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Lettre ouverte à Luc Chatel



Monsieur le Ministre,

Un certain Alexis Chaussalet nous informe dans Zinfos 974 qu’il va vous rencontrer ce jeudi 20 janvier pour exiger de l’Éducation nationale encore plus de reconnaissance identitaire de la culture et de la langue créoles au sein de l’Éducation.

Ce jeune gauchiste suit les traces de ses aînés qui militent avec acharnement depuis 1981 (officiellement) pour hisser notre patois local au rang de seconde langue nationale.
Cette sinistre plaisanterie dure depuis 30 ans et il convient d’y mettre un terme.
Oui à la culture créole enseignée en matière optionnelle.
Oui au patois créole également en matière optionnelle mais uniquement au lycée par des élèves maîtrisant déjà le français et uniquement en écriture étymologique.
Non aux graphies, véritables foutaises, qui veulent effacer les origines françaises de notre patois local (95 % de nos mots créoles sont des mots français de l’Ouest de la France).
Non seulement ces graphies, fruits d’illusions idéologiques, n’aident pas dans l’apprentissage du français mais elles le compliquent eu égard à leur multitude et à leur complexité.

Nous tentons vainement depuis des mois (coups de téléphone, mail, passages au rectorat, relances téléphoniques) à joindre le recteur pour obtenir une réunion de travail et mettre un peu d’ordre dans cette cour du roi Pétaud de l’enseignement de la LCR locale.

Nous vous interpellons aujourd’hui pour que cette réunion de travail ait lieu dans les plus brefs délais et vous prions, Monsieur le Ministre, de recevoir nos sincères salutations.

Association « Réagissons !

Mercredi 19 Janvier 2011 - 10:00
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1.Posté par piment bouc le 19/01/2011 10:18
ou na rézon , mi èm pa parlé créol , sa , aine lang kaniar , lang band couillon , sat na pa apprend à lécol , com moin ek mon band dalon !

Band na i di ke nou lé couillon , ni coné pa écri , ni parl langaze macott , langaz sinistré , langaz band pip lé o !

Ni lé oblizé fé le couillon , pou fé rémark a nou

Band na i èm pa mon sevé boulon ek mon band tress , i di , a moin rasta ! alé fim zamal dan caro cane !!!

2.Posté par eric le 19/01/2011 11:59
Mais quel bande d'ignorant !
Dites plutôt que la jalousie de voir Alexis partir rencontré le ministre trou le cul de certain(e)s !

Vive le créole, vive la culture réunionaise!

3.Posté par d'Yeux le 19/01/2011 13:56
Post 1, fait pitié ! Un Pov Boug qu’il faut traiter comme il traite ses contradicteurs ! Il faut lui retourner dans le pif son ‘propre’ état d’âme !

Post 2, Oui, vive le créole ! Vive la culture réunionnaise !
Mais sans les revanchards aigris qui nous divisent à coup de KWYZ !!!
Dire que ces tueurs de « l’entente cordiale » trouvent écoute auprès des ministères !

4.Posté par Lo Diab le 19/01/2011 17:52
Association "Réagissons !", je suis d'accord avec vous pour ne pas remplacer l'apprentissage du français par celui du Créole et pour que l'enseignement de ce dernier se fasse de façon optionnelle.

Pour autant, avez-vous besoin de parler de "foutaises" en évoquant les graphies proposées par des gens insatisfaits de la graphie étymologique ? Vous dites aussi qu'elles sont multiples et complexes.

Je ne vois rien de complexe dans ma façon d'écrire le Créole. J'emploie 23 lettres de l'alphabet français, (chaque lettre correspond à un son) et des digrammes pour "an", "on", "in", "ou", ...

La seule difficulté qui existe, je dis bien la seule, est due au manque d'habitude dans la pratique. Cela est tout à fait normal, comme pour les enfants à qui j'apprends à lire le français depuis plus de 30 ans !
Pratiquant cet exercice depuis plusieurs années, j'écris et lis presque aussi vite en créole qu'en français.

