Faits-divers

Louis, 87 ans, handicapé: Dangereux terroriste tasé et tabassé


On a du mal à y croire en le voyant claudiquer jusqu’à la barre. " Gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec ", cheveux blancs au vent, barbe en bataille, ce Moustaki en plus petit et plus âgé, aurait donc défié la planète tamponnaise ? Et surtout ses forces de gendarmerie ?

Ce vieux bonhomme de 87 ans, qui ne peut rester debout sans grimacer, " aurait " attaqué quatre solides gendarmes armés de pistolets, de matraques et de tasers ?
Ce n’est plus de la correctionnelle ; c’est De Funès. C’est " Tarzan dan’ caro patates " !

Armés comme à Kaboul !

Le 28 février dernier, centre-ville du Tampon, les gendarmes sont alertés en pleine nuit. Là-bas, direction Trois-Mares, un individu agité, hystérique, barbu de surcroît, menacerait le voisinage avec un sabre à cannes.

Sur place, les poly musclés en bleu trouvent un vieil homme. Phares braqués, maison encerclée, ils se mettent en devoir de réduire le terroriste à l’impuissance.

Et pour ce faire, ils demandent aux voisins de rentrer tous chez eux. Pour les protéger d’un homme totalement inoffensif ? Ou parce qu’il y a vraiment trop de témoins ? Va savoir ! Le seul témoin qu’on a trouvé pour conforter l’état de tension de Louis est un homme à la moralité irréprochable : D.G., ancien chef nervi d’Elie Hoareau. Il y a mieux.

Il y a beaucoup de points qui n’ont jamais été soulevés, ni lors de l’enquête ni… à l’audience.
L’affaire, au départ, est d’une simplicité biblique…

Louis Martin, retraité de la pétrochimie, ne gagne pas des mille et des cents. Pour payer les études à l’étranger de sa fille, il cultive un peu de tout chez lui au Tampon.

Le voisin d’à côté, pour aménager le mur mitoyen, " largue " chez lui tous les gravats de démolition de sa maçonnerie. Ce qui anéantit tous ses espoirs de récoltes. Louis lui demandera plusieurs fois, au cours des mois qui défilent, de cesser son manège mais niet !
Alors, un soir de février, le vieil irascible, qui s’est retenu jusqu’ici, pète les plombs.

" Die hard 3 "

Cette nuit-là, après avoir reçu une nouvelle décharge de gravats, il menace son voisin de les lui renvoyer par la voie des airs. Joignant le geste à la parole, il balance une poignée de ciment effrité à travers le grillage. Il n’en fallait pas plus pour mettre sur les dents la fine fleur des brigades d’intervention de la gendarmerie nationale.
Quelques costauds sont donc expédiés, à charge pour eux de maîtriser le forcené. " Die hard 3 : une soirée en enfer ".

Projecteurs… L’homme a un sabre à cannes ? Certains disent que oui, d’autres que non. Qu’importe, tasers en batterie, les bleus s’avancent et, par trois fois, électrisent notre vieillard. Eux ne reconnaissent qu’un seul coup de jus et Me Séroc devra rétablir la vérité à l’audience. Ce qui, de toute évidence, a laissé la Cour froide comme un jambon.

Une fois le vieil homme par terre, il est bourré de coups.. Les plaignants (!) prétendent que l’homme se serait fait des ecchymoses en tombant. Conclusion, il est tombé sur toutes les parties de son corps en même temps, étant donné les certificats médicaux précisant les traces de coups sur tout son corps.

On passe de " Die hard " à " Transformer ". Vous avez dit bizarre ?

