Economie

Les banques retardent les véhicules électriques d'Helem OI


Sébastien Kulak n'est pas tendre avec les banquiers
Sébastien Kulak n'est pas tendre avec les banquiers
En décembre 2011, la société Helem OI annonçait, entourée de représentants de la Région et de l'Agence de développement, que des voitures électriques ultra légères allaient être assemblées dès 2013 à la Réunion. Le projet est toujours dans l'air mais la contraction économique et financière a mis des bâtons dans les roues de la jeune société.

Sébastien Kulak, le président d'origine réunionnaise d'Helem OI, ne mâche pas ses mots vis-à-vis des banques. "Le monde de la finance : c'est lui qui pollue le monde économique", rage-t-il. "C'est pas un regret, c'est un constat", condamne-t-il avec le recul. Son expérience est là pour en témoigner.

Crise de confiance des banques

En avril 2012, le rendez-vous de la société avec les banquiers se passe pour ainsi dire très mal. La banque refuse de prendre des risques financiers. "Nous avions des commandes pour un montant d'un million et demi d'euros", affirme Sébastien Kulak. La logique prudentielle des banques est dans l'air du temps, c'est un fait, mais la déception est grande à l'époque. Les banques sont "frileuses", admet Sébastien Kulak qui y voit la mainmise de financeurs qui "ne veulent plus voir qu'à court-terme". Il faut dire que le projet porté par Helem déroge aux standards...

Contrairement aux véhicules électriques standards qui restent tributaires du réseau EDF -ce qui pose d'énormes questions d'impact environnemental lorsque des centrales thermiques produisent cette électricité- les véhicules Helem se veulent autonomes. Le rechargement de batterie se ferait via des ombrières solaires. Le coût énergétique fait rêver : le constructeur annonce une consommation divisée par trois comparativement à un véhicule électrique normal. Le procédé est avéré puisque des Colibus de la société roulent déjà avec ce système sur le territoire national. Une cinquantaine sera livrée en 2013, à Paris ou en région PACA. "Plus de 200 clients sont dans les tuyaux", explique l'intéressé, mais c'est le financement qui a ralenti la bonne marche du projet à la Réunion.

Le courant d'R, un nom qui fait écho à l'histoire des transports de La Réunion
Le courant d'R, un nom qui fait écho à l'histoire des transports de La Réunion
C'est donc sans les banques que la jeune société transformera l'essai. Malgré un début d'année 2012 qualifié "d'horrible" par l'intéressé, de bonnes nouvelles arrivent en décembre. "Nous avons signé un protocole avec des investisseurs privés à hauteur d'un million et demi d'euros", se félicite le jeune président de société. Dans le même temps, le statut d'Helem OI est passé de SARL à SA pour permettre une augmentation de capital.

Un modèle économique qui ne sollicite pas les subventions

Alors que 2013 avait été annoncée comme "l'année de l'implantation d'une usine d'assemblage des véhicules Courant d'R et Colibus à la Réunion", Sébastien Kulak lorgne désormais sur le deuxième semestre 2014 comme horizon raisonnable, avant d'être "pleinement autonome en 2015".

La première marche est la plus difficile à gravir. Les premiers véhicules qui seront commandés par les entreprises de la Réunion viendront des logisticiens installés dans la zone de fret de Gillot, révèle Sébastien Kulak. Ces entreprises connaissent les véhicules via leur société mère opérant en métropole et dans le monde. Helem OI compte énormément sur ces pré-commandes pour attirer les autres professionnels qui hésitent ou qui ne sont tout simplement pas informés du concept. Helem OI fait également une belle entorse à l'adage qui veut qu'il revient aux collectivités publiques de montrer l'exemple. Cette fois-ci, la dynamique viendra "du privé", croit savoir Sébastien Kulak.

Autre bon point pour ce projet qui se veut vertueux, il marginalise l'intervention financière publique. "Nous avons construit notre modèle pour qu'il soit indépendant des subventions", conclut Sébastien Kulak. "Vertueux" est décidément le maître-mot.
Mardi 12 Février 2013 - 10:25
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par patrick le 12/02/2013 10:06
deja na poin assé de couran pou demoun é la ou veu mét out poubelle electric la téte lé gaté apré va fé kom le bio carburan toute va augmenté parce ke zot i aplik zot régle de l'offre et la demande si ou rode la moné bar a ou ailleur

2.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 12/02/2013 10:14
Oui, bravo a vous... vous n'êtes pas le seul a en vouloir aux Banques et a leur égocentrisme économique

3.Posté par noe le 12/02/2013 10:18
Les banques ont raison de bouder cette affaire !
Ces voitures ne sont que des gadgets ... sans puissance ! et il faut tj recharger les batteries tous les 100 km ... Ces voitures vont encore ralentir la circulation comme ces voitures "sans permis" avec un moteur de tronçonneuse !

4.Posté par Réunionnais le 12/02/2013 11:09
noe, je constate que ton ignorance est aussi grande que ta stupidité. Renseigne toi avant de parler de choses dont tu ne sais rien. Sale c.n!!

5.Posté par RADIO BISTROT le 12/02/2013 12:40
Hou bonne ambiance sur ce sujet ! y a t'il des écolos dans la salle ? LOL

6.Posté par Réunionnais le 13/02/2013 10:31
Enfin une idée écologique, à défaut de polluer l'île avec vos embouteillages à la noix, tournez-vous vers l'électrique, y'a pas qu'avec une prise qu'on fait du courant abrutis. Le problème, c'est que vous pensez directement à votre boulot, votre petit train train quotidien, au lieu de penser au changement climatique de l'île, en changeant le système, c'est votre vie qui va s'en trouver améliorée.

7.Posté par 974 for ever le 13/02/2013 14:42
Moins de pollution, moins de nuissance sonore, rechargeable via des panneaux solaire .... Il manque plus que quelques bornes de recharges rapide et J'adopte la voiture ....

Peut etre que dans 5 ans on respirera mieux en ville et quand on est dans les bouhons a cause du boulot ...

Chose que ne doit pas connaitre Noe, il doit etre comme la moitier de ,notre population : AU CHOMAGE ...

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