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- Les opérations archéologiques sont ponctuelles, rapides, ciblées voire spécialisées (le funéraire par exemple), sans que nous ayons un schéma d’ensemble cohérent.
- Les initiatives locales sont réduites à leur plus simple expression.
- Les résultats des recherches sont insuffisamment connus localement. Pour savoir ce qui passe à la Réunion, il faut prendre un billet d’avion ou surfer sur internet!
- La communication est négligée voire défaillante sur un certain nombre d’opérations.
La récente polémique autour des fouilles du Lazaret 2 en est la meilleure illustration. Il est évident, qu’avant de donner son aval pour une autorisation de fouille, la DAC-OI (Direction des Affaires Culturelles-Océan Indien) aurait dû prendre en compte le fait que le lazaret de la Grande Chaloupe est devenu un lieu de mémoire des Réunionnaises et Réunionnais. Que des fouilles d’ordre funéraire sont à proscrire sur ou à proximité d’un cimetière où des cultes et hommage aux ancêtres sont encore rendus. Que des liens génétiques sont encore vivaces entre les populations actuelles et les inhumés. Nous ne pouvons pas faire n’importe quoi sur des lieux de mémoire, surtout quand il s’agit d’ossements humains. En agissant de la sorte, on affiche une méconnaissance des populations locales et de leurs croyances. Ici encore, il aurait fallu un comité de pilotage avec les associations, les historiens et les anthropologues sur la programmation des actions et la communication à suivre. Il est extrêmement maladroit de déterrer des morts devant un public dont les ancêtres ont été parfois inhumés sur place. Faire des actions au nom de la science, ne cautionne en rien la moralité qu’on doit y apporter.
Le Club de La Réunion préconise ainsi pour éviter les dérives de l’archéologie à La Réunion de :
Mutualiser les énergies
En premier lieu, il s’agit de mutualiser les énergies et non de les isoler, voire de les minimiser ou même les humilier. Il faut faire confiance aux sources vives de notre département, en les renforçant. Pour cela encore une fois, un projet doit être présenté à la connaissance de tous. Un projet où tout le monde trouverait sa place. Les acteurs locaux sont en attente de ce type de concertation.
Mettre en place un comité de réflexion et d’orientation de l’archéologie
Nous souhaitons la mise en place d’un comité dont la composition reste à définir (universitaires, représentants de la population (élus et associations), dignitaires religieux, chercheurs amateurs, …) pouvant réfléchir et orienter la prise de décision afin d’éviter les égarements.
Relocaliser le savoir
Nous demandons que les résultats des recherches menées soient diffusés localement. Si la vulgarisation par le biais des journées de l’archéologie permet de sensibiliser les plus jeunes à la discipline, elle n’est pas pour autant la panacée. Les acteurs locaux qui souhaitent connaître les avancées les plus récentes en archéologie doivent en réalité se rendre en métropole et assister à des colloques (à l’image du dernier colloque international au musée du quai Branly en mai 2012 sous l’égide de l’Institut National Pour la Recherche de l’Archéologie Préventive). Les ambitions personnelles et la volonté de faire carrière ne sont pas incompatibles avec le nécessaire retour à la population.
Systématiser la prévention
Il nous semble nécessaire de systématiser le recours à l’archéologie dans le cadre d’opérations d’aménagement à l’image de la construction de la nouvelle route du littoral. Ce rôle préventif est une exigence au regard des constructions prévues dans le département. Cela suppose un volet prévention intégré au SAR et décliné aux PLU des communes.
Le Club de La Réunion entend ainsi veiller à ce que l’orientation prise récemment par la pratique archéologique ne l’enferme pas aux mains de quelques-uns, mais que celle-ci devienne réellement l’affaire de tous.
Le Club de La Réunion
- Les initiatives locales sont réduites à leur plus simple expression.
- Les résultats des recherches sont insuffisamment connus localement. Pour savoir ce qui passe à la Réunion, il faut prendre un billet d’avion ou surfer sur internet!
- La communication est négligée voire défaillante sur un certain nombre d’opérations.
La récente polémique autour des fouilles du Lazaret 2 en est la meilleure illustration. Il est évident, qu’avant de donner son aval pour une autorisation de fouille, la DAC-OI (Direction des Affaires Culturelles-Océan Indien) aurait dû prendre en compte le fait que le lazaret de la Grande Chaloupe est devenu un lieu de mémoire des Réunionnaises et Réunionnais. Que des fouilles d’ordre funéraire sont à proscrire sur ou à proximité d’un cimetière où des cultes et hommage aux ancêtres sont encore rendus. Que des liens génétiques sont encore vivaces entre les populations actuelles et les inhumés. Nous ne pouvons pas faire n’importe quoi sur des lieux de mémoire, surtout quand il s’agit d’ossements humains. En agissant de la sorte, on affiche une méconnaissance des populations locales et de leurs croyances. Ici encore, il aurait fallu un comité de pilotage avec les associations, les historiens et les anthropologues sur la programmation des actions et la communication à suivre. Il est extrêmement maladroit de déterrer des morts devant un public dont les ancêtres ont été parfois inhumés sur place. Faire des actions au nom de la science, ne cautionne en rien la moralité qu’on doit y apporter.
Le Club de La Réunion préconise ainsi pour éviter les dérives de l’archéologie à La Réunion de :
Mutualiser les énergies
En premier lieu, il s’agit de mutualiser les énergies et non de les isoler, voire de les minimiser ou même les humilier. Il faut faire confiance aux sources vives de notre département, en les renforçant. Pour cela encore une fois, un projet doit être présenté à la connaissance de tous. Un projet où tout le monde trouverait sa place. Les acteurs locaux sont en attente de ce type de concertation.
Mettre en place un comité de réflexion et d’orientation de l’archéologie
Nous souhaitons la mise en place d’un comité dont la composition reste à définir (universitaires, représentants de la population (élus et associations), dignitaires religieux, chercheurs amateurs, …) pouvant réfléchir et orienter la prise de décision afin d’éviter les égarements.
Relocaliser le savoir
Nous demandons que les résultats des recherches menées soient diffusés localement. Si la vulgarisation par le biais des journées de l’archéologie permet de sensibiliser les plus jeunes à la discipline, elle n’est pas pour autant la panacée. Les acteurs locaux qui souhaitent connaître les avancées les plus récentes en archéologie doivent en réalité se rendre en métropole et assister à des colloques (à l’image du dernier colloque international au musée du quai Branly en mai 2012 sous l’égide de l’Institut National Pour la Recherche de l’Archéologie Préventive). Les ambitions personnelles et la volonté de faire carrière ne sont pas incompatibles avec le nécessaire retour à la population.
Systématiser la prévention
Il nous semble nécessaire de systématiser le recours à l’archéologie dans le cadre d’opérations d’aménagement à l’image de la construction de la nouvelle route du littoral. Ce rôle préventif est une exigence au regard des constructions prévues dans le département. Cela suppose un volet prévention intégré au SAR et décliné aux PLU des communes.
Le Club de La Réunion entend ainsi veiller à ce que l’orientation prise récemment par la pratique archéologique ne l’enferme pas aux mains de quelques-uns, mais que celle-ci devienne réellement l’affaire de tous.
Le Club de La Réunion

















