National

Les écoliers français sont les plus nuls en maths en Europe


Les écoliers français sont les plus nuls en maths en Europe
Les écoliers français sont loin d’être les plus doués en mathématiques et ce dans toute l’Union européenne. Une étude mondiale publiée ce mardi par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite éducative, révèle que l’Hexagone est en dernière place en maths.

Si la moyenne internationale est de 500, les écoliers de CM1 peinent à réaliser un score de 488 points en maths, et seulement 487 en sciences, c’est-à-dire juste avant-derniers du classement (devant Chypre). A noter que la moyenne européenne est de 527 en maths et 525 en sciences d’après, toujours, cette association scientifique indépendante aux Etats-Unis.
 
Ils étaient 5.000 élèves en France à avoir participé à cette étude l’année dernière. Les cinq premiers du classement en maths et en sciences sont tous des pays d’Asie, à savoir Singapour, Hong Kong, la Corée du Sud, Taïwan et le Japon. Le premier pays de l’Union européenne occupe la 6ème place, il s’agit de l’Irlande du Nord.
 
Il convient de préciser que les écoliers français suivent pourtant 193 heures par an de cours de maths contre 158 heures seulement dans les autres pays d’Europe. Pour les sciences, ces bambins ont 56 heures de cours de sciences par an contre 67 heures pour les pays européens. Néanmoins, les lycéens français sauvent la mise en étant dans la moyenne en maths. 
Mardi 29 Novembre 2016 - 17:12
Lu 1042 fois




1.Posté par noe le 29/11/2016 17:16
On a des outils modernes pour faire les calculs pour nous lors des cours de math ou des examens !
Vive la modernité !

ça sert à rien de se casser la bouillote !

2.Posté par noe le 29/11/2016 17:28
On va encore accuser les professeurs de ne rien faire en classe et qu'ils passent leur temps à se la couler douce en attendant les vacances !

3.Posté par Choupette le 29/11/2016 17:33
Ou c'est parce qu'on a les maths les plus dures, ou alors "il n'y a pas de mauvais élèves mais de mauvais maîtres" ... .

4.Posté par Veridik le 29/11/2016 18:37 (depuis mobile)
Du moment qu'on sait calculer l'hypotenuse d'un triangle rectangle, le reste n'a pas d'importance

5.Posté par Question pas BETTTE le 29/11/2016 19:59
@ 3.Posté par Choupette le 29/11/2016 17:33

NON Choupette de bons syndicats ah ah ahhhh...........

6.Posté par Curieux ! le 29/11/2016 20:36 (depuis mobile)
Avec un nombre si important de fonctionnaires dans l''éducation nationale le plus élevé, curieux ! Quoique, si l''on regarde les Stephane Maillot, Romain Wilthien et Samantha Pothin, est bien étonnant au vu de leurs notes, de zéro à 7 de moyenne. Bravo

7.Posté par Pythagor le 29/11/2016 20:52
Ce n'est pas un scoop. Le système educatif français est élitiste, les maths ne sont qu'un paramètre de cette sélection. Nos jeunes font des maths pour faire des maths et subissent cette sélection. Un gachis ...

8.Posté par Pif le yinch le 29/11/2016 23:28
Pas la peine de s'exciter dans le vide : "Néanmoins, les lycéens français sauvent la mise en étant dans la moyenne en maths."

Désolé, mais au niveau CM1, on peut difficilement parler de "maths".

Les maths, dans l'ensemble, c'est souvent une question de méthode. Même dans les démonstrations de géométrie, il y a des mécanismes.
Une fois qu'un gamin a capté les protocoles, il ne lui reste plus qu'à faire preuve de rigueur (bien se relire, régulièrement plutôt qu'à la fin).
Quand j'étais minot, malheureusement aucun de mes profs n'a jamais insisté sur ces fameux protocoles, il a fallu que je capte tout seul par la force des choses. On m'aurait fait gagner du temps en décortiquant bien les protocoles avant de me bombarder d'exercices. Quand on n'est déjà pas capable de réussir un ou deux exercices, ça risque pas d'être mieux quand on en a une dizaine à faire. Au contraire, à force on peut finir par croire qu'on est décidément une bourrique.

Faire des classes avec des niveaux homogènes permettrait sûrement d'améliorer le système. C'est ce qui se passait à mon époque, au collège, et ça n'avait rien de dégradant ou de traumatisant.
Au contraire, ça permettait de voir des nouvelles têtes.
Quand tu avais repéré une bombe dans une classe de niveau supérieur, ça te motivait à te sortir les doigts pour la retrouver au trimestre d'après.
Quand tu montais d'un niveau, alors que ton meilleur pote stagnait, ça te foutait les boules. Du coup, tu aidais ton pote à piger tout pour qu'il puisse te rejoindre au trimestre suivant.
Tout ça n'est pas négligeable ...

9.Posté par jean le 29/11/2016 23:35
Le problème vient de ces grands "penseurs" ( politiques, grands pédagogues enseignants,..)
. A force d'inventer chaque année des réformes, les enseignants ne savent plus quoi et comment enseigner.
Du coup, beaucoup de jeunes arrivent au collège sans des notions essentielles comme le calcul mental , faire une simple division,...
Un bon exemple qu'on peut retrouver sur internet . Un journaliste malicieux qui demande au Président de la Cour des Comptes Didier Micaud qui répond que 9 x 7 = 76

https://www.youtube.com/watch?v=0KnxL35gAT8

10.Posté par Dazibao le 29/11/2016 23:37
C'est le résultat de la politique de SARKOZY et FILLON.....

11.Posté par Jyves le 30/11/2016 01:27
On dis Merci au PS pour déniveler par le bas. Quand aux autres qui pensent qu'on a des calculettes, MDR. Une calculette, ca permet de faire es operations, pas a comprendre a réfléchir et pourquoi il faut faire une multiplication et non une soustraction...

12.Posté par @ dazibao le 30/11/2016 06:56 (depuis mobile)
Belle Mauvaise foi ! Vous êtes le seul à ignorer que l''éducation nationale est totalement gangrènée pas la gôôôôche depuis 68, le célèbre mamouth est depuis devenu quasiment un état dans l''état. Voir les magouilles dans notre université et ses nuls..

13.Posté par cmoin le 30/11/2016 12:55
Encore plus à la Réunion.

14.Posté par Pamphlétaire le 30/11/2016 13:20
Ce n'est pas d'aujourd'hui car un article est paru le 18 avril 2013 dont voici en partie la prose :

Pourquoi les Français ne savent plus compter (et pourquoi c'est grave)
A l'âge de 15 ans, les Français ont déjà suivi près de 1 500 heures de cours de maths depuis leur entrée au CP. Et pourtant, à la fin du collège, seuls 30% d'entre eux sont capables de multiplier ou d'additionner des nombres simples et de calculer des carrés simples.


Atlantico : Les Français savent-ils encore compter ?

Michel Vigier : Non, malheureusement !

Si l’on se réfère à la dernière étude Insee réalisée en 2011 et publiée en décembre 2012, la situation des Français adultes vis-à-vis du calcul se dégrade depuis l’étude comparable de 2004.

L’Insee attribue cela au phénomène "calculette" ou "micro-informatique". Le ton officiel n’est cependant pas alarmant. En effet, un consensus politique et économique semble se dégager. On a ainsi entendu sur LCP en août 2012 un sénateur déclarer que l'"on pourrait se passer de compter, dans la vie de tous les jours", puisque tout existe pour décharger l’individu de cette corvée inutile : écriture automatique des chèques, paiement par cartes, documents administratifs informatisés, etc. Dans le monde économique, l’illettrisme reste une priorité, pas l’innumérisme. Un responsable d’une formation politique nationale se vante même de ne pas connaître ses tables de multiplication. Les deux précédents ministres de l’Éducation nationale ont été mis en échec devant des exercices de proportionnalité de CM2 et ont très bien vécu la situation : on a le droit de ne pas être bon en maths.

