Faits-divers

Les incendies de broussailles se multiplient depuis le début du mois de juillet

Depuis le début du mois de juillet, le nombre de départs de feux dans des zones de broussailles explose. De Saint-Denis à Saint-Louis en passant par Saint-Paul, chaque ville compte son lot d'incendies. Feux accidentels ou acte criminels, les derniers incendies ont surtout révélé la présence de pyromanes. Il faut savoir qu'un pyromane risque jusqu'à 10 ans de prison, uniquement en cas de dommages matériels.
La peine peut aller jusqu'à la perpétuité si l'incendie a provoqué la mort d'une personne.


Les incendies de broussailles se multiplient depuis le début du mois de juillet
Chaque année en cette période d'hiver austral, la Réunion connait son lot d'incendies. Depuis le début du mois, le nombre de départs de feux signalés est conséquent. La première semaine de juillet, plusieurs incendies ont éclaté à Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Louis.

Le 3 juillet, ce sont 20 hectares de broussailles et de cannes qui partent en fumée dans les hauts de Saint-François. Un incendie qui a nécessité l'intervention d'une trentaine de soldats du feu et l'évacuation de plusieurs maisons.

A Saint-Louis, le feu a pris dans des herbes sèches et des broussailles au niveau de l’ancien pont de l’Entre-Deux. Les pompiers ont dû mobiliser trois engins.

Le 8 juillet, nouvel incendie à Saint-Leu au lieu dit Bois-Blanc. La aussi, les flammes menacent les habitations et plusieurs hectares de broussailles partent en fumée. Le lendemain, dans les hauts de Saint-Denis à la Bretagne, quatre engins et une quinzaine de sapeurs pompiers sont mobilisés pour un incendie touchant des broussailles et des champs de cannes.

Le 10 juillet, un départ de feu a lieu à Saint-Denis, une nouvelle fois à Saint-François, mobilisant deux engins mais ne touchant pas les habitations proches. Pendant une semaine, plus rien jusqu'à un nouveau départ de feu dans les rampes de la Montagne à Saint-Denis, ce mercredi. Un incendie qui a coupé la route en raison des flammes et de la fumée. Le feu a nécessité l'intervention de plusieurs engins et d'un hélicoptère bombardier d'eau. Hier, un nouvel incendie a ravagé 4 hectares de broussailles dans les hauts de Saint-Paul. Là aussi, la présence d'un hélicoptère a été nécessaire pour venir à bout des flammes.



Depuis le début du mois, ce sont sept incendies qui ont touché à différents endroits la Réunion. Des incendies qui ont été le plus souvent l'acte de pyromane, la piste criminelle étant le plus souvent privilégiée par les forces de l'ordre. Et depuis le début du mois, la police et la gendarmerie ont pu mettre la main sur plusieurs incendiaires.

Sur les incendies du 3 juillet, quatre adolescents de 14 à 17 ans avaient été interpellés à proximité des flammes. Des jeunes qui n'avaient pas "conscience", selon leur avocat, de leur acte. Ils ont été placés sous liberté surveillée avant de voir un juge des enfants dans un délai de six mois. Sur l'incendie de Saint-Leu, là aussi le pyromane avait été interpellé grâce à un important dispositif de recherche mis en place par la gendarmerie. Mais ce dernier présentait un état psychologique incompatible avec son placement en garde à vue et avait été hospitalisé d’office au CHSR de Terre-Sainte.

Face à la vague exceptionnelle d'incendies de broussailles, le justice dispose d'un arsenal de loi. Le code pénal considère les incendies volontaires comme des faits gravissimes et prévoit des peines très dissuasives, en théorie du moins.En cas de mort, le pyromane encourt la perpétuité et une amende de 150.000 euros, assortie éventuellement d'une peine de sûreté de 22 ans. C'est 30 ans et 150.000 euros d'amende en cas de mutilation ou d'infirmité permanente de la ou les victimes, 20 ans et 150.000 euros d'amende en cas d'incapacité de plus de huit jours. Pour une incapacité de la victime de huit jours ou moins, la peine maximum est de 15 ans de réclusion et 150.000 euros d'amende. Quel que soit le cas de figure, le pyromane peut être théoriquement renvoyé devant des assises.

Mais dans la plupart des affaires, la justice doit faire avec des déséquilibrés. Dans le cas où le prévenu est considéré comme totalement irresponsable, la justice ordonne un placement en psychiatrie.
Vendredi 20 Juillet 2012 - 19:16
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1.Posté par C'est moi le 21/07/2012 19:06
Moi je donnerais aux requins et terminé. qu'on revienne au moyen âge pour sa justice beaucoup plus efficace.

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