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Les plaisanciers prêts à lutter contre un arrêté limitant la pêche de fond


Les plaisanciers prêts à lutter contre un arrêté limitant la pêche de fond
La défiance vis-à-vis des institutions d'Etat commence à monter dans tous les ports de plaisance de la Réunion.

"De ce que nous savons, un arrêté est en préparation. Il va cibler la pêche de fond, c'est-à-dire celle qui commence après la borne des 300 mètres ou des 2 mile pour Saint-Gilles" commente, désabusé, un plaisancier de l'Ouest. L'objectif de cet arrêté : restreindre cette pêche par un quota.

Au fur et à mesure que la nouvelle se répand, les regroupements se font de plus en plus consistants et menaçants. "Nous avons été alertés par les pêcheurs de Saint-Leu. Mais ce matin (mercredi 23 janvier, ndlr), j'ai encore reçu des coups de fil de pêcheurs du Port. Toute la Réunion est concernée", ajoute l'intéressé qui souhaite préserver son identité. Les mots qu'il utilisera vis-à-vis de l'administration maritime ne seront pas des plus diplomatiques.

D'où vient cette lame de fond qui créé un émoi certain dans la communauté des pêcheurs ? Tout simplement "une étude de l'IFREMER qui mettrait au jour une ressource halieutique en baisse dans les eaux réunionnaises", croit savoir le plaisancier.

Mais selon lui, cet arrêté, s'il venait à être pris, serait surtout la preuve de la faiblesse de la Direction de la mer sud océan Indien (DMSOI). "Pour qu'on soit pointé du doigt, il a bien fallu que des personnes tirent les ficelles auprès des autorités". Pour lui, pas de doute, ce sont les pêcheurs professionnels qui font rejaillir sur le pêcheur de loisir le poids de cette baisse des ressources. Ajouté à cela, le reproche fait aux plaisanciers de revendre leurs poissons qui, normalement, ne sont destinés qu'à leur consommation personnelle. Cette pêche loisir n'est autorisée que "deux jours dans la semaine".

"Qu'ils sortent de leurs bureaux"

Le plaisancier s'inscrit en faux contre de telles pratiques. Tant bien même qu'elles existeraient, pourquoi dans ce cas la DMSOI n'agirait pas en faveur de plus de contrôle lors des retours d'embarcations: "Qu'ils sortent de leurs bureaux", charge-t-il.

"On pourrait croire que la plaisance ne fait vivre que le pêcheur. Mais en réalité, cette passion transmise de père en fils fait beaucoup vivre la Réunion. Ce ne sont pas des décideurs venus d'ailleurs et qui ne connaissent rien à la mer qui vont nous l'apprendre". Et à notre interlocuteur de dénombrer les quelque 30 canots traditionnels qui restent à flot dans le port de Saint-Gilles. "Seulement trente", parmi les 300 plaisanciers.

A ceux qui essayent de faire porter le chapeau à cette pêche plaisancière, l'homme adresse un dernier message ciblé à ceux qui ont fait agiter le bateau mais qui risquent gros selon ses dires. "Si on nous attaque aujourd'hui, on n'hésitera pas alors à évoquer les modalités des pêcheurs au gros qui embarquent des touristes mais qui revendent après leur poisson". Attention au retour de manivelle.

La cohésion entre pêche pro' et tradi' pourrait bien subir quelques avaries au passage. "Nous continuons à nous informer et nous concerter sur cette future mesure de quota", explique le plaisancier. "Si on s'aperçoit que celle-ci est effectivement sur le point d'aboutir, nous passerons aux choses sérieuses en février".
Jeudi 24 Janvier 2013 - 06:14
L.Grondin
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1.Posté par Jeff le 24/01/2013 05:26
Eh! oui, le beurre et l'argent du beurre : On fait payer les touristes pour un tour de pêche au gros, on leur fait faire le boulot, et quand le touriste rentre avec du poisson, il doit acheter le poisson qu'il vient de pêcher, même pas un geste c'est-à-dire une petite godaille pour se faire un carry. Si ce n'est pas de l'ar..... Ah! mais quand même il y a un pêcheur professionnel à bord pour.....ouvrir les dodos.

