Société

Les proches de l'otage réunionnais au Nigeria créent un comité de soutien


Anne Marie Collomp en jaune à droite, entourée de ses soeurs et amies membres du collectif réclamant la libération de l'otage enlevé au Nigeria
Anne Marie Collomp en jaune à droite, entourée de ses soeurs et amies membres du collectif réclamant la libération de l'otage enlevé au Nigeria
Anne-Marie Collomp, l'épouse de Francis Collomp, l'otage résidant au Port et enlevé le 19 décembre dernier au Nigeria, est exténuée. Elle se tient au milieu de ses soeurs dans la cour d'une petite maison du Port, autour d'une table où trône un Paris Match ouvert sur l'article consacré à l'enlèvement de son mari. Anne-Marie Collomp dort très peu et a du mal à faire face à la pression psychologique et aux diverses sollicitations dont elle fait l'objet.

Elle trouve malgré tout la force de se battre, notamment grâce au soutien de ses soeurs et de quelques amies qui ne la quittent pas, pour éviter qu'elle ne sombre dans une détresse encore plus grande.

Vendredi après-midi, elles se sont réunies au domicile de Gilda Marbois, une des soeurs, pour  créer un Collectif "pour la libération de Francis Collomp enlevé au Nigéria le 19 décembre 2012", afin de montrer à Anne-Marie Collomp que les Réunionnais sont solidaires et demandent, avec elle, la libération de Francis Collomp. Pour y arriver, elles comptent organiser une grande marche le dimanche 20 janvier, le jour anniversaire de l'enlèvement de Francis Collomp, avec une arrivée prévue Place des Cheminots au Port. Grâce au soutien de la municipalité et de quelques généreux donateurs, elles comptent effectuer un grand lacher de ballons, comme autant de messages envoyés à Francis Collomp par delà les montagnes et les océans.

Ce faisant, elles ont bien conscience de transgresser les demandes de discrétion formulées par la famille de Francis Collomp en métropole, probablement sur demande du Quai D'orsay. Mais Anne Marie Collomp et sa famille n'ont pas l'intention de se taire. Elles se plaignent notamment du manque de considération manifesté par le ministère des Affaires étrangères et par le préfet de la Réunion à leur encontre : "Nous avons vraiment l'impression d'être des Français de seconde zone", déclare Gilda Marbois, approuvée par un hochement de tête de sa soeur. "C'est par France Inter que nous avons appris l'enlèvement de Francis", dénonce Anne Marie Collomp, "et c'est encore par la presse que nous avons appris l'opération commando pour tenter de libérer Denis Allex, l'ex agent de la DGSE, et l'opération militaire contre Aqmi au Mali". Aqmi dnt on dit par ailleurs que les ravisseurs de Francis Collomp sont proches...

"Au début, on nous avait pourtant promis qu'on nous appellerait tous les jours pour prendre de nos nouvelles et pour nous tenir au courant... Mais en fait, il n'en est rien. Si ce n'était pas Huguette Bello qui nous avait emmené voir le préfet, on attendrait toujours ne serait-ce qu'un coup de fil de sa part. Nous ne voulons pas qu'on nous donne des informations sensibles. Ce n'est pas ça que nous voulons. Comme ça, si les informations sortent dans la presse, on ne pourra pas dire que ça vient de nous. Non, nous voulons simplement avoir le sentiment de ne pas être toutes seules et qu'on nous en dise le minimum. Par exemple de savoir si les médicaments de Francis ont pu lui être acheminés", conclut Anne Marie Collomp.
Dimanche 13 Janvier 2013 - 16:00
Pierrot Dupuy
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1.Posté par marcopolo le 13/01/2013 20:15 (depuis mobile)
Courage à la famille..jsPr que le comité de soutien sera un succès..si bello est avec je n'en doute pas un instant...fo ke la réunion soit solidaire sur ce coup

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