Social

Les policiers manifestent et dénoncent la politique du chiffre

Les fonctionnaires de police n'étaient que sept sur le parvis de la préfecture ce matin pour leur mouvement de grève. Avant tout parce qu'ils ont une obligation de continuité du service public. Néanmoins, c'est un raz le bol général qui les fait manifester. Ils disent stop à la politique du chiffre, dévoilent une moyenne de suicide élevée chaque année dans la police nationale et dénoncent la révision générale des politiques publiques qui n'aurait qu'un but, "réduire les dépenses de l'État".


Les agents de la police locale suivent la grève nationale aujourd'hui. Ils étaient à peine une dizaine devant la préfecture ce matin parce qu'ils n'ont pas le droit de grève et ont dû prendre sur leur temps de repos pour manifester leur raz le bol.

Suppressions de postes, pression pour faire du chiffre, dépression allant jusqu'au suicide, sous-effectif, les fonctionnaires de police pâtissent des objectifs du gouvernement actuel : rentabilité et réduction des dépenses. 2.000 emplois vont être supprimés en 2010 alors que "les faits violents sont en nets recrudescences et les cambriolages ont atteint des sommets sans précédent" selon l'unité SGP-Police Force ouvrière, syndicat majoritaire.

L'État avait pourtant signé un accord en 2004, qui prévoyait d'amener l'effectif global des gradés et des gardiens de la paix à 108.000 en 2012. Finalement, ce chiffre a été ramené à 100.000. Selon le syndicat majoritaire, "la police n'aura plus les moyens d'assurer convenablement votre propre sécurité". Selon eux, "des zones géographiques sont laissées à l'abandon".

La politique du chiffre


Les policiers se disent "privés d'initiative sur la voie publique". "Jour après jour, les policiers nationaux s'épuisent à atteindre des chiffres inatteignables". En clair, il faut verbaliser : "Nous évoluons au rythme des contraventions, gardes d'hôpitaux et toutes sortes de missions qui remettent en cause la qualité du travail" indique le syndicat.

Ces policiers ont, comme la plupart des professionnels, une vocation. Ils préfèreraient se concentrer sur ce qu'ils considèrent les vrais problèmes. Pendant qu'ils sont contraints d'aligner des PV pour atteindre des objectifs chiffrés, "les bandes se forment et se professionnalisent, et les économies souterraines prospèrent..."

Dépression, démotivation, désespoir...

"La police nationale est la profession la plus affectée par les suicides. Sur les 10 dernières années, c'est une triste moyenne de 50 suicides par an" qu'ils enregistrent dans leur rang. L'union SGP Unité Police demande à ce que le métier soit placé en nomenclature "métier pénible". Elle appelle ceux qui veulent les soutenir à se manifester auprès des pouvoirs publics et des élus.
Jeudi 3 Décembre 2009 - 12:16
Karine Maillot
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1.Posté par thierry le 03/12/2009 13:03
sept manifestants selon les organisateurs, près de 200 selon les forces de police lol

2.Posté par mamounette le 03/12/2009 13:19
je vous soutiens entièrement pour votre action car comme beaucoup nous savons que vos effectifs sont en diminution croissante alors qu'à la tête on nous parle de sécurité ; le métier de policier est un métier très difficile, compte tenu de la société actuelle . Pour ce faire, il faut passer un concours qui n'est pas des plus faciles, alors sachez que nous sommes encore beaucoup à vous soutenir, vous respecter, à soutenir nos valeurs ; nous vivons dans certains endroits dans l'insécurité totale, avec des zones de non droit, et rien n'est fait ; alors c'est bien de ne pas vous laissez faire, ... BON COURAGE A TOUS ... nos gouvernants feraient bien d'aller voir ce qui se passe sur le terrain ; Compte tenu des risques que vous encourez, chaque jour, la revalorisation de vos salaires ne serait pas du luxe ;

3.Posté par papapio le 03/12/2009 14:46
Oui "Mamounette" De notre coté, nous nous battons pour que cesse l'utilisation détournée, en totale dérive institutionnelle grave, des forces de l'ordre publique, à travers la "politique désastreuse" familiale, menée aux JAFs et parquets, à l'encontre des Enfants et des Pères, y compris dans la Police et Gendarmerie (voir rapports TRITCH et CLEMENT).