Où l’on retrouve De Funès…

Le dangereux bonhomme est balancé à l’intérieur du fourgon des pompiers, menotté dans le dos, les os contre de la ferraille.
" Pensant trouver un peu de compassion auprès des secouristes, je leur ai demandé de desserrer un peu mes liens. Ils m’ont demandé ce que je foutais à La Réunion et ont serré encore plus fort ! "

Lorsque les gendarmes viennent le prendre au CHRS (hôpital) pour l’entendre, " ils sont arrivés avec des gilets pare-balles ! "
A la gendarmerie : revoilà De Funès.
" Un grand costaud a pris ma déposition. Répondez à mes questions, me disait-il. Quand j’essayais de répondre, il me disait de la fermer. Lorsque je lui ai coupé la parole en disant que j’aimerais bien m’expliquer, il s’est jeté sur moi, m’a menotté et attaché à un anneau exprès pour ça, à quelques centimètres du sol ".

Heureusement qu’à l’hôpital, les Urgentistes ont tout noté soigneusement. Car aujourd’hui, Louis Martin compte les séquelles de ces brutalités.
" Les coups à la tête font que maintenant, je vois double à partir de 5 mètres ".

Affaire à suivre…

L’attitude de Louis, à la barre, ne lui a pas vraiment rendu service. Il est totalement ignorant des us et coutumes du monde judiciaire et pour cause : il n’a pas de casier, pas même une contravention ! C’est donc à voix haute qu’il se permet d’interrompre la présidente Peinaud dès les premiers mots de cette dernière, qui le prend fort mal.

Quelle idée aussi de lui dire qu’il " a fait 5 victimes " ? Lui qui tient à peine debout. Vertement rappelé à la modération, il entend défiler la liste de ses " méfaits " et c’est plus fort que lui, réagit tout le temps, utilise la dérision, jusqu’à ce qu’on le menace de l’expulser de la salle.

Ses malheureuses victimes n’étaient pas là, à se demander pourquoi. Elles ne sont pas venues témoigner, ne se sont même pas portées parties civiles. Le sens du ridicule ?
Madame le procureur Tamil ne s’est pas acharnée sur ce prévenu hors des sentiers battus : 3 mois avec sursis.

Me Séroc a démontré toutes les incohérences du dossier mais n’a pas été entendue, la Cour suivant les réquisitions du procureur.

Mais cette affaire est loin d’être terminée. Au vu des conséquences physiques subies par cet étrange prévenu, c’est lui qui va porter plainte contre ses " victimes ", pour " Violences avec armes, en réunion, sur personne particulièrement vulnérable ". A suivre donc…
Mardi 19 Mai 2015 - 17:14
Jules Bénard
Lu 2724 fois




1.Posté par noe le 19/05/2015 18:32
Nos Forces de l'Ordre agissent pour notre sécurité !
Honneur à elles !
J'ai connu des handicapés très costauds et qui ne se laissent pas faire en se cachant derrière leur pseudo handicap et qui par nervosité , se mettent debout sur leur talon et vous lancent un bon direct et cela malgré l'âge de 95 ans !
Nos gendarmes doivent pouvoir se défendre devant ces énergumènes et avec tazer en prime !

Les vrais handicapés ne courent pas les rues , ils restent chez eux devant la télé en regardant la télé !

2.Posté par Antiflic le 19/05/2015 18:36
Rien à ajouter à cet article
Nous sommes dans une dictature

3.Posté par Zoé le 19/05/2015 19:00 (depuis mobile)
Véracité des faits? Ennuis de voisinage toujours charmant et fini souvent par déraper. Mais bon il aurait du porter plainte pour dégradation de biens privés et faire enregistrer son histoire, là se sont uniquement les autres qui ont leur version.

4.Posté par rito le 19/05/2015 20:45
Tiens, Noe est de retour de Patpong?

5.Posté par dadou le 19/05/2015 21:48
et voila le cote negatif de la police qui donne une mauvaise image delle!!apres quand ils en prennent plein la g...avec plus forts qu'eux !!!et malheureusemnt ce sont les innocents qui payent pour les coupables!!

6.Posté par Jules Bénard le 20/05/2015 07:34
à Noé : mais il était chez lui, justement, portail cadenassé, il était DANS sa case !

7.Posté par almuba le 20/05/2015 08:13
Et revoilà le preux chevalier blanc, toujours prêt à fustiger la police, la sécu, la caf, les impôts, enfin, bref, toute cette méchante administration toujours prête à taper sur des innocents.
Tout le monde sait que, dans notre société, tout le monde est beau et gentil !

8.Posté par jen le 20/05/2015 06:05
La base des forces de l'ordre est de nous défendre.. Mais ça c'était il y a longtemps. Heureusement il en reste cependant cette histoire est tout à fait plausible. Si elle est vérifiée il serait temps que les responsables de ces actes soient enfin punis, ainsi que pour cette décision de justice...
Après on s'étonne que les gens se fassent justice eux même. Cest a croire que les magistrats sont de mèches avec les conneries des forces de l'ordre...
Pauvre gramoun!

9.Posté par Philippe Marcel le 20/05/2015 09:07
Ôté Jules et la sagesse alors??

10.Posté par Jules Bénard le 20/05/2015 10:29
à Philippe Marcel :
- je sais, ami cher, qu'à nos âges on se fait consensuel, modéré... centriste pour tout dire. Beurk ! Moi je deviens révolutionnaire et bien souvent révolté devant les injustices. Que veux-tu, on ne se refait pas, pas à mon âge.

à almuba :
- à celui qui fustige le "chevalier blanc" : merci, cher monsieur, merci, vous me flattâtes. C'est bien la 1è fois qu'on me traite de chevalier. D'habitude, on parle plutôt de "cow boy". Sinon de don Quichotte. Vous êtes bien civil, ce qui me change des mimittes-le-chat qui m'insultent régulièrement sur leur PC de Ravine-Blanche. Sincèrement.

11.Posté par Martine le 20/05/2015 11:40
Le monde tourne pas rond ! pauvres personne âgées même la justice ne le respect pas !

12.Posté par Nicola C le 20/05/2015 11:44

De 10 à 87 nous somme des Dangereux terroriste la nouvelles mode pour justifié les incompétences des un ou des autres, plus simple casse pas la Tête......

13.Posté par Maurice BONNET PIRON le 20/05/2015 11:59
merci aux secouristes pour leurs propos racistes

14.Posté par comérage le 21/05/2015 15:00
bravo au journaliste Jules Bénard qui a du écrire cet article sans même se rendre sur place sur les lieux. de quel voisin parle t-on? du rez de chaussée, du premier, du deuxième, troisième... c'est un immeuble construit et fini qui est source du problème du "pauvre" gramoune. D'après vous les étudiants du rez de chaussée ont construit et sont toujours encoreen train de construire l'immeuble de plusieurs étages. Le gramoune et ces plantations: laissez moi ajouter que l'enceinte de l'immeuble n'est pas accollé à la propriété que loue le eux gramoune. Non une bande de terrain communale séparent les deux propriétés citées. Les étudiants auraient projetés les cailloux à une dizaines de mètres sachant également que la propriété du gramoune est surélevée d'au moins 3 mètres par rapport à l'immeuble. t si j'en crois bien votre article les étudiants jettent des gravats, réduits en poussières par le gramoune qui les renvoient sous cette forme aux étudiants.
Faite une enquête avant de publier un torchon pareil à moins que votre objectif est de monter de pauvres lecteurs trop crédules contre les forces de l'ordre. Vous êtes beaucoup trop loin de la vérité pour ne pas dire que vous avez tout faux. Je pense que les voisins tous dehors ce soir là, pourront témoigner de ce qu'ils ont vu, puisque les forces de l'ordre étaient trop occupées ( le GIGN ) étaient trop occupés à taser ce "pauvre gramoune"

15.Posté par zan le 26/05/2015 15:42
dans toute cette ironie, y a plein de jeunes délinquants qui mériteraient des vraies arrestations muslcées

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