Lettre au maire de Saint-Louis
Dans la même commune…
Monsieur,
Nul n’ignore la "crise" qui frappe notre commune, à part quelques irresponsables qui se voilent la face et se bouchent les oreilles en continuant à piller et à se servir sur le dos des contribuables. Dans le cadre d’un plan de redressement, qui vous est imposé mais aussi nécessaire, différentes mesures sont et doivent être mises en place ; tels que : l’augmentation des impôts locaux, restauration scolaire payante, diminution des indemnités d’élus ou encore assainissement des dépenses communales… Mais la mesure phare de votre plan reste la diminution de 5% des salaires (avec augmentation des ARTT) de tous les agents qui travaillent à temps plein. Mais la bataille concernant cette mesure est loin d’être gagnée, pour ne pas dire perdue, à cause d’une opposition municipale non constructive, voire destructrice, mais aussi et surtout à cause de l’incompétence et du non professionnalisme des services ou plutôt de certains décideurs trop bien rémunérés. Pendant des semaines, vous aviez entrepris et tenu un discours pour nous (les 80%) rassurer et pour nous assurer que cette mesure ne s’appliquerait pas à tous ceux qui sont à temps partiel. Mais aujourd’hui, pour sauver la face devant les autorités et pour devancer une décision inéluctable du tribunal administratif, incompétence des services oblige, vous nous (les 80%) demandez encore une fois de diminuer notre salaire. Vous nous demandez d’être solidaire à votre gestion calamiteuse et à celle de votre prédécesseur, en nous rabâchant (une fois de plus) qu’avant mars 2008 nous n’avions rien ! Mais, Monsieur le Maire, si vous êtes là, c’est aussi grâce à nous, les 80% ! Je me permet de vous rappeler, Monsieur, qu’on paye nos impôts (qui vont encore augmenter !), qu’on paye la cantine (qui devient payante !), qu’on paye notre loyer (on n’a plus droit à l’APL), qu’on paye nos crédits (qu’on a pu faire en devenant fonctionnaire !), qu’on paye notre mutuelle (on n’a plus droit à la CMU !), qu’on paye nos factures… comme tout le monde certes (ou du moins ceux qui ont la chance de pouvoir le faire), mais qu’on travaille qu’à 80% sans indexation, donc payé à ce même taux. Pour tout ça, je vous remercie Monsieur le Maire, vous m’avez sorti de la misère et je suis sincère. Mais jusqu’à quand et jusqu’où devrais-je payer mon militantisme ? Depuis quelques jours votre discours à changé, comme souvent depuis deux ans, vous nous rassurez de la manière la plus orthodoxe qui soit en vous vidant de votre substance sociale et en rendant rachitique vos militants salariés. En effet, la pression de certains de vos collaborateurs est énorme sur nous ; mais on ne sauvera pas "le soldat Saint-Louis" à nous tous seuls Monsieur. Vous ne pouvez impunément continuer à sabrer les salariés les plus défavorisés. Comment peut on parler de rigueur pour certains employés communaux, dès lors que les privilèges de certains autres sont toujours en place, que la bande des autres (opposition municipale) fait régner sa loi, ou encore que le quarteron de "décideurs" (stalinisé par un incompétent assoiffé de pouvoir, nommé Y.D.) continu d’avoir des déjeuners de travail (soit disant), dans différents restaurants aux frais du contribuable. Le fond du problème, autrement plus sérieux que les débats sémantiques qu’il y a par ici ou par là, est que le choix opérés par cet olibrius sont frappés du sceau de l’injustice et inopérants du fait qu’ils sont retoqués trop souvent par le contrôle de la légalité ou par le tribunal administratif. La doxa populaire veut que vous agissiez, mais agir par la voie de la rigueur à sens unique et en espérant rééquilibrer les comptes est une illusion qui risque d’enfoncer encore plus notre commune dans l’entonnoir du déficit et du déclin. Notre belle commune est la risée de tous, on se croirait dans la commedia dell’arte ! Il n’y a plus de place pour les fanfarons et il vous reste peu de temps pour essayer de mettre en pratique votre slogan "Vivre mieux à Saint-Louis et la Rivière" avant qu’il ne se transforme en "Cauchemar à Saint-Louis et la Rivière". Un militant blasé, un salarié à 80% paupérisé. Vendredi 23 Juillet 2010 - 09:34
Un militant salarié, blasé et paupérisé
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