Société

Les retenues collinaires : Le maillon essentiel de la lutte contre le feu

L'après-incendie du Maïdo de 2010 s'est construit autour du "plan opérationnel feu de forêt", mis en marche officiellement en juillet dernier. En pleine saison sèche, les hommes de l'ONF établissent un état des lieux des moyens matériels dont ils disposent aujourd'hui. Au coeur du dispositif se trouvent les fameuses retenues collinaires, celles qui avaient été tant sollicitées l'année dernière.


Si un incendie gigantesque sur les flans du Maïdo ne se produit que tous les quinze à vingt ans, les autorités en charge du site naturel n'ont pas attendu cette échéance pour répondre aux failles mises au jour il y a un an, à commencer par l'état critique de l'approvisionnement en eau des soldats du feu. En plein incendie l'année dernière, une retenue collinaire se trouvait ainsi, manque de chance, en pleine rénovation donc inutilisable. Des péripéties que comptent bien esquiver les autorités à l'avenir.

"En tout, ce sont quatre retenues d'eau qui sont actuellement disponibles" affirme Stéphane Hoarau, conducteur de travaux à l'ONF. Véritable témoin de l'évolution de la forêt du Maïdo depuis 14 ans, il reste incollable sur le sujet.

Parmi les anecdotes de l'incendie, qui auraient d'ailleurs pu finir au rang des mauvais souvenirs, Stéphane Hoarau raconte ce repli urgent en compagnie d'autres agents ONF, lorsqu'ils avaient été surpris par l'encerclement des flammes. De son premier grand incendie (le dernier ayant eu lieu en 1988), Stéphane Hoarau retient l'urgence de disposer de ressources en eau suffisantes. Pour faciliter le travail des soldats du feu évidemment et faire gagner un temps forcément précieux afin de préserver espèces tant végétales qu'animales.

Stéphane Hoarau de l'ONF, témoin privilégié de l'incendie de 2010
Stéphane Hoarau de l'ONF, témoin privilégié de l'incendie de 2010
L'agent de l'ONF nous présente la dernière née des retenues d'eau : celle de Ravine Tête dure. Sa forme en "huit" lui donne même un air "designé" en rigole-t-il. D'une capacité de 2.500 voire 3.000 m3, la retenue collinaire livrée en mai 2010, soit seulement cinq mois avant l'incendie, n'aura pas été de trop pour venir en aide aux sapeurs-pompiers. "Elle se remplit par un système de drainage avec les cailloux" situés en amont de la réserve qui servent finalement de filtre aux éventuels branchages par exemple. Trois autres retenues, celles de Timour, de Piton Fougères et de Trois-Bassins, avec 8.000 m3 pour cette dernière tout de même, complètent la panoplie. Des retenues qui peuvent aussi, et on l'oublie souvent, être utilisées par les hélicoptères se réapprovisonnant en stationnaire au-dessus du bassin, rappelle Stéphane Hoarau.

Du renfort dans toutes les lignes

Du millier de personnes impliquées dans la lutte contre le gigantesque incendie, toutes se souviendront sûrement du ballet incessant des camions citerne (voir la photo plus bas) contraintes de se ravitailler à des bouches d'incendie au niveau du Parc du Maïdo, plus connu pour ses luges. De ce point d'eau providentiel, les camions chargés devaient effectuer 5km de route pour arriver à proximité des principaux foyers qui rongeaient la forêt. Une contrainte supplémentaire que souhaitent éviter à l'avenir les autorités.

Du fait de ce manque d'approvisionnement direct sur site, 8 tonnes de matériel étaient même arrivés par la voie des airs, dans les soutes des pompiers du sud de la France venus en renfort. Des motopompes pour créer des points d'eau artificiels ou encore des bâches héli-transportables étaient venus compléter le tableau de la lutte. Plus désagréable pour les habitants de Petite France notamment qui ont dû subir des réductions de débit de l'eau à leur robinet.

Le "plan opérationnel feu de forêt" dévoilé en juillet par le préfet de la Réunion a mis sur pied un dispositif renforcé pour parer à toute éventualité de l'ampleur de 2010. Une centaine de sapeurs-pompiers ont ainsi été formés spécifiquement aux feux de forêts. Le matériel n'est pas oublié : 48 camions citerne feux de forêts (CCF), et 9 camions citernes de grande capacité pourront être déployés. Dans les airs, ce ne sont plus deux hélicoptères qui seront sollicités mais quatre.

La phase d'alerte maximum a été déclenchée le 1er août 2011. Elle s'achèvera le 31 janvier 2012.

Les camions citerne remontaient difficilement dans les virages de la route Maïdo
Les camions citerne remontaient difficilement dans les virages de la route Maïdo
Mercredi 19 Octobre 2011 - 07:43
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par noe 1 le 19/10/2011 08:46
Ne peut-on mettre des truites dans ces bassins ? un lieu de baignade ?

2.Posté par Cambronne le 19/10/2011 08:52
Mon dieu pas possible d'être aussi con que Noé pour sortir des conneries pareilles

3.Posté par noe le 19/10/2011 14:02
Mon cher Cambronne ,
Quand la note de notre pays sera "A-" , les salaires , les retraites , les aides diverses ...baisseront et alors les gens chercheront tous les endroits possibles pour planter des patates douces , du manioc , du maïs , des brèdes et pour faire des élevages (poissons dans ces retenues et bassins ou mer ; cochons , poulets dans toutes sortes de surfaces ...) pour améliorer leur ordinaire et même les requins seront un mets de choix qu'on pêchera avec des chiens crevés ...
Tout cela me rappelle la 2e Guerre Mondiale ....les gens donnaient du rhum à leurs cochons pour pouvoir les tuer en toute tranquillité et mangeaient n'importe quoi ...et la population de cette île n'était que 120 000 habitants ....
Au lieu de laisser ces retenues aux larves de moustiques aedes albopictus , des poissons pourraient être élevés dedans ....et pourquoi ne pas faire aussi du canoë-kayak .....et des bains ...?

4.Posté par tiboutikieleo le 19/10/2011 15:20
noe est a zinfo ceque leila est a freedom( ou turpin)

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