Blog de Pierrot

Lettre d'une Guadeloupéenne...

Vendredi 20 Février 2009 - 19:15

A tous les dirigeants & militants syndicaux du Lyannaj kont pwofitasyon, vous êtes contradictoires dans vos propos, dans votre essence.

1) Vous militez pour la liberté de votre peuple, mais vous en reniez une, fondamentale. Le LIBRE ARBITRE. Dieu lui-même (pour ceux qui y croient) a laissé le libre arbitre à l'homme dans le jardin d'Eden. Pour qui vous prenez-vous donc?

Vous dites que les patrons prennent les employés pour les enfants, mais vous, que faites-vous, quand vous me faites quitter mon lieu de travail? n'est-ce pas me traiter comme un enfant?
Respectez le droit de la libre circulation, libre entreprise, et simplement le droit à la liberté.
Je ne VEUX PAS faire grève. Je VEUX aller travailler. Vous n'avez pas le DROIT de m'en EMPECHER.
La liberté des uns, commence, où s'arrête celle des autres.
Pourquoi me faire sortir de mon entreprise, quand J'AI DECIDE de ne pas soutenir un mouvement de grève qui ne me parle pas.
Je n'ai jamais été consultée pour savoir si j'approuvais une seule des 123 revendications.

2) Vous reniez le gouvernement que vous avez mis en place, vous reniez votre appartenance à une société colonialiste, capitaliste. Mais vous leur demandez plus d'aides, 100 millions d'euros???????
"Vous n'aimez pas l'américain, mais vous aimez ses biscuits", proverbe de chez nous.

3) Une société en crise, réduit sa consommation. Ce qui n'est pas le cas chez nous.
Vous voulez de belles routes, de belles voitures, de belles maisons, de belles chaussures, de beaux vêtements, toute sorte de belles choses. Vous buvez du champagne, du whisky, vous vous endettez pour fêter noël. Et un mois plus tard, vous vous plaignez à l'État de votre faible POUVOIR D'ACHAT
Soyez crédibles dans vos propos.
Décembre 2008, est je crois, la période de fin d'année où j'ai vu le plus de voitures à Jarry, dans les centres commerciaux.
Des caddies pleins à ras bord, une consommation à outrance, poussée à l'excès. Tellement mes compatriotes ont dépensé à Noël, ils n'avaient plus d'argent pour faire les soldes qui ont commencé le 3 janvier.
Mangez des ignames, des pois d'angole, du cochon local, buvez du jus de groseille, du rhum de chez nous, chantez les cantiques, allez chez les voisins….
Pas besoin de robes hors de prix ni d'aller chez le coiffeur pour visiter la famille.
Apprenons à vivre simplement, et là, nous pourrons parler de pouvoir d'achat. Vous dépensez des sommes folles dans le Carnaval.
Quand il n'y a pas d'argent, la première chose qui saute, c'est le superflu. Sauf en Guadeloupe.

4) Je me suis cassé le derrière à l'école. J'ai appris, aujourd'hui, j'occupe le poste que je MERITE.
Je ne le dois à aucun syndicat, ni à aucune revendication.
J'ai appris des langues étrangères, au collège, au lycée, comme tout le monde qui va à l'école en Guadeloupe. Mais je n'ai pas considéré ça comme une perte de temps.
C'est ma ténacité, mon envie de progresser qui m'ont mise là où je suis aujourd'hui. Tout le monde part avec les mêmes cartes dans la vie.
Un enfant, c'est une page blanche. (je ne sais plus qui a dit ça).
Après, il faut avoir envie de faire quelque chose, et s'en donner les moyens. Yes we can, right? Régulariser les transporteurs clandestins???
J'ai sué, j'ai utilisé mon intelligence, mes compétences pour obtenir la capacité de transport. Pourquoi régulariser les personnes qui ne l'ont pas?
Dans ce cas, que tout le monde gagne 5000 euros par mois qu'ils aient fait des études ou non, qu'ils aient des compétences ou non, qu'ils soient cadres ou caissières. Simplement, La vie, c'est pas ça.

5) Vous vous ridiculisez aux yeux des 'blancs' que vous méprisez tant.
Quand ils s'adressent à vous, ils maîtrisent leur sujet, sans avoir les yeux rivés sur une feuille.
Vous n'êtes pas capable de faire un discours sans LIRE.
Quand des mots viennent du cœur, on n'a pas besoin de LIRE. Vous n'êtes pas crédibles.

6) Vous militez contre le racisme, mais vous le pratiquez et le revendiquez ouvertement. Embauche prioritaire aux Guadeloupéens ?
Entre un Blanc ou un Asiatique qui a exactement le profil que je recherche et un Guadeloupéen qui n'est pas compétent? Je choisis sans hésiter l'étranger qui travaille bien.
Je ne suis pas nèg a tou pri.
Je suis noire et fière de l'être mais je reconnais la valeur des gens, comme l'a voulu Martin Luther King, que vous mentionnez si souvent, dans son fameux discours, I have a Dream,
"J'ai l'espoir qu'un jour, mes enfants seront jugés, non sur la couleur de leur peau, mais sur leur personnalité"
Je ne me sens pas esclave pour un sou. Je ne renie pas mon passé. Je sais d'où je viens mais ce n'est pas mon moteur. Je ne ramène pas le problème de la race dans tous les aspects de ma vie.
Y'a des cons partout et c'est là le seul racisme que je m'autorise : j'aime pas les cons.

7) Vous demandez 200 euros net de plus sur les salaires.
Comment un petit garagiste qui a eu le mérite de vouloir ENTREPRENDRE, pourra-t-il payer ses mécanos 200 euros de plus par mois (sans parler des charges sociales qui paient ceux qui ne foutent rien), si il n'a pas d' activité justement A CAUSE DE VOTRE GREVE.
Vous ne dîtes pas à ceux qui vous suivent, que les jours de grèves ne sont pas rémunérés, sauf pour les représentants syndicaux.
Ils vous suivent en bons moutons de panurge, mais ce n'est pas vous qui paierez leurs factures,
 les traites de la Soguafi.
Les prélèvements sur leurs comptes bancaires ne font pas grève.
Presque tous les dirigeants des organisations syndicales de chez nous, travaillent dans le public.
Ce n'est pas l'Education Nationale, ni la Sécurité Sociale qui mettront la clé sous la porte demain. Leur emploi est assuré, leurs revenus sont assurés.
Qu'ils vous parlent des heures de délégation syndicale.
Mais les petits, qui sont simplement syndiqués, comment feront-ils ?
Je travaille dans le privé, et après 1 semaine de grève, on voit déjà les dégâts.
Avec un mouvement qui dure et perdure, nombre de petites entreprises, qui n'ont pas les reins solides, seront forcées de mettre la clé sous la porte.
Et voilà le devenir des petits travailleurs que soi disant vous défendez.
Réfléchissez un peu. Quand vous faîtes grève, faîtes-le de façon intelligente.
Arrêtez de tuer le pays.
En fait, vous ne recherchez qu'une chose, l'indépendance.
Le jour où la France en aura marre de ce tonneau des Danaïdes, un trou sans fond où se déversent aides et subventions, contributions, allocations, pour une population toujours en train de pleurnicher parce qu'elle en veut toujours plus, elle s'en ira.

Et là vous verrez ceux qui aiment vraiment la Guadeloupe, et ceux qui recherchent le pouvoir.
Nous avons l'exemple d'Haïti.
Ce sont des noirs qui s'entretuent, des noirs qui créent le malheur chez leurs frères
Parce que tous ceux qui décident de bloquer le pays aujourd'hui, qui veulent faire la pluie et le beau temps, ce sont ceux là même qui seront nos Papa Doc, nos Aristide de demain.

Ce jour là, je vous le dis franchement, AN KA FOUKAN. (Pas besoin de traduction)
J'aime mon pays, mais en ce moment, j'ai honte d'être Guadeloupéenne, à cause de certains, qui "parlent en mon nom".
A tous ceux
qui pensent comme moi, faites le savoir pour revendiquer un droit élémentaire: LE LIBRE ARBITRE.
Pierrot Dupuy
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70.Posté par Mozart971 le 07/07/2009 04:18

Cette brave dame a raison en tout point.
Primo, reconnaissons lui le courage et la lucidité de dire la réalité qu'elle a vécue pendant les jours les plus sombres de l'histoire de notre département.
Deuxio, il faut l'avouer, c'est la vérité, même s'il faut le dire du bout des lèvres.

69.Posté par Pierre Dupuy Junior le 16/03/2009 14:03

46 jours de grève sans incident? On doit pas parler des mêmes grèves alors...

68.Posté par Denant le 15/03/2009 17:24

Pourquoi ne signez-vous pas votre lettre? je ne crois pas que vous soyez la guadeloupéenne que vous dîtes que vous êtes , vous êtes certainement instumentalisée et manipulée par un patronat qui a tout intérêt à ce que vous ayez un comportement indigne d'une soi-disant guadeloupéenne. Vous devriez avoir honte de vos propos. Pour la première fois qu'un petit peuple fait plier le gouvernement je dis bravo 1000 fois bravo. JE SUIS FIERE D'ETRE GUADELOUPEENNE et fière de n'être pas asservie, 78% des hexagonaux pensent que le mouvement est juste , alors vous ne comptez que pour du beurre.Vous pouvez toutefois réfléchir et prendre conscience, la Guadeloupe peut récupérer toutes les brebis égarées;Aucun peuple n'a fait ce que nous avons fait: 46 JOURS DE GREVE SANS INCIDENT là où certains ont échoué dès leur premier jour de mobilisation SUIVEZ MON REGARD.A méditer

67.Posté par Kom' an' terre le 12/03/2009 12:43

Madame la Guadeloupéenne

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre sujet. Je vous trouve formidable. Capable d'exprimer vos sentiments d'une manière on ne peut plus correcte.

Je partage pleinement votre point de vue. J'habite à la Réunion et je suis citoyen du monde. J'aime l'ordre mondial. Il n'y a pas de races mais des différences. Le même sang coule en nous tous.
C'est ce qui fait la beauté de l'espèce humaine.
Je vous admire. Vous avez su dire ce que beaucoup pense mais ne le dise pas par crainte peut-être de mal dire. Le problème a bien été cerné globalement sans excès mais très juste.

Bravo Madame

66.Posté par Ulysse le 26/02/2009 15:21

Pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté mon comm en 58 concerne la réponse de bekali en 54 et bien entendu pas la lettre originale.
60 Sorry mais pour moi Normal sup, l'ENA, HEC, Sciences Po ... c'est un peu kif-kif bourricot ...

65.Posté par André974 le 25/02/2009 06:14

b[à 62. Posté par Pierre Dupuy Junior ]b

il y a aussi un certain temps passé depuis la révolution française ,un certain temps passé depuis le libération de la France par les alliés en nierez vous pour autant l'influence actuelle?
J'ai dis que les effets allaient s'amenuisant mais ils n'ont pas disparus pour autant ,les gros blancs ,en seraient ils là(situation plus que confortable pour certaines familles (le groupe Bourbon par exemple ) s'il n'y avait pas eu l'esclavage ; certes il y a eu un gros brassage à la réunion mais pas, ou moins semble t il chez les cafres et tous ces gros propriétaires terriens qui sont ils?

64.Posté par Mtc le 25/02/2009 02:01

Binnn a mwin mi trouve que la lettre lé bien faiii!!!! elle a raison je trouve en parti!!!! il fo bossé pour sans sortir!!! elle a bossé et aujourdhui elle réussi!! c vrai que dire alt a al vie cher et acheté plein de truc inutile et en excé c impeu contradictoire!!!! épuiii je sui pa tellmen daccor on née pa tous égaux!!! ils y a des jeunes qui grandise dan un engrenage de délinquance et qui non pa le choix!!! mé au final ils ont come mém eu la chance de sans sortir!!! prenon l exemple de notre ti paï!!! si aujourdhuiii on a plus de priviléve c parceque toute bande haut placé si ti tér bondié la c rienk bande moune 974 bana la fé zétide et la pri bon place dan sociétéé!!!! de nos jour la plupar des étudient 974 ce retrouve a faire des étude en metropole!!! aujourdhui je dirai qu'on et maitre de notre société!!! et sa nou peu éte fiér de sa!!!! toute produit que 974 i produit lé détenu par un 974 de souche!!! sa c de la réussite!!! et mi présize bana es pa forcemen Zoreille lol!!! au final bane zantilé dan la mizik lé lwin mé pou gére zot paï bana nena pou aprende!!!

63.Posté par ApiMan le 24/02/2009 20:15

c'est formidable voila qu'elqu'un qui passe son temps a se regarder dans un miroir, elle voit son nombril et elle tient a le regarder, le reste lu en fou, li veut travaiile (motivé le tantine), li resemb pas son band, elle n'est pas atteint du syndrome de l'esclavage.
Je me demande encore aujourd'hui comment certaines personnes ont fait pour ne pas choper le chic.
Cette dame doit avoir le secret d'un super vaccins pou les guadloupeens,
vend donc ta motivation ca va nous aider a changer notre vie.
80 millions pour les dom et 167 pour la corse c'est le montant alouer pour voyager moins cher vers la france.
Si tu ne pas l'inégalité la dedans c'est que tu est pas de notre monde.

62.Posté par Pierre Dupuy Junior le 24/02/2009 19:02

61. Y a quand meme eu un certain temps de passe depuis l'esclavage... Et les gros blancs dominant economiquement la Reunion ne sont plus si nombreux...

61.Posté par André le 24/02/2009 18:35

à albert Ebasque le 21/02/2009 07:42
vous dites ".VOUS n'avez pas subit cet esclavage!!..alors arret ek ça.."

Je ne suis pas d'accord avec vous certes, nos contemporains descendants d'esclaves n'ont pas été victime directement de l'esclavage mais dire que ça ne les concerne pas est faux, cela a eu forcement un impact au niveau de la souffrance collective de la famille, au niveau de l'éducation,voir du patrimoine .
Ainsi une famille qui a perdu quelqu'un des faits de la guerre de 14-18 par exemple a subit une perte dont les effets se répercutent encore aujourd'hui sur les petits enfants , bien que s'atténuant avec les générations,
A contrario les familles de gros blancs bénéficient encore aujourd'hui des avantages de leurs ancêtres du temps de l'esclavage,par leur enrichissement et leur éducation

60.Posté par Pierre Dupuy Junior le 24/02/2009 17:51

En l'occurence, ca serait plutot Normal Sup que l'ENA et HEC.

59.Posté par Aero Freins le 24/02/2009 17:21

Reste à définir ce qui est réaliste, sensé, utilitaire. Ce genre de présentation a tout de même admettez-le une certaine originalité, qui d'ailleurs c'est drôle, mais se répercute d'un continent à l'autre, par ce qu'on dénomme comme des collectifs.... De l'originalité et de l'imagination, c'est effectivement ce qui manque à ceux définissent, ce qui est réaliste et ce qui ne l'est pas.

Pas la moindre inflexion imaginable, oh non surtout pas, alors qu'à chaque heure qui passe nous sommes 8 340 humains de plus, un chiffre qui ne cesse de croitre, tic-tac tic-tac, mais il ne faut surtout RIEN changer, RIEN modifier, la confortable logique de ce qu'on maîtrise : voilà ce qui est réaliste.

Je vais vous dire moi ce qui est surréaliste, extraordinaire, inimaginable... c'est par exemple de faire disparaitre de façon instantanée plus de 70 000 personnes, en une seule seconde... Insensé ? c'est ce qui s'est passé à Bophal en 1984, et qui plus est, comment les responsabilités ont été "estimées" ds cette affaire... Invraisemblable ? C'est le nombre de personnes contaminés par le virus du sida en Afrique et de comparer le cout d'un traitement possible avec le fric dépensé par an en matière de défense nationale par les pays dits industrialisés... Inconcevable ? c'est ce qu'est capable de mettre en place une économie de guerre, toutes les forces de la Nation engagées, lorsque la "situation le justifie"... utopique ? c'est l'attitude de ces gens tout ce qu'il y a de plus classique, lorsqu'en 1995 au moments des attentats ds le métro, oui comment face à la mort, et au chaos, nous sommes capables de tant de choses...

