Social

Liquidation de la SIB: Les discussions entre salariés et direction n'ont pas abouti


Liquidation de la SIB: Les discussions entre salariés et direction n'ont pas abouti
Ca coince entre la direction et les ouvriers de la Société Industrielle de Bourbon, au Port. Après six heures ininterrompues de discussions, les représentants des salariés de la SIB Colgate-Palmolive sont ressortis des locaux de l'entreprise la mine déçue.

"Nous avons voté une suspension de séance afin de pouvoir consulter la Direction régionale du Travail (DIECCTE) et nos avocats" sur les points d'achoppement, signale Philippe Duverger, délégué du personnel CGTR.

Selon les syndicalistes, cette table-ronde n'a pas abouti car la direction leur refuse le droit de diligenter leur propre expert-comptable, arguant du fait que la délégation unique du personnel (DUP) ne serait pas habilitée par le Code du Travail à le faire. Selon Jocelyn Rivière, délégué CGTR, la SIB, qui compte moins de 50 salariés, a toujours fonctionné avec une DUP.

"La direction met en avant que le Code du Travail ne permet pas à notre délégation de recourir à un expert mais que, dans sa grande bonté, elle acceptait un expert dans les conditions qu'elle allait elle-même définir", explique-t-il. Tout simplement inacceptable pour les salariés qui tentent actuellement de vérifier ce point de droit. Ils sont bien décidés à abattre une carte maîtresse dans la sauvegarde de leur site de production. Pour ces derniers, accompagnés de leurs experts-comptables, la société est en bonne santé financière et sa liquidation n'est donc pas justifiée.

Les syndicalistes reçus par Nassimah Dindar

Le deuxième écueil qui se profile entre les deux parties tient dans le respect du délai de deux mois qui prévaut dans le cadre de la procédure d'information-consultation. "Cette durée est de deux mois, qui par ailleurs peut être étendue", signale un syndicaliste. La direction n'accorderait qu'un mois selon les syndicalistes. Or, la période comprise en la mi-décembre et la mi-janvier exclut ce type de consultation. Ce qui fait que la réunion, bien qu'elle ait duré si longtemps, n'a pu franchir ne serait-ce que le deuxième point inscrit à l'ordre du comité extraordinaire. Ni la question de la pertinence économique de la fermeture du site ni encore moins les intentions de reclassement n'ont été abordés.

Suite à cette réunion, les représentants syndicaux de la SIB vont rencontrer Nassimah Dindar, la présidente du Conseil général, à Saint-Denis. Ils profiteront de l'après-midi pour également prendre conseil auprès des agents de la Direction du Travail. Les experts comptables missionnés par les représentants syndicaux doivent malgré tout rencontrer de nouveau la direction en fin d'après-midi mais "toujours en notre présence", tient à préciser Jocelyn Rivière.

Mercredi 27 Novembre 2013 - 14:37
Lu 1038 fois




1.Posté par David Asmodee le 27/11/2013 15:34
Pour ces derniers, accompagnés de leurs experts-comptables, la société est en bonne santé financière et sa liquidation n'est donc pas justifiée


Totoche !!
Heureusement que l'un n'empêche pas l'autre. Sinon ce sera difficile pour les chefs d'entreprise qui en ont ras le bol des socialeux (pour rester poli) et qui veulent se casser à Maurice.

2.Posté par Jacques CHANCEL le 27/11/2013 16:23
oté ben c le monde à l'envers
la société gagne de l'argent mais qu'est ce que cela représente 34 salariés
ce n'est pas normal pour ces pauvres gens

3.Posté par David Asmodee le 27/11/2013 16:35
Quand un patron voit le sigle "CGTR", je comprends qu'il ait envie de mettre les voiles. Ca m'étonnerait qu'il y ait un repreneur ; il faut vraiment avoir l'envie de se taper ce syndicat agressif et archaïque.

Chacun choisit à qui confier son destin.

4.Posté par Pat 974 le 27/11/2013 17:16
pat974
Les résultats d'une mondialisation. Ça
coute moins cher de faire venir ou fabriquer les cosmétiques et autre produit d'entretien de l'Inde pour la consommation locale.
135 emplois sont sur la sellette en Europe dont 53 en France. Qui de Paris dont la Reunion, ou des autres villes d'Europe tireront leurs épingle du jeu.
Montebourg a du pain sur la planche et énormément de dossier (Air france, Mory, Good yeard,Les bonnet rouge en Bretagne,3M, Danone, La redoute, Aéroport De Paris,Alcatel lucents,Darty,Fagor-Brandt etc,etc la liste est longue très longue) et aussi pas oublier Florange qui fesait du bénef a fermé ses haut fourneaux.
Les résultats d'une mondialisation ou l'humain n'est qu'une denrée économique au bénéfice de résultat.
Article L’Expansion L'Express.
Le groupe américain Colgate-Palmolive envisage de supprimer quelque 135 emplois sur ses différents sites européens, dont une cinquantaine en France, a-t-on appris ce mercredi 6 novembre à l'issue d'un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire à Bruxelles.

Selon un document interne obtenu par l'AFP, le leader mondial du dentifrice a fait part de son intention de supprimer jusqu'à 135 emplois entre 2014 et 2016. Ces réductions d'effectifs affecteraient notamment le site de Bois-Colombes, près de Paris, où la direction compte supprimer un total de 29 postes. Le groupe envisage également de supprimer 24 postes sur son site parisien.

Des suppressions d'emplois sont également prévues à Madrid (16 postes en jeu), à Lisbonne (17), Rome (34) et Athènes (15). La direction a justifié sa décision au nom du maintien de la "compétitivité" de l'entreprise.

Le groupe a annoncé la semaine dernière un bénéfice net de 656 millions de dollars au troisième trimestre contre 654 millions un an plus tôt. Son chiffre d'affaires a progressé de 1,5% pour atteindre 4,4 milliards de dollars sur le trimestre.

Bien sur que les politiques peuvent se mettre derrière. Mais aujourd'hui ils sont tous "de métropole aussi" derrière Montebourg.
Il y aura probablement des concessions,si effectivement le boulot faut le garder à tout pris, mais va falloir alors voyager.

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales