Courrier des lecteurs

Les fonds de pension selon Macron


Ils s’étaient pourtant  promis  le  secret ! On allait   occuper les  gogos  avec les chaussettes  de  Fillon  et les rapports  réels  que  le sarthois entretient  avec sa galloise , pendant  le tournoi  des  six nations de rugby , parce  qu’il parait  que  Pénélope avait espéré  jusqu’au bout.

Et  puis patatras . Sorti  d’Outre Tombe  , voilà  que  Madelin la ramène et cause dans le poste !

Les fonds  de pension  à la francaise  , le  seul  sujet  qui vaille et qui justifie  que la grande  finance  se  soit rangée  derrière  Macron . Tous ensemble ! tous ensemble ! ouais !

C’est une sorte de serpent de mer. Une idée qui revenait sans cesse, mais qui ne semblait jamais devoir aboutir , tant  elle  est  contraire  à notre  culture nationale  ,  attachée   aux mécanismes  de  solidarité   inter générationnels dont le système par répartition  est l’expression.

 Et pourtant cette fois-ci  ,  un candidat  , Emmanuel Macron , bénéficiant  largement de l’appui  des orphelins du hollandisme , a soulevé  le  couvercle  de la  boite .

Les fonds de pension à la française sont bel et  bien  au programme de Macron .

Et Alain Madelin , le très libéral ancien giscardien  , fondateur du mouvement  Occident  , qu’on pensait retiré  de la politique , sort du  bois et  applaudit à  cette idée  géniale .

Trois arguments sont avancés  pour   justifier la  bascule : 

-          la  France   est privée  des fameux  fonds de pension et se trouve  donc  exposée aux mouvements de  capitaux étrangers . Notre nation et les amis de notre nation doivent disposer  , soutiennent ses promoteurs  , de nouveaux  des leviers  financiers , tels  que  ceux  qu’on sait manier  chez  Rothschild ans  Co ;
-          les mécanismes de  solidarité   intergénérationnels auraient  montré  leurs limites et l’Etat en a  franchement marre d’assurer l’infirmerie , en réajustant tous les 5 ans ces foutus  paramètres des  trimestres  validés , de  décote ou de  surcote ,  d’âge légal  de  départ , avec les  syndicats  en permanence dans la rue .
-          Les nouveaux  actifs ,  de la génération 2.0 , ne peuvent  plus  espérer bénéficier d’une carrière   linéaire   longue  , leur  ouvrant  droit  à suffisamment de trimestres  validés , autant donc  qu’ils se débrouillent tout seuls.

Les fonds de pension, symboles de la retraite par capitalisation ,   viendrait donc  judicieusement  mettre fin à notre système par répartition. Nous étions  pourtant prévenus : les fonds de pension  ont  déjà été mis en avant par la loi Macron et  le projet de la loi Sapin. Mais  nous  sommes  trop distraits et  nos  syndicalistes  , pourtant payés pour assurer la veille , trop désœuvrés !

 Problème  cette façon de voir les  choses suscite toujours dans notre pays une vive opposition.

Il faut  donc  changer l’emballage et  bien dire  qu’on fera  ça   « à la française ».

Un fonds de pension « à la française », c’est quoi ?

Au-delà  de  tous les artifices de présentation ,  la  mécanique fondamental est  toujours le même : le salarié  se  constitue   une épargne  pendant sa  vie active et il en récupère les  fruits   au moment de son départ  à la retraite. Cette épargne  est  évidemment placée  par  l’organisme qui en a la gestion . Votre argent  va travailler  pour vous   , comme  on dit !

Pour ne pas effrayer les foules et éloigner l’image des tout-puissants fonds de pension américains Macron et d’autres ont  appelé  ça les  « comptes  notionnels ». En fait il s’agit  tout  simplement d’ exprimer  en points et non pas en monnaie  la  valeur  de votre capitalisation et ses variations dans le temps . L’assureur fixe une  valeur  d’acquisition desdits points et une  valeur  de récupération  in fine pour l’épargnant  ,  transformée alors  en contrepartie monétaire , à partir de la valeur  du point ,  avec des ajustements  en  continu. Et voilà la manip !

Et évidemment au  bout du  compte  , comme vous pouvez  vous en doutez  , on  peut avoir  quelques surprises , comme au casino.

C’est déjà le  système  appliqué  aux  retraites  complémentaires  du privé  ( AGIRC- ARRCO ) et  on se  souvient de  la décote d’octobre  2015. Dans le public  un système équivalent  a été  mis  en place en  2005 : la retraite additionnelle de la fonction publique  ( ERAFP) ,avec des cotisations  assises  sur les rémunérations supplémentaires . Donné  en gestion  à la  Caisse des  dépôts et consignation , il est venu  compléter des  dispositifs  volontaires d’épargne  capitalisée dont le  plus connu est  la  PREFON .

Des surprises me direz  vous ? Si le gestionnaire  de  votre épargne   a  fait  de mauvais placements  , au moment  de la récupération  de  votre épargne  , c’est  vous qui payez l’addition .Les californiens  s’en souviennent  avec  le  « californian public employees retirement system ( CalPERS ) » , le plus important  fonds de pension public  américain,  dont les actions ont perdu plus de 30% de leur valeur au moment de la crise de  2008.

Effrayant  tout  cela évidemment !

 Pour ne pas  créer la panique on présentera le  système comme une offre complémentaire .On vous dira  que  ça  existe déjà et que  ce ne sont  en fait que des complémentaires  venant  compléter d’autres complémentaires  et   qu’au final cela ne changera  pas  radicalement les choses.

L’essentiel  c’est d’enclencher le mouvement.

En réalité, les premiers concernés qui attendent la manne céleste sont évidemment les assureurs eux-mêmes , les  copains  de Macron . Une telle réforme va en effet  leur ouvrir des vannes d’un côté  et des  portes de l’autre  en matière d’investissements spéculatifs , sur des actifs de plus en plus  risqués  ,opportunités auxquelles ils  n’avaient pas accès du fait de  la règlementation financière.

On vous soutiendra que les bénéficiaires  finaux seront les entreprises elles-mêmes , que ces fonds de pension génèreront des nouveaux  flux financiers vers elles .

 Mais pourquoi diable   ce que refusent aujourd’hui  les banques aux  entreprises , les  fonds de pension  l’accepteront demain . Et que  font les  banques  de notre épargne ? Il parait  que nous avons  le  taux  d’épargne  parmi  les plus élevés  du monde   ( 16 % de  notre revenu  brut  disponible)  , alors que les  américains   qui usent et abusent des fonds  de pension,  ont , dans le même temps  , un taux  d’épargne quasiment  nul ? Allez  savoir .

Soyons optimistes, Macron et Madelin  n’ont  pas  encore  gagné la partie .

Lors  de ma prochaine  causerie  je  vous parlerai  de l’augmentation de 1,7 points de la  CSG ,   ou  comment échapper   à la progressivité de l’impôt  , autre mesure phare  de Macron .
Lundi 20 Mars 2017 - 09:18
Pierre Balcon
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1.Posté par JORI le 20/03/2017 11:29

Petite question: est ce que notre système de retraite par répartition fonctionne correctement??. Vous parlez toujours de Fillon qui souhaite réduire les déficit et pourtant qu'est ce qui vous assure qu'en prolongeant l'âge de départ à la retraite à 65 ans garantira le bon fonctionnement de ce principe. Est ce que votre Fillon s'engage à supprimer le système de retraite par point mis en place dans la fonction publique et peut être dans des entreprises si vous prétendez ce système néfaste??. Quid de la protection sociale que votre Fillon veut céder au privé???.

2.Posté par Pierre Balcon le 20/03/2017 15:57

à Jori

La sécurité sociale est composée de quatre branches, auxquelles s’ajoute le fonds de solidarité vieillesse :

- Maladie (remboursement des soins)
- Accidents du travail et maladies professionnelle (AT-MP, caisse spécifique aux accidents du travail)
- Vieillesse (retraites)
- Famille (prestations familiales)

Ces branches ont des comptes séparés, qui permettent de distinguer l’évolution de leurs déficits respectifs. Celui de la branche maladie va un peu mieux grâce à la réforme Bachelot de juillet 2009 , La branche vieillesse, elle aussi se redresse de manière spectaculaire , grâce à la réforme Fillon de 2010.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/25/six-graphes-qui-racontent-l-amelioration-relative-de-l-etat-de-la-securite-sociale_4771922_4355770.html#BQDYoqRulwD5uEgE.99


Regardez le bilan de la branche retraite présenté par le gouvernement la semaine dernière :
7 milliards de déficit en 2009 , 5 milliards en 2012 et retour à l'équilibre en 2016 .

Mais la partie n'est pas gagnée parce qu'il reste à la traîne le FSV ( fond de solidarité vieillesse qui affiche encore un déficit annuel de 4 milliards qui finance notamment le petites retraites ( ex minimum vieillesse ) et surtout les cotisation des chômeurs à leur assurance retraite .

Il faut donc poursuivre les efforts .

Si on passe aux comptes " notionnels" , autre nom des fonds de pension , on renverse la table et on entre au grand casino où vos jetons s'appelleront des "points" .

Libre à vous Jori d'y entrer mais ne venez pas pleurer si ça se passe mal.
Ne demandez pas ensuite à l'Etat , comme cela s'est passé ailleurs , de garantir vos pertes.
Trop facile de privatiser les profits et de socialiser les risques !.

3.Posté par JORI le 20/03/2017 18:17

2.Posté par Pierre Balcon le 20/03/2017 15:57
Pourquoi ne savez vous pas répondre à de simples questions: Est ce que votre Fillon s'engage à supprimer le système de retraite par point mis en place dans la fonction publique et peut être dans des entreprises si vous prétendez ce système néfaste??.
Ôtez moi d'un doute, c'est la sécurité sociale qui vous paie votre retraite accompagnée de l'ITR?.
"Trop facile de privatiser les profits et de socialiser les risques !.", c'est pourtant ce que veut faire votre Fillon avec la Sécu!!!.

4.Posté par JORI le 20/03/2017 18:21

2.Posté par Pierre Balcon le 20/03/2017 15:57
Mille excuses pour le versement des retraites. Pour une fois!!.

5.Posté par Pierre Balcon le 20/03/2017 19:00

Non dans la fonction publique d'Etat nous ne relevons pas du régime général CNAV.
C'est l'Etat lui même qui paie les retraites de ses agents et aussi l'ITR dans les DOM TOM .
Ce qui veut dire qu'en amont il n'y a pas eu véritablement cotisations .
Elles ne figurent sur le bulletin de salaire que pour ordre .
Si vous me laissez vos coordonnées je vous décrirais en détail les spécificités du régime public que certains trouvent plus généreux que celui du privé qui est lui à double détente puisqu'à côté du régimme de base CNAV il y a des régimes à points complementaire AGIRC -ARRCO
Dans les collectivités , il y a une caisse aussi à part qu'on appelle l'IRCANTEC

6.Posté par klod le 20/03/2017 20:30

ha, ha , ha ................. pas plus d'argumentaire ? juste ha, ha , ha ............... vive les ex "hauts foncts" à la retraite pro fillon .............. ils nous en aprennent si tan .

7.Posté par A mon avis le 20/03/2017 22:38

@ 4 Jori, inutile de perdre votre temps à argumenter ! Vous ne faites que flatter le complexe de supériorité narcissique de Pierre Balcon trop content d'avoir un prétexte pour tartiner sa verbosité !

8.Posté par polo974 le 21/03/2017 14:06

Pour une fois, je donne raison à Balcon sur le fait que les fonds de pension sont des jeux de roulettes (russes comme les emprunts éponymes).


Il y a 2 GROS problèmes:
Il faudrait amorcer la pompe à fric tout en maintenant le système par répartition actuellement en place. qui va douiller pour ça ? ? ?
TOUS les systèmes par capitalisation ont systématiquement foiré en France. Pas un seul ne s'en est bien sorti.