Si les graphies sont multiples, c'est que nous n'en sommes qu'au début d'un processus. Il n'y a pas de quoi se faire la guerre comme vos attaques le laissent penser. Mais il est bien évident que si vous ne voulez voir derrière cette volonté d'écrire en Créole qu'un désir de s'éloigner de la Mère Patrie et derrière chaque kréolér un dangereux "gauchiste", le dialogue sera difficile.

Mais à propos de graphies multiples, savez-vous que tous les "étymologistes" ne sont pas d'accord ? Comment écrivez-vous, en "étymologique", cari ( carri, cary, carry), choca (choka), tache codène (codende), litchi (letchi)... ?

Par ailleurs, la langue française a transformé "gôni" en goni, "djambu" en jamblon, "
"bitsika" en bichique, "jamala" en zamal, "Texeira" en Técher... L'accusez-vous de vouloir effacer toute trace indienne, malgache ou portugaise de "notre patois local" ?

5.Posté par Armand GUNET le 19/01/2011 22:08
Au diable
Moi, j’écris le créole avec 26 lettres.
Vous, vous lisez dans un pseudo créole (kréol).
Pourquoi s’habituer à marcher dans des chaussures de pointure 41 quand on chausse du 42 ?
Ce sont ceux qui persistent à enseigner le « kréol » aux enfants qui veulent, effectivement, les éloigner de la mère patrie. Pas des gens comme Albany ou Claire Bosse.
Il n’y a jamais eu de dialogue avec les kwyzeurs. L’écriture étymologique a été évincée d’emblée !!! Pour des raisons politiques et non linguistiques.
Comment j’écris en étymologique ? Consultez mon Grand Lexique !
Enfin, c’est VOUS qui reconnaissez la transformation des mots étrangers par le français, dites-vous, et non par le kréol.
Vous reconnaissez donc que le créole, c’est du français

6.Posté par Lo Diab le 20/01/2011 10:51
A l'armand

Je reconnais que le Créole vient majoritairement du français. Nuance !

Je marche peut-être avec des chaussures trop petites, mais vous, ce que vous préconisez revient à chausser d'un côté in soulié la mès" et de l'autre "in savat dwa d pié". Ce qui provoque une inadaptation, où que l'on marche !

Vous dites que vous écrivez le Créole avec 26 lettres. Je constate qu'en réalité, vous l'écrivez très peu. "Koz dési, mé pa kozé !" comme le dit si bien Waro...
Votre lexique, je le possède, je l'ai lu et m'y réfère régulièrement pour montrer ce qu'il ne faut pas faire pour éviter de re-franciser le Créole à un point tel qu'il n'y a plus aucun intérêt à le parler.
Ainsi vous déplorez le manque de dialogue ? Je vous rappelle que vous avez toujours refusé de débattre avec moi sur le sujet. Peut-être que le moment est enfin venu ? Accepteriez-vous, par exemple, que nous poursuivions cet échange en Créole ? Vous en étymologique, moi en phonologique ?

Cela me permettrait peut-être de montrer que ma motivation est d'ordre linguistique et non politique.

7.Posté par Armand GUNET le 20/01/2011 16:42
Vous avouez dévoyer mon ouvrage qui démontre que le créole run est à 95 % un ensemble de mots français de l'Ouest de la France.
Si vous le faites en classe de LCR, vous trompez vos élèves ainsi que leurs parents qui vous les confient.
Je ne peux débattre qu'en français, notre seule langue, et face à face. Vous êtes comme une femme afghane en face d'une Européenne.
Je n'aime pas parler avec des gens qui se cachent le visage.
En outre, je refuse de lire le "kréol" qui renie nos racines..

8.Posté par mauvaise pensée le 20/01/2011 18:57
vive le creole Réunionnais les autres sak i aim pa mett la corde

9.Posté par Lo Diab le 20/01/2011 21:42
Votre ouvrage ne démontre rien. Vous avez sélectionné 3000 mots, quelques expressions, et vous affirmez que tout le reste n'existe pas !
Dans ce cas, je pourrais aussi sortir un lexique de n'importe quelle langue, en m'y intéressant un petit peu.