"Si on nous attaque aujourd'hui, on n'hésitera pas alors à évoquer les modalités des pêcheurs au gros qui embarquent des touristes mais qui revendent après leur poisson"

2.Posté par Didier Moulbite le 24/01/2013 05:33
Donc pour résumer on laisse les navires usines utiliser des filets de pèches grands comme 6 terrains de football et pour préserver la ressource on va empêcher le ti pécheur de travailler ?

Quelle bande de taré !

3.Posté par mwa la padi le 24/01/2013 06:32
Bien sur je vais me faire insulter par des pseudo plaisanciers qui souvent sont revendeurs de leurs poissons, allant ainsi à l'encontre même de l'esprit de pêcheurs plaisanciers! C'est vrai, et cela est même assez courant un bon nombre de plaisanciers revend tout ou partie de la pêche. Il suffisait d'écouter sur la radio "colombe" un de ces plaisancier expliquer comment il allait contourner la loi si le décret était voté ( en se faisant débarquer, avec la majeure partie de la pêche sur la cote avant l'arrivée du bateau au port). En fait ce sont eux, qui par des pêches qui dépassent leur propre besoin amènent la prise de tel décret.
Il n'y a pas si longtemps, un président d'association de plaisance, racontait au journaliste d'un quotidien, le fait qu'il revendait le poisson. N'en déplaise ce monsieur créa une association, qui a disparue sans jamais avoir d'autre réunion que la constitutive !! Le comble, ce monsieur était un fonctionnaire , à croire que l'index de correction est trop faible !!!

Bien sûr le problème ne vient pas seulement de la rareté du poisson qui est réelle, mais de la sur-pêche qu'il y a autour de la Réunion avec la complicité des politiques et administratifs. Mais aussi d'un comportement très " franco français réunionnais" de l'incivisme et du peu de souci des autres. C'est comme pour les bichiques : tant que nena, mi trape et demerde les autres....

Il faut que la plaisance reste de la plaisance et que les pêcheurs "marrons" soient sanctionnés, mais pour autant faut il emmerder touts les pêcheurs plaisanciers ? Notre société, ne sait plus faire appliquer la loi et au lieu de mettre les moyens pour sanctionner va créer de nouveaux interdits qui masquerons l'incapacité de nos élus et administrations à gérer un problème quel qu'il soit.

4.Posté par Boa Bill le 24/01/2013 08:55
Mon fan club va sûrement être ravi et je sens que je vais me faire de nombreux amis sur ce sujet... Lol

Je ne vais pas mettre tous les plaisanciers dans le même filet... pour le coup.

J'en ai connu quelques-uns et pour ceux-là, j'affirme qu'ils sont le cauchemar des pêcheurs professionnels. Bien sûr qu'il vendaient leurs poissons, ces "plaisanciers" et bien sûr que la pratique continue, mettant au chômage voire dans les pires difficultés ceux qui sont marins et pêcheurs, les vrais.

"Il faut que la plaisance reste de la plaisance et que les pêcheurs "marrons" soient sanctionnés, mais pour autant faut il emmerder touts les pêcheurs plaisanciers ?" ... nous dit le monsieur et il a bien raison !

Bertel de Vacoa

5.Posté par bébé requin le 24/01/2013 09:31
Ok, des plaisanciers revendent leur poisons, eh bien que la gendarmerie maritime fasse son boulot..un peu comme pour les mecs qui sont en excès de vitesse, ils le savent et parfois ,ils se font attraper.
Alors , les tricheurs , attrapons les , verbalisons les...et on verra bien si les professionnels pêcheront plus et attraperont plus de poissons

.et à qui revendent-ils?
à des particuliers , à des restos bien contents,et aux accapareurs dont on ne parle pas vraiment mais qui ne récupèrent pas que le poisson des professionnels et qui ensuite revendent sur les marchés...

De qui parle-t-on quand on parle de pêcheurs professionnels?

Des petits pêcheurs traditionnels qui partent encore ( de moins en moins d'aileurs depuis que l'essence dont ils se servent est contrôlée et qui autrefois permettait quasiment ,à la revente , de vivre sans sortir en mer!) sur des barques en bois avec un petit moteur?

