Social

Les emplois verts de l'Ermitage-les-Hauts veillent sur leur quartier, diplôme en main

Presqu'un an après la polémique des emplois verts qui a agité la commune de Saint-Paul et la Région, l'association Codras fait le bilan de neuf mois de contrats qui ont bénéficié à près de 80 personnes de leur structure.


 
La ravine Daniel, Bras Canot et l'Ermitage-les-Hauts peuvent compter sur les coups de balais des emplois verts de l'association Codras.

Le collectif développement, restructuration et aménagement de la Saline (Codras) tenait ce matin une conférence de presse sur l'un des sites de pique-nique entretenu par leurs soins, un bilan de neuf mois d'activités, suivi d'une remise de diplômes.

L'association, créée en 1995, a sans doute bénéficié de sa longue expérience dans le paysage associatif des hauts de Saint-Paul pour que son projet soit retenu par la Région Réunion.

Mais il ne s'agit pas de contrats politisés, commente Patrick Tiroumallé, le vice-président de Codras. Les reproches vont par contre vers une autre collectivité. Ce qui ne va sans doute pas permettre d'enterrer la hache de guerre sur le sujet des contrats aidés régionaux.

La remise des diplômes sur l'un des sites remis en l'état par les emplois verts
La remise des diplômes sur l'un des sites remis en l'état par les emplois verts
"C'est la deuxième fois que nous postulons sur les emplois verts. En décembre 2010, nous avions eu un avis favorable de la Région. Par contre, dans le même temps, les subventions communales affichent un zéro pointé. Avec l'ancienne mandature municipale, nous obtenions environ 54.000 euros", intervient la trésorière de l'association. Au fil des années, ce montant est passé à 30.000, puis 24.000 pour finir avec aucune subvention. Seule l'intervention d'un conseiller municipal de quartier pourrait faire évoluer le dossier, toujours en cours d'instruction. L'association espère peut-être compter, au moins, sur "les subventions de fonctionnement", soit autour de 11.000 euros, estime le bureau de l'association, sous le regard expert de la trésorière.

"Pas une perte de temps"

Pour lever toutes les fausses interprétations sur la nature de ces contrats, le vice-président dévoile la paye de ses hommes, et de quelques femmes d'ailleurs : 673 euros/mois pour 22 heures par semaine. De quoi jouer la carte de la transparence jusqu'au bout.

Au-delà de l'aspect strictement financier, faire partie de l'association est aussi l'opportunité d'étoffer son CV, avec les formations de paysagiste par exemple. Elles sont dispensées dans des domaines de compétence qui ont forcément un lien avec l'activité de restauration de sites, comme ici à l'Ermitage-les-hauts.

"La plupart n'a aucun diplôme. C'est une manière de les remettre dans le circuit". Mais il est déjà temps, pour Patrick Tiroumallé, d'aller remettre les fameux diplômes reconnus par l'Etat à ses hommes. "Mi pense que les gars la pas perde zot temps", dit-il.
Vendredi 16 Septembre 2011 - 16:27
ludovic.grondin@zinfos974.com
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