Pour quelqu'un qui "n'aime pas parler avec des gens qui se cachent le visage", je vous trouve particulièrement prolixe sur ce site et ailleurs ! Pour le coup, c'est vous qui vous cachez derrière votre index accusateur...

Bref, si je vous suis bien :

- vous avez publié un ouvrage qui ne saurait souffrir d'une quelconque concurrence ;
- vous ne voulez pas débattre du Créole en créole ;
- vous n'aimez pas débattre avec des pseudonymes mais vous ne faites que ça ;
- vous débattez en français mais vous ne répondez que rarement aux questions ;
- vous refusez de lire ce que vous critiquez.

A part cela, vous êtes un modèle de cohérence !

Au fait, je ne suis pas enseignant en LCR, mais juste un petit instit, tout simplement. Cependant, comme vous avez pu vous en apercevoir, b["baramin' i tranm pa dovan kap !".

10.Posté par Armand GUNET le 20/01/2011 22:10
Au diable :
Si vous souhaitez VRAIMENT une confrontation avec moi, je m'engage publiquement à vous rencontrer chez mon éditeur, Azalées Editions, PAE La Mare.
Maintenant, si vous baissez votre froc, les zinfonautes en seront informés.
La secrétaire attend votre coup de fil.

11.Posté par Lo Diab le 20/01/2011 22:38
Si je baisse mon froc, je risque de vous donner des complexes... Mais comme je tiens à mon anonymat, je ne viendrai ni chez votre éditeur, ni me jeter dans la gueule d'un loup, fût-il édenté, entouré de toute sa meute.

Mi trèsar pa sabouk pou koup mon fès !

12.Posté par Armand GUNET le 21/01/2011 08:18
Vous venez de baisser votre froc publiquement.
Ne vous attendez donc pas à ce que je réponde désormais à vos écrits.
Vous êtes la preuve vivante que le "dialogue" avec les kwyzeurs est une fadaise !!!

13.Posté par Gérard Jeanneau le 21/01/2011 08:47
Le jeune Chaussalet court se jeter dans les bras du ministre de l'Education pour le supplier de faire quelque chose pour l'enseignement du créole. Une démarche puérile, nullement réfléchie ou démarche purement politique ! Descartes se retournerait dans sa pauvre tombe !

La première démarche, toute logique, consiste à convaincre les parents créoles de la nécessité pour leurs braves enfants d'apprendre le créole en classe. Hélas pour l'intrépide jeune homme, on ne se bouscule pas le moins du monde au portillon. Il y a comme une profonde allergie ! Et j'ai questionné certains parents à ce sujet. Les réponses ont fusé dans la même direction : ils se chargent eux-mêmes de cet enseignement oral, aux enseignants de s'occuper du français; il y a tant à faire ! A chacun son domaine, et les vaches seront bien gardées ! Par ailleurs pourquoi obliger les non Créoles, Mauriciens, Malgacles et Comoriens, de plus en plus nombreux dans les classes réunionnaises, à passer par la case "créole" ? Et un argument de poids qui revient souvent : "Ma foi, on fait comme Paul Vergès et les bons dalons de sa chapelle : leurs enfants ont appris le créole à la maison ! Nulle part ailleurs ! Inutile de recourir aux fadaises linguistiques de Lofiss la lang et de son docteur Diafoirus !

A ce propos, ce mot lofiss a subi une torture incroyable par les curieux soins de notre Diafoirus. C'est le mot français office qui vient du latin officium, plus exactement de ob-ficium. Le b a été victime d'une inévitable assimilation. Et la terminaison ce de office est conforme à l'étymologie. Aucun problème de prononciation et les deux consonnes ff sont parfaitement justifiées. Pourquoi donc une telle torture ? Pourquoi vouloir à tout prix faire croire que le mot lofiss nous tombe du ciel !

Monsieur le Ministre et Monsieur le Recteur, ayez la sagesse de ne pas écouter les sornettes manigancées par le PCR qui s'évertue à exister politiquement en élargissant son Alliance au tout venant et en semant de gros piments autour de sa MCUR, toujours virtuelle !