Et toutes ces choses abracadabrantes, impensables et absurdes, l'humanité l'a réalisé.

Alors cessons de dire ce n'est pas possible ou pas réalisable, nous en avons largement les moyens... ce n'est pas un problème de possibilité, c'est davantage un problème de choix.

Alors, n'enfermons pas ces idées "in a nutshell" ....donnons-leur pourquoi pas une chance... elles gagnent à être connues.. et puis même... très franchement, je ne vois pas sous quelle autre bannière, sous quelle autre idéologie, sous quelles autres valeurs, ....vous allez pouvoir TOUS nous rassembler et construire ....le monde du futur.

58.Posté par Ulysse le 24/02/2009 09:56

Mignon je sais pas. J'ai pas fait l'ENA ni HEC alors à partir du 3ème paragraphe c'est totalement abscon et illisible pour moi et je zappe ...

57.Posté par Pierre Dupuy Junior le 24/02/2009 08:05

54. Mignon. Complètement irréaliste, mais mignon. Ce sera beau quand tout le monde voudra faire des dessins et personne cultiver les champs. Ce sera facile de "s'ouvrir à l'autre" quand il n'y aura plus de compagnies aériennes. Ce sera facile d'enseigner "l'épanouissement" au mépris des aspirations individuelles. Ce n'est qu'une (mauvaise) reprise de la société post-communiste de Marx.

Enfin bref, outre l'aspect irréaliste d'organisation de la société que cela représente et sur lequel je ne veux pas m'étendre, il y a quand même certains points qui méritent correction; dans les sociétés antiques, le travail n'était pas considéré comme un accomplissement individuel: de Rome des Césars à l'Inde des Maharadjah , le travail , surtout manuel, était considéré comme un appauvrissement de l'Homme. C'est l'organisation du travail en société capitaliste suite aux critiques marxistes qui permis le développement d'un temps libre permettant le loisir. Et y a quelques autres trucs aussi mais le texte est trop long.

Enfin bref, encore des gens qui veulent jeter le bébé avec l'eau du bain.

56.Posté par Andre.leporcher@izi.re le 24/02/2009 02:48

Pierrot Junior sur 51. J'ai RIEN compris à ce que vous dites. Vous m'accusez de quoi exactement?

de rien, je ne vous accusais de rien,c'était de l'humour vous m'y semblé hermétique,pas grave

55.Posté par Pierrot Dupuy le 23/02/2009 23:13

bekali,
C'est bien volontiers que je publie ta lettre. Il est important que les lecteurs de Zinfos aient toutes les opinions exprimées sur un sujet. C'est de la confrontation des idées que naît la lumière...

54.Posté par bekali le 23/02/2009 21:34


Pierrot , moi je propose à tous un texte qui prend le contre-pied de celui que vous avez publié. Contrairement au vôtre , le mien est signé . Merci.

Le manifeste de neuf intellectuels antillais pour "des sociétés post-capitalistes"
Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Edouard Glissant...

C’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu’elle représente, ni dans ce qu’elle implique en relation avec l’ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d’avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu’alors s’était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle –– à savoir les luttes jusqu’alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales...

Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj – qui est d’allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé – est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d’ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l’on peut saisir l’impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.


GRÈVE LÉGITIME

Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.
Dès lors, derrière le prosaïque du "pouvoir d’achat" ou du "panier de la ménagère", se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.

La "hausse des prix" ou "la vie chère" ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d’une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s’est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires – non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte "d’épuration éthique 1" (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain. Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent à deux misères profondes : être "consommateur" ou bien être "producteur". Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l’unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L’ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz, et où l’économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste. Alors, quand le "prosaïque" n’ouvre pas aux élévations du " poétique ", quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont "le pouvoir d’achat" ou "le panier de la ménagère". Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d’une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d’escorter les "produits de premières nécessités", d’une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d’une "haute nécessité". Par cette idée de "haute nécessité", nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d’achat, relève d’une exigence existentielle réelle, d’un appel très profond au plus noble de la vie.

Alors que mettre dans ces "produits" de haute nécessité ?

C’est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d’entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd’hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.

D’abord, il ne saurait y avoir d’avancées sociales qui se contenteraient d’elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s’est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l’absence de pouvoir qui lui sert d’ossature. Le "déterminant" ou bien le "décisif" s’obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n’arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L’éloignement, l’aveuglement et la déformation président aux analyses. L’imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu’est l’association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s’est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos "présidents locaux" pour s’en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s’obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s’arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudos pouvoirs.

Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d’acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu’une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l’accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d’une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement... Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l’autre, confiance réduite en soi... La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C’est dans l’irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c’est dans la responsabilité que se trouve l’invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C’est dans la responsabilité que l’échec ou l’impuissance devient un lieu d’expérience véritable et de maturation. C’est en responsabilité que l’on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l’essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses.

Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C’est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres. Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l’insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l’immédiat ; mais l’illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du "Marché" et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par " l’esprit colonial " et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l’octroi de mer, ne sauraient endiguer.


VICTIMES D’UN SYSTÈME FLOU, GLOBALISÉ

Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L’autre très haute nécessité est ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables "producteurs" – chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes – incapables de tressaillements en face d’un sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu’il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie, et sa propre vie, dans l’élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l’ampleur du poétique.

On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.

On peut renvoyer la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile.

On peut endiguer les agences de l’eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d’un trésor qui appartient à tous.

On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd’hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile...) ne sauraient ni ne pourraient y résister.

Enfin, sur la question des salaires et de l’emploi. Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu’il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d’œuvre. Quand il délocalise, ce n’est pas dans la recherche d’une main d’œuvre abondante, mais dans le souci d’un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n’est donc en rien illégitime : c’est le début d’une équité qui doit se faire mondiale.

Quant à l’idée du "plein emploi", elle nous a été clouée dans l’imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l’ont accompagnée. Le travail à l’origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d’ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu’il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple "emploi", et l’unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s’est mis à n’ouvrir qu’à la consommation. Nous sommes maintenant au fond du gouffre. Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu’il redevienne un lieu d’accomplissement, d’invention sociale et de construction de soi, ou alors qu’il en soit un outil secondaire parmi d’autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d’arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu’à l’équation d’une activité à haute incandescence créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s’envisagera dans ce qu’il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu’il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement... Il s’envisagera en "tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue". Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l’ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l’étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création – créaconsommation. En valeur poétique, il n’existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l’infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.

Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l’imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l’esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l’artisanat, la culture et l’agriculture... Qu’il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation... Qu’il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu’il favorise tout ce qui permet d’entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde... C’est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l’ampleur des exceptions. C’est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire... C’est le gratuit en son principe qui devrait s’installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes...


NOUS APPELONS À UNE HAUTE POLITIQUE, À UN ART POLITIQUE

Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu’à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un "panier de ménagère", mais le souci démultiplié d’une plénitude de l’idée de l’humain.

Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau.

Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s’ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.

An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l’utopie.

Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du "Marché", mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de la manière la plus étroite.

Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l’individu, sa relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.

Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l’assistanat, en nous inscrivant résolument dans l’épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d’un rapport écologique global aux équilibres de la planète...

Alors voici notre vision : Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant...



Source: lemonde.fr, le 16 février 2009



53.Posté par Pierre Dupuy Junior le 23/02/2009 15:41

Et maintenant c'est devenu le 25... Comprenne qui pourra... Et mon post 49 fait référence au 46 au lieu du 45... ca fait un moment que je te dis que t'as un problème avec des messages qui disparraissent ou changent de sujet un peu au gré du vent, papa...


51. J'ai RIEN compris à ce que vous dites. Vous m'accusez de quoi exactement?

52.Posté par Pierre Dupuy Junior le 23/02/2009 13:44

Non, c'est bien le 26.
(Réponse de Pierrot Dupuy: bin, chez moi, c'est le 27. C'est peut être dû au fait au fait que je suis administrateur et qu'il y en a un qui a sauté car il était en doublon. Mais ça n'enlève rien au fait que je n'ai rien supprimé du tout... Et c'est bien là l'essentiel...)

