Politique

Les politiques locaux divisés après le remaniement ministériel


Les politiques locaux divisés après le remaniement ministériel
Après l'annonce du nouveau gouvernement Valls 2, les réactions locales politiques ne se sont pas fait attendre. D'un côté, ceux qui voient une poursuite du travail mené par François Hollande et son gouvernement depuis plus de deux ans et de l'autre, les déçus, notamment face à la nomination d'un ancien banquier, Emmanuel Macron, à la tête du ministère de l'Economie.

"La composition du nouveau gouvernement de Manuel Valls indique la poursuite de l'action menée depuis le vote de confiance du parlement, c'est à dire une action de redressement de l'économie et de justice sociale. Les parlementaires du Progrès souhaitent que ce gouvernement puisse continuer et amplifier cette politique au bénéfice de l'emploi, des salariés et de tous les acteurs de notre économie", expliquent les parlementaires du Progrès.

Patrick Lebreton, Jean-Claude Fruteau, Jean-Jacques Vlody et Michel Vergoz se disent attentifs à l'application des annonces faites par François Hollande lors de son déplacement à La Réunion. Les parlementaires du Progrès "veilleront à l'application des mesures annoncées pour notre île par le président de la République : le soutien à l'agriculture, à la formation des jeunes, à l'accès des Réunionnais chez eux à l'emploi, l'aide à nos entreprises et à nos salariés, et l'investissement dans les infrastructures indispensables à notre économie insulaire".

Même chose du côté de la députée PS de la 6e circonscription, Monique Orphé, qui a salué la nouvelle équipe en place (voir ici).

"La finance était l’ennemie du candidat, elle est devenue l’amie du président"

Plus circonspecte, la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar, regrette une nouvelle fois le manque de Réunionnais dans le nouveau gouvernement Valls. "Aucun Réunionnais dans le nouveau gouvernement : ce n’est pas une grande surprise, mais quand même une pointe de déception", explique-t-elle. Seule crainte affichée, la présence d'Emmanuel Macron, ancien banquier, nommé à la tête du ministère de l'Economie. "La finance était l’ennemie du candidat, elle est devenue l’amie du président. Espérons seulement que les résultats seront au rendez-vous", poursuit-elle.

Plus tranchant dans sa critique, le Parti de Gauche de La Réunion voit un gouvernement à "bout de souffleAu second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande promettait de combattre son seul ennemi, le monde de la finance, qui s’engraisse en méprisant le peuple français. Hélas chacun aura vite compris que les paroles du candidat n’ont pas été suivies d’actes du président qu’il est devenu", expliquent les représentants du Parti de Gauche à La Réunion.

"Le virage ultra-libéral du nouveau gouvernement est au moins assumé au grand jour"

"Ce n'est pas en changeant quelques pions que la partie va s'inverser ! Pire, ce reniement sonne comme l’acte final d’une pièce tragique. Le gouvernement Valls 2 enlève ce qui restait encore de la gauche au sein du Parti socialiste ! Le nouveau ministre de l’Economie en est le plus triste exemple. Emmanuel Macron n’est autre qu’un ancien banquier d’affaire de la banque Rotschild, un jeune loup solférinien qui cajole lui-aussi les grands patrons ! Le virage ultra-libéral du nouveau gouvernement est au-moins assumé au grand jour. Ne parlons plus de social-démocratie, il n’y en a jamais eu !", poursuivent-ils.

Un point de vue partagé par Hugues Maillot, secrétaire départemental de Debout la République à La Réunion : "Jamais nouveau gouvernement n’aura été aussi inféodé à d’autres intérêts que ceux de la France et des Français, a fortiori de La Réunion et des Réunionnais. Après avoir éliminé toute voix discordante sur la politique économique européenne, conduite pour satisfaire les vues de l’Allemagne et les marchés financiers, la nouvelle composition du gouvernement  renforce son orientation "européiste", tout en rétrécissant sa base", précise-t-il.

Enfin, Didier Robert, président de la Région, ne voit dans ce nouveau remaniement rien de "rassurant " pour les Français (voir ici). "Depuis deux ans le chef de l'Etat et son gouvernement s'éloignent, se coupent des réalités et des urgences des Français avec des choix en totale incohérence avec les ambitions de croissance ou de compétitivité, en totale incohérence avec les aspirations des Réunionnais", souligne Didier Robert.
Mercredi 27 Août 2014 - 14:38
JD
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1.Posté par noe le 27/08/2014 18:25
Il faut laisser le gouvernement agir !
On vient de prendre une femme pour épouse qu'on commence déjà à la critiquer !!!!
Qu'on laisse faire le temps !

2.Posté par R I P O S T E le 27/08/2014 19:43
Pas question de laisser le temps au temps , dissolution de l'assemblée nationale ... Maintenant !

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