La situation présentée par l’INSEE semble "sous contrôle" (cliquez sur le tableau pour l'agrandir) :
Le tableau indique que 16% des adultes ont des performances médiocres en calcul (Ensemble). On est surpris de trouver une catégorie représentant à elle seule, un taux de 54%. Cette présentation n’apporte pas une information complète et nous serons donc loin de la courbe de Gauss (en répartition statistique).

Dans ce même rapport, le tableau comparatif, 2004-2011 :
Ce tableau présente la baisse des résultats des "personnes à l’aise en calcul". De toute évidence la baisse est générale. Mais pourquoi être passé de la catégorie des performances médiocres à celle des personnes à l’aise ? Pourquoi avoir retenu un taux maxi de 40% sur le graphique ?

Les mots ont un sens : Le graphique "complémentaire à 100" de celui ci-dessus, "personnes à l’aise en calcul", reconstruit par nos soins, avec les informations de l’Insee, apporte des informations capitales, qui n’apparaissent pas en clair dans le rapport ; il est logiquement intitulé "Personnes qui ne sont pas à l’aise en calcul" :

68 %, en moyenne, des Français ne sont pas à l’aise en calcul, en 2004; ils sont maintenant, en 2011, 70 %; Les adultes nés après 1987, sont, eux, 74 %.
La situation, en fait, est dramatique, une majorité de Français ne sait pas calculer un pourcentage (à part les 50% des soldes), est incapable d’effectuer un petit calcul mental, a le plus grand mal à résoudre une situation de la vie faisant appel à la proportionnalité. Comment pourrait-il en être autrement lorsque l’on sait que le niveau scolaire en calcul et en maths diminue, régulièrement, depuis les années 1980, ce qui est constaté et mesuré depuis 2000 par les études Pisa ? Pour les élèves en très grande difficulté, avec 9,5% en 2009, la France se situe au 36e rang des pays de l’OCDE et associés (65 pays), au 28e rang des pays de l’OCDE (34 pays) et au 21e rang en Europe (25 pays sans Malte et Chypre), derrière tous nos principaux partenaires.
La suite et les tableaux à lire et à décortiquer sur le lien....
Ca me fait peur...

15.Posté par Damned ! le 30/11/2016 13:47
@3.Posté par Choupette

Sans doute mais je crois surtout que cela est dû en majeure partie aux ravages de l'ère numérique. Pourquoi s'emmerder à poser une équation dés lors que vous avez tout dans une modeste petite calculette à trois euros !

16.Posté par missBoudin le 30/11/2016 14:00
des dégénérés mentaux............... voila ce que la société fabrique...

17.Posté par Pamphlétaire le 30/11/2016 17:14
Des enfants épanouis et solidaires, qui commencent à lire, multiplier ou diviser dès la maternelle. Ce sont les résultats étonnants d’une expérimentation menée entre 2011 et 2014 dans une classe de Gennevilliers, en banlieue parisienne, en zone prioritaire d’enseignement. Pendant trois ans, Céline Alvarez a tenté de mettre en pratique dans une école publique les principes de la pédagogue Maria Montessori, enrichis avec les neurosciences et la linguistique française. Un bouleversement des pratiques traditionnelles des enseignants, pour repenser l’école sur la base de la confiance. Malheureusement, le ministère de l’Education nationale ne lui a pas permis de poursuivre cette expérimentation.

Basta ! : Quelles compétences ont été développées par les enfants de votre classe de Maternelles, à Gennevilliers, entre 2011 et 2014 ?
Céline Alvarez [1] : Dès la première année, tous les enfants, suivis par le CNRS, ont progressé plus vite que la norme, sauf un qui était l’enfant le plus absent. Ils sont entrés très facilement dans la lecture, ont fait des mathématiques, des divisions, des soustractions. Dans certains domaines, en conscience phonologique, c’est-à-dire la capacité d’entendre les sons dans les mots, en mémoire de travail [notre capacité à retenir sur du court terme], ils étaient très au dessus de la norme. Une petite fille, à quatre ans, avait 28 mois de retard par rapport à la norme en mémoire de travail. En six mois, elle a non seulement rattrapé ces 28 mois de retard, mais elle a eu 8 mois d’avance !

