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Les charges retenues contre Catherine Boudet abandonnées par la justice mauricienne


Les charges retenues contre Catherine Boudet abandonnées par la justice mauricienne
La journaliste et poète réunionnaise Catherine Boudet, arrêtée le 20 avril 2011 et qui était accusée de dénonciation calomnieuse envers Stéphane Sinclair, a vu les charges qui pesaient contre elle levées par la justice mauricienne, comme le relate nos confrères de L'Express de Maurice.

Remise en liberté sous caution et privée de passeport en 2011, Catherine Boudet encourait un an de prison ferme. Mais le magistrat a aujourd'hui rayé le procès, estimant que la police avait bâclé son enquête.

La journaliste avait porté plainte contre Stéphane Sinclair, engagé comme consultant par la Commission Justice et Vérité, qui étudie les conséquences de l'esclavage et de l'engagisme à l'île Maurice. Catherine Boudet avait insinué que l’historien avait falsifié son CV et volé des documents privés du Château de Labourdonnais.

"La police s’est trompée de cible. Catherine Boudet n’a fait que son travail mais elle a dû faire face à des accusations farfelues et absurdes. L’enquête aurait plutôt dû s’orienter vers Stéphane Sinclair", a précisé Me Jean-Claude Bibi, l'avocat de Catherine Boudet.

Cette dernière, interrogée par Radio Plus, s'est dite "heureuse" par la décision rendue. "Je remercie tous les mauriciens qui m’ont soutenue et je suis satisfaite que justice a été faite."
Jeudi 29 Août 2013 - 16:45
S.I
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1.Posté par Serge BOUDET le 29/08/2013 18:27

Quelques précisions à votre article :
Deux ans et quatre mois au cours desquels Catherine Boudet qui était journaliste, a subi l'humiliation d'une arrestation sur son lieu de travail puis d'une nuit d'emprisonnement ; puis un harcèlement psychologique à propos de cette procédure interminable qui voyait ses échéances sans cesse repoussées.
Pendant deux ans et quatre mois, elle a été privée de passeport, donc de liberté de circuler librement et aussi et surtout de permis de travail.
Et pourtant, Catherine Boudet n'a fait que son devoir de citoyenne en révélant les malversations qu'elle connaissait. Mais à Maurice il n'est pas toujours bon de mettre au jour les malversations !
Les charges "d'allégations mensongères dans le but de nuire" pour lesquelles elle était poursuivie, sont enfin abandonnées !
En définitive, deux ans et quatre mois de calvaire pour avoir voulu préserver les archives mauriciennes !
Remarque : dans votre article, vous qualifiez Stéphane Sinclair d'historien. C'est un titre usurpé, qu'il s'est auto-attribué ; Stéphane Sinclair n'a jamais soutenu de thèse en Sorbonne et ne possède aucun diplôme en histoire. Il ne possède que le diplôme d'archiviste paléographe. D'ailleurs, personne ne sait ce qu'il fait actuellement aux USA !

2.Posté par Catherine Boudet le 29/08/2013 19:53

Dans votre article, vous écrivez que "Catherine Boudet avait insinué que l’historien avait falsifié son CV et volé des documents privés du Château de Labourdonnais". Je vous prie de bien vouloir noter que je n'avais rien "INSINUE". J'avais apporté des preuves de mes affirmations lors de ma déposition à la police et d'ailleurs c'est ce que montre le jugement rendu en cour de Mapou ce jour. Voici ce que dit le jugement :
1. Le témoin 1 (i.e. policier) a déclaré qu'au cours de son enquête, le témoin 10 (i.e. Conseiller du Premier ministre) a confirmé que Mr Sinclair avait utilisé le nom du Bureau du Premier Ministre sans autorisation.
3. Le témoin 1 a ajouté que durant l'enquête il est apparu que le curriculum vitae de Mr Sinclair n'était pas correct et c'est ce qui avait poussé l'accusée à faire sa déposition.
4. Le témoin 1 a confirmé qu'à part la question des documents volés, aucun des autres points apportés par Catherine Boudet dans sa déposition n'avaient été vérifiés par la police.
5. Le témoin 14 (i.e. le policier de la CCID à l'aéroport de Plaisance) qui a effectué la fouille au corps de Mr Sinclair, a candidement révélé qu'il n'a jamais vérifié le bagage de ce dernier, parce qu'il avait fait confiance à la bonne foi de Mr Sinclair, qui était pourtant un suspect à ce moment-là; Mr Sinclair a même été autorisé à quitter le territoire mauricien en dépit du fait qu'il y avait une enquête policière en cours qui l'impliquait directement.
Je reste à votre disposition pour vous fournir la copie du jugement.

3.Posté par MAUREL Henri le 30/08/2013 01:46

Catherine, vous avez été très courageuse. Je vous admire
Serge, vous avez fait un boulot formidable pour soutenir Catherine
Mes meilleurs sentiments à tous deux

4.Posté par Hugues Neau le 30/08/2013 09:46

La "Justice " mauricienne ?!...impossible de la parodier...

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