Economie

Les producteurs de fruits et légumes veulent jouer collectif

L’association Réunionnaise des Organisations de Producteurs de fruits et légumes (AROP-FL) organisait aujourd’hui une conférence de presse au Palais de la source pour annoncer le véritable lancement de cette nouvelle confédération.


Les producteurs de fruits et légumes veulent jouer collectif

Les fruits et légumes étaient récemment au cœur de l’actualité à travers les récentes intempéries qui ont détruit une partie de la production, notamment dans l’Ouest de l’île. Créée officiellement depuis avril 2009, l’AROP-FL n’est pas encore très connue des Réunionnais, mais ambitionne dorénavant de devenir un acteur incontournable pour la filière des fruits et légumes à La Réunion.

C’est Jean-Jacques Vlody, en sa qualité de vice-président du Conseil général, qui, en premier, a pris la parole. Il évoque tout de suite les enjeux de la structuration d’une telle filière pour le marché local et notamment les collectivités : "Nous produisons plusieurs centaines de milliers de repas quotidiennement, notamment pour les cantines". Il rappelle aussi la nécessité d’aider cette filière et justifie les subventions aux producteurs : "l’autosuffisance est une nécessité à La Réunion, c’est même une mission régalienne de l’Etat…".

Il passe ensuite la parole à Joël Sorres, Président de l’association, producteur de melons et concombres à Petite-Île. "La création de l’AROP-FL est le résultat d’une volonté collective et forte de développer une filière structurée, c’est-à-dire une véritable interprofession, capable de coordonner l’ensemble de la production. La structuration de cette filière se met en place, et passe par le développement des organisations de producteurs, qui sont aujourd’hui au nombre de huit, bientôt neuf. En 2010, ces "OP" regroupent un peu moins de 500 adhérents pour une production de 17.735 tonnes, fédérées au sein de l’AROP-FL".

Promouvoir les fruits et légumes réunionnais

L'association rappelle aussi les bienfaits de la consommation de fruits et légumes, "surtout dans une île où 40% de la population souffre de maladies comme le diabète ou l’obésité, c’est donc aussi un enjeu majeur de santé publique".

"Dès cette année, nous organiserons des campagnes de promotion et des actions de sensibilisation dans les écoles", précise Joël Sorres. Il s’agit également de défendre les adhérents contre la concurrence extérieure. "L’AROP porte la dynamique de la compétitivité des producteurs. Il s’agit de faire mieux et de faire plus. Nous espérons fédérer 80% des producteurs dans les 10 prochaines années. Tous les secteurs liés à cette filière sont concernés : La production, la transformation, l’export et la commercialisation".

30.000 tonnes de produits importés pour seulement 2.000 tonnes à l’export

Même si la filière fruits et légumes couvre déjà bien le marché local en produits frais (67% des besoins en fruits et légumes frais ont produits localement), la balance commerciale des fruits et légumes est largement déficitaire à La Réunion. On importe plus de 30.000 tonnes de produits transformés, alors que parallèlement les exportations ne dépassent pas les 2.000 tonnes, ce qui représente un déficit commercial de plus de 28.000 tonnes. L’objectif est de parvenir à transformer 6.000 tonnes supplémentaires d’ici cinq ans précise Daniel Moreau, PDG de Royal Bourbon Production.

Alors que l’importation de produits frais est qualifiée "d’aberration écologique", les intervenants rappellent aussi les atouts de La Réunion pour réussir les paris de l’autoproduction et de l’exportation. Grâce à nos différents climats, nous pouvons produire une très grande variété de fruits et légumes à La Réunion et certains produits sont mondialement reconnus comme l’ananas Victoria. Il faut maintenant augmenter à la fois la compétitivité pour le marché local et réunir les différents acteurs impliqués sur l’ensemble de ce secteur économique.

Des créations d’emplois et une baisse des prix ?

Une étude est également menée par l’AROP pour mesurer les bénéfices pour l’emploi à La Réunion de la filière fruits et légumes. Pour les prix, il n’existe pas de protection sur les fruits et légumes, ils dépendent aussi de la concurrence extérieure, il est donc impossible de prévoir leur évolution. Ce secteur est néanmoins très porteur. Selon Jean-Jacques Vlody, "il ne connaît pas la crise, nous n’avons pas constaté de perte d’emploi sur ce marché".

Tous les intervenants étaient unanimes pour dire la nécessité de "jouer collectif". La Réunion est déjà bien structurée pour la filière animale et celle de la "canne-sucre". Ce sont des marchés porteurs d’innovation, il était nécessaire d’entreprendre la même démarche pour les fruits et légumes.

Plus d’informations sur le site www.arop-fl.re
Mercredi 2 Février 2011 - 18:09
Lilian Cornu
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1.Posté par noe le 02/02/2011 19:10
C'est bon de se grouper , de se donner la main , les consommateurs apprécieront .

Comme il faut manger 5 fruits et 5 légumes par jour , il faudra en profiter .
Bon appétit !

2.Posté par macadam cowboy le 02/02/2011 20:02
tout ce qui peut être fait pour que toute la population accède à une alimentation saine est positif...
tout ce qui peut être fait pour favoriser les productions locales et réduire nos importations est positif...
67% des fruits et légumes frais sont produits localement ?.......visons les 100% !

3.Posté par polémique Victore le 02/02/2011 22:38
Les fruits et légumes c'est bon pour la santé...
à conditions qu'ils ne soient pas bourrés de pesticides et autres merdes que nos amis les agriculteurs ne se privent pas d'utiliser pour augmenter leur production....
PEUVENT ILS NOUS EN DIRE PLUS SUR CE SUJET??????


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