Dossier Pesticide

Les agriculteurs réunionnais malades à cause des pesticides?

À la Réunion, 7.700 agriculteurs sont en contact avec des pesticides quasi-quotidiennement. La question de l’impact des produits phytosanitaires a été posée au niveau national récemment mais qu’en est-il de notre département?


Les agriculteurs réunionnais malades à cause des pesticides?
L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire alimentation, environnement, travail (Anses) a publié un rapport intitulé "Expositions professionnelles aux pesticides en agriculture" au mois de Juillet.
 
Le 20 juillet 2011, l’Anses s’était auto-saisie afin d’essayer d’appréhender un sujet pour lequel peu d’études ont été réalisées. L’agence avait alors remarqué une certaine "évidence de l’association entre exposition aux pesticides et certaines pathologies chroniques".
 
Cancers, maladies neurologiques, troubles de la reproduction
 
La liste des pathologies énumérées est longue : "cancers (hémopathies malignes, cancers de la prostate, tumeurs cérébrales, cancers cutanés...), certaines maladies neurologiques (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, troubles cognitifs...), et certains troubles de la reproduction et du développement. D’autres pathologies suscitent également des interrogations telles que les maladies respiratoires, les troubles immunologiques et les pathologies endocriniennes".
 
Notre département n’est malheureusement pas à l’abri. Les pesticides y sont utilisés de manière intensive et parfois de manière clandestine. Force est de constater que les effets sont les mêmes pour la santé de nos agriculteurs et les moyens de suivi ne sont pas à la hauteur. Pour la Chambre d’Agriculture de la Réunion, le manque d’études est flagrant.
 
"Les agriculteurs réunionnais contractent des maladies dont l’origine reste inconnue"
 
"Il y a des gens qui souffrent de douleurs et qui n’en connaissent pas la provenance" déclare Jean-Bernard Gonthier, Président de la Chambre d’Agriculture. "Il faut mener des recherches, c’est vraiment regrettable qu’à la Réunion il n’y en ait pas. On doit avoir un centre d’analyses chez nous. Je regrette qu’il n’y ait pas aujourd’hui à la Réunion un suivi, même un centre d’analyses qui pourrait mener des tests sur les agriculteurs. Cela n’existe pas. Depuis les années 90, les agriculteurs ont contracté des maladies dont l’origine reste inconnue. Il faudrait qu’une étude soit faite à ce sujet. C’est fait en métropole, pourquoi pas à la Réunion?"

Jean-Bernard Gonthier, Président de la Chambre d’Agriculture s'inquiète pour la santé des agriculteurs.
Jean-Bernard Gonthier, Président de la Chambre d’Agriculture s'inquiète pour la santé des agriculteurs.
Stérile à 27 ans à cause des pesticides
 
Des problèmes de santé directement liés à l’usage des pesticides, Romain* en a fait les frais. Agriculteur depuis son plus jeune âge dans la production de fleurs, il a reçu un diagnostic définitif à l’âge de 27 ans. "J’ai fait des analyses et j’ai reçu un diagnostic très brutal : la stérilité. Le diagnostic est définitif et irréversible. Je suis allé voir un spécialiste qui m’a indiqué que vu ma profession d’agriculteur, pour lui c’était sans surprise"
 
40% de chances de plus d’avoir un cancer lorsque l’on est agriculteur
 
"Ces observations ont été notées dans mon dossier, clairement identifié comme agriculteur. On ne me posait même pas de questions, c’était clairement une évidence pour le corps médical" continue Romain.
 
"Il faut savoir que l’on a 40% de chances de plus d’avoir un cancer lorsque l’on est agriculteur ou fleuriste. Il y a réellement une cause à effet entre les produits chimiques et les problèmes de santé. Beaucoup d’agriculteurs l’ignorent volontairement. L’information est là.
 
Aujourd’hui, on a des produits translaminaires qui passent au travers des cellules. Je les ai utilisés en métropole. Par simple contact des légumes avec mes mains, le produit est passé à travers ma peau puisqu’il est prévu pour ça. Il s’est diffusé dans mon sang et s’est accumulé dans mes reins. Aujourd’hui on peut avoir des problèmes de santé longtemps après l’application" explique l’agriculteur.
 