Et quand bien même, si on veut à tout prix mettre en place un truc vaguement du genre, il suffit que les Français achètent de la dette Française...
Pas besoin d'aller boire le bouillon sur les marchés où les margoulins secouent le panier pour écrémer au plus raz les moindres soubresauts qu'ils arrivent à créer...

Et puis, il y a un petit détail:
Dans le programme de Macron, il n'est nulle part écrit qu'il veut passer à la capitalisation.

9.Posté par JORI le 21/03/2017 16:49

8.Posté par polo974 le 21/03/2017 14:06
Il me semble que les retraites complémentaires par points existent déjà, dans la fonction publique notamment. Que viennent faire les fonds de pension là dedans??.

10.Posté par Pierre Balcon le 21/03/2017 17:09

Mais si Macron propose bien de passer immédiatement pour les nouveaux actifs au système appelé les "comptes notionnels" .
Ce sont des points que l'on capitalise , avec valeur d'achat et valeur in fine de cession.
Ces points sont représentatifs des cotisations -épargne - placements .
C'est le système adopté en complémentaire retraite en 2005 dans la fonction publique , l'ERAFP .
Pour cet établissement ,les fonds sont gérés et placés par la Caisse des dépôts , d'ailleurs en fonds souverains ( dette publique ) . Quand tout va bien c'est bon .
Mais en 2008 tout est allé très mal pour beaucoup .
Lisez l'interview de Alain Madelin qui soutient Macron sur le net et vous serez édifié

11.Posté par Christophe Vieren le 21/03/2017 18:25

Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris.
Comment pouvez vous prouver que ce système par point proposé par Macron signifie que "L’assureur fixe une valeur d’acquisition desdits points et une valeur de récupération in fine pour l’épargnant , transformée alors en contrepartie monétaire , à partir de la valeur du point, avec des ajustements en continu. ". Quel est donc ce mystérieux assureur ? L'argent cotisé par les actifs n'est-il pas instantanément remis aux retraités ?
Quelle différence avec le système actuel ou ce que vous toucherez durant la retraite dépend bien de votre cotisation en € (durée, taux, montant ?) ? en € ou en point, qu'est-ce que cela change ?
Il y a bien une correspondance -plus ou moins proportionnelle - pour tout un chacun -entre ce qu'il a cotisé et ce qu'il va percevoir durant sa retraite ? Non ?
Donc je ne vois pas pourquoi un système par point induit un système par capitalisation et abolie le système par répartition. Que le montant de la pension ne soit pas garanti me parait tout à fait normal car il n'y a pas de raison que si il y a une récession le montant des pensions soient garanties tandis que les salaires se verraient baisser. Et inversement, si les salaires augmentent - donc plus de recettes sur cotisation retraite), les pensions augmentent (par reversement de ces cotisations) !

12.Posté par Christophe Vieren le 21/03/2017 18:32

Depuis mon commentaire j'ai trouvé cet article qui confirme que système par point ne signifie pas nécessairement "système par capitalisation" (au sens placement d'un capital auprès de fonds de pension) mais est bein compatible avec "système par répartition"

C'est là : http://www.notretemps.com/retraite/retraite-de-base-par-points,i3435/6

13.Posté par JORI le 21/03/2017 20:07

12.Posté par Christophe Vieren le 21/03/2017 18:32
Attention de contrarier Balcon!!!.

14.Posté par Pierre Balcon le 21/03/2017 20:57

à post 12

Macron soutient en effet que le financement des retraites à points resterait , pour l'heure et dans un premier temps, par répartition :
C'est à dire que ce serait l'argent en caisse ( dans les caisses de retraites ) à un moment T, résultant des cotisations perçues à ce moment là qui serait redistribué entre les retraités au même moment .

Mais cette présentation est évidemment faite pour ne pas créer la panique .

C'est un leurre évidemment ! Le but ultime est de générer des capitaux pour les entreprises et c'est ce qui lui a valu les applaudissements de Madelin.
Le défi que s'est lancé Macron , comme Sapin avant lui et Madelin plus avant encore , c'est d'amorcer la bascule .

Si non, aucun intérêt . Illusion pure !

En effet si on reste dans le système par répartition , quid si les cotisants sont moins nombreux que les bénéficiaires , et si on ne peut couvrir les sommes appelées , scénario probable à nouveau à très court terme ?

Si on reste dans le système "par répartition" on repose en fait sous des termes différents le même problème de la disponibilité des ressources .
Dans cette hypothèse il faut en effet réajuster les paramètres globaux des droits !
Quelle différence entre dévaloriser la valeur de cession du point ou dévaloriser celle des trimestres ( comme on le fait à échéances régulières actuellement ) ? .
NON !
La véritable intention de Macron , et Madelin l'a bien compris , est bien de préparer le terrain pour la bascule dans la capitalisation .

D'ailleurs voyez l'ERAFP , le précurseur , dont on nous dit qu'il fait des affaires dans les placements juteux

15.Posté par Elle le 21/03/2017 21:43 (depuis mobile)

Dites Balcon, et si vous décortiquiez pour les idiots (ou décérébrés ou cyberbouchés, comme vous voulez) que nous sommes, le divin programme de saint Fillon ? C''est ma prière !

16.Posté par JORI le 21/03/2017 22:52

14.Posté par Pierre Balcon le 21/03/2017 20:57
"Macron soutient en effet que le financement des retraites à points resterait ", et Fillon, qu'a t il dit au sujet des ces retraites par points déjà existantes???.

17.Posté par Pierre Balcon le 22/03/2017 07:09

à post 15 et donc Jori peut aller dans la cour de récréation , car depuis tout jeune déjà il faisait l'andouille au fond de la classe, anonymement en disant que c'était pas lui car il a été toujours comme ça : lâche et bordélique

Sur quelle question précise voulez vous que nous échangions sur le programme de Fillon ?
Difficile de le faire par posts.

Sur ce problème des retraites Fillon plaide pour le maintien du système actuel qui est :

- pour le privé : mixte à deux étages puisqu'il allie un régime de base CNAV en répartition pure par trimestres validés , avec un système complémentaire à points AGIRC ARRCO. , sans beaucoup de visibilité contrairement à ce qu'affirme Macron. Demandez aux partants à la retraite s'ils s'y retrouvent mieux dasn le calcul de leurs droits CNAV ou ARRCO et vous serez édifié.
Personnellement j'aide beaucoup de gens à pré liquider leurs droits et franchement on peine à faire le point sur la complémentaire car il faut connaître l'état du compte individuel ( en nombre et en valeurs de points ) en achats et en cession .

- pour le public par répartition à trimestres validés + nouveau système marginal à points de ERAFP.

Pour Fillon la question reste d'équilibrer les comptes de la CNAV qui grâce à ses deux réformes est revenu dans le vert si l'on excepte le FSV.

Cet équilibre est néanmoins précaire puisque l'allongement de la durée de la vie emporte aussi l'allongement de la durée de jouissance de la retraite qui est en moyenne de 21 ans résultant de la différence entre 83 ans ( espérance de vie moyenne à la naissance) et 62 ,5 ( ouverture des droits théoriques ).

Fillon propose pour maintenir constant le rapport entre cotisants et bénéficiaires de continuer à décaler de 1 trimestre par an le jalon de départ de l'ouverture des droits et ceci jusqu'à qu'il atteigne 65 ans.

Bon excusez moi ! J'entends Jori qui revient !. Il va encore nous emmerder .
Allez à la prochaine !

