Social

Les salariées d'une crèche de Piton Saint-Leu stoppent le travail pour protester


La case Marmailles du Portail à Piton Saint-Leu en pleine turbulence. Aucun enfant n'a franchi la porte de la structure petite enfance depuis lundi. La faute à une grève qui mobilise les 16 salariées passablement remontées contre un retard de salaire. 

Une réunion de mise à plat de la situation de la crèche qui s'est tenue ce mercredi après-midi n'a donné aucun résultat si ce n'est raviver un peu plus la colère des femmes en charge de l'encadrement de la soixantaine d'enfants qui sont confiés à la structure chaque jour. 

"Nous avons eu des promesses du directeur il y a deux semaines, comme quoi il ne fallait être patiente", décrit l'une d'elles. Promesses évidemment non tenues au vu de la paralysie que traverse la crèche depuis lundi. Selon les informations relayées par les grévistes soutenus par le syndicat Union régionale, la crèche privée occupant un local mis à disposition par la commune, fait face à d'énormes difficultés financières. N'ayant pu être vérifié ce mercredi soir à l'issue de cette réunion entre la direction et les salariés, nous ne communiquerons pas ce montant pour le moment.

"Nous sommes des mamans. Il n'y a que des femmes sur la quinzaine de salariées. Nous rencontrons des difficultés financières et nous n'avons toujours pas été payées pour le mois de septembre", informe une salariée. Outre le fait qu'elle pénalise les salariés de Case Marmailles, cette grève se répercute sur les parents, sans solution immédiate d'accueil pour leur enfant. 
Jeudi 6 Octobre 2016 - 02:07
LG
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1.Posté par Eon le 06/10/2016 05:18
Tout travail mérite salaire !

2.Posté par dégoutée le 06/10/2016 04:04
marre de ses menteurs et profiteurs qui font travailler des mères de familles et qui ensuite ne les payent pas comment peut-on laisser des gens travailler alors que l'on savait pertinemment qu'ils n'allaient pas être payer??? je n'ai plus de mot pour dire combien tous cela me dégoûte patrons pathétiques !!!!

3.Posté par Le Caf le 06/10/2016 04:23
Il est inadmissible que les services de contrôle sur ce genre d'établissement ont laissé pourrir cette situation. Outre le fait que des salariées se retrouvent dans une situation financière compliquée, le principe de précaution n'a pas été respecté pour la protection des enfants qui sont accueillis dans un établissement ne remplissant les conditions de sécurité à tous les niveaux.
On est en droit de s'interroger sur la compétence des personnes recrutés a ce niveau. Y-a-t-il eu des alertes auprès des partenaires financiers ?
La petite enfance est une compétence du Conseil Départemental
et la CAF. Ces organismes on-t-ils été saisi sur cette situation ?

4.Posté par Didier le 06/10/2016 13:13
Ce n'est pas première fois que des patrons de crèches s'exonèrent de payer les salaires. Ils ne sont pourtant pas dépourvus de moyens financiers puisqu'ils font payer les parents des sommes rondelettes pour s'occuper de leurs enfants (parfois jusqu'à 800 euros par mois), reçoivent des subventions de la CAF pour la construction et l'équipement de leurs structures et usent et abusent, par dessus le marché de l'utilisation des emplois aidés à durée déterminés pour lesquels ils bénéficient encore d'allègement de cotisations sociales de l'Etat.
Ces margoulins rechignent à payer les salaires, mais bien souvent utilisent l'argent des parents et des collectivités publiques à monter d'autres structures tout aussi juteuses pour eux financièrement.
Tout cela se fait avec la complicité des élus et de l'Etat qui n'ont d'yeux que pour les entreprises, mais se fichent comme d'une guigne des intérêts des travailleurs de ces structures, des enfants et de leurs parents.
L'an dernier, dans de pareils cas, la mobilisation des salarié(e)s privé(e)s de leurs salaires depuis des mois a obligé plusieurs responsables de crèches à Saint André à leur verser leur dû.
Alors "Reste solidaires, largue pa, zot va gaigne zot droit !"

5.Posté par sensuelle-radio le 06/10/2016 14:44
surtout que c dur pour tout le monde, faut vite alimenter leur compte bancaire.

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