14.Posté par Lo Diab le 21/01/2011 10:20
M. Gunet, en matière de "baissage" de froc, vous êtes un maître que je chercherai pas à égaler. Vous refusez régulièrement de débattre sur des points techniques dans votre choix de graphie créole. Vous faites diversion en invitant vos contradicteurs à consulter votre Graannnnnnd Lexique... qui ne comporte aucune explication !

Mais l'important pour vous, est d'avoir trouvé une fois de plus une échappatoire, même si la ficelle se révèle être grosse comme la kord bèf.





15.Posté par Gérard Jeanneau le 21/01/2011 16:04
Lo Diab, apôtre du Diafoirus local, s'endiable à semer ses âneries. Mieux vaut que cet instituteur garde l'anonymat pour ne pas pas encourir les foudres de son inspecteur !

Le grand lexique d'Armand Gunet offre l'avantage de présenter tous les mots créoles sans y inclure les mots français comme le fait le grand dictionnaire d'Armand : dans ce dernier, on compte 15.000 entrées; et les mots qui ne se trouvent pas dans le Gunet sont des mots purement français auxquels on a donné un petit "habillaze créole"; c'est le Larousse créolisé, et - Dieu merci - sans les pages roses ! A feuilleter avec précaution !

Je préfère de loin le Gunet à l'Armand!


16.Posté par Lo Diab le 21/01/2011 23:23
Et moi je n'aime pas le Gunet alarmant !

Le Jeanneau là peint m'accuse de dire des âneries. Lui, en revanche, digne héritier de la pensée unique de son maître Gunet, se sent pousser des ailes à la lecture du Graannnnd Lexique !

Je le cite : "Le grand lexique d'Armand Gunet offre l'avantage de présenter tous les mots créoles sans y inclure les mots français".
Mais trouve-t-il dans sa "bible" les mots zoumin', doutans, oun-oun, kazor, foutak, kel-kel, paspié, fatak, ... ?
Sont-ce là des mots français ? Ces termes ne sont-ils pas utilisés dans la langue créole ?

Qu'il parle de ce qu'il connaît, cet ahuri, et qu'il aille écouter parler les Créoles, les vrais. Pas ceux qui veulent l'enfermer dans un musée et ne garder en souvenir que ce qui les arrange !


17.Posté par Gérard Jeanneau le 22/01/2011 09:22
Lo Diab continue à s'endiabler ! Un lexique, si grand soit-il, n'est pas un dictionnaire : il a une visée pédagogique et doit renfermer tous les mots courants et exclure ceux qui sont douteux ou insuffisamment attestés. Mon entourage créole ne reconnaît aucun des mots que notre homme endiablé signale; mais on a le droit de se forger des néologismes, comme l'a été le mot du vénérable Diafoirus : lofiss, qui vient tout juste de sortir de sa forge ! J'excepte votre mot "doutans"; votre habillaze créole une fois supprimé, nous avons l'ancien mot français "doutance", attesté chez Rabelais et toujours usité dans certains patois, dont le mien, en bonne terre vendéenne, au demeurant sympathique patois, grand cousin du créole.

Revenons sur la graphie cocasse et pourtant apprécié du Diafoirus local : wa au lieu de oi. La prononciation de oi est toujours la même, et en créole et en français. Il n'y a pas lieu de désorienter les élèves. Ce n'est pas le cas pour mon patois vendéen : oi se prononçait comme en ancien français oué; ainsi noix se prononçait noué; par contre doigt est prononcé et on en garde une trace dans l'expression "dé à coudre" !

Qu'en pensent Lo Diab et son maître Diafoirus?


18.Posté par Gérard Jeanneau le 22/01/2011 11:38
Et pour parfaire les connaissances de notre endiablé Lo Diab, je donne un bon lien qui dit l'essentiel sur doutance !

19.Posté par Lo Diab le 22/01/2011 17:59
Ah ! La carapace commence à se fendiller... Voilà que M. Jeanneau se met à parler sous le couvert de son "entourage créole". Sa légitimité dans ce débat en prend donc un coup !

M. Jeanneau, autant votre post 18 m'est inutile, autant je me sens obligé de venir au secours de votre "entourage créole" qui me semble bien peu renseigné (bien peu créole ?). Je vous avoue que je n'en demandais pas tant !