Un développement social s’est aussi mis en place. Les enfants étaient capables d’avoir des relations sociales plus harmonieuses. Ils ont fait preuve d’une grande capacité de résolution de conflits et développé plus d’empathie. Ils contrôlaient mieux leurs émotions. D’après les témoignages des parents, ces enfants étaient heureux, épanouis, généreux, enthousiastes, solidaires.

Ces résultats ne sont pas là parce que je suis une enseignante merveilleuse ou parce que les enfants sont extraordinaires ou à haut potentiels. Non, on a testé leur QI : ils n’étaient pas plus élevés que la normale. Ce sont simplement des êtres humains qui ont été replacés dans un contexte favorable où on marchait dans le sens des lois de la vie, plutôt que dans un contexte où l’on lutte contre.

Comment a démarré cette expérience d’enseignement ?

Je n’ai jamais souhaité être enseignante. Ma démarche était de mettre un coup de pied dans la fourmilière et de dire : avec 40% d’échec scolaire chaque année à la sortie du CM2, on s’est trompés, ça suffit ! J’étais profondément indignée par le système scolaire français. Ses mauvais résultats s’expliquaient parce qu’il n’a jamais été fondé sur la connaissance des mécanismes d’apprentissage et d’épanouissement de l’être humain. Et si nous repensions la classe en fonction de ces mécanismes, que se passerait-il ? On verrait les enfants épanouir des compétences cognitives et non cognitives extraordinaires ! C’était le postulat de Maria Montessori. J’ai naturellement repris ses travaux que j’ai enrichis avec les neurosciences et la linguistique française.

J’ai souhaité mener ce travail de recherche au sein de l’éducation nationale. J’ai donc passé le concours de l’éducation nationale. C’était simplement pour moi la meilleure façon d’infiltrer le système. Une fois le concours en poche, je suis allée taper aux portes des ministères pour leur demander de me laisser une carte blanche pédagogique. En 2011, le conseiller éducation de Nicolas Sarkozy puis le cabinet de Luc Chatel et la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), à l’époque, ont été très attentifs à ma posture : la seule voie pour l’éducation de demain, c’est la voie scientifique, c’est comprendre quels sont les besoins de l’être humain. Il faut qu’on construise l’environnement scolaire autour de ça. La classe s’est ouverte en quelques mois.

Sur quels grands principes repose votre enseignement ?

J’ai repris les travaux de Maria Montessori, ses grands principes et je les ai traduits et enrichis à la lumière des neurosciences cognitives, affectives et sociales. Le premier de ces grands principes, c’est la plasticité cérébrale. Entre 0 et 5 ans, l’être humain possède une capacité cérébrale extraordinaire. Cela ne signifie absolument pas qu’il faille trop stimuler les enfants. Mais plutôt que leur environnement doit être riche, avec de grandes opportunités d’interactions langagières, soutenues et d’une grande variété. Ainsi, dans une même classe, il ne faut pas qu’un enseignant parle à 30 enfants du même âge. Mais plutôt des enfants d’âges différents, plus âgés, qui vont pouvoir parler à d’autres enfants. A la verticalité, il faut préférer l’horizontalité. Les enfants sont autonomes et peuvent parler ensemble toute la journée. Ce qui permet aux petits de développer beaucoup plus rapidement leur langage. Mais c’est aussi leur offrir une grande diversité culturelle : de la géographie, de la géométrie, des mathématiques, des occasions d’apprendre à lire et à écrire. Mais tout ça en suivant le moment où ils ont décidé de le faire et en le faisant de façon sensorielle.

C’est le deuxième grand principe : l’enfant est dans une période sensorielle. Cela ne sert à rien de lui dire : il faut faire ci, il faut faire ça. Il doit l’expérimenter lui-même. C’est ainsi que son cerveau va pouvoir se câbler. La lecture, les mathématiques, sont exercés par un biais sensoriel. L’enfant doit être actif. La classe lui offre des activités qui engagent leur concentration profonde et une répétition.

