Economie

Les spécificités locales du Plan de relance de l'économie

Adopté en décembre dernier, le Plan de relance de l'économie et son montant global de 26 milliards d'euros aura aussi sa variante locale. Les mesures ont été axées sur l'investissement et auront pour but de remédier aux difficultés des PME. Quel sera le degré d'application de ce plan à la Réunion ?


Les spécificités locales du Plan de relance de l'économie

"Soutenir l'action d'aujourd'hui et préparer la compétitivité de demain" soulignait Nicolas Sarkozy le 4 décembre 2008 à Douai. Si l'on connaît les principales mesures du plan de relance à l'échelle nationale, des dispositions complémentaires ont aussi vu le jour localement. Contexte financier morose oblige, les PME réunionnaises sont confrontées à des complications surtout au niveau du crédit. Comment soutenir précisément l'investissement local ?

A. Soutenir l'investissement des entreprises afin de soutenir l'économie.

Un meilleur suivi du financement de l'économie et de la médiation du crédit a été mis en place. Ce dernier comprend une commission départementale hebdomadaire de suivi et un comité de suivi territorial. Afin d'échelonner la dette fiscale et sociale, un dispositif "Crise financière" a aussi vu le jour. Une taxe professionnelle a aussi été créée pour les investissements réalisés entre octobre 2008 et le 1er janvier 2010. Dans cette continuité, les entreprises locales seront incitées à investir cette année via l'amortissement accéléré. Afin de mettre en pratique cette dernière mesure, une zone franche globale d'activité sortira de terre ainsi qu'une relance du micro-crédit.

B. Aider les entreprises touchées par un ralentissement d'activité.

Dans le contexte financier actuel, l'Etat remboursera rapidement les dettes qu'il doit aux acteurs économiques. 2009 verra aussi l'augmentation des avances versées sur les marchés publics de l'Etat. Après le projet de l'observatoire des prix et le chariot-type, c'est un observatoire des délais de paiement qui verra le jour. Nul doute qu'il s'agit là d'une initiative intéressante, encore faut-il qu'elle aboutisse.

C. Faciliter l'embauche et adapter la formation contre le chômage.

La création du nouveau régime d'auto-entrepreneur est un premier pas dans ce sens. La seconde mesure concernera la mise en place d'un meilleur accompagnement des créateurs d'entreprises. Seront également mises en place, des mesures dont l'objectif est d'accompagner le ralentissement de l'activité des entreprises sans recourir forcément au licenciement. Enfin, dans la perspective de déboucher sur un emploi pérenne, les contrats aidés marchands peuvent aussi apporter des solutions.

D. Accélérer l'investissement des acteurs publics.

250 millions d'euros ont été fléchés vers des projets d'intérêt général dans les DOM en plus des 113 millions dédiés spécifiquement à l'outre-mer (Fonds exceptionnel d'investissement). Cette accélération des investissements ne s'arrête pas là puisqu'un tableau de bord de suivi des commandes publiques de l'Etat et des marchés des collectivités locales sera institué ainsi que la mise en place d'une avance sur le versement du FCTVA.
Lundi 26 Janvier 2009 - 09:31
Ludovic Robert
Lu 1104 fois




1.Posté par mastercard le 26/01/2009 14:11
Vous parlez de 250 millions "fléchés vers des projets d'intérêt général dans les DOM". D'où sortent-ils? Accélération des contrats de plan? Augmentation des investissements de l'Etat? Aide du système bancaire y compris l'AFD? Aucun document émanant du secrétaraita d'Etat à l'outre-mer ne donne un tel chiffrage.
D'où sort aussi cette notion de "projets d'intérêt général"?

2.Posté par Ludovic Robert le 26/01/2009 15:47
En réalité, les 250 millions d'euros proviennent des 4 milliards d'euros d'investissements supplémentaires mobilisés par l'Etat en 2009. Sur ces 4 milliards, 250 millions d'euros seront donc portés sur des projets d'intéret général afin d'honorer dès cette année la totalité des engagements de l'Etat et dans le but de financer de nouveaux projets. D'où viennent ces 4 milliards d'euros ? Ils résultent des mesures gouvernementales visant à accélérer l'investissement des acteurs publics, afin de soutenir l'activité économique locale...
Par contre, les 113 millions d'euros découlent du Fonds exceptionnel d'investissement qui serviront, en théorie, au financement des engagements de l'Etat pour les contrats de projets...

3.Posté par mastercard le 27/01/2009 07:51
Je ne suis pas convaincu.
Les investissements de l'Etat pour faire face à la crise -selon le plan d erelance annoncé le 4 décembre à Douai se décompose ainis:
augmentation de la contribution de l'Etat dans les contrats de projets: +60 millions pour l'outre-mer;
augmentation des investissements de l'Etat: +4 milliards globalement mais, officiellement, pas de précisions en ce qui concerne les DOM. Le chiffre de 125 millions a officieusement circulé mais il n'y a pas de confirmation officielle jusqu'aujourd'hui. D'ailleurs quand on regarde les déclinaisons de ces investissements (par exemple le plan solidarité présenté le 15 juillet) rien n'est prévu pour les DOM.
augmentation du fonds exceptionnel d'investissements: +73 millions s'ajoutant à 40 millions.
Je ne vois toujours pas d'où sortent ces 250 millions!
C'est quoi les projets d'intérêt général?

4.Posté par cambronne le 29/01/2009 19:56
Tiens c'est bizarre comme c'est bizarre qu'elle est la couleur du cheval blanc Henry IV premier des Bourbons sans être nostradamus à voir notre Ministre Jégo tonnant "Merlin" en menaçant de son sceptre d'archisuperhérosdruide surmonté d'une tête de Garcimore pour un tour de carte sans l'as de pique, ce que je t'ai donné, je peux te le reprendre! Rappelle-toi du souffle du dragon!

DERNIERS RECORDS AVANT LA CRISE

En 2008, le BTP a fait travailler 1 642 500 salariés, intérim compris, soit un niveau record. Mais cette performance ne se répétera pas en 2009, année au cours de laquelle le secteur sera à son tour destructeur d’emplois : 45 000 sont menacés, dont 15 000 intérimaires. Le bâtiment comme les travaux publics seront touchés, quelles que soient les hypothèses du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire.

45 000 c’est le nombre de postes qui pourraient être détruits en 2009 dans la construction, selon le Meedat.
De 1 499 000 en 2008, les emplois salariés permanents tomberaient entre 1 458 000 et 1 481 000, selon l’hypothèse basse ou haute. L’intérim se rétracterait aussi, passant de 143 500 équivalents salariés en 2008 à un niveau compris entre 125 000 et 132 000 en 2009.

Quand vous pensez que rien qu'ici à la Réunion l'on parle de 10000 licenciements sec ...dans le BTP ...

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales