Economie

Loi de Finances 2013: Le Medef Réunion exprime "sa plus vive inquiétude'

Le Medef Réunion exprime "sa plus vive inquiétude sur les nombreuses menaces qui pèsent sur les entreprises locales", par rapport au Projet de Loi de Finances 2013 examiné à l'Assemblée Nationale. Pour le Medef, "cette mesure entraînerait mécaniquement des dépenses publiques supplémentaires et une augmentation des coûts à supporter par les entreprises". Il appelle le gouvernement "à la mesure, à la responsabilité et au maintien des équilibres". Voici le communiqué de presse du Medef Réunion.


Loi de Finances 2013: Le Medef Réunion exprime "sa plus vive inquiétude'
A la veille de l’examen du Projet de Loi de Finances 2013 à l’Assemblée Nationale la semaine prochaine, le MEDEF Réunion tient à exprimer sa plus vive inquiétude sur les nombreuses menaces qui pèsent sur les entreprises locales et appelle le gouvernement à la mesure, à la responsabilité et au maintien des équilibres.

 SUR LE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE :
 Le MEDEF Réunion s’est félicité de la position adoptée par le gouvernement lors du passage du PLF 2013 au Sénat, qui consistait à préserver les mécanismes de financement des entreprises d’outre-mer avant d’avoir mené la concertation annoncée, et de décider, le cas échéant, de les ajuster ou de créer des nouveaux dispositifs en remplacement.

Dans l’intervalle, de nombreuses attaques ont été portées à l’outre-mer et tout particulièrement aux dispositifs de financement des investissements des entreprises. Alors que ces outils sont cruciaux pour le développement de notre économie et qu’ils ont été le socle d’un développement vertueux durant les dix dernières années, cette stigmatisation est inacceptable.Dans le même temps, le MEDEF Réunion a été stupéfait par l’annonce du projet de taxation des plus-values sur la transmission des entreprises, mesure totalement confiscatoire et de nature à tuer tout esprit d’entreprendre.

 Dans ce contexte, le MEDEF Réunion attend du gouvernement qu’il prenne la mesure de la situation extrêmement difficile des entreprises d’outre-mer, qu’il renonce à son projet de taxation des plus-values et qu’il s’interdise de supprimer les outils qui assurent le financement et le fonctionnement de notre économie (LODEOM, défiscalisation...) sous peine de créer une situation de chaos économique irréversible.

 SUR LE SOUTIEN AUX ENTREPRISES EN DIFFICULTE ET LA DEFENSE DE NOTRE MODELE SOCIAL :
 Le MEDEF Réunion rappelle que de nombreuses entreprises souffrent cruellement du manque d’activité ainsi que des effets de la crise financière, et qu’aux côtés des autres acteurs économiques, il a prôné la création d’une cellule d’aide et d’accompagnement dotée de moyens adaptés (par exemple la Banque Publique d’investissement) pour apporter des solutions concrètes, au cas par cas, aux entreprises en difficulté plutôt que de proroger indéfiniment des dispositifs inefficaces.

Mais il est essentiel que le gouvernement demeure le garant de l’équité de traitement des entreprises face à leurs obligations dont l’objet est le financement des dispositifs de protection sociale.
 
Le MEDEF Réunion tient à attirer l’attention du gouvernement sur l’impérieuse nécessité du maintien de l’équilibre concurrentiel et du respect des règles par tous, sous peine de remise en cause des piliers de notre modèle social déjà très fragilisé.

SUR LES RISQUES DU TRANSFERT DU GREFFE DU TRIBUNAL MIXTE DE COMMERCE AUX CHAMBRES CONSULAIRES EN OUTRE-MER
 A l’heure où il est question de la compétitivité des entreprises et du dynamisme concurrentiel, le MEDEF Réunion s’inquiète de l’intention du gouvernement de confier l’intégralité de la gestion du greffe aux Chambres de Commerce. Le MEDEF Réunion rappelle que les responsabilités et les missions des greffes des tribunaux de commerce sont aussi capitales que nombreuses et demande au gouvernement de prendre la mesure des conséquences extrêmement graves que cette décision pourrait engendrer sur les entreprises et plus largement sur le fonctionnement de l’économie.

En outre, le MEDEF Réunion estime inconciliable, en terme d’indépendance, de neutralité et de sécurité juridique, de confier le contrôle d’un registre légal à la Chambre de Commerce et d’Industrie qui ne peut en même temps représenter les intérêts des commerçants et se porter  garant de la régularité des formalités et actes réalisés par les entreprises pour exercer leur activité.
Confier la tenue du registre du commerce et des sociétés à la Chambre de Commerce et d’Industrie priverait également les entrepreneurs réunionnais des moyens informatiques et technologiques performants développés par les greffiers de commerce et empêcherait la diffusion nationale et uniforme des actes officiels des entreprises.

Cette mesure entraînerait mécaniquement des dépenses publiques supplémentaires et une augmentation des coûts à supporter par les entreprises.
Samedi 6 Octobre 2012 - 09:31
.
Lu 1430 fois




1.Posté par Thierry le 06/10/2012 10:42
C'est SUPER BIZARRE et ETRANGE ... Cette année encore aucun syndicat n'est descendu dans la rue .... la France va-t-elle donc si bien ???

Aucun syndicat, même pas quelques élèves en grève ... pour de la bouffe trop salée ... ou qu'il fasse chaud dans les classes... RIEN, de rien ...