Le troisième principe, c’est que le cerveau humain apprend avec l’autre. L’apprentissage doit être horizontal : les enfants peuvent apprendre les uns des autres. Mais uniquement quand il y a une relation positive et bienveillante, pas dans une situation de stress, de compétition, ou de comparaison. Le climat doit être celui de la coopération, extrêmement bienveillant et aimant, et non jugeant. Il ne s’agit pas de juger positivement les enfants, mais de ne pas les juger tout court. C’est ni bien, ni mal, c’est ce que c’est. L’important est que l’enfant prenne du plaisir. Et l’instituteur doit encourager ce plaisir.

Concrètement, dans vos classes, comment étaient mis en œuvre ces grands principes ?

Tout d’abord, il n’y avait pas un seul niveau d’âge, mais deux ans de différence d’âges. C’est ce qui motivait les enfants. Certains « petits » se disaient : « whaou ; moi-aussi je vais être capable de faire ça, apprends moi ». Il va rester près du grand, le grand va être intéressé pour le montrer au petit. Cela crée une émulation sociale autour des apprentissages avec laquelle aucun enseignant ne peut entrer en compétition. Ensuite, les enfants étaient autonomes. De 8h30 à 16h00 le soir, ils choisissaient librement leur travail dans un cadre très structuré où les règles étaient très explicites. Ils pouvaient répéter ces activités autant de fois qu’ils le souhaitaient. Ils prenaient confiance en eux. Un enfant à Gennevilliers pouvait faire 4/5/6 activités. Ou alors une seule ou deux, parce qu’il était passionné par ce qu’il faisait.

Dans une classe traditionnelle, les enfants ne choisissent pas leur travail. C’est une activité le matin puis ils changent de groupe. Puisque l’activité est imposée, la plupart du temps les enfants ne sont pas motivés. Ils vont faire leur affaire le plus vite possible pour rejoindre le coin bibliothèque, ou le coin construction. A l’inverse, quand ils choisissent ce qu’ils veulent faire, les enfants sont passionnés, ils prennent confiance en eux... Cela leur donne des ailes !

Un autre paramètre pratique mis en place est l’accompagnement individuel : l’adulte va avoir tout son temps pour les enfants qui vont le demander. Les autres sont actifs. Dans une classe traditionnelle, on ne peut pas individualiser. Les enfants ont besoin de l’adulte en même temps. C’est épuisant ! Une autre chose, c’est la disponibilité, la bienveillance rendue possible par l’enseignant qui est moins dans une posture de stress. Ces conditions lui permettent à lui aussi de prendre plus de plaisir, et de faire réellement son travail d’accompagnement auprès des enfants.

Vous estimez que dans une classe traditionnelle, le plus souvent, le modèle d’enseignement proposé par l’ institution entrave les potentialités de l’enfant. Pourquoi ?

Par exemple, le problème de illettrisme est un non sujet. C’est juste que la plupart des outils que l’on donne aux enseignants entravent l’élan spontané d’écriture et de lecture des enfants, les enseignants s’épuisent et les enfants aussi. On ne connait, ni n’utilise les leviers de l’intelligence humaine. Par exemple, il faut permettre à l’enfant de faire ses propres expériences, en confiance, au moment où l’envie surgit, et toujours dans une relation à dimension humaine, plutôt qu’une relation à dimension didactique.

Pourquoi votre expérience a-t-elle pris fin ?

En 2012, lorsque le gouvernement est passé à gauche, le ministère de l’Éducation nationale n’était plus favorable à cette démarche. Il avait plutôt tendance à dire que quand on fait des expérimentations, on prend les enfants pour des cobayes. C’est aberrant : actuellement, tous les enfants de France sont des cobayes de méthodes qui n’ont ni été scientifiquement fondées, ni scientifiquement validées. J’ai passé les deux dernières années à me battre contre l’Institution. Les tests que je faisais passer en classe m’ont été interdits. Donc j’ai dû désobéir et les faire passer sur le temps scolaire avec la complicité des parents et d’un psychologue. Ce qui m’a valu de passer à côté de blâmes, de conseils disciplinaires. J’ai reçu de nombreuses menaces et humiliations...

