L'ancien président libérien, Charles Taylor, a été condamné mercredi à 50 ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité en Sierra Leone, considérés par le tribunal de La Haye comme comptant parmi les pires de l'Histoire.
"Il a été reconnu coupable d'avoir encouragé des crimes parmi les plus odieux et les plus brutaux de l'Histoire, et d'y avoir contribué", a déclaré le président du tribunal, Richard Lussick.
Des crimes qui ont été commis au cours de la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002). Cette guerre a fait 150.000 morts, au cours de laquelle les victimes étaient mutilées, terrorisées, brûlées vives, humiliées... Charles Taylor, 64 ans, paie son soutien aux rebelles du RUF (Front révolutionnaire uni) de la Sierra Leone qui ont commis les pires exactions contre des populations civiles.
Atrocités
En échange de diamants, récoltés dans les mines du Nord du pays par des civils réduits à l'esclavage, Charles Taylor a armé, financé, entraîné le RUF. A deux reprises, il était à leur côté pour planifier des attaques : la prise de Kono, ville du diamant, fin 1998, l'invasion de Freetown, début 1999.
Le juge Lussick a mentionné quelques-unes des atrocités commises lors de la guerre: les amputations de membres, les victimes de viols dont les yeux ont été arrachés pour qu'ils ne puissent reconnaître leurs bourreaux, des mères obligées de porter un sac rempli de têtes humaines, dont parfois celles de leurs propres enfants.
Charles Taylor est resté impassible lors de l'énoncé du verdict.
La défense de Taylor a annoncé qu'elle ferait appel de cette condamnation. Taylor devrait être incarcéré dans une prison de haute sécurité en Grande-Bretagne.
"Il a été reconnu coupable d'avoir encouragé des crimes parmi les plus odieux et les plus brutaux de l'Histoire, et d'y avoir contribué", a déclaré le président du tribunal, Richard Lussick.
Des crimes qui ont été commis au cours de la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002). Cette guerre a fait 150.000 morts, au cours de laquelle les victimes étaient mutilées, terrorisées, brûlées vives, humiliées... Charles Taylor, 64 ans, paie son soutien aux rebelles du RUF (Front révolutionnaire uni) de la Sierra Leone qui ont commis les pires exactions contre des populations civiles.
Atrocités
En échange de diamants, récoltés dans les mines du Nord du pays par des civils réduits à l'esclavage, Charles Taylor a armé, financé, entraîné le RUF. A deux reprises, il était à leur côté pour planifier des attaques : la prise de Kono, ville du diamant, fin 1998, l'invasion de Freetown, début 1999.
Le juge Lussick a mentionné quelques-unes des atrocités commises lors de la guerre: les amputations de membres, les victimes de viols dont les yeux ont été arrachés pour qu'ils ne puissent reconnaître leurs bourreaux, des mères obligées de porter un sac rempli de têtes humaines, dont parfois celles de leurs propres enfants.
Charles Taylor est resté impassible lors de l'énoncé du verdict.
La défense de Taylor a annoncé qu'elle ferait appel de cette condamnation. Taylor devrait être incarcéré dans une prison de haute sécurité en Grande-Bretagne.
















