Economie

Les planteurs du Sud sauvage pourront-ils livrer leurs cannes ?

Les exploitants du Sud restent inquiets à plus d'un mois du démarrage de la campagne sucrière 2009 après les importants dégâts occasionnés par les fortes pluies au niveau des chemins d'exploitation des communes de Saint-Philippe, Saint-Joseph et Petite-île. A l'heure actuelle, rien n'a été fait selon le président de la Chambre d'Agriculture, Jean-Yves Minatchy et le président de la fédération Sud de la CGPER, Jean-Bernard Gonthier.


Les planteurs du Sud sauvage pourront-ils livrer leurs cannes ?
Deux mois après les puissantes intempéries qui se sont abattues sur le Sud sauvage, le constat est alarmant. Les nombreux chemins d'exploitation détruits lors de ces épisodes climatiques n'ont toujours pas été reconstruits. La faute au statut privé de ces mêmes chemins auquel les municipalités ne veulent pas se frotter craignant d'éventuelles plaintes à leur égard.

Pour le président de la Chambre d'Agriculture et de la CGPER (Confédération général des producteurs et des exploitants réunionnais), Jean-Yves Minatchy, les choses n'ont pas évolué : "Nous avons eu une réunion avec des responsables à Saint-Philippe concernant les travaux liés aux chemins d'exploitation mais rien n'a été fait pour le moment. La situation est toujours en stand-by...".

Chez les agriculteurs, l'inquiétude grandit...

Facilitant l'entretien des champs et le transport de la canne à sucre, les chemins d'exploitation ne permettent pas, dans leur état actuel, de mener à bien ces démarches classiques à l'approche de la campagne et au cours de cette dernière.

Jean-Bernard Gonthier, le président de la fédération Sud de la CGPER fait le même constat : "La grande critique que l'on peut faire concerne les chemins d'exploitation de Petite-Île à Saint-Philippe. Pour l'instant, rien n'a été réalisé. Nous avons rencontré les élus à plusieurs reprises mais il y a un soucis puisqu'ils nous ont indiqué qu'ils ne pouvaient pas réhabiliter les chemins d'exploitation dévastés lors des dernières pluies en raison du statut privé de la grande majorité de ces derniers. Nous avons, néanmoins, une réunion programmée cette semaine à Petite-Île. Peut-être obtiendrons-nous des avancées concrètes ? (...).

De nombreux agriculteurs ne savent plus comment agir. Non seulement parce qu'ils craignent de ne pas pouvoir participer à cette campagne mais aussi parce que certains d'entre eux n'ont même pas pu entretenir leurs champs car ils ne pouvaient pas y accéder en raison des chemins impraticables."

Au delà de ces problèmes de réhabilitation des chemins d'exploitation, les perspectives de cette nouvelle campagne sucrière dans le bassin Sud, sont positives : "Cette campagne ne devrait pas trop mal se dérouler au niveau de la quantité. Les cannes ont eu beaucoup d'eau. Ça devrait être une bonne année. Peut-être pas exceptionnelle mais correcte. Au niveau de la richesse en sucre, il faudra attendre le démarrage de la campagne et les échantillonnages...", ajoute Jean-Bernard Gonthier.
Mardi 9 Juin 2009 - 15:30
Ludovic Robert
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