Un faux sentiment de sécurité en l’absence de données
 
Mêmes constations alarmantes au niveau national pour l’Anses, qui souligne dans les conclusions de son rapport que "les difficultés d’accès à l’information pourraient faire croire à l’absence de problème et induire un sentiment de sécurité. Peu d’informations sont réellement utilisables dans une optique d’analyse des déterminants ou de prévention. Les acteurs du terrain paraissent ainsi isolés. Ils ne disposent pas d’un dispositif de conseil intégré prenant en compte la totalité du risque chimique au niveau de l’exploitation" peut-on ainsi lire.

L'Anses dresse des conclusions sévères dans son rapport d'expertise.
L'Anses dresse des conclusions sévères dans son rapport d'expertise.
L’utilisation de ces produits est normalement réglementée. Les produits phytosanitaires sont soumis à des règles strictes d’utilisation et les agriculteurs sont formés. Ils doivent utiliser des combinaisons, des masques et un équipement bien précis spécifié sur les notices.
 
"Mais on n’est jamais à l’abri du contact direct avec une goutte de produit qui s’échappe et va être en contact direct avec la peau. Il ne faut pas oublier que ces produits pesticides attaquent les nerfs des insectes. Mais nous aussi, nous avons des nerfs" prévient le président de la Chambre d’Agriculture.
 
L’alternative biologique

Xavier Hennebelle s'est lançé dans l'agriculture biolgique il y a cinq ans.
Xavier Hennebelle s'est lançé dans l'agriculture biolgique il y a cinq ans.
Ce sont justement des problèmes de santé qui ont mené Xavier Hennebelle à se lancer dans l’agriculture biologique il y a cinq ans.
 
"Je ne souhaite pas que les prochaines générations rencontrent ces problèmes. Je travaille aussi avec des gens sur l’exploitation, des voisins, il y a tout un environnement à protéger" explique l’agriculteur installé à Trois-Bassins.
 
Même constat du côté de la Chambre d’Agriculture. "L’utilisateur est exposé et nous devons trouver un moyen de le protéger. Il faut aussi sensibiliser les vendeurs de ces produits industriels, qu’ils informent les agriculteurs des alternatives possibles" explique Jean-Bernard Gonthier.
 
Nourrir la population, mais pas à n’importe quel prix
 
"À la Réunion on devrait passer outre la volonté des industriels. On est tous concernés, il y a nos enfants derrière. On doit nourrir la population mais pas à n’importe quel prix" déclare le président de la Chambre d’Agriculture.
 
Un discours quelque peu nuancé par la réalité du terrain. Sur les 170 employés de la Chambre d’Agriculture, seuls deux sont dédiés à temps plein au volet agriculture biologique.
 
Pour sa part, Xavier Hennebelle se voit contraint d’importer toutes ses semences, faute d’organisation de la filière sur notre département. L’agriculteur expose les difficultés qu’il rencontre aujourd’hui à travailler exclusivement avec des produits naturels.
 
"On entretient toute la filière pesticide : les vendeurs de semence n’ont pas de graines non-traitées. Même l’Armeflhor (Association Réunionnaise pour la Modernisation de l’Economie Fruitière, Légumière et HORticole) qui fait des semences péi traite systématiquement. On est obligés d’anticiper en permanence pour demander des graines non-traitées alors que cela devrait être l’inverse" déplore-t-il.
 
"Oui, faire du bio demande du travail, mais je croyais qu’à la Réunion il y avait trop de chômage…" conclut l’agriculteur.

Contactée par la rédaction sur le sujet de l'impact des produits phytosanitaires santé des agriculteurs, l’Agence Régionale de Santé (ARS) déclare que "la question de l’impact des pesticides sur la santé des travailleurs, notamment agricoles, ne relève pas de la compétence de l’ARS OI mais de la médecine du travail".
 
 
 
*Prénom changé afin de conserver l’anonymat



 
Retrouvez notre enquête sur les pesticides à la Réunion: Roundup et pesticides à la Réunion, l'envers du décor.
Lundi 22 Août 2016 - 15:36
Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
Lu 13519 fois




1.Posté par Vintsy le 22/08/2016 16:14

Nature et Progrès dit non au Risque de tolérance aux pesticides dans nos produits bio Nature et Progrès Tarn

http://nptarn.org/nature-et-progres-dit-non-au-risque-de-tolerance-aux-pesticides-dans-nos-produits-bio/

2.Posté par Marx le 22/08/2016 17:46

Pour qu'ils en parlent enfin c'est que le problème doit etre sacrement grave, les elus de la chambre ne commenceraient-ils pas a etre eux-mêmes touchés pour enfin se réveiller? ?..
Parce que jusqu'ici c'est omerta la plus complète, la reponse de l'ARS est un cas d'ecole de la défausse systematique de tous les organismes de controle, du pure service public francais: "c'est pas moi, c'est l'autre..."

3.Posté par une réunionnaise97410 le 22/08/2016 17:47

un jour, en rentrant à Carcassonne, je me suis dit je vais faire comme mon cousin, je vais passer par Bram, la route nationale.Tout d'un coup je vois un "truc" habillé comme un cosmonaute gonflé tout en blanc en train de vaporiser je ne sais quoi dans un champ alors que les voitures passent sur la nationale.Lui, il se protege mais les autres, vitres ouvertes, je ne sais pas.
pour se protéger comme celui que j'ai vu, c'est quand meme inquiétant...
Quand on vient sur l'ile, on se dit on va manger sain, bio péi, se remplir la panse de fruits succulents, du brèdes bien verts péi, des graines genre zembrovates le bon gout péi, et là on déchante un peu.Tant pis, on vient quand meme.

4.Posté par Le Jacobin le 22/08/2016 19:54

Mr GONTHIER s'inquiète de la santé des agriculteurs comme si il ignorait que les produits étaient dangereux, la salade se retrouve directement dans nos assiettes, à chaque repas nous consommons 93% de pesticide.

5.Posté par Vintsy le 22/08/2016 21:15

L’agriculture biologique un état d’esprit

Le Groupement des agrobiologistes de la Haute-Marne a organisé une conférence pour répondre à une question : pourquoi, lorsqu’on est agriculteur «conventionnel», passe-t-on au bio ? Réponse de sept convertis. Traditionnellement, lors de la conférence annuelle organisée autour du bio par le GAB 52, des aspects (très) techniques sont abordés. Cette année, place aux témoignages d'agriculteurs haut-marnais qui se sont convertis récemment. Sept d'entre eux ont expliqué pourquoi ils avaient passé le cap. Aucun ne regrette. Jean-Pierre Cathelat, céréalier à Colmier-le-Haut, travaille avec son frère Jean-Pierre sur l'EARL des Mets-Dessus. Sa conversion, il l'explique principalement par des raisons de santé. Il a eu le déclic après être tombé malade et avoir fréquenté le centre anticancer de Nancy. Les échanges avec les professeurs et les patients l'ont convaincu de changer ses techniques de production et il a donc converti ses 280 ha. Pour lui, il vit aujourd'hui «un autre métier». Il a oublié le traditionnel “colza, blé, orge” pour des rotations très diversifiées et très larges avec comme tête d'assolement des prairies temporaires avec des légumineuses pour les protéines et pour la captation de l'azote et l'enrichissement des terres...

http://www.jhm.fr/articles-monde-rural/1496-l-agriculture-biologique-un-etat-d-esprit

6.Posté par Isis le 22/08/2016 21:59

Il serait intéressant également que les municipalités en accord avec l'ARS, cessent les épandages pour tuer soi-disant les moustiques. Car, ces épandages sont aussi des pesticides. Ils tuent bon nombre d'abeilles quand ils se font. Il serait également intéressant que la marque Frontline (insecticide vendu à tire larigo pour soi-disant déparasiter chiens et chats, mais leur engendre des diarrhées...) cesse d'être vendue, car contenant du fipronil interdit d'agriculture depuis... 2002. Entre l'un et l'autre de ces pesticides, il n'y a pas que les agriculteurs qui puissent être concernés par ces problèmes de santé, mais c'est toute la population du monde entier !

7.Posté par A mon avis le 22/08/2016 22:56

Les élections approchent.
Vous verrez qu'aucun candidat (hors EELV) ne mettra l'écologie en priorité de son programme. Pourtant, le problème de l'agriculture productiviste avec les pesticides et celui du réchauffement climatique sont des priorités urgentes !

8.Posté par pipo le 23/08/2016 06:25

ils sont simplement victimes de leurs cupidités!

Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous.

Gandhi.

9.Posté par Pesticides et productivistes, i manq a nou? le 23/08/2016 06:26

C(est extraordinaire la lecture de cet article. Extraits:

"L’utilisation de ces produits est normalement réglementée. Les produits phytosanitaires sont soumis à des règles strictes d’utilisation et les agriculteurs sont formés. Ils doivent utiliser des combinaisons, des masques et un équipement bien précis spécifié sur les notices. "

"La liste des pathologies énumérées est longue : "cancers (hémopathies malignes, cancers de la prostate, tumeurs cérébrales, cancers cutanés...), certaines maladies neurologiques (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, troubles cognitifs...), et certains troubles de la reproduction et du développement. D’autres pathologies suscitent également des interrogations telles que les maladies respiratoires, les troubles immunologiques et les pathologies endocriniennes". "

Les pauvres agriculteurs sont exposés au risque phyto"sanitaire" (loxymore, je ne peux m'empêcher de rire, ah ah ah) des pesticides et à une liste de maladies plus ou moins graves et de troubles, tels que listés par l'AMSES et ils doivent être en combinaison étanche pour utiliser ces produits.

Par contre, le CON-sommateur de base lui il AVALE sana précaution ces substances qui sont répandues sur les plantes, végétaux, légumes, fruits.

Vous me direz oui, mais c'est à plus faible dose: ah bon, mais à répétition, ça n'a pas le même effet?

Incroyable aussi de voir que sur 170 salariés de la Chambre d'agriculture, seuls 2 à plein temps se consacrent au "bio". Avec ça, on est sûr d'avancer vers la santé et le respect de l'environnement.

La réalité est que la presque totalité des agriculteurs et institutions sont dédiés aux pesticides (ah non, l'agriculture productiviste que maintenant on appelle hypocritement - bel euphémisme - "raisonnée" (ah ah ah quel bel autre oxymore! C'est comme "bio": quand on cultive naturellement, sans produits dangereux pour la santé, alors qu'on devrait dire agriculture , point, ou à la rigueur d'agriculture avec des méthodes naturelle mais quand il y a des pesticides, on devrait parler d'agriculture "chimique" ou "assistée", ce qui serait plus conforme à la réalité..)..

5.Posté par Vintsy le 22/08/2016 21:15

Conclusion: les agriculteurs se convertissent au bio parce que ça devient dangereux pour leur santé: mais se sont-ils posé la question du danger pour les CONS-ommateurs qu'ils intoxiquent depuis des lustres ?

Belle mentalité générale dominante du monde agricole: l'agriculture c'est avant tout du business, des bilans, des retours sur investissements et très secondairement (parce que ça fait vendre) et encore, la recherche de production d'un produit naturel de qualité pour la satisfaction et la santé du CON-sommateur.....

Dans ce contexte, les MONSANTO, BAYER et autres ont encore un très bel avenir financier pour des décennies. Jouant sur la "guerre économique" existante 'ou l'entretenant?).

Quant à l'Europe: que fait-elle en la matière? Ah ah ah La commission européenne propose par exemple de refaire voter pour la commercialisation du glyphosate (principe essentiel du Roundup de Monsanto, un super produite pour la santé: amis suicidaires, bonjours, avalez en, c'est très bon si vous voulez y passer...) Pour l'instant, c'est rejeté. Mais pour combien de temps?

http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/06/06/la-proposition-de-bruxelles-de-reautoriser-provisoirement-le-roundup-essuie-un-nouvel-echec_4938862_1652666.html://

Alors que ça devrait être définitivement interdit!

Ami(e)s CONS-sommateurs et CONS-citoyens européens, dormez tranquille, nos institutions sont là pour entretenir la santé financière du monde agricole et des lobbies et entreprises chimiques.

Pas pur veiller à votre santé! Ce n'est pas leur priorité!

10.Posté par Vintsy le 23/08/2016 10:51

@9.Posté par Pesticides et productivistes, i manq a nou? le 23/08/2016
"Conclusion: les agriculteurs se convertissent au bio parce que ça devient dangereux pour leur santé..."

Je suis absolument d'accord avec vous

Mon domaine c'est l'agriculture biodynamique

Je vous propose de lire l'article suivant : Rudolf Steiner et la biodynamique CLES
http://www.cles.com/enquetes/article/rudolf-steiner-et-la-biodynamique

11.Posté par Jean Thevenet le 23/08/2016 10:54

des photos, et une page traduisant cette inquiétude, à CILAOS depuis le renouveau des lentilles.

http://cilaos-mon-amour.com/alerte-agriculture.html

Quand je fais du vélo je ressent nettement la gêne respiratoire à certains endroits, comme en métropole avant la prise de conscience d'un tel problème (avant le 16 mars 2008, avant la date de diffusion du film "Le monde selon monsanto"). C'est pourtant un paysage magnifique qui m'inspire en photo, mais ça pue, et j'oserait pas en manger en tant que "nourriture"...



12.Posté par titi974 le 23/08/2016 11:05

Pour beaucoup il va être temps de refaire de l'agriculture biologique car effectivement les effets des pesticides sont nocifs pour les agriculteurs mais aussi pour les consommateurs.Cela n'est pas impossible puisque nombre d' agriculteurs reviennent au bio mais il faut aussi une volonté politique pour interdire tous les pesticides et la c'est pas gagné....

13.Posté par une réunionnaise 97410 le 23/08/2016 11:31

et pourtant on a beaucoup de centenaires sur notre ile, surtout des femmes, pas beaucoup de bonhommes.Dans le coin de st leu et tout.

14.Posté par ti yab dé o le 23/08/2016 14:26

Monsieur le Président,
Ne croyez-vous pas que c'est de votre responsabilité toutes ces maladies et troubles divers de santé des agriculteurs.
Les techniciens de la chambre( il y en a un au moins par filière) font quoi?
Leur métier c'est aussi de préserver la santé des agriculteurs mais aussi les effets sur la santé?
Je vous prends au mot, combien de vos techniciens seraient capables d'écrire, de mettre en pratique et de l'expliquer au paysan réunionnais.
Vos techniciens doivent être performants en matière de prévention de la santé et des risques liés aux diverses filières.
Je n'ai jamais vu ces techniciens en formation, recyclage, etc...
Pourtant avec le règlement européen RE372 , des mesures auraient dues être prises?
Que faites-vous monsieur le Président?

15.Posté par A mon avis le 23/08/2016 15:43

@ Pesticides et productivistes, i manq a nou?

Le consommateur consomme n'importe quoi ! Et donc on peut lui vendre n'importe quoi (pub aidant !) !

Commençons par apprendre à lire les étiquettes et à choisir.

Le bio est plus cher, certes ! Mais la qualité se paie. Et si la production bio augmentait (et était aidée davantage que l'agroalimentaire industriel) ses prix baisseraient.
Des progrès existent : circuits courts, coopératives de produits bio, autres modes de cultures raisonnées ...mais ça bouge lentement.
Manger peu mais de qualité est certainement préférable à se gaver de produits pas cher mais de mauvaise qualité.
C'est le consommateur qui détient une grande part de la solution !

16.Posté par une réunionnaise 97410 le 23/08/2016 17:08

en ce moment c'est la saison des melons dans les supermarchés.Sans mentir, depuis cet été, j'ai déjà jeté plus d'une dizaine de melons "inmangeables" et durs, sans gout.Hier soir, j'ai acheté 4 melons j'ai jeté un déjà, on ne peut vraiment pas manger.Et je paie 2 melons 4euros50.On devrait à chaque fois les ramener là où on a acheté au lieu de les jeter.C'est pour dire à post 15, elle a raison, la qualité n'est pas.Meme si on achete des produits chers, c'est pareil, le poulet fermier, le porc fermier, il n'y a pas un pour rattraper l'autre.
Sur notre ile, je pense il doit avoir de ces bons cultivateurs, paysans qui font des bons légumes et tout, la totale, qui vendent du bon poulet, de la bonne viande.

17.Posté par Pesticides et productivistes, i manq a nou? le 23/08/2016 19:50

10.Posté par Vintsy le 23/08/2016 10:51

Merci pour le lien que j'irai lire.


15.Posté par A mon avis le 23/08/2016 15:43

Tout à fait d'accord: faut lire les étiquettes.

Par contre, problème: le bio est en général plus cher en rayons.

Solution? Vente directe d'agriculteurs bio?

Au fait, qui produite bio à la Réuinon et où peut--on acheter bio (je suis sur Saint-Denis)?

Si quelqu'un connait... Merci.


16.Posté par une réunionnaise 97410 le 23/08/2016 17:08

Il me semble que bien sûr, c'est surtout le non bio qui est vendu en grande surface: mais on peut trouver un peu de bio quand même.

Mais le mieux est la vente directe d'agriculteurs bio.... Ca enlève des marges bénéficiaires et le prix est moins élevé. Et le produite est savoureux, naturel, sain.

Enfin, merci à Zinfos de nous pondre pour une fois quelques articles sur le sujet: ça fait du bien, alors que sinon, c'est l'omerta....