51.Posté par André974 le 23/02/2009 12:35

à Pierrot Junior post 50
puisque l'on est sur le blog et pas sur Zinfos974 allons y je vous cite

"...ce sont des noirs qui exploitent des noirs...il fallait nuancer...je me souviens clairement ..."

vous choisissez vos mots ou bien...c'est de l'humour ...noir?

50.Posté par hoax le 23/02/2009 09:07

Tiens c'est marrant la réponse de Monsieur Dupuy à mon commentaire n°26 a disparut. Monsieur Dupuy vous vous auto-censuré ? ou vous n'affirmez pas la responsabilité de vos dires ? Pour rappel, vous mentionniez dans votre réponse à mon commentaire (en gros) que vous reconnaissiez l'incertitude de votre source, mais que ce n'est pas grave, l'important c'est le débat instauré. Bel preuve de journalisme déontologique ! (Réponse de Pierrot Dupuy: Quand on 'moucate, faut avoir de bons yeux: ce n'était pas sous le post 26 mais sous le 27. Ca vous aurait permis de voir qu'il n'avait pas disparu, qu'il est toujours bien là, et que je ne me suis donc pas autocensuré... Sur le fond: je te le répète: on n'est pas sur Zinfos mais sur le Blog. Même si j'ai pu avoir eu un (petit) doute sur l'origine de la lettre, effectivement j'assume pleinement de l'avoir publiée parce que j'estimais son point de vue intéressant. Que ça donnait un autre angle de vue sur ce conflit, et que ça allait vous permettre de réagir. Parce que, que ce soit sur le Blog ou sur Zinfos, l'intérêt des articles est de vous amener, de nous amener, à réfléchir et à réagir à travers les commentaires. Et je pense que le but a été atteint...)

49.Posté par Pierre Dupuy Junior le 23/02/2009 07:33

46. 4.Mon objectif n'était pas de démontrer que ce sont des noirs qui exploitent des noirs mais que le manichéisme n'avance à rien dans cette affaire (c'est bien pour ça que j'ai dis que j'étais d'accord sur le fond, mais qu'à mon sens il fallait nuancer)

3. Non. Mais sur la quantité de commentaires construits favorables à cette grève, une partie impressionante est raciste. Il n'y a aucun moyen de mesurer celà, mais sur ce point, au moins, mon opinion est faite, d'autant plus que ça corrobore plusieurs témoignages que j'avais déjà entendu par le passé sur la société guadeloupéenne.

2. Il faudrait que je retrouve le commentaire en question, mais il expliquait bien cela. Au moins pour Domota, je me souviens clairement que lui est un indépendantiste et, si je me souviens bien, plusieurs de ses proches lieutenants aussi.

1. l'indépendance peut être pas mais l'autonomie politique avec l'aide économique de l'Etat , c'est déjà plus probable. Pour le moins, c'est la solution qui a l'air privilégiée par Paris et sur laquelle je n'ai pas entendu grand monde protester...

47. Tout simplement parce que j'ai déjà eu des contacts avec des guadeloupéens qui m'ont dit exactement la même chose. Et que j'argumente. Et que je fais des recherches avant de parler. Et si je vous suis, de quel droit le LKP a t'il intégré le cas de la Réunion dans ses déclarations en au moins une occasion alors que la Réunion n'a pas encore fait grève et qu'il n'y manifeste pas?

48.Posté par André974 le 23/02/2009 02:08

à moun lòt bò post 74 le 22/02/2009 20:09

Vous ne m'avez pas compris je ne doute ni de l'ampleur du mouvement ni de ses racines je dis que l'état veux utiliser les moyens d'appprovisionnement (c'est facile sur une ile )pour manipuler la population en faisant porter la responsabilité des difficultés à se nourrir au mouvement revendicatif,la détermination des Guadeloupéens qui ont fait pour certains beaucoup de kilomètres à pied pour aller à la manifestation est évidente

47.Posté par kikose le 22/02/2009 20:34

Beaucoup de bruit tout cela, Nous devons admettre que le contexte est différent à bien des égards. Oui nous sommes insulaire, oui nous avons vécu l'esclavage, mais combien nous sommes différents. Pas de bipolarité blancs noirs, nous avons cette chance d'un métissage pluriel. Pas de békés possédant toute l'ile. Mais nous avons la même opacité des prix du commerce, nous avons les mêmes incompréhensions de la part de gouvernants qui n'arrivent pas à assimiler que nous sommes des départements et plus des colonies. Aussi, il faudrait peut être simplement que les habitants de la France métropolitaine et des dom se regardent enfin comme étant des français avec des difficultés parfois spécifiques, mais avec les mêmes droits, la même attention des élus... Alors surtout les élus, ne nous empoisonnez pas la vie en voulant chaque fois faire passez nos spécificités comme des différences incompatibles alors que que bien des régions de la métropole ont aussi des différences et des spécificités locales. Cela fait partie de la France.

46.Posté par moun lòt bò le 22/02/2009 20:09

Boyer, les réponses à vos questions me semblent être implicitement données dans le documentaire: "les derniers maîtres de la Martinique". Mais je sens que je ne vous apprends rien !

Pierrot Dupuy Junior, comment pouvez-vous avancer de telles choses? Oui, vraiment je me demande si c'est votre vécu en terre guadeloupéenne qui parle là. Votre vécu en terre guadeloupéenne, non, finalement j'en doute.
Pour avoir vécu une partie de la grève sur place, je dis moi que ce que vous écrivez est un tissus d'inepties, oh non, pardon juste une grosse bêtise.

André 974, si je suis votre raisonnement, on doit penser que comme les gens ne pouvaient plus pousser les caddies, ils ont été enrôlés. Soit.
Mais êtes vous au courant de l'ampleur du rassemblement et du défilé au Moule alors même que le grève durait depuis longtemps déjà, que l'essence ne coulait plus, que chacun comptait les dernières gouttes de son réservoir, mais que les gens sont malgré tout venus des quatre coins de la Guadeloupe pour manifester leur mécontentement? Et tout cela s'est déroulé normalement.

45.Posté par Denant le 22/02/2009 17:54

40 -
4- Concernant les dockers de la Martinique , si on parle du même article, ils ne sont que 130 sur 800 000 personnes ( 971 + 972) - un simple ratio permet de mesurer l'importance de cette information.
3 - le + important est de connaitre le format de cette frange. Si je vous suis, à chaque fois que la presse rapporte l'agression d'un juif ou la profanation d'un cimetière musulman , on doit en conclure qu'une "frange" de la population française est raciste même si qu'un ou 2 énergumènes sont en cause ?
2 - Dans ce collectif il y a par exemple le syndicat FO, le syndicat CFDT . je ne crois pas qu'ils adhèrent aux thèses indépendantistes. Ils se sont alliés à des mouvements comme Combat Ouvrier ( équivalent de Lutte Ouvrière en France ) donc chercher l'erreur ou encore cela veut dire qu'il y a un grave problème. il y a aussi des "blancs" qui adhèrent à ce combat et qui ont manifesté leur soutien à LKP.
1 - Voilà encore une preuve que l'indépendance n'est pas le but recherché...... Encore un rappel, au référendum de 2003, la population guadeloupéenne s'est prononcée à 75 % contre un changement de statut ( article 74 ou 73 de la constitution)

Pour finir, le vrai problème, il est mondial et c' est celui du partage de la richesse en période de crise et à entendre N. SARKOZY il y aura du changement.à ce niveau..

44.Posté par boyer le 22/02/2009 16:22

tiens? personne n'a lancé la conversation sur le chlordécone?

pesticide utilisé dans la culture industrielle de la banane, interdit en Métrople en 1990, aux Antilles en 1993, mais utilisé encore pendant de nombreuses années.

-Les nombreux cancers declarés(2ème taux mondial pour la prostate après les Etats-Unis) sont-ils chez les beké ou les dockers?
-Pourquoi les nombreuses plaintes deposées ont-elles est déboutée?

43.Posté par lolobatz le 22/02/2009 14:22

Tout à fait d'accord avec vous André 974 (post 42).
Les autres ouvrez les yeux !
lolo.

42.Posté par Gérard Manvussa le 22/02/2009 14:14

36.
Ce message a le mérite de préciser une certain nombre de choses et nous permet d'avoir deux sons de cloches. Bien intéressants d'ailleurs les deux positions.

41.Posté par André974 le 22/02/2009 12:41

Mais surtout le grand nombre de réactions favorables ici même de Réunionnaises et Réunionnais crédibilisent définitivement le contenu de cette lettre.

à Ulysse 37.

Ce que vous dites est la base même de la propagande, la preuve de la crédibilité par la masse. Pourquoi réfléchir par soi même puisque les autres le font à votre place , c'est moins fatiguant ça rassure on est du bon coté puisqu'on pense comme la majorité
.
Pendant des siècles les hommes croyaient que le soleil tournait autour de la terre (église comprise) et non l'inverse.
En suivant votre raisonnement, c'était donc vrai et Copernic était un hérétique ; inutile d'aller plus loin et oublions Galilée.

Ce n'est pas le hasard si les magasins d'alimentation étaient fermés en Guadeloupe (30 gendarmes et on pouvait les ouvrir) quoi de mieux pour manœuvrer la population que de l'empêcher de se fournir en aliments, essayez de voir à qui cela profite !
Certes ce n'était pas les autorités qui assuraient les piquets de grève, elles se contentaient de laisser faire,l'opinion publique jugerait,la preuve!

40.Posté par Pierre Dupuy Junior le 22/02/2009 12:35

38. Lien mort sur le guide du routard. Un deuxieme essai?

39.Posté par Pierre Dupuy Junior le 22/02/2009 11:52

35. C'est pas moi qui ait fait le plus long, a premiere vue...

36. 1.Je cite wikipedia : "Les principales revendications qui se démarquent des autres sont notamment :

* Un relèvement immédiat et conséquent d'au moins 200 €, des bas salaires, des retraites et des minima sociaux afin de relever le pouvoir d'achat, de soutenir la consommation des produits guadeloupéens et plus généralement la demande
* Un salaire minimum guadeloupéen calculé sur le coût réel de la vie en Guadeloupe
* Baisse des taux de la taxe sur les carburants
* Suppression de la taxation des produits locaux.
* Gel des loyers pour une période indéterminée et pour l'année 2009 l'annulation de l'augmentation de 2,98 % de ceux-ci
* Obligation d'embauche des travailleurs handicapés au lieu du paiement de la pénalité prévue par la loi.
* Transparence sur la fixation des prix de l'eau, des transports, des carburants, des loyers, du gaz, de l'électricité, des nouvelles technologies de l'information et de communication
* Baisse immédiate de 50 centimes du prix des carburants
* Baisse du prix de l'eau, du prix de transport de passagers, du prix des communication
* Suppression des taxes sur les engrais, désherbants, semences, aliments de bétail et gasoil etc..., destinés à la production agricole
* Arrêt d'implantation de nouvelles stations-service
* Prise en compte essentielle dans la programmation des médias de la langue et de la culture guadeloupéennes."

Celle sur la suppression de la taxe sur les engrais, deserhervants et autres est, je trouve, particulierement... jouissive, a la lumiere des soutiens accordes aux manifestants par certains partis ...

2. Non, c'est exact. Cependant, un commentaire recent a un article sur zinfos revelait que les dirigeants de LKP sont plus qu'intimement lies aux mouvements independantistes antillais.

3. Une partie des guadeloupeens sont xenophobes et racistes. Que les bekes le soient est aujourd'hui unanimement accepte. Mais plusieurs temoignages apportes ici ces jours ci, corroborant ce que j'avais deja entendu par ailleurs , ainsi que plusieurs declarations de soutien au mouvement que j'ai lu demontrent qu'au moins une frange (sans aller jusqu'a dire une majorite) des manifestants font greve contre "les blancs" , percus en tant que race. Le fait d'avoir des ancetres pluriethniques n'a jamais rendu intelligent, Himler avait de la famille juive si je me souviens bien. Il s'agit d'une question de representation de la realite, et non de realite objective.

4. Au moins sur ce point je suis d'accord, mais je regrette les methodes employees et les derives du mouvement. Cependant, je vous invite a lire le courrier des lecteurs recemment publie sur les dockers antillais, qui vous feront peut etre relativiser certaines choses.

38.Posté par franck974 le 22/02/2009 10:38

je n'ai rien vu sur hoaxbuster
c'est possible que ce soit un hoax mais bien écrit en tout cas

37.Posté par moun lòt bò le 22/02/2009 10:32

> Grève historique : la Guadeloupe a commencé depuis 9 jours

herve33

Ci joint un commentaire paru sur le forum du guide du routard qui illustre que la grève est obligatoire et subie par la plupart des guadeloupéens :

http://www.routard.com/forum_message/1669641/pas_une_greve_generale_une_greve_obligatoire_et_subie_par_la_plupart_des_guadeloupeens.htm


Quelques pensées, en vrac qui me trottent dans la tête depuis que ce mouvement s’est amorcé. Si le message te parle, Tu peux le diffuser dans ton cercle et au-delà.

(Traduction en italique pour que tous comprennent mon propos).

A tous les dirigeants & militants syndicaux du Lyannaj kont pwofitasyon,

Vous êtes contradictoires dans vos propos, dans votre essence.
1) Vous militez pour la liberté de votre peuple, mais vous en reniez une, fondamentale. Le LIBRE ARBITRE. Dieu lui-même (pour ceux qui y croient) a laissé le libre arbitre à l’homme dans le jardin d’Eden.

Pour qui vous prenez-vous donc ?

Zo ka di patwon ka pran anployé pou timoun, é zot, ka zo ka fè, lè zo ka fè mwen soti an travay an mwen ? a pa pran mwen pou on timoun sa ???

(Vous dites que les patrons prennent les employés pour les enfants, mais vous, que faites-vous, quand vous me faites quitter mon lieu de travail ? n’est-ce pas me traiter comme un enfant ?)

Respectez le droit de la libre circulation, libre entreprise, et simplement le droit à la liberté.

Je ne VEUX PAS faire grève. Je VEUX aller travailler. Vous n’avez pas le DROIT de m’en EMPECHER.

La liberté des uns, commence, où s’arrête celle des autres.

Pourquoi me faire sortir de mon entreprise, quand J’AI DECIDE de ne pas soutenir un mouvement de grève qui ne me parle pas. Je n’ai jamais été consultée pour savoir si j’approuvais une seule des 123 revendications.

2) Vous reniez le gouvernement que vous avez mis en place, vous reniez votre appartenance à une société colonialiste, capitaliste.

Mais vous leur demandez plus d’aides, 100 millions d’euros ???????

‘zo pa enmé améyikin la, mé zo enmé biswi ay.’.

(‘Vous n’aimez pas l’américain, mais vous aimez ses biscuits’ – proverbe de chez nous)

3) Une société en crise, réduit sa consommation. Ce qui n’est pas le cas chez nous.

Zo vé bel lari, bel loto, bel kaz, bel, lenj, bel soulyé, bel tout’ bitin. Zo ka bwè chanpagn’, wisky, zo ka finn tout’ lajan a zot pou fété nwel. É on mwa apré, zo ka pléré ba la nasyon pou le POUVOIR D’ACHAT
(...)

Manifestement, ça tourne depuis un moment ! La version kréol gwadloup a été rognée en plus!

36.Posté par Ulysse le 22/02/2009 10:04

Contrairement à ce qu’affirme 32 cette lettre n’est pas un hoax.
Pourquoi ?
Tout simplement par ce qu’elle ne peux pas l’être !!!
Un hoax c’est quoi ? C’est une fausse nouvelle, une fausse information.

Quelques exemples de hoax :
- Olivier Besancenot est en fait richissime
- des bonbons sont distribués aux enfants contenant une drogue aux effets dévastateurs
- les bananes du Costa Rica sont infestées de bactéries tueuses
- réenvoyez ce message et Microsoft vous envoie 245 € !...
Tout ceci est faux bien entendu.

Or qu’en est-il de cette lettre ?
Elle a manifestement été écrite par quelqu’un qui vit en Guadeloupe, pour moi il s’agit d’une femme (question de sensibilité) et celle qui l’a écrit pense manifestement ce qui est écrit.
Ce serait par contre un faux si on me prouvait que cela a été écrit par Elie Domota ou un de ses acolytes (LOL !).

