Faits-divers

Les ex-salariés du site internet du Quotidien devant les prud'hommes

Ce matin, on reparlait du site internet du Quotidien, mais pas dans ses plus beaux jours, devant le tribunal des prud'hommes de Saint-Denis. Jean-Pierre B., chef de projet, et Jérôme S., responsable marketing, de "feu" lequotidien.re ont assigné leur ancien patron pour contester leur licenciement respectif.


Les ex-salariés du site internet du Quotidien devant les prud'hommes
Beaucoup d'internautes se souviennent du lancement du site internet du Quotidien le 22 juin 2007, avec en guise de message d'accueil : "Appelé à évoluer, cet espace est et restera à l’image du Quotidien, accueillant, rigoureux et critique. Des infos, des petites annonces, des services… il a été conçu pour étendre notre audience au-delà du journal qu’on tient entre ses mains et répondre au mieux aux attentes de nos lecteurs dont les remarques et les suggestions sont évidemment les bienvenues".

Une deuxième version du site voit le jour en 2009, intégrant une partie payante et gratuite. C'est à cette époque que deux cadres sont recrutés par la société SARL Quotidien Multimédia, une filiale de la SAS le Quotidien. Jean-Pierre B. et Jérôme S., tous les deux débauchés de métropole et possédant des expériences similaires dans de grands groupes dans le domaine du marketing sur internet, arrivent pour mettre en place cette deuxième version. Une expérience qui durera jusqu'en septembre 2010, date où la direction décide d'arrêter le site du journal. Conséquence directe, Jean-Pierre B. et Jérôme S. sont licenciés.

Plus d'un an plus tard, les deux ex-salariés de la SARL Quotidien Multimédia ont assigné leur ex-employeur devant les prud'hommes de Saint-Denis. "On demande des rappels de salaire, une application de la convention collective, une requalification des CDD en CDI, des dommages et intérêts pour des licenciements sans causes réelles et sérieuses", explique l'avocate des deux ex-salariés, Me Pauline Barbande. Si l'un est reparti en métropole après cet épisode "douloureux", l'autre, Jean-Pierre B., a décidé de rester à la Réunion pour trouver du travail. "Je suis resté, mais la situation était difficile. J'ai dû changer d'activité", explique-t-il.

"300.000 euros de charges pour 7 à 8.000 euros de revenus sur une année"

Pour les deux salariés, les objectifs de leur contrat ont été "atteints", notamment celui d'obtenir "100.000 pages vues par mois". "On les a licencié pour motif économique, aucun reclassement n'a été proposé. Mais cela n'a pas empêché le journal de procéder en 2011 au recrutement de 11 CDD et une personne en CDI", souligne Me Pauline Barbande, pointant du doigt également la volonté du Quotidien de remettre la main sur son site, à moindre frais, en passant par la société Réunion.info pour "10.000 euros par mois".

En face, l'avocat du Quotidien, Me Robert Chicaud, avance les difficultés de la société pour justifier des licenciements économiques. "Les résultats étaient catastrophiques, environ 300.000 euros de charges pour 7 à 8.000 euros de revenus sur une année", explique l'avocat du Quotidien. Me Robert Chicaud ajoutera également pour justifier les licenciements que le Quotidien traversait une "crise" à cette époque, mais qu'en aucun cas le Quotidien ne peut être "tenu responsable des licenciements d'une filiale qui a connu des difficultés".

Les deux parties se retrouveront au tribunal le 11 septembre prochain pour le délibéré.
Mardi 17 Avril 2012 - 16:32
Lu 1507 fois




1.Posté par TEGO le 17/04/2012 20:43
Chane KI Chune Maximin , un petit bras de le presse écrite ... No comment !

2.Posté par ernest de la pignoliere de mes roustons le 17/04/2012 21:32
Pauvre quotidien qui va crever faute d'avoir pris le virage tout numérique.La presse locale est morte de part son côté insipide , plus que quelques années et après les boutiques jir et quotidien mettront la clef sous la porte.Le quotidien d'abord, le jir suivra quelques années plus tard.c'est une nouvelle révolution et j'ai de la peine quand je vois l'incapacité de changement du quotidien.
Je suis un ex salarié du quotidien consterné par tant de conservatisme.Maximin est trop vieux, bailly trop fatigué et trop occupé à compter ses millions. Snifff, la presse est morte, vive la presse.

3.Posté par david le 18/04/2012 07:49
Encore un Patron estampillé MEDEF ! et défendu par qui par un autre affilié MEDEF

4.Posté par polo974 le 18/04/2012 10:13
"300.000 euros de charges pour 7 à 8.000 euros de revenus sur une année"

Peut-être qu'ils ont "oublié" de facturer la pub faite à la maison mère...

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