Venus du Muséum national d'Histoire naturelle ou du Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ils sont une dizaine d'experts locaux et nationaux à avoir planché sur la situation des espèces dite de "flore vasculaire" (fougères, orchidées, arbres et autres plantes à fleurs) de la Réunion. De la première séance de travail qui avait eu lieu en juillet dernier est donc ressortie pas moins de 905 espèces indexées dans un référentiel, une première pour la Réunion et pour la France.
Six mois plus tard, la collaboration des différents organismes a bien porté ses fruits. Ses résultats, malheureusement, n'augurent pas d'un grand optimisme. Sur les 905 espèces indexées, 91 sont en danger critique d'extinction. Parmi elles, 42 sont endémiques des Mascareignes, 23 sont endémiques de la Réunion. Si l'effort peut être encore porté pour ces dernières, il est en revanche trop tard pour 44 d'entre elles, toutes disparues "à jamais" du paysage réunionnais.
Un listage unique sur le plan national
Au-delà de la grande menace d'extinction caractérisée par ce rapport, la grande nouveauté de celui-ci réside dans la démarche scientifique.
"Pendant une semaine, en juillet, 15 experts ont établi cette liste en la calquant sur la grille d'analyse de l'UICN", organisme qui fait référence en la matière. "Une manière de donner du poids à cette étude", souligne Florion Kirchner, chargé de programme "Espèces" au comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature.
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Sur le sujet, la Réunion est d'ailleurs en avance sur l'ensemble des collectivités d'Outre-mer. "Jamais un aussi gros dossier n'a vu le jour", ajoute Frédéric Picot, responsable du service connaissance "flore-habitats" du Conservatoire botanique national de Mascarin.
Mais après la phase de récolte des échantillons et d'expertise vient résolument celle de l'action préventive. Certes, "l'action de l'État en la matière est déjà présente", rappellent les experts, mais la mise en lumière de l'état de la flore réunionnaise mérite un traitement particulier.
Des espèces présumées disparues… qui ne le sont pas tout à fait
Pour répondre à ces menaces d'extinction, des actions de conservation et de gestion des milieux naturels devront se poursuivre. Les espèces à forte valeur patrimoniale les plus menacées, comme le Bois de senteur bleu ou le Bois amer, bénéficient déjà d'un plan national d'action pour assurer leur sauvegarde. En complément, une stratégie de lutte contre les espèces invasives (ou pestes végétales), associant de nombreux partenaires, vient d'être mise en place pour répondre à l'ampleur de cette menace.
Dans ce marasme qui aurait de quoi décourager plus d'un botaniste, quelques lueurs d'espoir. Grâce au plan d'urgence des espèces en voie d'extinction, une liane littorale présumée disparue, a été récemment signalée grâce aux prospections réalisées.
Cet état des lieux présenté aujourd'hui, qui fait figure d'état zéro, sera soumis à comparaison dans une prochaine étude attendue dans cinq ans.
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Parmi les espèces menacées :
Bois de chenilles (en danger critique d'extinction)
Le mazambron marron (en danger)
Le petit muguet (quasi menacé)
Le Bois de ronde (vulnérable du fait du braconnage)
Le Bois d'éponge (danger critique)
Le Petit tamarin des hauts (en danger)
le Gros Faham (quasi menacé)
Mais après la phase de récolte des échantillons et d'expertise vient résolument celle de l'action préventive. Certes, "l'action de l'État en la matière est déjà présente", rappellent les experts, mais la mise en lumière de l'état de la flore réunionnaise mérite un traitement particulier.
Des espèces présumées disparues… qui ne le sont pas tout à fait
Pour répondre à ces menaces d'extinction, des actions de conservation et de gestion des milieux naturels devront se poursuivre. Les espèces à forte valeur patrimoniale les plus menacées, comme le Bois de senteur bleu ou le Bois amer, bénéficient déjà d'un plan national d'action pour assurer leur sauvegarde. En complément, une stratégie de lutte contre les espèces invasives (ou pestes végétales), associant de nombreux partenaires, vient d'être mise en place pour répondre à l'ampleur de cette menace.
Dans ce marasme qui aurait de quoi décourager plus d'un botaniste, quelques lueurs d'espoir. Grâce au plan d'urgence des espèces en voie d'extinction, une liane littorale présumée disparue, a été récemment signalée grâce aux prospections réalisées.
Cet état des lieux présenté aujourd'hui, qui fait figure d'état zéro, sera soumis à comparaison dans une prochaine étude attendue dans cinq ans.
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Parmi les espèces menacées :
Bois de chenilles (en danger critique d'extinction)
Le mazambron marron (en danger)
Le petit muguet (quasi menacé)
Le Bois de ronde (vulnérable du fait du braconnage)
Le Bois d'éponge (danger critique)
Le Petit tamarin des hauts (en danger)
le Gros Faham (quasi menacé)
L'équipe d'experts tient, avec ce rapport, un référencement unique en France
