*Nous savons pour avoir pris contact avec vos syndicats, que nombre de fonctionnaires sont ainsi délocalisés et séparés de leurs enfants.
*Nous savons aussi que vos objectifs ignorent celles qui engagent les Pères, ce qui rend leurs démarches auprès de vous, Improductives voire génantes...
*Nous déplorons aussi la Pénalisation des Droits Parentaux et l'utilisation faites des Enfants qui poussent tant de Pères à la Violence, et donc vos services à être submergés de dossiers.

Nous avons saisi vos supérieurs (y compris Vérine et Malartique) ainsi que toutes les instances Nationales depuis des années, mais vous aurez pu constater par vous même, combien le SUJET reste TABOU, tellement il remettrait l'Equilibre Economique et les Devises du département en cause...
La surenchére des Violences Intrafamiliales consécutives, en grande partie, à l'éradication de la Place du Père dans l'éducation des Enfants, comme dans la vie sociale réunionnaise, est un coup dure qui vous est porté, comme à nos Enfants et nous même.

Nous espérons que vous nous aiderez à faire connaître les CHIFFRES CACHES sur les CAUSES REELLES des suicides chez vos collègues, comme chez les Pères en général, et considérons que vos conditions de travail sont la garantie de la cohésion sociale voule par tous.

4.Posté par MDR le 03/12/2009 15:27
Ridicules!Démagos! Il faut placer ce regain d'esprit "syndicaliste" dans le contexte des futures élections professionnelles dans la police, rien de plus...!!!

5.Posté par toullelan le 03/12/2009 16:42
Pour une fois je soutiens le mouvement, les flics sont devenus des racketteurs assermentés par l'état et les communes (PM).
on leur demande du chiffre, des pv a gogos soit dit en passant on se demande quand même si ce n'est pas jouissif pour eux de faire ce qu' on leur demande sachant qu'un fonctionnaire peut désobéir à un ordre mal adapté???
Les pv ramène de milliards à l'état et rentrer dans le jeu n'est pas forcément agréable. Mais les flics sont comme beaucoup, carriéristes dont a la botte de la hiérarchie. Alors faire grève me parait assez paradoxale à leur attitude devant un ''délinquant de la route'. et puis ils pourraient montrer l'exemple: pas de gilet jaune lorsqu'ils interviennent sur la voie publique? ils arrêtent les voitures dans n'importe quelle situation même dangereuse? Ils conduisent avec un gyrophare pour certains dans l'habitacle, bonjour la visibilité. Et aussi on l'a vue à une émission de TV, ils conduisent en parlant dans un talkie walki??? Deux poids deux mesures.

6.Posté par jiloue le 03/12/2009 20:24
Il faut dire STOP toutes les pratiques et abus de pouvoir. Si on continue de soutenir ce pouvoir actuel pour mars 2010. Il va serrer contre nous tous. Tous les petits actes de rien du tout seront transformés en infractions douloureuse pour le peuple. On est devenu tous comme des machine pour fournir un maximum de résultats. L'argent ne rapporte que les conflits et souffrances.
On utilise le pouvoir pour redresser les uns contre les autres. On ne peut plus vivre dans ces conditions. Il faut que ça s'arrête. Le peuple n'est pas des lapins. Dans l'avenir il faudra créer rapidement une commission (comme Prudhomme ou tribunal) qui a le pouvoir de faire cesser tous les abus de pouvoir !!!!

7.Posté par nicolas de launay de la perriere le 03/12/2009 23:53
que les objectifs soient communiqués publiquement...

8.Posté par Seven Up le 04/12/2009 04:39
Existe-t-il des cow boys dans la police ? des hommes vaches en quelque sorte ?

9.Posté par Elie.... depuis 1811 le 04/12/2009 09:05
Bravo Messieurs..." dénoncer cette politique du chiffre" ... qui amène ses agent de la "Force de l'Ordre " a organisé des "racket" sur le bord des routes au lieu de préserver la "Force de la Loi " dans les quartiers où la " Loi de la Force" fait rage !

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