Des plus jeunes qui ont des bateaux pas bien gros 7 ou 8 m à vue de nez, et qui partent pour la journée et qui en bavent car la mer , ce n'est pas que la plage et la bronzette.

Ou bien des gros pêcheurs avec leurs flong line de plusieurs km, qui encerclent la Réunion , ou encore des gros chalutiers qui ratissent tout en détruisant en plus les fonds marins...

Tiens tiens , ceux là on n'en parle pas , mais à qui appartiennent donc ces gros bateaux? A quel gros zozo qui a peut-être beaucoup de monde dans la poche?

Quant à l'IFREMER, n'est-ce pas cet organisme qui , après de longues recherches a mis au point un naissain d'huitres, en France , qui permet après manipulation , de faire grandir plus vite les huitres( trois ans au lieu de quatre je crois) donc d'être plus rentables mais qui hélas se révèle très très fragile au point que c'est la catastrophe dans les bassins hostréicoles car les petites huitres crèvent par millions , attaquées par un virus?
L'exemple ds poulets aux hormones et autres saloperies n'a apparemment pas suffit, maintenant l'agro alomentaire s'attaque aussi à la mer...Mais l'IFREMER est un référent....Ouaf,ouaf!

6.Posté par muppets le 24/01/2013 15:52
Je suis plaisancier et comme dab quand il y a un pb on sort un arrêté, après concertation avec des professionnels (plus prompts à toucher les subventions qu'à sortir en pêche) des représentants de l'Etat qui n'ont aucune connaissance de la mer, mais sans inviter les plaisanciers ! cherchez l'erreur.

On ne cherche même pas à savoir ce qui peut être à l'origine de la baisse de la ressource, ce qui se passe au delà des 20 M avec les centaines de Kms de filets ou de long lines et le pillage organisé.
Je ne parle même pas des soi disant professionnels qui font faire des promenades aux touristes sous l'appellation pêche au gros, et qui effectivement revendent le poisson pêchés par leurs clients.
Pour ma part, n'ayant jamais vendu le moindre gramme de mes prises, je ne resterai pas sans réaction devant ce diktat.
Je vais manifester mon désaccord avec beaucoup d'autres sur l'eau en février, puis si l'arrêté tombe quand même, soit je le respecte (c'est peu probable) mais je dénonce haut et fort les fraudeurs; soit je le respecte pas et je me débrouille comme les autres pour éviter les contrôles (pas difficile avec les moyens de communication actuels).

7.Posté par keekoo le 11/02/2013 21:15


Slt en premier lieu je me pose des questions :

Comment faire ? lors de la prise d’un poisson de plus de 5 kg, doit on coupé en 2 et quels partie jeter ?, (cela servira t-il a la préservation des ressources)

QUI DÉTRUIT RÉELLEMENT LES RESSOURCES ? (est ce le plaisancier avec ces quelques kilos de poissons prise lorsqu’il ne revient pas bredouille ou bien les armateurs qui rejettent les poissons mort pris dans leurs filets, qu’il ne vont pas commercialiser (trop petit ou catégorie non rentable pour eux)).
Tout poissons pêcher devraient être obligatoirement commercialiser Ces rejets feraient le bonheur des plaisanciers et des petits professionnelles

Connaissez vous réellement les difficultés des petits professionnelles ? (savez vous que maintenant les petits professionnelles sont restreints dans la zone de pêche et que les armateurs de l’union européenne ont le droits de pêcher à 8 milles des côtes de la Réunion) Oh ! pardon pas de la Réunion mais des îles de l’océan indien

Pour la commercialisation si certains plaisanciers revendent réellement leurs produits cela ne devrait pas constituer une concurrence aux petits professionnelles s’ils étaient structurer (ex : une coopérative : leurs permettraient de collecter et de vendre plus facilement leurs poissons auprès des poissonneries, et d’autres part de percevoir les aides européens dont seuls les gros armateurs bénéficie aujourd’hui ) http://www.20minutes.fr/planete/933...

Pour terminer je pense qu’il y a une forte détermination à éliminer tout les poissons frais au profit des boites de conserves et des poissons d’élevage en espérant qu’il n’utilise pas les même aliments destiné à l’élevage agricole de la Réunion fabriquer avec de l’OGM

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