Mais surtout le grand nombre de réactions favorables ici même de Réunionnaises et Réunionnais crédibilisent définitivement le contenu de cette lettre.

Ceux que ça gêne devront trouver autre chose !…

35.Posté par Denant le 22/02/2009 10:02

Malheureusement ce texte est non signé et vraisemblablement cette dame ( si elle existe) n'a pas compris certaines choses.

Ce n'est parce qu'un ouvrier de Michellin à Clermont-Ferrand demande une augmentation de salaire qu'il demande l'indépendance de l'Auvergne ?!?
Au delà de certains dérapages , la théorie du racisme présumée des grévistes semble être la seule réponse à une demande qui je le rappelle ne concerne que les bas salaires ( pour info en Martinique il est demandé 354 € ! pour ces mêmes bas salaires) et il est évident que cette augmentation se fera selon les capacités des entreprises.

Ci-joint un document [signé celui-ci ]] de Ken CESAIRE journaliste Guadeloupéeen à Radio Caraibes Internationale ( RCI)

Sur internet circulent actuellement de multiples prises de positions signées pour ou contre cette "grève générale" alors n'hésitons pas à les publier aussi et à les lire.

Merci

Pour ceux qui n'ont rien compris (A faire tourner !) de Ken CESAIRE
Partager Aujourd'hui à 01:41

"*Les DOM-TOM (520 euros/hab/an) coutent moins chers que */

*la Corse (2400 euros/hab/an) */

*ou l'Hexagone (1200 euros/hab/an).*/

Alors renseignez vous et lisez le rapport du délégué interministérielle
à l'égalité des chances des français d'outre mer (Patrick Karam) !!!


Par ailleurs, sans les DOM-TOM la France ne posséderait pas la 3ème zone
maritime mondiale, ni aucun droit sur les droits de douane et passage
pour le Canal du Panama (grâce aux Antilles) et du Canal de Suez (La
Réunion).


Renseignez vous, Bernard Pons disait lui même en 1986 que les DOM-TOM
rapportaient à la France "largement plus que ce qu'ils lui coutent". Par
ailleurs les Antillais sont français ils cotisent et paient des impôts
comme n'importe quel français, ils sont en réalité plus taxés que les
métropolitains (en plus de la TVA, on paie ici 3 taxes d'octroi de mer
sur tout produits importé) et paient des impôts locaux aussi élevé qu'en
Région Parisienne. Alors par pitié, cessez de dire n'importe quoi, les
Antillais ne vivent pas grassement sur les impôts de leurs compatriotes
de métropole !!!


Je vais certainement me faire censurer comme d'hab mais voilà :
Je peux comprendre que les 7000 km qui nous séparent de la France
Métropolitaine fassent que certains de nos compatriotes ne maitrisent
pas trop le sujet. Le traitement déplorable des médias n'y est pas
étranger? Donc petite piqure de rappel :


1- les manifestants ne demandent rien à l Etat:

Ni argent, ni RSA, ni monnaies sonnantes et trébuchantes. Ce sont les
patrons (Béké, medef) qui ont sollicités de l?Etat, ces derniers ont
voulu tirer partie de la grève en demandant une énième aide en échange
d'augmentation des salaires les plus bas. Ils bénéficient déjà
d'exonérations de charge, de la défiscalisation, de nombreuses aides qui
proviennent de l'Etat et de l'Europe- (la liste n'est pas exhaustive).


2- Les manifestants n'ont pas et jamais demandé l'indépendance:

Vous ne trouverez nulle part une demande d'indépendance de la part des
manifestants. Le choix d?être français a été tranché à maintes reprises
(Referendum de 1946, de 1962 et 2003). Les Guadeloupéens ne demandent
qu'une chose, l?EGALITE DES DROITS pour tous les française de Métropole
et d'Outre Mer. Par ailleurs, l'indépendance ne se donne pas, elle se
prend et se conquiert par les peuples, la Guadeloupe elle est française
depuis 1635 !!!


3- Les Guadeloupéens ne sont ni xénophobes, ni racistes:

Ce sont les békés qui vivent entre eux, se marient entre eux,
travaillent entre eux en excluant les antillais. D'ailleurs les
antillais sont tous plus ou moins métissés ! Vous ne trouverez aucun
cadre de direction dans les entreprises tenus par eux, les annonces
d'emplois ne paraissent même pas en Guadeloupe, mais directement en
France, via des cabinets de recrutement. Nous vivons et côtoyons les
descendants d'esclavagistes et à ce jour les antillais n'ont jamais eu
l'attitude que eux ont envers nous.


4 - Les manifestants demandent 200€ d'augmentions pour les bas salaires:

Cette revendication est légitime, comme je l'ai expliqué plus haut les
patrons antillais bénéficient de nombreuses aides qui leur permettent
d'empocher de substantiels bénéfices. Ces aides venant de l'Etat se sont
vous, nous qui les payons pour enrichir des patrons qui exploitent les
antillais !!! Le salaire d'un Antillais est de 20% à 30% voir 50%
inférieur à ceux proposés (à compétence égale) en métropole. Quand on
sait que la bas tout coute plus cher de 20% à 30% comment voulez vous
que les gens s'en sorte??? Comment peut-on croire qu'avec un cout de
production moins élevés et de telles majorations de prix les patrons
Antillais prétendent ne pas pouvoir augmenter les salaires??? Que vous
ayez fait des études ou non, ont vous proposera le smic, les emplois
sont rares les patrons en profitent pour sous payer leurs employés.

En conclusion:


La fin du système néocoloniale (exclusivité de la Métropole et
application stricte des lois de la République) et de l'exploitation,
voila ce que les Guadeloupéens demandent, qu'on leur donne les moyens de
travailler et de vivre de leur travail et non du RSA ou autre RMI. Qu'on
arrête de donner des sommes exorbitantes, sans contrepartie, sans aucun
contrôle a des patrons qui ne font que s'enrichir en exploitant le coté
insulaire de la Guadeloupe et leurs habitants. Que ces dites sommes
servent à développer l'économie, a payer décemment les salariés pour
qu'enfin l'économie de la Guadeloupe ne repose pas uniquement sur le
tourisme.

Que les abus soient réprimandés : fin du monopole de certaines
familles qui empêchent la concurrence, veille des prix, contrôles serré
des sommes envoyés par l?Etat et l?Europe, etc... L'Etat aurait tout à
gagner à développer des partenariats avec les autres iles des Caraïbes
(Puerto Rico, St Domingue, Trinidad) avec les autres continents, la
Guadeloupe est à 4 heures de l'Amérique du Sud et à 2 h des USA.
Nous sommes des français à part entière alors de grâce cessez de nous
comparer aux habitants des pays voisins (Haïti, Cuba, République
Dominicaine, etc?) !!!

Aucun métropolitain n'aimerait qu'on lui balance
à la figure qu'il doit être heureux et la fermer parce qu'il gagne plus
et vit mieux qu'un Roumain ou qu'un Polonais. Nous ne sommes pas cubain
ni haïtien mais français comme vous et même depuis plus longtemps que
certains d'entre vous !!!

En espérant que certains comprendront un peu mieux leurs compatriotes
des Antilles et leur apporteront leur soutien dans cette lutte".

Ken CESAIRE

34.Posté par André974 le 22/02/2009 07:01

à 6. Posté par lolobatz le 20/02/2009 23:51 et 24 et 27

Comme je vous le disais hier(mais le message est resté coincé) je suis entièrement en accord avec vous sur ce sujet

à Pierre Junior pourriez vous faire plus court ,merci

à 32
bien sur que c'est un hoax mais c'est surtout de la propagande

33.Posté par zaza le 22/02/2009 02:26

désolé, j'avais oublié, Zaza, du post :
JE VIS EN FRANCE DEPUIS 25 ANS, JE N'AI P AS EU A REPONDRE DU RACISME ET MES ENFANTS NON PLUS
JE NE SUIS PAS BLANCHE DE PEAU, NI BLONDE, NI LES YEUX BLEUS - LOL :
là je ne vous crois pas.
lolo.