2.Posté par Tanbi le 06/10/2012 14:55
"...le MEDEF Réunion a été stupéfait par l’annonce du projet de taxation des plus-values sur la transmission des entreprises, mesure totalement confiscatoire et de nature à tuer tout esprit d’entreprendre..."

Que dénoncent ceux qui se baptisent eux-mêmes « les pigeons » ? Tout simplement la fin d’un privilège. Les revenus qu’ils tirent de leurs capitaux seront désormais imposés comme ceux du travail. Pour simplifier, le créateur d’une start-up qui revend rapidement son entre- prise avec profit verra sa plus-value taxée à 43 % plus 15 % de cotisations sociales, au lieu de 30 % jusqu’à présent.

Cela semble dur si l’on ne précise qu’un investisseur de long terme, accompagnant une société pendant dix ans, bénéficiera d’un abattement ramenant l’impôt au niveau... d’aujourd’hui. Derrière les quelques gueules sympathiques de baroudeurs du Net à qui personne ne souhaite un mauvais sort se planquent d’autres personnages, moins avenants, frappés eux aussi par la réforme de l’impôt sur les plus-values mobilières : les gérants de fonds financiers et les spécialistes de LBO (rachats spéculatifs d’entre- prises) qui ont pour habitude de se faire rémunérer en « carried interest », c’est-à-dire lors de cessions de gros paquets d’actions.

Eux sont les adeptes non pas de la création d’entreprise, mais de la création de valeur pour l’actionnaire, voire d’abord et avant tout pour eux-mêmes ! Ils ont l’habitude des allers-retours aussi rapides que fructueux. On comprend que ces rapaces laissent les pigeons occuper le devant de la scène médiatique au mieux de leurs intérêts.

3.Posté par @Tanbi le 06/10/2012 15:36
Je pense sincèrement que le principe qui consiste à vouloir aligner la fiscalité du capital sur celle du travail est une erreur. C'est vrai que présenté comme ça, on serait tenté de croire que c'est une bonne idée.

Ceci étant, la différence fondamentale c'est que non seulement le capital est soumis à un risque important mais qu'en plus il s'érode du taux de l'inflation (si vous avez investi 10.000 euros en 2000, vous pouvez acheter 2 fois moins de chose aujourd'hui avec 10.000 euros que vous le pouviez en 2000).
Pour ce qui concerne le risque supporté par l'investisseur, l'effet est encore plus impactant. Quel intérêt de prendre un risque en investissant dans une entreprise si, dans le meilleur des cas, vous gagnerez ce que vous auriez obtenu sans aucun risque en plaçant l'argent sur un livret A.

4.Posté par darkdelonious le 06/10/2012 20:27
développement vertueux ???? putain..j'ai arrêté de lire après !

monsieur De Prince peut il nous décrire plus longuement ce qu'est un développement vertueux ??
s'enrichir avec l'argent public ? est ce vertueux ?

5.Posté par @3 le 06/10/2012 21:00
"...le capital est soumis à un risque important mais qu'en plus il s'érode du taux de l'inflation..."

Sauf que le salarié ... est lui même soumis... au capital qui est soumis à un risque important mais qu'en plus il s'érode du taux de l'inflation...

Le salarié est-il dépendant de la loi du marché ? Paie-t-il proportionnellement plus d'impôt que les faux nez des PIGEONS ?

Oui ou non ?

6.Posté par darkdelonious le 06/10/2012 22:51
3.
la question n'est pas de savoir uniquement si l'on gagne ou si l'on perd.
la dépréciation de la monnaie en raison de l'inflation, suffit à lui seul à justifier que l'argent ne doit pas "dormir".

L'utilisation de l'argent comme capital, source génératrice de revenus pour des salariés renvoie à la capacité "sociale" du capital, de l'orientation "sociale" de son propriétaire, et du caractère pérenne des revenus qu'il génère pour lui même (l'investisseur) et ses salariés.

la thésaurisation n'amène pas le développement.
l'utilisation des moyens financiers, permet le développement vertueux pour le coup, des structures sociales.

la vertu consistant pour le coup, à utiliser socialement son capital, et non selon une simple analyse de bascule financière,

la richesse créé au fur et à mesure des années, devant avoir à ce moment, d'autres destinations comme par exemple des contributions exceptionnelles aux salariés ou à l'Etat, et à minima le remboursements d'aides publiques. Combien par exemple, la société de monsieur De Prince a t elle touché de subvention européenne (Fonds FEDER) ?? Remboursera t il ces sommes une fois que le montant des résultats accumulés avant distribution de dividendes sur une période donnée, aura dépassé le montant des aides perçues ??

7.Posté par yaka fokon le 06/10/2012 22:56
Facile de critiquer les patrons, d'expliquer qu'ils n'ont aucun mérite puisqu'ils reçoivent des subventions, etc. ... mais à vous lire, on se dit que vous êtes bien couillons de rester salarié en train de vous lamenter jalousement.
La solution est pourtant simple : devenez patron ! vous verrez, c'est facile.

8.Posté par darkdelonious le 07/10/2012 00:10
7.
ou a t il été écrit que les entrepreneurs n'ont aucun mérite??

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 2 Décembre 2016 - 17:47 La Réunion monte à bord du Train des Outre-mer

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales