Social

"Les agriculteurs sont les seuls à payer"

Plus de 48 heures après avoir manifesté leur mécontentement concernant la hausse des tarifs de l'eau, les membres de la Fdsea se sont réunis afin de faire le point sur les annonces du directeur de la Saphir. Ces derniers demandent désormais la tenue rapide d'une table ronde et la prise en compte de l'implication des communes dans l'augmentation des tarifs de l'eau par la Sem.


"Les agriculteurs sont les seuls à payer"
"Les agriculteurs sont les seuls à payer" : le président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (Fdsea) Frédéric Vienne ne relâche pas la pression. Ce vendredi, les responsables du syndicat agricole sont à nouveau montés au créneau après la manifestation qui s'est déroulée devant le siège administratif de la Saphir il y a deux jours.

La première salve de ce point presse a été adressée à la Chambre d'agriculture qui siège au conseil d'administration de la Saphir : "Pourquoi la Chambre d'agriculture ne s'est pas opposée à cette augmentation de 20% du prix de l'eau ?" s'interroge Frédéric Vienne. Pourtant, c'est bien le mécanisme de cette même augmentation du prix de l'eau qui a retenu toutes les attentions.

Considérant que les communes du Sud achetaient 9,3 millions de m3 d'eau brute à la Saphir en 2006 et que cet achat ne concerne plus que 5,9 millions de m3, la Fdsea estime que les agriculteurs n'ont pas à payer le manque à gagner de la Saphir auprès des communes et que les agriculteurs ne sont en rien responsables du rééquilibrage des comptes de la Société d'économie mixte, basée à la Ligne-Paradis à Saint-Pierre.

Sur le socle de la table-ronde annoncée par le sous-préfet de Saint-Pierre concernant l'eau dans le Sud de l'île, les syndicalistes demandent à ce que l'ensemble des communes augmentent leur quantité d'eau achetée à la Saphir et que l'on "préserve les nappes pour les moments de déficit hydrique important".

Solidaires de leurs collègues de l'Ouest, confrontés eux aussi à de "grandes difficultés", Frédéric Vienne a ajouté qu'il devenait nécessaire de mettre en place une "gestion commune et identique de l'eau."

frederic_vienne___fdsea.mp3 Frédéric Vienne - Fdsea.mp3  (1.91 Mo)


Samedi 27 Février 2010 - 09:15
Ludovic Robert
Lu 2316 fois




1.Posté par boyer le 27/02/2010 09:53
Que paient les agriculteurs dans la pollution de l'eau?

ou en est t-on du projet d'usine de filtration des forages de st pierre pollués par les produits phytosanitaires?

2.Posté par hyogo le 27/02/2010 10:13
Les agriculteurs ne paient pas l'eau à sa juste valeur et en plus ils la gaspillent...
Répercuter une hausse du prix de l'eau sur les clients serait trop visible alors c'est dans la poche du contribuable qu'on va piocher avec une énième subvention!

3.Posté par Jesus was a rolling stoned le 27/02/2010 12:35
C'est faux!!!!!! ils nous font payer à nous, les consommateurs!!!!!....... en pratiquant des prix parfois complètement hallucinant sur des produits pas forcément très bon...et avec quelle dose de pesticides??????

4.Posté par pink pitaya le 27/02/2010 14:10
Une gestion globale des ressources en eau est effectivement nécessaire à l'échelle de l'île. Pour cela, il serait opportun de confier à la Saphir, ou à un établissement public (syndicat mixte par exemple), la production d'eau brute (captages en rivière soutenus par des forages) et la livraison aux communes grâce au réseau départemental interconnecté (les infrastructures du transfert des eaux et les réseaux d'irrigation sont tout à fait appropriés). Cette gestion globale aurait pour avantage une réduction des coûts de production en évitant notamment la multiplicité des opérateurs et des ouvrages de production et de pompage, une harmonisation des coûts en réduisant les disparités entre communes, une sécurisation de l'approvisionnement en eau potable pour les communes souffrant d’un déficit hydrique récurent. Un arbitrage intelligent pourrait alors être mis en œuvre pour définir une répartition optimale des ressources en cours d’année en fonction de leur provenance (souterraine ou superficielle) et des usages. Des usines de traitement des eaux superficielles pourraient être installées sur le réseau en nombre réduit mais avec des capacités conséquentes afin de répondre aux normes européennes en matière de turbidité. Les frais seraient partagés par l’ensemble de la population réunionnaise et le coût global diminué grâce aux économies d’échelle réalisées. Les communes et leurs entreprises délégataires se concentreraient sur le traitement (chloration) et la distribution aux usagers qui seraient les bénéficiaires de ce système plus efficient et économe.

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales