cinquante ans est jeune à ses yeux!

7.Posté par Anto974 le 27/02/2015 08:59
Quelle façon d'écrire un article ! il n'y a donc pas de journaliste a zinfos974 ? écrivez un blog mais pas des articles de presse de cette manière...

8.Posté par Jules Bénard le 27/02/2015 10:17
à posté 6 : moi, au moins, j'en ai sur ET dans la tête. Et quand on tape dessus, ça ne sonne pas creux.

à posté 7 : fais mieux si ou lé kapab, dalon. On verra si vous alignez plus de 3500 lecteurs comme c'est le cas en l'espèce !

9.Posté par L'Ardéchoise le 27/02/2015 11:28
Encore et toujours des plus lettrés, grands linguistes devant l'Eternel, pour critiquer la forme sans même commenter le fond...et souvent fâchés avec l'orthographe ou la grammaire, voire avec la syntaxe, et l'expression.

Histoire presque banale sur fond d'alcoolisme par un jeune inconscient des dégâts sur sa vie future et celle de sa proie .
Compte-rendu fort agréable à lire , comme d'habitude , qui sait enlever à la bile une grande part d'amertume !
;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;

10.Posté par stéphane le 27/02/2015 11:40
ça change des articles de procès dans le quotidien et le jir, sans saveur. M. Bénard possède cette subtile connaissance de la couillonnisse réunionnaise pour pouvoir tirer le portrait des accusés. quand je lis ça, j'ai l'impression d'être dans la salle, merci. je partage l'article

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