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Les ouvriers de la SIB reprennent symboliquement le travail


Les ouvriers de la SIB reprennent symboliquement le travail
Les ouvriers de la SIB, filiale du groupe américain Colgate/Palmolive, reprennent leur poste ce matin au Port, même si le coeur n'y est pas vraiment.

Ce choix est assumé par le syndicaliste Jocelyn Rivière, qui y voit le signe envoyé à leur direction que les salariés ne veulent qu'une seule chose : "continuer à travailler".

Pourtant hier, les représentants du personnel avaient été déçus par le peu d'efforts concédés par leur hiérarchie. Ni l'opportunité de fermeture de l'usine, ni les éventuels reclassements des ouvriers n'ont été abordés, faute d'accord sur la forme. Le dialogue coince sur la convocation d'une expertise-comptable indépendante que refuserait la direction selon les syndicalistes.

En fin de matinée, les 28 ouvriers (+4 membres de la direction) de la société industrielle de Bourbon devraient recevoir la visite du député Thierry Robert. La SIB, installée depuis 1978, produit des nettoyants ménagers. Parmi les marques connues qui sortent de l'entrepôt de la zone industrielle du Port, citons l'eau de javel Lacroix, l'assouplissant Soupline ou encore le nettoyant Pax.
Jeudi 28 Novembre 2013 - 09:12
LG
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1.Posté par nicolas de launay de la perriere le 28/11/2013 21:01
petit rappel : la direction ne peut refuser sous peine de délit d'entrave, la nomination d'un expert comptable au titre de la procédure prévue par les textes du code du travail.

il est temps que le patronat local pardon pour l'expression, mais ferme sa gueule et joue le jeu du dialogue social.

Lorsque la Direction envisage de prononcer le licenciement économique d’au moins 10 salariés, ou de proposer au moins 10 modifications essentielles du contrat de travail qui pourraient conduire - en cas de refus – à des ruptures de contrats de travail, elle doit établir un plan de sauvegarde de l’emploi, réunir et consulter le comité d’entreprise sur son projet.

L’article L. 1233-34 du Code du travail permet aux élus de se faire assister par un expert-comptable pour étudier les raisons et la pertinence des mesures envisagées, et examiner la consistance du Plan de Sauvegarde de l’entreprise (P.S.E.).

Il est indispensable que la nomination de l’expert-comptable se fasse à la 1ère réunion au cours de laquelle l’employeur informe le comité de son projet.

Cette nomination modifie le calendrier et rallonge la procédure de consultation, donnant plus de temps aux élus pour gérer cette situation difficile.

l'expert aura alors à analyser les comptes de l'entreprise et la situation de la branche d'activité auquel l'entreprise locale est rattachée au sein de ce groupe. il sera alors facile de démontrer l'absence de difficulté économique et remettre en cause l'argument développé par la direction de la SIB.

il faut donc que le secrétaire du CE porte plainte pour délit d'entrave contre sa direction.

il faut en finir avec le patronat voyou et peu compétent bien trop présent dans notre île, comme par ailleurs en France Métropolitaine. dura lex..sed lex.

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