La concertation nationale pour la « refondation de l’école » qui doit déboucher sur une loi d’orientation et de programmation en novembre se poursuit et la CGT Éduc’Action au niveau national y défend son programme pour un service public de l’Éducation Nationale de qualité.
Mais pour l’instant il ne semble pas qu’il y ait du côté gouvernemental la volonté de revenir sur les contre réformes du quinquennat Sarkozy : maintien du concept du socle commun, du Livret Personnel de Compétences, le dispositif ECLAIR repensé mais pas supprimé, poursuite de la réforme du lycée, maintien du Service Minimum d’Accueil. Autant de sujets pour lesquels les personnels se sont déjà largement mobilisés pour exprimer leur désaccord ! Pour preuve, la circulaire de rentrée publiée par le précédent gouvernement et qui donne les grandes orientations pour l’année scolaire à venir est maintenue et avec elle, toutes les réformes du gouvernement précédent. Même si le discours a changé, cela n’est pas suffisant.
Nous sommes loin des annonces de campagne et surtout des attentes des personnels. La CGTR Educ’Action ne peut se contenter de voir que les fondements idéologiques qui ont présidé aux réformes (bac pro 3 ans, lycée, socle commun) ne soient pas remis en cause.
L’aménagement de ces réformes à la marge ne peut nous satisfaire : ainsi en ce qui concerne le socle commun crée par Fillon en 2005, il ne doit pas être repensé comme un « socle de gauche », car il porte en lui les principes de l’école des concurrences que nous combattons. Ce n’est pas la voie qui est suivie actuellement puisqu’il constitue, pour le ministère, un horizon servant à organiser conjointement l’école et le collège. C’est pourquoi la mobilisation des personnels nous semble indispensable pour vraiment impulser des changements de fond.
En dépit d'un calendrier pour le moins serré, la CGTR Éduc’Action a participé, sans illusion à ces ateliers dont la restitution des travaux est prévue pour le vendredi 14 septembre 2012
Outre la désagréable impression que "la messe est déjà dite" et que tout est déjà bouclé sur le plan national, nous notons avec regret l'absence de débats de fond sur les problématiques spécifiques propres à notre territoire
Le besoin d’une réflexion moins hexagonale et plus spécifique à notre académie s’est pourtant exprimé lors des ateliers mais les enjeux locaux et les réponses spécifiques à apporter n'ont été que superficiellement abordés comme si certaines questions demeuraient tabous "question du calendrier scolaire , la place du créole à l'école, l'éducation prioritaire et bien d'autres sujets" Selon nous, il importe que la situation particulière de la réunion soit prise en compte car, répétons le, ici plus qu’ailleurs, les indicateurs sont au rouge et notre système éducatif particulièrement anémié
Notre demande d'une concertation régionale sur des enjeux locaux n'a toujours pas été prise en considération , pire il semble se confirmer que l'angle d'approche des pouvoirs publics soit uniquement circonscrit à une simple déclinaison académique des enjeux nationaux .
Comme nous l'avons déjà précisé : Apporter notre contribution aux problématiques nationales, c’est bien et nous y sommes favorables, mais faire valoir plus spécifiquement les réalités de notre territoire pour y apporter les réponses adéquates, c’est mieux !! L’un ne devant pas s’opposer à l’autre mais être d’approche complémentaire
Pour la CGTR Educ’Action , la question de la refondation de l'école sur notre territoire doit être également abordée en articulation avec une réflexion approfondie sur NOTRE 'environnement économique et social et son impact sur la réussite scolaire . La question de la réussite scolaire est en effet intimement liée , donc non deconnectable des facteurs et paramètres économiques et sociaux . Ainsi, le taux de chômage et la précarité élevée à la Réunion ( Plus de 140 000 personnes perçoivent au moins un des minima sociaux, dont plus de 90 000 le RSA) n'est pas sans incidence sur le niveau scolaire sinon comment expliquer les retards importants constatés au niveau des résultats des évaluations dans le primaire , comment expliquer qu'un jeune réunionnais sur deux sort précocement du système scolaire. sans aucun diplôme ect...... sauf à considérer que les réunionnais sont moins aptes , ce qui évidement serait une insulte et une provocation nauséabonde
Cette concertation régionale sur l'école pourrait constituer le volet éducatif de la conférence sociale locale que la CGTR appelle de ses vœux
Dans les conditions présentes, Il est fort à craindre que la loi d'orientation sur l'école ne débouche au mieux « sur des rustines » sur le plan national et sur une réponse localement inadaptée face aux défis énormes auxquels nous sommes confrontés sur notre territoire
La refondation de l'école ; nouveau coup de communication ? Tout indique que la route est malheureusement déjà tracée
Pour la CGTR Éduc’Action , la lutte et les mobilisations des personnels demeurent plus que jamais indispensables pour amener dans l’éducation mais aussi dans l’ensemble de la société réunionnaise des changements pour un véritable progrès social
LA CGTR EDUC'ACTION
Mais pour l’instant il ne semble pas qu’il y ait du côté gouvernemental la volonté de revenir sur les contre réformes du quinquennat Sarkozy : maintien du concept du socle commun, du Livret Personnel de Compétences, le dispositif ECLAIR repensé mais pas supprimé, poursuite de la réforme du lycée, maintien du Service Minimum d’Accueil. Autant de sujets pour lesquels les personnels se sont déjà largement mobilisés pour exprimer leur désaccord ! Pour preuve, la circulaire de rentrée publiée par le précédent gouvernement et qui donne les grandes orientations pour l’année scolaire à venir est maintenue et avec elle, toutes les réformes du gouvernement précédent. Même si le discours a changé, cela n’est pas suffisant.
Nous sommes loin des annonces de campagne et surtout des attentes des personnels. La CGTR Educ’Action ne peut se contenter de voir que les fondements idéologiques qui ont présidé aux réformes (bac pro 3 ans, lycée, socle commun) ne soient pas remis en cause.
L’aménagement de ces réformes à la marge ne peut nous satisfaire : ainsi en ce qui concerne le socle commun crée par Fillon en 2005, il ne doit pas être repensé comme un « socle de gauche », car il porte en lui les principes de l’école des concurrences que nous combattons. Ce n’est pas la voie qui est suivie actuellement puisqu’il constitue, pour le ministère, un horizon servant à organiser conjointement l’école et le collège. C’est pourquoi la mobilisation des personnels nous semble indispensable pour vraiment impulser des changements de fond.
En dépit d'un calendrier pour le moins serré, la CGTR Éduc’Action a participé, sans illusion à ces ateliers dont la restitution des travaux est prévue pour le vendredi 14 septembre 2012
Outre la désagréable impression que "la messe est déjà dite" et que tout est déjà bouclé sur le plan national, nous notons avec regret l'absence de débats de fond sur les problématiques spécifiques propres à notre territoire
Le besoin d’une réflexion moins hexagonale et plus spécifique à notre académie s’est pourtant exprimé lors des ateliers mais les enjeux locaux et les réponses spécifiques à apporter n'ont été que superficiellement abordés comme si certaines questions demeuraient tabous "question du calendrier scolaire , la place du créole à l'école, l'éducation prioritaire et bien d'autres sujets" Selon nous, il importe que la situation particulière de la réunion soit prise en compte car, répétons le, ici plus qu’ailleurs, les indicateurs sont au rouge et notre système éducatif particulièrement anémié
Notre demande d'une concertation régionale sur des enjeux locaux n'a toujours pas été prise en considération , pire il semble se confirmer que l'angle d'approche des pouvoirs publics soit uniquement circonscrit à une simple déclinaison académique des enjeux nationaux .
Comme nous l'avons déjà précisé : Apporter notre contribution aux problématiques nationales, c’est bien et nous y sommes favorables, mais faire valoir plus spécifiquement les réalités de notre territoire pour y apporter les réponses adéquates, c’est mieux !! L’un ne devant pas s’opposer à l’autre mais être d’approche complémentaire
Pour la CGTR Educ’Action , la question de la refondation de l'école sur notre territoire doit être également abordée en articulation avec une réflexion approfondie sur NOTRE 'environnement économique et social et son impact sur la réussite scolaire . La question de la réussite scolaire est en effet intimement liée , donc non deconnectable des facteurs et paramètres économiques et sociaux . Ainsi, le taux de chômage et la précarité élevée à la Réunion ( Plus de 140 000 personnes perçoivent au moins un des minima sociaux, dont plus de 90 000 le RSA) n'est pas sans incidence sur le niveau scolaire sinon comment expliquer les retards importants constatés au niveau des résultats des évaluations dans le primaire , comment expliquer qu'un jeune réunionnais sur deux sort précocement du système scolaire. sans aucun diplôme ect...... sauf à considérer que les réunionnais sont moins aptes , ce qui évidement serait une insulte et une provocation nauséabonde
Cette concertation régionale sur l'école pourrait constituer le volet éducatif de la conférence sociale locale que la CGTR appelle de ses vœux
Dans les conditions présentes, Il est fort à craindre que la loi d'orientation sur l'école ne débouche au mieux « sur des rustines » sur le plan national et sur une réponse localement inadaptée face aux défis énormes auxquels nous sommes confrontés sur notre territoire
La refondation de l'école ; nouveau coup de communication ? Tout indique que la route est malheureusement déjà tracée
Pour la CGTR Éduc’Action , la lutte et les mobilisations des personnels demeurent plus que jamais indispensables pour amener dans l’éducation mais aussi dans l’ensemble de la société réunionnaise des changements pour un véritable progrès social
LA CGTR EDUC'ACTION

