18.Posté par Vintsy le 23/08/2016 23:38

L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Paul Pascotto (Agrobios)

Ingénieur Agricole

Septembre 1975

Interview de Paul Pascotto, Ingénieur Agricole, conseiller scientifique à Vie et Action, auteur, sous le nom d'Agrobios, des ouvrages "Cours de jardinage biologique" et "Production biologique du fruit" (Ed. Vie et Action). Il expose ce qu'est l'agriculture biologique (également appelée, en anglais, agriculture "organique"), ses buts et ses méthodes et en quoi elle diffère de l'agriculture chimique.

Paul Pascotto, qu'est-ce que l'agriculture biologique?

C'est une agriculture qui cherche à produire sainement. C'est la solution pour une alimentation naturelle et de santé. Elle est à l'écoute de la nature: on doit copier les processus vitaux de la forêt et de la prairie. C'est aussi une reconversion mentale: Travailler sur des bases saines et ne pas se laisser embarquer par les conditionnements de la publicité.

On a dit: "les amateurs de l'agriculture biologique peuvent se rendre compte que les champs maintenus sans engrais depuis 1875 à l'INA de Grignon ont un rendement de 6,8 quintaux de blé à l'ha contre 40 dans une exploitation normale". Qu'en pensez-vous ?

C'est une affirmation malhonnête qui montre que la recherche officielle est une officine de la société de profit. L'agriculture biologique utilise des engrais, mais pas des engrais chimiques et pas de pesticides chimiques. L'agriculture biologique est calomniée en France, encouragée en Angleterre, en Allemagne, en Suisse, au Japon et libre aux U.S.A...

Agriculture biologique - Alain Boudet
http://www.spirit-science.fr/doc_sante/agricultureBiologique.html

19.Posté par golf51 le 24/08/2016 14:44

Oui il ne faut plus cacher ce problème de santé majeur! La Réunion hélas est en plein dedans et depuis longtemps. Comment concilier une agriculture raisonnée (ne parlons pas du bio encore plus difficile à appliquer sur place) avec la notion de nourrir pas (trop) chère tous ces habitants.
Tous les élus malgré ce qu'ils nous disent ne me semblent pas trop préoccupés à nous trouver des solutions pérennes.
Toujours de bonnes (mauvaises) raisons pour ne pas appliquer des procédures qui c'est vrai, sont contraignantes mais notre futur en dépend.
Alors bougez-vous les décideurs et la population vous en sera très reconnaissante. Merci

20.Posté par A mon avis le 24/08/2016 15:21

@ 18 Vintsy :
Outre le dénigrement du bio par l'industrie agroalimentaire,
ce qui a beaucoup nuit à la réputation du bio, c'est que, à ses débuts et encore malheureusement maintenant, le "bio" est souvent associé à toutes sortes de pratiques spiritualistes, ésotériques et autres élucubrations du même tonneau. On trouve encore trop souvent dans les "boutiques bio" ce genre de produits farfelus.

Mais les pratiques de l'agriculture biologique sont tout à fait sérieuses, étudiées et suivies par des écologues, et font notamment l'objet de recherches universitaires.
Dans le Bordelais, la viticulture bio se développe énormément. Car c'est la région de France qui utilise le plus de pesticides. Les vignobles sont saturés de produits chimiques. Les riverains des vignobles protestent de plus en plus de subir les effets d'épandages des pesticides.

21.Posté par Vintsy le 24/08/2016 16:03

Quelle différence entre BOUFFER et se nourrir ?

22.Posté par cmoin le 24/08/2016 17:45

Et alors!!!Ils vont demander une subvention ces moins que rien???!!!

23.Posté par une réunionnaise97410 le 24/08/2016 18:34

on se nourrit quand on boit un verre de lait d'épeautre, ou d'avoine, ou d'amande noisette.Quand on mange une assiette de quinoa complet, on mange du pain complet, du bon pain.Et les exemples sont nombreux.
On bouffe quand on va dans un "je ne dis pas le nom", bouffer avec les enfants qui adorent ces restaurants, et on fait pareil pour leur faire plaisir.Et on se "gave" de coca zéro, pour faire descendre tout çà.
on se nourrit quand on mange une langouste grillée, flambée, dans un restaurant sur notre ile.
Je répond à post21.

24.Posté par môvélang le 24/08/2016 22:35

ces crétins voudraient des pesticides qui ne tuent que les consommateurs,

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >