Tout le monde s'est étonné de voir Gilbert Annette se désolidariser des 23 (22 au final) autres maires de l'ile, en organisant envers et contre tout la rentrée scolaire demain matin, alors que tous les autres élus s'accordent à dire qu'elle ne peut s'effectuer dans des conditions de sécurité et d'hygiène satisfaisantes.
Quelle mouche a donc piqué le maire de Saint-Denis?
Est-ce qu'il faut accorder un quelconque crédit à Gérald Maillot quand il laisse entendre à mots couverts dans le journal télévisé d'Antenne Réunion que Saint-Denis est mieux gérée que les autres communes? Si c'était vrai, il y a longtemps que ça se saurait...
Non, la vraie explication est ailleurs : Gilbert Annette a tout simplement grandement besoin de se mettre bien avec Victorin Lurel, le gouvernement et le PS. Et cela pour deux raisons.
La première, il ambitionne de faire nommer son fils Didier Annette au poste de délégué interministériel à l'Egalité des chances, vacant depuis trois mois maintenant, depuis l'arrivée de François Hollande et le départ de Claudy Siar. Devant le tollé des Réunionnais de n'avoir eu aucun des leurs nommé ministre, contre trois pour les Antilles, Jean-Marc Ayrault a décidé d'octroyer ce poste à un originaire de notre ile. Problème : qui nommer? On se souvient que Françoise Vergès avait fait des pieds et des mains pour obtenir le poste. Elle a d'ailleurs failli y parvenir tant elle a su faire jouer ses réseaux dits de la "diversité" parisiens, mais les véto ont été nombreux en provenance de la Réunion, notamment après que nous l'ayons annoncé sur le Blog. Exit donc Françoise Vergès. Mais ça ne résoud pas le problème pour autant. Ericka Bareigts aurait fait une bonne candidate, mais elle a été élue députée entretemps. D'où le forcing de Gilbert Annette en faveur de son fils qui, dit-on à Paris, tiendrait à son tour la corde...
La deuxième raison est propre au PS. Les élections internes approchent et Gilbert Annette sait que la lutte va être féroce. Même s'il est premier secrétaire fédéral sortant, même s'il est à la tête de la plus grosse ville et donc potentiellement d'un vivier confortable de militants, il sait qu'il va devoir se battre seul face à tous les maires du "PS des champs" emmenés par un Patrick Lebreton d'autant plus revanchard qu'il estime s'être fait déposséder par la fraude lors des précédentes élections. Or, le camp du député-maire de Saint-Joseph s'est grandement renforcé et Gilbert Annette peut raisonnablement craindre pour son poste. Un soutien de la rue de Solferino et du gouvernement ne serait donc pas de trop dans cette bataille qui s'annonce sanglante.
Et voilà pourquoi les écoles seront ouvertes demain matin...
Quelle mouche a donc piqué le maire de Saint-Denis?
Est-ce qu'il faut accorder un quelconque crédit à Gérald Maillot quand il laisse entendre à mots couverts dans le journal télévisé d'Antenne Réunion que Saint-Denis est mieux gérée que les autres communes? Si c'était vrai, il y a longtemps que ça se saurait...
Non, la vraie explication est ailleurs : Gilbert Annette a tout simplement grandement besoin de se mettre bien avec Victorin Lurel, le gouvernement et le PS. Et cela pour deux raisons.
La première, il ambitionne de faire nommer son fils Didier Annette au poste de délégué interministériel à l'Egalité des chances, vacant depuis trois mois maintenant, depuis l'arrivée de François Hollande et le départ de Claudy Siar. Devant le tollé des Réunionnais de n'avoir eu aucun des leurs nommé ministre, contre trois pour les Antilles, Jean-Marc Ayrault a décidé d'octroyer ce poste à un originaire de notre ile. Problème : qui nommer? On se souvient que Françoise Vergès avait fait des pieds et des mains pour obtenir le poste. Elle a d'ailleurs failli y parvenir tant elle a su faire jouer ses réseaux dits de la "diversité" parisiens, mais les véto ont été nombreux en provenance de la Réunion, notamment après que nous l'ayons annoncé sur le Blog. Exit donc Françoise Vergès. Mais ça ne résoud pas le problème pour autant. Ericka Bareigts aurait fait une bonne candidate, mais elle a été élue députée entretemps. D'où le forcing de Gilbert Annette en faveur de son fils qui, dit-on à Paris, tiendrait à son tour la corde...
La deuxième raison est propre au PS. Les élections internes approchent et Gilbert Annette sait que la lutte va être féroce. Même s'il est premier secrétaire fédéral sortant, même s'il est à la tête de la plus grosse ville et donc potentiellement d'un vivier confortable de militants, il sait qu'il va devoir se battre seul face à tous les maires du "PS des champs" emmenés par un Patrick Lebreton d'autant plus revanchard qu'il estime s'être fait déposséder par la fraude lors des précédentes élections. Or, le camp du député-maire de Saint-Joseph s'est grandement renforcé et Gilbert Annette peut raisonnablement craindre pour son poste. Un soutien de la rue de Solferino et du gouvernement ne serait donc pas de trop dans cette bataille qui s'annonce sanglante.
Et voilà pourquoi les écoles seront ouvertes demain matin...
