Mais j’ai souhaité tenir pour arriver à la fin d’un cycle complet et pour accumuler de la matière à exploiter ensuite. La 3ème année, on m’a annoncé que mon matériel allait être retiré à la rentrée 2014. On m’a dit que je devais faire comme tout le monde, enseigner de façon traditionnelle si je souhaitais rester. Cela n’avait aucun sens pour moi, j’ai donc démissionné. Dans ma fiche d’inspection, il était écrit qu’il était très clair que les enfants de cette classe étaient en très grande réussite scolaire. « Tout ce qui est attendu de la maternelle est là, voire plus que là ». Mais c’est justement ce qui pose problème pour leur intégration, pour la suite de leur parcours scolaire ! m’a-t-on dit.

Si les méthodes que vous décrivez sont si fructueuses pour le développement et l’épanouissement de l’enfant, pourquoi ne sont-elles pas plus mises en œuvre par le corps enseignant ?

La première raison tient au fait que les enseignants ne connaissent pas forcément ce genre de démarche qui vise à autonomiser les enfants. La formation initiale est d’une pauvreté affligeante. On devrait pouvoir donner aux enseignants les grands invariants théoriques des mécanismes d’apprentissages humains et leur permettre de trouver des axes pratiques les plus cohérents en fonction de leurs moyens de terrain. L’un de ces invariants est par exemple que l’être humain apprend dans l’amour et la confiance, pas dans le stress. Cela parait simple mais cela remet en cause de nombreux paramètres traditionnels d’enseignement. L’école n’est tout bonnement pas pensée sur la base de la confiance.

Mais pour mener votre expérience, vous avez bénéficié de matériels Montessori importants. Est-ce que ces moyens ne limitent pas la reproductibilité de votre démarche dans l’ensemble du système éducatif ?

Absolument pas. Comme je l’explique sur le blog, il ne s’agit pas d’avoir du matériel spécifique. Un matériel didactique plus spécifique peut entrer progressivement et dans un second temps. Le plus important est le changement de posture de l’adulte vers l’enfant et le réaménagement de l’environnement de la classe pour permettre l’autonomie des enfants. Les enseignants peuvent commencer avec le matériel dont ils disposent déjà. Je viens d’accompagner 220 enseignants de maternelles publiques, certains accompagnés de leur Atsem, pour mettre en place un tel dispositif sans ou avec peu de moyens. Je crois qu’ils sont repartis enthousiastes et motivés. Ils sont décidés à changer leur pratique pour une démarche pédagogique plus "physiologique" et donc plus respectueuse. Ce sont des pionniers, ils vont ouvrir un nouveau chemin pour l’école dès cette rentrée. Je suis certaine qu’ils seront suivis par de nombreux autres à la rentrée suivante.

Propos recueillis par Simon Gouin
Vidéos et en savoir plus avec le lien de cet article ci-dessous...

18.Posté par Dazibao le 30/11/2016 18:11
12.Posté par @ dazibao le 30/11/2016 06:56 (depuis mobile)
Belle Mauvaise foi !
.......................
Je comprends pourquoi j'ai mal au foie.

19.Posté par Choupette le 30/11/2016 18:13
15.Posté par Damned !

Je vous le concède.

Moi qui étais nulle en maths, je crois qu'aujourd'hui je serais une vraie lumière dans cette matière ... .

20.Posté par Question pas BETTTE le 30/11/2016 18:55
@ 17.Posté par Pamphlétaire le 30/11/2016 17:14

Bla bla bla bla.......et bla ......

L'école ? Quelle démarche ? Quelle méthode

La réussite ? Alla la

LES PARENTS puis

Madame Marie Alice HOARAU
Madame Métro
Madame Pigagnol
(Pour les gentils)
Pour sat lé coco lé dit Monsieur Bourgine

Collège

TI Maunier
Ti Robert
Monsieur Cadet
Monsieur Lassays
Monsieur Leberre

Avec cette combinaison après ?

Y roule sur des roulettes .....

21.Posté par youssef bouterfas le 30/11/2016 21:45
le système francophone fonctionne encore avec des croyances. on crois faussement que l'intelligence
est lié aux mathématique. Les maths ne sont pas une matière mais bien un outil. chaque matière a ces propres mathématique même le psychologue et orthopédiste et le politologue..les gens qui constate que leurs enfants ne savent pas faire des calculs mentaux ce n'est pas leurs problème mais le problème c'est qu'ils ne font pas de cours et de pratique du commerce c'est tout..un commerçant est entrainé a faire vite car le client n'attends pas sa voiture est dehors mal garé.. il faut tout simplement programmer une matière de commerce..chaque jours deux élèves feront le vendeur de pomme et de chips et jus de carotte.. la vente commence a 11h30..comme ça les élèves vont presser et gueuler leurs camarades pour faire très vite..
et la directrice peut autoriser deux camarades de vendre des choses dans la cours de recréations..c'est les parents qui fournissent la marchandises..l’École fonctionnera avec des bons de consommations une monnaie locale avec la tête de la Directrice a la place de Napoléon pour montrer aux napoléonien qu'ils étaient cons mais ils ne le savaient pas avec leurs fameux école d'administrations et ecole des pont et chaussés et se croient l'élite alors que l'élite n'existe pas c'est une invention d'un mythomane..y'a l'exercice y'a pas d'intelligence l’intelligence lire et analyser les résultats de plusieurs expérience et faire le croisement
et n'oublier pas d'innover dans cette méthode en faisant de la monnaie locale une preuve de réussite celui qui aura amassé le plus de monnaie a tête de directrice passera en second classe..donc il n'a a qu'a s'entrainer avec ces parents et ces frères pour les vendre n'importe quoi
sinon nos enseignants étaient presque que des égyptiens férue de napoléon, ils l’appellent ''nabouliyoun'
je crois que ''nabouliyoune'' était un pion des rescapé des pharaons lol
bonne soirée les nabouliniens lol

22.Posté par A mon avis le 30/11/2016 22:11
Les écoliers et élèves Français sont mauvais en math., mais aussi en sciences en général.

Il n'y a pas que les élèves !

La culture scientifique des Français en général est très faible. Rares sont nos responsables politiques qui ont une formation scientifique (ou technique) ! Ca explique sans doute l'insuffisance de la part des sciences dans l'enseignement français.

On se moque de quelqu'un qui dit "Zadig et Voltaire", mais on trouvera tout à fait normal de ne pas connaître le théorème de Pythagore, ou les éléments qui constituent l'ADN !

Combien d'émissions scientifiques à la télé ou à la radio ?

Les journalistes, chroniqueurs et animateurs n'ont aucun scrupule à avouer leur ignorance dans les domaines scientifiques, mais seraient vexés de le pas connaître le dernier Houellebecq publié !

Les "intellectuels" se mobilisent pour l'enseignement des langues mortes le grec et le latin (parce que, de leur temps, ils ont fait "les humanités").

François Fillon se mobilise pour les programmes d'histoire

Mais personne ne se mobilise en faveur de l'enseignement des sciences et des maths.

La chancelière allemande, est physicienne de formation. Cela explique peut être pourquoi l'enseignement des sciences et techniques est davantage développé en Allemagne.

Un scientifique président de la république en France, ça ne risque pas d'arriver quand on voit la liste des candidats à l'élection.

23.Posté par A mon avis le 30/11/2016 22:30
Les maths, ce n'est pas simplement savoir compter, ou connaître tel théorème. C'est essentiellement APPRENDRE à RAISONNER acquérir une logique. Compétences qui seront aussi utilisées et développées dans d'autres disciplines scientifiques .

Les enseignants sont actuellement pour une très grande majorité issus des filières littéraires. Pas étonnant que leur pédagogie ne privilégie pas l'enseignement des maths et des sciences !

24.Posté par parlamer le 01/12/2016 20:09
ah , c'est pour ça que les enseignants du public mettent leurs enfants dans les écoles privées
ce sont des méthodes éducatives d'avant 68 qui sont utilisées ^^
eux ils savent bien ce qu ' ils fonts, c'est comme dans les meilleures écoles de la silicon valley:
pas de téléphone ( meme 1G), pas d'ordinateur ou tablette même pas une calculatrice
le neurone c'est comme un muscle, si on fait son exercice , il se développe

25.Posté par L''''Ardéchoise le 01/12/2016 20:57
A mon avis, vous avez fait une faute : pas "responsables politiques", car il faut dire "irresponsables politiques"...

