Dans la même commune…
-
Une journée festive pour les familles des enfants déficients sensoriels au CREPS de Saint-Paul
-
Arcadie: La guerre au Mali est-elle une guerre juste?
-
Atelier metiss: Arts plastiques et écriture créative pour les jeunes
-
Portes ouvertes: journée nationale de l'attelage de loisir à l'Ile aux poneys
-
Le programme du congrès tamoul-dravidien
En ce moment la jeune et dynamique Académie Réunionnaise Arts et Lettres est d’une activité débordante.
Jeudi dernier, une vingtaine de ses membres et amis sont allés faire un périple culturel, de l’aube au coucher du soleil sur le littoral Saint-Paulois. Pour commencer, un hommage fut réservé à l’industrieux Henry Paulin Panon Desbassayns, puis à Eugène Dayot avec Jules Bénard qui découvrit la stèle du poète où des générations de Créoles sont venues se recueillir pour lui dire merci. Puis ce fut l’évocation du généreux capitaine au long cours Eraste Feuillet qui, à 28 ans, à la fleur de l’âge, fut assassiné par l’imbécilité et la cruauté d’un gros zozo Saint-Paulois dont nous avons oublié le nom. Dans tout cela, de vibrantes lectures de poèmes par Victor Hubert De Lisle et Fernand Payet, amoureux de l’œuvre de Charles Marie Leconte de Lisle, qui emplissent l’espace de belles sonorités. Comme l’a précisé Claude Marodon, une plaque explicative sur la biographie de l’herboriste Bottard de Saint-Gilles les Hauts, dont la tombe est juste à côté de Charles Marie Leconte Delisle viendrait enrichir, le panthéon du cimetière marin, tout ce petit monde partit enfin se recueillir devant la tombe de Marie Elixène, la muse du poète.
Puis ce fut l’hommage rendu par Christian Vittori à Jean Baptiste, Albert premier, Albert deuxième, Jean, Paul et bien entendu Jacques notre vieux Tangue (qui n’a toujours pas de plaque). Mairie de Saint-Paul, youh youh, pourquoi cet oubli ?
Voilà une famille qui œuvra à l’évolution sociale, morale et intellectuelle du pays.
Le tout fut suivi de la lecture d’un texte sur la femme au Moyen Age, de Jacques Lougnon, interprété par la conteuse Andrée Désiré. Lors de la période lumineuse qui précéda et suivit la merveilleuse éclosion des cathédrales gothiques et romanes en Occident, la femme avait une situation sociale épanouissante, que ce soit dans l’expression de l’amour courtois, ou des prises de responsabilités (des femmes libres). Pour conclure l’hommage, hymne à notre bon ami, l’historien Bernard Marek, qui fut un de nos premiers membres.
Puis ce fut la remontée de la ravine du Bernica (qui devrait être mieux entretenue) et la déclamation, au Bassin Pigeon, du mythique poème" le Bernica", lu avec émotion et intensité par Rémy Massain et la jeune stagiaire (spécialité Grec-Latin) Ranee Lachaize-Canaguy.
La journée s’est continuée de plus belle avec, en final, un accueil chaleureux par l’équipe du musée d’Ombline Desbassayns où un hommage fut rendu à tous ces travailleurs, notamment nos frères esclaves qui, par leur courage, fructifièrent cette si belle propriété. L’association "Les amis des Noirs" a redonné du baume à notre Occident qui mérite mieux. A suivre...
Le secrétariat de l’ARAL
Jeudi dernier, une vingtaine de ses membres et amis sont allés faire un périple culturel, de l’aube au coucher du soleil sur le littoral Saint-Paulois. Pour commencer, un hommage fut réservé à l’industrieux Henry Paulin Panon Desbassayns, puis à Eugène Dayot avec Jules Bénard qui découvrit la stèle du poète où des générations de Créoles sont venues se recueillir pour lui dire merci. Puis ce fut l’évocation du généreux capitaine au long cours Eraste Feuillet qui, à 28 ans, à la fleur de l’âge, fut assassiné par l’imbécilité et la cruauté d’un gros zozo Saint-Paulois dont nous avons oublié le nom. Dans tout cela, de vibrantes lectures de poèmes par Victor Hubert De Lisle et Fernand Payet, amoureux de l’œuvre de Charles Marie Leconte de Lisle, qui emplissent l’espace de belles sonorités. Comme l’a précisé Claude Marodon, une plaque explicative sur la biographie de l’herboriste Bottard de Saint-Gilles les Hauts, dont la tombe est juste à côté de Charles Marie Leconte Delisle viendrait enrichir, le panthéon du cimetière marin, tout ce petit monde partit enfin se recueillir devant la tombe de Marie Elixène, la muse du poète.
Puis ce fut l’hommage rendu par Christian Vittori à Jean Baptiste, Albert premier, Albert deuxième, Jean, Paul et bien entendu Jacques notre vieux Tangue (qui n’a toujours pas de plaque). Mairie de Saint-Paul, youh youh, pourquoi cet oubli ?
Voilà une famille qui œuvra à l’évolution sociale, morale et intellectuelle du pays.
Le tout fut suivi de la lecture d’un texte sur la femme au Moyen Age, de Jacques Lougnon, interprété par la conteuse Andrée Désiré. Lors de la période lumineuse qui précéda et suivit la merveilleuse éclosion des cathédrales gothiques et romanes en Occident, la femme avait une situation sociale épanouissante, que ce soit dans l’expression de l’amour courtois, ou des prises de responsabilités (des femmes libres). Pour conclure l’hommage, hymne à notre bon ami, l’historien Bernard Marek, qui fut un de nos premiers membres.
Puis ce fut la remontée de la ravine du Bernica (qui devrait être mieux entretenue) et la déclamation, au Bassin Pigeon, du mythique poème" le Bernica", lu avec émotion et intensité par Rémy Massain et la jeune stagiaire (spécialité Grec-Latin) Ranee Lachaize-Canaguy.
La journée s’est continuée de plus belle avec, en final, un accueil chaleureux par l’équipe du musée d’Ombline Desbassayns où un hommage fut rendu à tous ces travailleurs, notamment nos frères esclaves qui, par leur courage, fructifièrent cette si belle propriété. L’association "Les amis des Noirs" a redonné du baume à notre Occident qui mérite mieux. A suivre...
Le secrétariat de l’ARAL
