Désolée, si vous ne me croyez pas tant pis, mais c'est la vérité ...je ne vais pas vous adresser ma photo pour vous apporter la preuve de la couleur de ma peau !!!

j'ai rencontré des réunionnais qui travaillent en métropole (qui sont arrivés à l'époque avec le bumidom) je dis bien travailler et non vivre car le coeur est attaché à notre île.
Je ne suis pas aveugle et je ne suis pas insensible à leur souffrance

Je ne dis pas que tout est rose mais le basque ou le breton qui travaille pendant des années, à Paris par exemple, a aussi le desir de rentrer chez lui mais le plus souvent, il ne peut le faire qu'à la retraite et ils sont nombreux

zaza







32.Posté par franck974 le 21/02/2009 23:49

suis bien d'accord avec le post 29

31.Posté par hoax le 21/02/2009 23:31

Il n'empêche que ce n'est qu'un HOAX...

30.Posté par Gérard Manvussa le 21/02/2009 20:44

"Vous voulez de belles routes, de belles voitures, de belles maisons, de belles chaussures, de beaux vêtements, toute sorte de belles choses. Vous buvez du champagne, du whisky, vous vous endettez pour fêter noël. Et un mois plus tard, vous vous plaignez à l'État de votre faible POUVOIR D'ACHAT... Des caddies pleins à ras bord, une consommation à outrance, poussée à l'excès. Tellement mes compatriotes ont dépensé à Noël, ils n'avaient plus d'argent pour faire les soldes qui ont commencé le 3 janvier."

Ça ne concerne pas seulement la Guadeloupe, il faut croire que les produits de première nécessité ne sont pas les mêmes pour tous !!!

29.Posté par datinic le 21/02/2009 18:58

William..
excuse moi mais ton commentaire est totalement à côté de la plaque, et sur celui je me sens concerné (même hors context); Si j'interprête bien tes propos c'est systématique qu'une femme qui réussis, qui est capapble de tenir un discours cohérent, qu'a quelque chose à dire, est nécessairement une copine de Monsieur X, ou la maitresse de Monsieur Y.. ?


28.Posté par genevrier le 21/02/2009 17:40

Monsieur Boyer
Chaque fois que l'on ne partage pas votre vision socialo glin glin des choses c'est forcément que l'on est UMP.....
Mon bon monsieur, je crois que c'est cette attitude qui à dégouté les français d'une certaine "gauche"...
Cette femme exprime son sentiment, et je doute qu'elle soit encarté quelque part, ce qui semble ne pas etre votre cas.
A t on encore le droit de dire certaines verités sans se faire taxer d'UMP et d'autres nom d'oiseau?
Ca ne vous touche donc pas que cette femme fasse part de la partialité et du manque de liberté qu'elle a eu a subir durant les gréves guadeloupéennes?
Et bien moi je suis fiere d'avoir une compatriote telle que cette dame.
Et je suis désolé d'avoir, un temps partagé le chemin idéologique de gens ayant aussi peu d'espace pour la liberté des autres!

27.Posté par Fabienne couapel sauret le 21/02/2009 16:57

Merci Madame la Guadeloupéenne de nous donner de l'oxygène. Merci pour cette leçon de bon sens et d'intelligence. Vive la France haute en couleurs.....

26.Posté par lolobatz le 21/02/2009 16:40

désolé, j'avais oublié, Zaza, du post :
JE VIS EN FRANCE DEPUIS 25 ANS, JE N'AI P AS EU A REPONDRE DU RACISME ET MES ENFANTS NON PLUS
JE NE SUIS PAS BLANCHE DE PEAU, NI BLONDE, NI LES YEUX BLEUS - LOL :
là je ne vous crois pas.
lolo.

25.Posté par hoax le 21/02/2009 16:26

Vous avez purement et simplement publier un hoax ! c'est tout bonnement rien qu'un SPAM / Hoax qui circule sur le web, et plus particulièrement dans les boites mails. Bravo pour vos sources lol
(Réponse de Pierrot Dupuy : quand j'ai dit que j'ai reçu cette lettre d'une amie, je n'ai pas dit que c'était d'une guadeloupéenne. Cette amie n'a fait que me retransmettre ce courrier qui, me disait-elle, venait d'une guadeloupéenne. Hoax, je vais te faire un aveu: en lisant ce courrier, je me suis posé la question de savoir s'il ne s'agissait pas d'un hoax (canular sur le net). Mais, après réflexion, je me suis dit qu'il convenait de le passer quand même car il allait manifestement dans le sens de ce que beaucoup avaient exprimé dans les commentaires sur Zinfos, et il m'a semblé un bon support de discussion afin de permettre à chacun de donner son avis. Au vu de tout ce qui a été écrit, je pense que je ne me suis pas trompé...)

24.Posté par genevrier le 21/02/2009 16:24

Pierrot
Merci à ton amie
et merci à la nature qui,généreusement, à doté certains êtres d'un cerveau

23.Posté par lolobatz le 21/02/2009 16:19

Pour Zaza du post 15 :
quand j'ai évoqué des bassesses en fait je n'ai même pas pensé à la promotion canapé. Je pensais juste à ces gens qui pour s'en sortir et faire oublier qui ils sont vraiment... (je suis né à la Réunion mais je ne suis pas aussi sauvage que la plupart des Réunionnais, moi je moi je...) n'hésitent pas à enfoncer leurs camarades, à faire des coups bas, tout simplement...
IL NE FAUT PAS FAIRE UNE MAJORITE CAR IL EXISTE DES PATRONS QUI RECOMPENSENT LE MERITE : oui certains fondent leur recrutement sur le mérite et beaucoup, la majorité, ont d'autres critères....mais si vous me dites que peu de gens des DOM ont des postes à responsabilités dans les DOM parce que peu de gens des DOM sont compétents et désireux de rentrer sur leur île, là je dis que le débat serait trop long et je ne vais pas chercher à vous prouver cette évidence. Si vous ne voyez pas cela vous jouez à l'aveugle. Aider quelqu'un à voir alors qu'il ne veut pas voir...c'est peine perdue.
LA CHANCE N'EST UNE FIN EN SOI MAIS IL FAUT SE DONNER LES MOYENS (APPRENDRE TOUJOURS APPRENDRE)
JE NE SUIS PAS NEE AVEC UNE PETITE CUILLERE EN ARGENT DANS LA BOUCHE : je vous le dis, certains sont paresseux et ont besoin d'un bon coup de pied au ...mais beaucoup bossent et n'obtiennent aucune récompense. Vous simplifiez un peu trop. En disant ça, vous laissez entendre que ceux qui galèrent l'ont forcément mérité ! moi je vous dis que dans les DOM, les gens des DOM sont défavorisés sur le marché de l'emploi (sauf quelques-uns qui ont des connaissances...).
PARCEQUE POUR VOUS UNE FEMME NE PEUT PAS REUSSIR PAR SON INTELLIGENCE : là je vous avoue que je ne suis pas sexiste. Si vous avez compris cela, je suis désolé. je suis marié et je ne dénigre pas les femmes.
Pour être clair, je dis bien qu'en Guadeloupe il y beaucoup trop d'abus : tirer sur les gendarmes, casser des voitures, bloquer des ambulances, ....c'est criminel. Mais il y a un problème réel dans les DOM : injustices, racisme,...et si vous vous obstinez à ne rien voir, vous allez contribuer à ce que ces abus se multiplient.
Bonne journée à vous aussi et bon courage.
lolo.