18.Posté par JORI le 22/03/2017 12:13

17.Posté par Pierre Balcon le 22/03/2017 07:09
On y arrive. Plus d'argument, et hop vous donnez dans l'insulte car que savez vous de ma vie??. Je ne suis pas dans la suffisance, moi. Je suis pas dans la recherche de reconnaissance, moi. Et ça c'est du concret, du quotidien puisque chacun peut lire vos propos. Ce n'est pas votre enfance.
Je ne comprends pas, vous et votre Fillon dîtent que la retraite par points n'est pas un bon système mais vous le conservez.
Cela me rappelle Fillon au gouvernement prétendant que les 35 h était un mauvais système tout en le conservant. Peut être, si jamais il est élu, attendra t il le mandat suivant pour dire qu'il supprimera la retraite par points!!. MDR
Mieux cela me rappelle Sarkozix qui à son élection disait que les subprimes étaient la meilleure chose qui pouvait arriver à l'économie mondiale et chacun a pu voir ce que cela a donné.
Et dire que ce sont les mêmes qui veulent une fois encore nous gouverner. Ceux là mêmes qu'on nous dit expérimentés, ou crédibles du fait des leurs hautes études. MDR

19.Posté par Christophe Vieren le 22/03/2017 15:10

A Pierrot (je suppose que c'est l'alias de Pierre Balcon) : merci pour ta réponse à mes questions (post 14).
Donc en résumant votre réponse) :
1) Le système par point n'induit pas système par capitalisation
2) Vous faites un procés d'intention à Macron de préparer le système par capitalisation en introduisant le système par point. Le connaissant je ne serais pas surpris (surtout avec un Madelin dans son giron) de cette intention mais à chacune de se faire son idée par rapport à cela.

Depuis 1998 en Suède, ils ont introduit le système par points (un compte notionnel) et pourtant, mais je peux me tromper, le système reste à ce jour un système majoritairement par répartition (à en croire wikipedia). Etait-il d'ailleurs intégralement par répartition avant 1998 ?
En tout les cas qu'il y ait nue petite partie risquée et volontaire n'est pas choquant. Le système obligatoire, outre qu'il réalise l'importante solidarité intergénérationnelle, doit aussi permettre à la société de ne pas avoir - par Humanité - à subvenir aux besoins de ceux qui ont "oublié" de cotiser.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_retraite_en_Su%C3%A8de

20.Posté par Elle le 22/03/2017 17:07 (depuis mobile)

Ah non ! Je ne joue plus Balcon ! Pas la mesure la moins contestable ! Parlez moi de sa logique d''offre, de sa "rénovation du modèle social". N''employez pas trop de mots savants, mon cerveau a tendance à bugger.

21.Posté par Pierre Balcon le 22/03/2017 19:40

à post 19

Il faut en fait distinguer :

- le niveau macro économique
A ce niveau on traite du mode de financement du régime qui peut donc faire appel soit à de la capitalisation des cotisations auprès d'un organisme qui gère cette épargne forcée, soit à une simple re-distribution passive des ressources disponibles du moment

- le niveau des bénéficiaires ( micro économique ) qui en toute hypothèse capitalise des droits , que l'unité de compte soit les trimestres ou les points , peu importe .

Donc le passage en comptes notionnels n'implique pas , dans l'absolu, l'abandon de la répartition.

Mais c'est un leurre évidement . Il prépare le grand saut

Le système par trimestre permet de moduler in fine les droits au moment de leur liquidation ( reconstitution de carrières ,bonifications diverses , validation , rachats etc ) . In fine le taux du revenu de remplacement est calculé en multipliant les droits acquis exprimés en % ( en gros 1,90% par année travaillée , avec un plafond de 75 % pour une carrière pleine ) d'un revenu de base calculé selon la moyenne des 25 dernières années dans le privé et des 6 derniers mois pour le public

La retraite à point est plus mécanique . On achète des points tout au long de sa carrière sur la base d'une contre valeur cotisations /valeur du point et on vous restitue votre capital en fonction de la nouvelle valeur du point au moment de la retraite .

Dans l'absolu rien n'empêche de financer cette restitution ( des trimestres ou des points ) en puisant dans les réserves globales du régime , laissées donc en gestion passive comme c'est le cas de la CNAV actuellement . Et pour cause la CNAV est en déficit . Donc pas de placements financiers .

MAIS DANS LES FAITS , avec les comptes à points ( dits notionnels ) ON PREPARE EVIDEMMENT UNE GESTION DYNAMIQUE PAR LA CAPITALISATION.

Et dans ce système à points pas question de valider a posteriori des trimestres , de bonifier ou que sais je encore .
En Suède ( donnée souvent en exemple ) les retraités ont eu la mauvaise surprise d'assister à effort financier égal à une baisse de leur pension , variant de 10 à 20% par rapport à leurs aînés .

Et ceci parce que le risque de dévalorisation du point est toujours renvoyé vers le cotisant . C'est ce que l'on appelle la responsabilisation . Il n'avait qu'à regarder son compteur et il aurait su que les cours étaient à la baisse donc il devait prendre ses précautions!

22.Posté par Pierre Balcon le 22/03/2017 21:11

En votant leur grande réforme des pensions, entre 1994 et 2001, les Suédois avaient bien cru mettre un terme définitif à cette préoccupation qui pourrit la vie de bien des gouvernements : comment mettre sur pied un système pérenne alors que l'espérance de vie plus encore qu'en France s'allonge, que la natalité diminue, et que la croissance économique fléchit ?

Ils avaient donc imaginé un tout nouveau système , reposant sur deux piliers:

- un pilier principal lié au revenu (inkomstpension) ,financé par des cotisations de 16% sur les revenus .

- un pilier accessoire fondé sur la capitalisation pure (premiepension) , avec une cotisation de 2,5%.avec choix possible du fonds dans lequel s placer ses «économies» et effectuer des arbitrages,.

Mais ces droits à retraite de base accumulés ( libellés en "comptes virtuels" , traduction de "notionnels" , dont le montant en couronnes est communiqué chaque année dans une enveloppe orange, ne permettent pas de prédire le montant de ladite retraite qui peut être prise à partir de 61 ans: celle-ci dépend de l'âge (le système incite à travailler au moins jusqu'à 65 ans), mais surtout de l'évolution de l'espérance de vie et de la situation économique du pays (évolution des salaires, croissance, etc.)


Les Suédois ne s'y attendaient pas !
Même si leur pays affiche, comparativement, des résultats économiques plutôt bons, les retraités se rendent compte aujourd'hui que leurs pensions semblent devoir s'effriter inexorablement.

C’est l'autorité en charge des retraites qui l'a dit : en 2014 , la retraite basée sur les revenus diminuera de 0,8% /an , soit environ 12 euros de moins par mois pour un pensionnaire moyen. ( après les premières années euphoriques , elle s'était déjà effondrée de 34 % en 2008 avec la crise).

Et cela risque de n'être qu'un début. La confédération syndicale LO a pour sa part calculé:

«Pour un ouvrier travaillant à temps complet qui prend sa retraite à 65 ans, le niveau de la retraite n'est plus désormais que de 54% du salaire de fin de carrière, contre les 62% sur lesquels on tablait en 1995.

MAIS MACRON S'EST DEJA RETRACTE CES DENIERS JOURS SUR SON PROJET DE REFORME DES RETRAITES.

il a déclaré que finalement il ne ferait rien sans l'accord des partenaires sociaux ( qui sont tous contre sauf la CFDT et la CGC ) et qu'il ne comptait pas faire évoluer le système durant son éventuel quinquennat !

Pas téméraire l'animal .

Ça promet !

23.Posté par JORI le 23/03/2017 12:03

"MAIS MACRON S'EST DEJA RETRACTE CES DENIERS JOURS SUR SON PROJET DE REFORME DES RETRAITES.", tout comme l'a fait votre Fillon, sur la sécurité sociale, la baisse des dotations aux collectivités pour lesquelles il annonçait pas moins de 20 milliards de baisse qui se transforme en 7,5 milliards. Déjà 13 milliards d'économie annoncées qu'il faudra qu'il trouve ailleurs. Mais je pense que vous lui serait de bon conseil pour l'aider. En attendant bien sur la contradiction entre l'embauche des 5000 agents dans les forces de l'ordre et la réduction drastique (sans nous dire où bien sur) des 500 000 fonctionnaires. Et ça, c'est ce qui est médiatisé, en misouk, il a peut être totalement changé son programme, mais nous ne le savons pas encore. Surtout après nous avoir dit que les 35h étaient un problème tout en les conservant entre 2007 et 2012!!.

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