- Zoumin' est le nom d'une herbe qui pousse dans tous les jardins de l'île. Peu de Créoles n'en ont jamais entendu parler. Et pour cause : une fois installée dans votre environnement, vous avez les pires difficultés à vous en débarrasser (comme Lo Diab).

- Un kazor est un prétendant, un amoureux, voire le protecteur de la jeune fille qu'il aime.

- Un paspié est un genre de passerelle.

- Le kel-kel est le mot qui désigne le creux de l'aisselle.

- Le fatak est une herbe haute que l'on trouve surtout (à mon avis) dans l'ouest de l'île.

- Le foutak est un bourbier, comme celui dans lequel vous avez commencé à vous perdre, en voulant parler d'autorité de choses que vous ne connaissez pas... et qui pourrait vous imprégner de cette mauvaise odeur de oun-oun !

Il n'y a pas plus de néologisme parmi ces mots que d'amoureux de la langue créole dans votre entourage. Alors, changez-en ou soyez plus ouvert que vous ne l'êtes sur notre langue qui, bien que moins ancienne que le français (et le latin !), n'en reste pas moins vivante !b[

Dernière chose (dérnié zok), si en français les deux f du mot office sont justifiés, en créole phonologique, le deuxième s que vous ajoutez à "lofis" est superflu. D'ailleurs Axel Gauvin (qui n'est pas mon maître) ne l'ajoute pas non plus...

20.Posté par Gérard Jeanneau le 22/01/2011 21:04
Pour mon endiablé, un bon lien qui conduit vers sa paroisse où l'on écrit lofiss avec deux ss.

Bravo pour vos connaissances merveilleuses en créole. Mais grand dommage que vous ayez si peu de lumière en étymologie et que vous soyez condamné comme notre Diafoirus à vous contenter d'une écriture appauvrie qui supprime toute la saveur des mots! Lofiss au lieu de l'office! On en est réduit aux graphies des SMS !

Merci à Diafoirus de ne pas avoir ajouté un K à la fin de son SIN-DNI, lui, grand amateur de KWZ, comme le montre le phonème wa au lieu du classique oi ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

21.Posté par Lo Diab le 23/01/2011 13:24
"un bon lien qui conduit vers sa paroisse où l'on écrit lofiss avec deux ss"

Bigre ! Deux ss, cela donnerait "lofissss"... Voilà qui nous ferait un sacré néologisme, pour le coup !

Plus sérieusement, ce n'est pas parce que l'auteur d'un article a écrit "lofiss" qu'il faut attribuer cette orthographe au président de Lofis la lang kréol La Rénion. Votre ami Gunet doit en savoir quelque chose, sur les coquilles dans les journaux, non ? Même s'il serait un piètre correcteur de créole...

Je constate avec satisfaction que vous revenez à plus d'humilité au sujet de votre connaissance de la langue créole, en dépit de la charge ironique que je distingue derrière le mot "merveilleuse". Mais je vous rassure, mes connaissances dans ce domaine sont bien en-deçà de celles des grands kréolér, dont Axel Gauvin n'est qu'un exemple.

M. Jeanneau, pour se délecter de la saveur des mots écrits en créole, il faut avoir un "palais" adapté. Ce "palais" peut se former avec le temps, chez les non-natifs de La Réunion, s'ils sont vraiment intéressés, ce qui n'est pas une obligation.
Mais moi qui ai ce palais, comme des milliers d'autres, je n'ai pas besoin des lumières de l'étymologie pour me régaler.
D'un autre côté, si vous me montrez un texte en provençal que je ne connais pas, vous aurez beau me parler de l'étymologie des mots, mon "palais" risque de rester insensible.

Du reste, je pense que nous sommes à un stade où il importe de sauver la langue créole. Pour ce faire, il faut la pratiquer à l'oral comme à l'écrit. Personnellement, l'idée que le Créole écrit se passe de l'étymologie ne me gène pas, quitte à faire de cette langue une exception mondiale et historique. Après tout, La Réunion n'en serait pas à son premier paradoxe ! De toute façon, nous ne nous passerons pas du français qui, je le dis toujours, doit être maîtrisé par tous. Donc, pas d'appauvrissement en perspective.