22.Posté par Pierre Dupuy Junior le 21/02/2009 16:03

15. Posté par zaza le 21/02/2009 10:52
BONOUR
EN TANT QUE FEMME REUNIONNAISE
JE ME PERMETS DE VOUS REPONDRE PARCEQUE CE TEXTE M'A INTERPELLE

Moi je ne suis pas d'accord. C'est bien écrit, c'est touchant mais c'est tout...
J'aimerais bien que ce que vous racontez soit juste. Vous avez travaillé et vous avez une bonne place : bravo, vous le méritez certainement, mais vous avez eu de la chance.
NON JE N'AI PAS EU DE LA CHANCE, JE TRAVAILLE TOUS LES JOURS , DE TEMPS EN TEMPS, JE BAISSE LES BRAS MAIS LE LENDEMAIN, JE REPARS ... ET AUJOURD'HUI JE CONTINUE
ET JE PEUX VOUS JURER QUE SI CETTE GREVE CONTINUE JE VAIS METTRE LA CLE SOUS LA PORTE
JE SUIS CHEF D'ENTREPRISE
ET J'AI MAL CAR CE SERA 6 ANS DE LABEUR QUI PARTIRONT EN FUMEE
ça s'est plutôt bien passé pour vous alors vous estimez que ceux qui se plaignent ont forcément mal agi ! Certains sont des paresseux flambeurs et inconscients, certes, mais tant d'autres sont des gens honnêtes à qui on ne laisse aucune chance !
LA CHANCE N'EST UNE FIN EN SOI MAIS IL FAUT SE DONNER LES MOYENS (APPRENDRE TOUJOURS APPRENDRE)
JE NE SUIS PAS NEE AVEC UNE PETITE CUILLERE EN ARGENT DANS LA BOUCHE
Vous dîtes que vous récompensez le mérite, très bien, mais pensez-vous que ce soit le cas de la majorité des patrons dans les DOM ? Si c'est le cas je suis inquiet ! Il y a donc si peu de gens originaires des DOM valables pour que tous les postes à responsabilités soient donnés à des métropolitains ?
IL NE FAUT PAS FAIRE UNE MAJORITE CAR IL EXISTE DES PATRONS QUI RECOMPENSENT LE MERITE
Et puis si la Guadeloupe devient indépendante vous dites que vous allez foutre le camp ! Mais où ? Pas en France j'espère...sauf si vous souhaitez que vos enfants soient appelés sales nègres depuis leur plus jeune âge et qu'ils aient à supporter le racisme tout au long de leur vie (pensez au sort des Harkis et des pauvres Viet-namiens qui ont eu le malheur de soutenir la France...).
JE VIS EN FRANCE DEPUIS 25 ANS, JE N'AI P AS EU A REPONDRE DU RACISME ET MES ENFANTS NON PLUS
JE NE SUIS PAS BLANCHE DE PEAU, NI BLONDE, NI LES YEUX BLEUS - LOL

Moi je suis sûr que vous cachez quelque chose. Vous êtes fière d'être noire ? Avez-vous toujours tenu ce discours pour en arriver là? Pour être l'une des rares à s'en être sortie, quelles bassesses avez-vous été amenée à faire à certains moments de votre vie?
JE N'AI FAIT AUCUNE BASSESSE : TROP ORGUEUILLEUSE ET TROP INDEPENDANTE POUR FAIRE LA PROMOTION CANAPE
PARCEQUE POUR VOUS UNE FEMME NE PEUT PAS REUSSIR PAR SON INTELLIGENCE
Si vous êtes irréprochable, je vous dis bravo et je suis sincère. Dans le cas contraire, ne mentez pas. Il y a de nombreux abus, certes, mais pourquoi ces abus aujourd'hui ? Les gens raisonnables ont-ils été écoutés ?
J'en doute.
lolo.
JE NE DIS PAS QU'IL N'EXISTE PAS DES ABUS DU TOUT
DANS LA VIE MAIS TOUT N'EST PAS NOIR NON PLUS ET TOUT N'EST PAS ROSE NON PLUS

JE SUIS FIERE
D'ETRE REUNIONNAISE,
D'ETRE FRANCAISE
D'ETRE EUROPEENNE
(peu importe l'ordre)

JE N'AI AUCUN PROBLEME
AVEC LA COULEUR DE MA PEAU
AVEC MON IDENTITE
AVEC MON HISTOIRE

AU CONTRAIRE MA DIVERSITE EST UN ATOUT !!!

BONNE JOURNEE
ZAZA


Faut arreter a un moment. Certes, je suis d'accord avec vous, le racisme existe, nous l'avons, je pense, tous vecus. Mais oui, la majorite des patrons dans les DOM recompensent le merite. Et pourtant, oui, une bonne partie de nos dirigeants sont metropolitains. Pourquoi? Mais pour deux raisons: d'abord, il faut se dire qu'il est difficile , dans les DOM, de faire des etudes comparables aux ecoles metropolitaines, d'autant que notre systeme scolaire souffre d'un desavantage structurel face a la metropole que je ne m'explique pas encore aujourd'hui. On peut dire ce qu'on veut, la fac de la Reunion ne vaudra jamais Dauphine... Et il est difficile financierement de s'expatrier. Il suffit, pour se rendre compte de ces difficultes, de consulter les statistiques de l'illetrisme a la Reunion. Ca ne veut pas dire que les reunionnais sont plus cretins que d'autres mais qu'il faut rattraper ce retard la. La deuxieme raison est que les patrons promeuvent des gens de confiance, c'est a dire des gens qu'ils connaissent depuis longtemps. Ca signifie, de fait, des gens ayant passe une partie de leur vie dans les arcanes du pouvoir parisien, proches des cercles du pouvoir. De fait, l'attachement domien a sa terre d'origine (lie a son eloignement ) represente un frein a la culture d'expatriation. Il faut se dire que, pour revenir a la Reunion, il faut d'abord passer un long moment ailleurs: la Reunion est, du point de vue des metropolitains, une destination qui se merite, qu'ils confieront a des gens qu'ils savent le meriter. Plus vous vous attacherez a revenir ici, plus cela vous sera difficile. On peut difficilement faire carriere des le depart a la Reunion, sauf dans une entreprise locale ou dans les collectivites.

Non, le retour en France ne se fera pas dans les memes conditions que les harkis d'autrefois. Aujourd'hui, je soupconne la France de ne pas vouloir se battre pour une enieme possession dont elle ne sait pas quoi faire. En temps de crise economique et civilisationnelle, je la soupconne de ne pas vouloir ouvrir un front dont l'utilite n'est pas flagrante. Oui, il y a des racistes en France, je les ai rencontres. Oui, j'en ai souffert, comme vous. Non, aujourd'hui, le contexte n'est pas le meme que dans les annees 60, loin de ces sanglantes guerres qui furent celles de nos peres. Non, aujourd'hui, le racisme n'est pas aussi repandu dans la societe francaise qu'il le fut, a l'heure ou plus que jamais les malentendus sont nombreux.

Aujourd'hui, parce que vous accusez quelqu'un que vous ne connaissez pas d'avoir prostitue son honneur pour obtenir sa place actuelle, simplement parce qu'elle s'oppose aux veilleites independantistes et racistes d'un Domota, j'ai peur. J'ai peur que cette crise nous depasse tous. J'ai peur que les chaines de l'histoire ne soient jamais tombees des coeurs de certains. J'ai peur que la crise actuelle ne soit que l'avatar d'une haine ancienne. J'ai peur car je revois les fantomes d'Haiti , les ombres dans les champs de canne la nuit, les flammes et le sang. J'ai peur de voir la terre ou je suis ne, que toute ma vie je me suis prepare a servir, suivre un chemin qui ne nous amenera que des malheurs, qui nous eloignera l'un de l'autre. J'ai peur parce qu'il n'existe pas, actuellement, de Nelson Mandela domien.

C'est a nous, hommes de peu de foi, apatrides, traitres a la race, de nous battre aujourd'hui, avec ces armes qui sont les notres: le dialogue, l'affection, la justice. C'est a nous de dissiper les malentendus. C'est a nous de retablir l'egalite et la fraternite entre des freres qui ne se comprennent plus. Parce que nous ne voulons pas voir la flamme de la Republique s'eteindre la ou elle a brille 4 siecles. Parce que c'est en temps de crise que l'on reconnait ses amis, c'est ici et maintenant que, plus que jamais, dans le DOM, nous devons etre fideles a nos ideaux.

21.Posté par Epeire le 21/02/2009 15:23

"Vous êtes fière d'être noire ? Avez-vous toujours tenu ce discours pour en arriver là? Pour être l'une des rares à s'en être sortie, quelles bassesses avez-vous été amenée à faire à certains moments de votre vie? "
Vous n'avez pas honte n° 6 ?

Je suis noire, je m'en suis sortie à la force des poignets sans me rabaisser à quoi que ce soit ! Le mot "nègre" me fait bondir, vous me faites bondir ! Ferme out taquet !

Et bravo à cette dame !

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