Société

Les restaurateurs de plage fatalistes face à la houle

C'est avec beaucoup de fatalisme que les restaurants et bars installés quasiment pieds dans l'eau envisagent l'épisode de forte houle qui doit s'abattre à partir de ce soir sur les côtes de l'île.


Philippe Angaud n'est pas défavorable au recul des installations de plage
Philippe Angaud n'est pas défavorable au recul des installations de plage
 
L'expérience de 2007 est encore dans les mémoires des professionnels de la plage de l'Ermitage. A l'époque, une houle dévastatrice avait surpris son monde en venant chavirer les frêles installations qui disposent d'une AOT (autorisation d'occupation temporaire).

En quatre ans, rien n'a réellement changé. "Nous attendons de voir ce qui va se passer", annonce dans l'expectative Philippe Angaud, gérant du Kbanon (ex-Tobogan), qui ne perd pourtant pas sa bonne humeur.

En tant qu'ancien skipper, l'homme en a vu des vagues. Mais à terre, pas vraiment moyen de lutter. Malgré le caractère provisoire des terrasses, l'infrastructure n'est pas démontable à souhait.

Tout le monde recule

Alors en guise de prévision, "le restaurant ne recevra pas de monde ce soir", précise Julien, un serveur. Son collègue de service ajoute que mercredi midi, au plus fort de la houle telle qu'elle est annoncée par Météo France, les chaises et les tables seront disposées plutôt côté montagne, "en fonction des événements". Le professionnel espère simplement que le vent soufflera fort, ce qui aura finalement pour effet de limiter des longueurs d'onde trop importantes des vagues. Pour ce soir, la croix est faite: "En plus, avec ce vent, il y aurait eu peu de monde". Ce qui n'empêche pas Philippe Angaud de songer à plus loin.

"Nous sommes totalement favorables au projet de la mairie de reculer de 40 mètres", un projet lancinant que le professionnel voit d'un bon oeil car "il n'y a rien à faire" contre les éléments, raconte-t-il. Si ce n'est une lutte écologique contre l'érosion: "J'ai planté des patates à durand devant notre établissement". Un minimum que s'est imposé le gérant du Kbanon. "Il y en avait plein avant", se remémore-t-il.

L'électronique à l'abri et un veilleur au cas où

A quelques mètres de là, deux autres établissements trempent presque dans le lagon. "Les transats, les chaises, les tables, bref, tout ce qui peut être enlevé le sera", affirme Baptiste, un serveur également présent il y a quatre ans. "Nous disjoncterons les appareils électroniques" et puis il y aura quelqu'un pour veiller, "au cas où".

Pour le Coco Beach, "ce soir on ouvre" selon toute vraisemblance, quitte à reculer les tables vers l'arrière-court. Enfin, à la Bobine, motus et bouche cousue de la part des quatre serveurs et cuisiniers rencontrés, "sur ordre du patron".

L'érosion : une autre carte postale des plages de l'île
L'érosion : une autre carte postale des plages de l'île

Les terrasses vont-elles tenir cette nuit et demain ?
Les terrasses vont-elles tenir cette nuit et demain ?
Mardi 2 Août 2011 - 15:06
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par paul le 02/08/2011 20:34
Si la loi litorrale n'est pas respectée ici à la Réunion, la nature le fera.

2.Posté par sandek le 02/08/2011 23:00
bien dit PAUL

3.Posté par noe1000000000000000 le 03/08/2011 07:42
Il faut proposer du requin à toutes les sauces ...ça marche vraiment ....
-carri de requin à la sauce "bello"
-rhum requin pour les plus de 60 ans
-sauce de requin au nuoc mam (un délice)

4.Posté par alain67 le 03/08/2011 18:51
La plage entre ST GILLES et l'HERMITAGE est tellement betonnée que c'est un vrai danger de circuler à pied par forte houle. La loi littoral ne s'applique pas à la Réunion ? Bizarre au pays des Helicopteres.

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