J'ai bien dit que je parlais bien en mon nom, ou plutôt en mon pseudonyme... ce qui ne mange pas de riz !


Enfin, il n'y a pas lieu d'ajouter de k à la fin du mot Sin Dni que je réprouve, pour des raisons que j'ai déjà évoquées. En revanche, cette lettre remplace avantageusement le q et le c, simplifiant ainsi une graphie qui doit, pour que survive la langue créole, s'éloigner un tant soit peu du français.

Au plaisir d'en débattre avec vous ou avec votre "entourage créole", puisque le spécialiste Gunet la kour kilot dan la min.

22.Posté par Gérard Jeanneau le 23/01/2011 20:32
Grand Diable ! Lo Diab offense Vaugelas et, pour un peu, notre instituteur raterait ... son certificat d'études primaires ! Et d'écrire de gaieté de coeur : "Même s'il serait un piètre correcteur de créole." Pour cette grosse faute de français, je lui inflige un doux pensum; il doit copier vingt fois : "même si j'aime le conditionnel, je ne dois pas le mettre partout" et cette autre phrase : "si j'avais su, je n'aurais pas écrit dans Zinfos974".

Presque pis ! Lo Diab, instituteur de son état, envoie au diable l'étymologie. Et d'écrire naïvement : "l'idée que le Créole écrit se passe de l'étymologie ne me gène pas". C'est effectivement une belle évidence ! Et sans gêne aucune, il écrit gène, avec un accent grave, oubliant que gêne vient de géhenne et que la contraction justifie l'accent circonflexe, le plus logiquement du monde !

Lo Diab, instituteur au raisonnement fort biscornu, où va-t-on ?







23.Posté par Lo Diab le 24/01/2011 01:40
Là, M. Jeanneau, je vous le dis tout net : vous me décevez !

La leçon de créole aura donc été si rude et votre défaite si cuisante, pour que vous y perdiez votre latin et votre conjugaison en même temps ? Car si je reconnais humblement mon erreur sur l'accent circonflexe (et l'on ne m'y prendra plus, promis), cela me gêne de devoir vous infliger une contre-correction, concernant l'emploi du conditionnel.

M. Gunet n'étant pas, à ma connaissance, correcteur de créole, je ne vois pas ce qui m'empêche d'écrire qu'il en serait un bien piètre correcteur.
Peut-être aurais-je dû écrire : "Dans l'éventualité où M. Gunet se risquerait à corriger les graphies créoles, il serait un bien piètre correcteur... même si cela dénoterait chez lui une certaine ouverture d'esprit !

Ainsi, tel est pendu qui croyait pendre ! (Non, je ne me suis pas trompé de verbe.) C'est ainsi que la "grosse faute de français" se révèle être une grosse occasion ratée de vous abstenir de faire la leçon sans l'avoir préparée...

Mais n'ayez crainte, je ne punis pas mes élèves quand ils se trompent, je leur explique et parfois, je leur donne les moyens de ne plus commettre la même erreur. C'est ainsi que je vous livre l'un des petits proverbes dont notre langue regorge :

Si kouyon té i rouv pa son gèl, kisa té i koné si li té kouyon ?

Je note que vous n'avez rien trouvé à me répondre sur le contenu de mon dernier post. Enfin si : je suis naïf. Eh bien figurez-vous que j'accepte ce reproche en me disant que si des linguistes, des universitaires, des intellectuels, insatisfaits d'une pseudo-graphie étymologique pour le moins hasardeuse, ont opté pour une graphie phonologique du créole, alors le petit professeur que je suis n'a pas à rougir de cette idée.

Ni artrouv, M.Jeanneau ?

24.Posté par Gérard Jeanneau le 24/01/2011 08:37
Lo Diab s'entête à propos du conditionnel et rouv enkor son gèl, le ti kouyon !

On n'emploie jamais de conditionnel ni de futur après "comme si, même si, sauf si" :
- Marie faisait en sorte de continuer à marcher comme si elle n'avait rien entendu.

Voir le bon lien qui doit sortir l'instit endiablé de son ignorance crasse.

