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Les planteurs du Sud reçus à la sous-préfecture de Saint-Pierre ce mardi

A un mois de la campagne sucrière, les planteurs des communes de Saint-Philippe, Saint-Joseph et Petite-île ont obtenu un rendez-vous avec le sous-préfet de Saint-Pierre, demain dans la matinée, pour trouver une solution à la réhabilitation des chemins d'exploitation. Permettant le transports des cannes à sucres et l'entretien des exploitations, les chemins d'exploitation, à majorité privée, n'ont toujours pas été remis en état depuis le mois d'avril.


Les planteurs du Sud reçus à la sous-préfecture de Saint-Pierre ce mardi
Les planteurs du Sud ont finalement réussi à faire entendre leurs inquiétudes à un mois du lancement de la campagne sucrière dans le bassin Sud de l'île. Ils vont rencontrer Alain Gérard, le sous-préfet de Saint-Pierre, en présence d'une délégation de la DAF (Direction de l'agriculture et des forêts), de la Chambre d'Agriculture, de la CGPER (Confédération générale des producteurs et exploitants réunionnais) des communes concernées et du Conseil général.

Après plusieurs rencontres avec les élus du Sud sauvage, les planteurs appréhendaient mal la nouvelle campagne 2010 (Voir article "Les planteurs du Sud pourront-ils livrer leurs cannes ?"). Selon Jean-Bernard Gonthier, le président de la fédération Sud de la CGPER, cette rencontre représente la dernière opportunité : "Nous avons créé une association pour les chemins d'exploitation la semaine dernière et, dès demain, nous allons rencontrer un représentant de l'État en la personne du sous-préfet de Saint-Pierre afin de lui exposer les contraintes rencontrées sur leurs chemins d'exploitation. (...).

Les agriculteurs ne comprennent pas pourquoi ces chemins ne sont pas réparés. D'habitude, lorsqu'un cyclone ou de fortes pluies mettent à mal ces chemins, les communes envoient des engins pour remettre ces voies d'exploitation en état mais là, rien ne s'est produit. Ils se sentent lâchés. Nous sommes à un mois de la campagne. Si certains chemins peuvent être rapidement réparés, d'autres prendront plus de temps."

Les indemnités aussi se font attendre...

Le second point en suspend concerne l'attente des indemnités promises suites aux cyclones Gaël, Jade et aux fortes pluies. Le 29 mai dernier, la commune de Saint-Joseph avait pourtant obtenu la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle mais depuis, aucune reconstruction n'est intervenue.

Le dossier est désormais entre les mains des ministères concernés. Reste à savoir quelles seront les solutions qui seront proposées aux planteurs sinistrés de ces trois communes.
Lundi 15 Juin 2009 - 15:50
Ludovic Robert
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