L’alternance à la Région est devenue nécessaire parce qu’à gauche la volonté de transformer les choses et la société s’est épuisée. Depuis trop longtemps la Région fonctionne dans l’isolement, sans imagination, hors du temps et des réalités.
Que reste-t’il du désir de changer la vie ?
L’alternance est devenue nécessaire parce que les gauches à La Réunion se sont enfermées dans une gestion boutiquière et clanique des affaires publiques. Ce sont elles qui incarnent désormais la fin de l’espérance politique.
Un petit groupe autiste s’est emparé du pouvoir régional et il a muré nos horizons dans le matérialisme le plus sordide.
À force de répéter que tout le mal s’est incarné dans l’action gouvernementale, ils s’en sont persuadés...
La succession des échecs a fait taire leurs propres insuffisances et ils ont caché nos responsabilités collectives dans le gâchis d’un développement à la petite semaine qui étouffe la jeunesse de La Réunion dans un marasme sans issue.
Le changement s’impose parce que l’ivresse du pouvoir a asséché le cœur de ceux qui se réclament de la gauche à La Réunion.
Le ronronnement des élites communistes et socialistes est devenu assourdissant. L’épuisement d’une politique institutionnalisée, sans imagination, maintenant asservie aux lois et non au peuple plonge dans la désespérance La Réunion silencieuse.
Oui, ça suffit !
Les clans, les courtisans pour finir le népotisme…
Dans cette île, ce sont les gauches qui incarnent le conservatisme et la réaction.
La Région n’est pas la plume dont on se sert pour marquer son nom et imprimer sa trace dans l’Histoire.
Nous on veut êtres écoutés, respectés, considérés…
C’est maintenant qu’on veut vivre.
Alain Bénard