25.Posté par Zérar Zano le 24/01/2011 10:31
Mi arèt moK Lo Diab Kar lé Kapab fér in gro KK nerveux, intété Kil é pou son Krafi fonétiK et son docteur Diafoirus de Lofiss la lang Kréol i gagn pa soign a li.
Fé a la Pozezion, Koté Sin-DniK.

26.Posté par Lo Diab le 24/01/2011 10:52
Merci, M. Jeanneau, pour le lien qui vous permet de marquer un point. Après en avoir pris connaissance, je n'emploierai plus le conditionnel après "même si", y compris suivi d'une virgule.
Vous me deviez bien cette petite leçon, après celle que je vous avais administrée sur la langue créole, objet initial de l'article, je vous le rappelle...

Mais voilà qu'après relecture de vos courriers, je note que votre emploi du participe passé nécessiterait également une petite révision... puisque manifestement, c'est désormais la forme qui vous intéresse.

Ainsi, vous écriviez au post 17 : "Revenons sur la graphie cocasse et pourtant apprécié du Diafoirus local : "

Horreur, M. Jeanneau ! Dois-je, moi aussi, vous indiquer un lien sur l'accord du participe passé, afin que vous ajoutiez le e manquant à l'appel ?

Et je passerai volontiers sur le "Malgacles" que vous substituez au mot "malgaches" dans votre post 13...

Comme quoi, quand on cherche la petite bête, il vaut toujours mieux s'inspecter soi-même avant tout.

Je vous fais grâce également des proverbes sur la poutre et l'oeil, ou sur le balai devant la porte...

Mais je vous suis reconnaissant de m'avoir donné l'occasion de retomber sur mes pattes, en bon diable que je suis ! Je m'en contenterai, car je ne me fais plus d'illusions : vous ne reviendrez plus sur le terrain du créole.

27.Posté par Lo Diab le 24/01/2011 21:40
Mérsi Zérar Zano, pou léfor ou la fé : rant an kréol pou koz ansanm mwin !

Zis pou kas a ou lé kui, ma mont a ou koman mi konpran sé in Zorèy i ékri sa... oubyin in Kréol la fini pérd la bann.

1) Kréol i di pa "kar".

2) "intété kil é", sa in lésprésion fransé, i ariv dann kréol kom in syin dan larozwar. Ou té pé di "li lé sitèlman antété", "li lé sitèlman an diab", ...

3) Kréol i di pa "gagn", mé "gayn" oubyin "giny".

4) I di pa : "fé a la Pozezion", mé " fé La Posésion".

Vwala pou le pti leson mi pe don' a vou, si vi ve mi koz su lér, kom vot kamarad Gunet i èm...

Mé si sé vou le vré Jeanneau, mi atann èk inpasians ot répons su mon post 26 !

28.Posté par La Rényon le 26/01/2011 16:00
Explik a mwin in cou c kwé le rapor entr Alexis Chaussalet et lo PCR ? C kwé na a vwar entr le fait ke lu sa représent la renyon san baiss la keue devan ban' macro la et met' en lèr la cultur local !

29.Posté par Lo Diab le 26/01/2011 17:15
Bizarrement, nous sommes sans nouvelles de Gérard Jeanneau.

Aurait-il rejoint son acolyte Gunet dans sa retraite précipitée ? Ce dernier s'accomode-t-il aisément de ce baissement de froc dont il se plaît à accuser les autres ?

Il est certain que lorsqu'on a pris trop de hauteur par rapport à son interlocuteur, le retour a un peu d'humilité est chose difficile et même impossible !

Ainsi, l'arroseur n'a pas supporté d'être arrosé, le morveux refuse de se moucher. Lui qui voulait faire repasser son certificat d'études primaires au petit instituteur à la "bêtise crasse", se voit relégué en classe de CE2 afin d'y réviser l'accord du participe passé.

Leçon de créole, puis de français, puis d'humilité (car Lo Diab a reconnu ses erreurs), c'en est trop pour notre latiniste...

Je l'avais pourtant prévenu :

Tazantan, in touf zoumin' la sé pou fé sèk in gro pié d bwa !

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