Social

Les revendications de "Lo FER"

Comme nous l'avons fait pour la liste des 500 produits du COSPAR, nous vous proposons l'intégralité des revendications du collectif "Lo Fer".


Les membres de "Lo FER" sont :
La FNTR Fédération nationale du transport routier de marchandises
FNTV Fédération nationale du transport de voyageurs
UNOSTRA Union nationales des Organisations Syndicales du Transport Routier Automobile
FEDACTION REUNION Fédération Départementale des Associations d’Artisans, de commerçants, Travailleurs Indépendants Organisés
FNTI Fédérations Nationales des Taxis Indépendants
CAPEB   Confédération des Entreprises Artisanales et des Petites Entreprises du Bâtiment
CSAAR Chambre Syndicale Ambulanciers Agréés de la Réunion
CASDR Chambre Syndicale des Ambulanciers du Département de la Réunion
FTR Fédération des Terrassiers de la Réunion
VTR Vigilance des Terrassiers de la Réunion
UTI Union des Travailleurs Indépendants
SIPHOB Syndicat Interprofessionnels Horlogerie Orfèvrerie et Bijouterie
COLLECTIF pour la défense des entreprises du terrassement et du Transport

"Notre organisation s’inscrit dans la rupture avec les engagements pris par les centrales syndicales MEDEF et CGPME dans le cadre des négociations actuelles portant sur notre contribution à l’amélioration du pouvoir d’achat.

Nous estimons, compte tenu de la conjoncture et de la situation des difficultés que connaissent un grand nombre d’entre nous, que les conditions ne sont pas réunies.
Nous disons alors que les entreprises se trouvant en position dominante ou se situant dans les secteurs d’activités protégées voire bénéficiant d’ententes illicites doivent redistribuer à leurs salariés le fruit de leur travail.

A notre niveau, nous participons activement à la solidarité et au maintien des liens sociaux en gardant, et jusqu’à la cessation de paiement, des salariés dans nos entreprises.
Nous avons cependant espoir, malgré nos difficultés, que cette crise puisse être le point de départ d’une nouvelle donne en terme d’équilibre économique et de changement dans les rapports entre donneurs d’ordre et entreprises prestataires.

Nos principales revendications ont comme fil conducteur :

Un meilleur partage des richesses, d’abord entre grosses entreprises et TPE, ensuite entre patronat et salariés en appelant les décideurs (Etat et Collectivités locales) à mettre en place des mesures de sauvegarde dans une économie insulaire caractérisée par : la taille étroite du marché, le poids des grosses entreprises et l’absence d’organisation et d’expression des TPE (moins de 10 salariés) représentant plus de 95% du tissu économique local.
Ceci étant, nous avons hiérarchisés nos revendications en fonction de l’urgence, à savoir :

Mesures conjoncturelles :

Prenant en compte la difficulté de nos entreprises à faire face à la raréfaction des marchés, aux procédures contentieuses systématiques et au désengagement des banques.

1.    Relance de la commande publique
La priorité doit être donné aux grands travaux d’infrastructures tels que le route du littoral, la rocade sud et le tram-train et non la Maison des Civilisations.

L’accompagnement des projets concourant à améliorer notre environnement tels que les décharges agrées, les stations d’épuration et les énergies renouvelables nous semblent également prioritaire.

Deux gardes fous doivent être mis en place :
_Allotissement systématique concernant notamment le terrassement et le Transport.
_Accès préférentiel réservé aux TPE et groupement d’entreprises dans les appels d’offres (mesure en faveur des TPE relevant des NTIC contenu dans la loi de modernisation des entreprises).

2.    Suppression des dettes fiscales et sociales, les frais et pénalités y afférents et leur suspension jusqu’à la sortie de crise avec arrêt des procédures contentieuses.

*Introduction d’un décret permettant l’échelonnement des cotisations ouvrières limitant la mise en redressement et liquidation judiciaire systématique des entreprises en difficulté.

*Introduction d’un décret visant la suppression des cotisations URASSAF, s’agissant d’une contribution de solidarité qui n’a plus lieu d’être.

*Introduction d’un décret permettant de garantir un minimum de versement retraite (1.500 euros) ou liberté de cotiser.

3.    Compte tenu de l’intervention financière de l’Etat en leur faveur, faire jouer aux banques le rôle d’amortisseur de crise en :

_Acceptant le report des échéances de prêt avec abandon des intérêts de la dette et exonération des timbres fiscaux dans le cadre de la levée de l’interdiction bancaire.

_Rétablissant les difficultés de caisse accordées aux entreprises avant la crise financière quitte à ce que des organismes comme OSEO leur apporte une caution.

*Introduction d’un décret visant à lever le soutien abusif des banques en cas d’intervention auprès d’une entreprise en difficulté.
Mesures structurelles :
Visant à très court terme à nous donner les marges de manœuvre nécessaires à la pérennité de nos entreprises.

4.    Valorisation de nos prestations
Faire appliquer une grille de coûts de référence par métier, à l’instar de ce qui existe pour le transport mais non applicable par manque de volonté politique, afin que les entreprises travaillent au dessus de leur prix de revient.

5.    Abaissement de nos charges (prix de nos intrants)

_Par une meilleure politique de taxation de ces produits :
Octroi de mer calculé sur des prix de départ, hors frais d’approche
*exonération d’octroi de mer sur les produits pétroliers, baisse de TVA…

_Par la mise en place de régime d’aide à la structuration des activités artisanales et commerciales s’articulant autour de regroupement d’entreprises et de mise en place de centrales d’achats.
Mise en place d’une zone franche d’activité reprenant l’ensemble de nos revendications quelque soit l’activité".
Mardi 24 Mars 2009 - 07:25
Karine Maillot
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1.Posté par FRANCO le 24/03/2009 08:03
Quoi que certains peuvent en penser, il est une réalité incontournable car évidente, les grandes familles qui tirent, à leur profit depuis des décennies, les ficelles de l'économie réunionnaise, la fameuse "Réunion économique", avec l'appui de la région et de la CCIR, ne sont pas les seuls acteurs de l'économie réunionnaise. Des dizaines de milliers d'emplois sont maintenus par toutes ces PME et TPE qui sont et font aussi la Réunion. Après avoir profité des fonds français et européens, de nombreuses grandes entreprises ou grandes familles possédantes vont investir ailleurs qu'à la Réunion pour gagner toujours plus, surtout dans le contexte de crise actuel. En France des citoyens réclament que cesse les aides aux DOM sur leurs impôts ! En Nouvelle Calédonie un collectif se bat contre l'arrivée d' Air Austral qu'ils considèrent comme préjudiciable à leurs intérêts et justifiée par les intérêts d'investisseurs réunionnais comme le président du MEDEF Réunion ( sans que cela n'apporte véritablement quoi que ce soit aux Réunionnais qui paieront cette stratégie ) !
Mettre les responsables de la situation actuelle en allant klaxonner devant la pyramide inversée, c'est une bonne preuve que la FER n'entend pas être "à la botte" d'une politique et de certains dirigeants et n'entend pas en rester aux conséquences mais se mobiliser sur les causes !
Ne pas vouloir les entendre et les écarter des futurs Etats Généraux serait une preuve d'immobilisme et d'une attitude réactionnaire face à un monde qui doit changer sionon nous finirons tous dans un mur de Berlin !

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