26.Posté par youssef bouterfas le 01/12/2016 21:26
en france comme au temps de l’Église catholique de Rome qui a délaissé son role pour faire de la politique et former des peintres, l'administration en france a dévié de son rome elle commence a faire de la politique et placé ces éléments.. la preuve elle commence a former des politique a l'université..alors que l'homme politique devrait être un ex entrepreneur qui a de l'argent en fond propre et qui avec d'autre ils tracent une ligne politique économique et financières..
un jeune tiré d'un hameau pauvre avec un bac se retrouve avec un doctorat en politique que va t'il proposer il ne sait ni c'est quoi politique ni c'est quoi économique et il reste en chômage le temps qu'on lui trouve un poste..Mais le poste politique est déjà gagné celui qui un fils qui ne sait rien faire lui fait science po et il le place dans un partis gavé par un un service collecteur d’Impôt..
avant en France l'administration n'avait qu'un rôle exécutoire et non législatif..elle exécute une lois c'est tout mais elle ne fait pas de politique..un administrateur qui fait de la politique sort de son cadre et dépasse ces bornes..du es dans l’exécutif tu reste dans l’exécutif les affaire politique ne sont pas les tiennes..
D'accords un entrepreneur doit faire une initiation a l'université pour savoir un peu les règles de la politique une initiation pas un diplôme qui livré a l'administration pour redevenir un agent politique..

du règne de l’administration la France a basculé dans le règne des syndicats aussi le syndicalistes au lieu de faire son travail commence a faire de l’idéologique et se propose entrepreneur alors qu'il était recruté et payé par un entrepreneur ''usurpation identitaire''
Donc nous sommes dans l’ère du maquillage du plagiat chacun se maquille en autre pour occuper son poste qui n'est le tiens..beaucoup d'enseignant ne sont fait pour enseigner mais comme ils n'ont pas ou aller ils font enseignants..dans les pays ou il n'ya pas l'administration dominante comme chez dans les pays a caractère fédérale justement l'allemagne et les états unis chacun fera son métier y'a des fois mille poste vacant d'enseignants mais personne ne le fera chacun est dans son domaine qu'il aime..t'a besoin d'un enseignant cherche un enseignants..même la politique c'est la même chose..si tu proposes le poste de président a n'importe quel américain personne n'en voudra..''je ne vais pas laisser mes affaires et me fixer derrière un bureau en bois durant 4 ans j'ai mes affaires qui m'attendent''.. le système français a rendu tout le monde des mendiants.
.tout réside dans la propriété privé..l'enseignement suit ce mode pensée..ce n'est pas du jour au lendemain que la france va redevenir les USA...sauf si elle fait un petit effort dans la direction de la propriété privé et délimite les champs d'action des administrateur des syndicats et des entrepreneurs les vraie qui tirent de l'argent de leurs propre poches pas celle de l'etat..sinon avec l'argent de l'etat tout le monde sera entrepreneur

27.Posté par A mon avis le 01/12/2016 22:34
@ 25 : en effet ! Merci d'avoir corrigé !

28.Posté par youssef bouterfas le 05/12/2016 03:46
j'ai trouvé ce commentaire sur une video qui explique comment préparer les boissons
et il va le faire un vendredi le samedi il sera bien rassasié de savoir
mais lorsque un pays sera rempli d'agent administratif habitant les bâtiments et hlm ou quartier dans une ville ces gens là n'ont besoin en fait ni d’École ni de savoir
s'ils seront majoritaire ils feront leurs propres écoles..
donc en principe le programme c'est selon l'activité du milieu..chaque quartier fera son propre programme

Antagonihilisteil y a 4 ans
putain j'aurai aimé ca comme option au lycée...
latin...non
russe...non
informatique ...non
brassage...putain ouai et le vendredi soir svp :)

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales