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Les agents de la restauration scolaire de St-Paul ont poursuivi la grève à la belle étoile

La nuit n'aura entamé en rien la détermination des employés communaux de la restauration scolaire de Saint-Paul. Hier soir, ils étaient encore une dizaine de téméraires à bloquer les grilles de la cuisine centrale des écoles de la commune.


Les agents de la restauration scolaire de St-Paul ont poursuivi la grève à la belle étoile
Mardi : une journée pour rien ? C'est en tout cas le sentiment qui transparaît ici et là de la part de la vingtaine d'employés communaux affectés à la restauration scolaire de la commune de Saint-Paul. Déjà mardi matin, la pluie avait entamé le moral des troupes. Porté par le syndicat autonome de la fonction publique territoriale de la Réunion (SAFPTR), la grève illimitée court en effet depuis hier matin 6h.

Hier soir vers 19h30, aucun début de réponse n'est venu conforter les grévistes pour une levée de camp. Bien au contraire, à l'heure où les rues de la zone industrielle de Cambaie deviennent désertes, ils étaient environ quinze à planter le décor pour une nuit à la belle étoile. Les revendications restent les mêmes, elles reviennent comme un refrain dans la bouche des agents grévistes : "La revalorisation des salaires à 1.500 euros net par mois".

Après 37 ans de service, France-May Dorla avoue ne toucher que 700 euros par mois pour un temps de service, certes partiel, qui court de 7h30 à 13h30. Problème supplémentaire pour la cantinière : "Bana i décompte pas les heures supplémentaires que nous fait". Un grief qui vient s'additionner à une liste de revendications pour le moins pléthorique.

"Mise en place de la mutuelle et de la garantie de maintien de salaire avec participation de l'employeur, revalorisation du régime indemnitaire, mise en place des chèques déjeuner pour les agents titulaires et non titulaires, mise en place de la NBI (nouvelle bonification indiciaire) ou encore attribution de la Garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA)" clôt ce chapelet de revendications.

Le DGS de la mairie est directement visé

Symbole d'un malaise peut-être plus profond, les mêmes agents réclament une "reconnaissance et de la considération à l'égard des agents communaux" dans un courrier adressé à Huguette Bello. Sur place, les mots sont très durs à l'endroit des responsables administratifs. "Monsieur Payet (Alain Payet, le DGS, ndlr) : li refuse a nous des augmentations de salaire pour des personnes qui touchent 600 à 700 euros par mois alors que li même li gagne peut-être 5.000 ou 6.000 euros. Vien pas dire a nou que na point l'argent" s'exclame un agent. La discussion dérivera quelques secondes plus tard sur le passé judiciaire du responsable dans l'affaire de l'endiguement de la Rivière des Galets qu'aucun employé rencontré sur place ne semble avoir oublié.

Les autres syndicats en prennent aussi pour leur grade. "Depuis vendredi, des employés reçoivent des pressions de la part de l'UNSA" témoignent certains agents. Son représentant, "Guito Hoarau aurait fait marche arrière" pour d'autres. "Il était d'accord il y a deux semaines et aujourd'hui il refuse de se joindre à ce mouvement", constate Jean-Pierre Lallemand,  président départemental de la SAFPTR. Malgré ces défections d'autres agents hors service restauration sont venus épauler leurs collègues de la cuisine centrale.

Une issue est pourtant entrevue ce jour à 11h en mairie centrale. Une délégation devrait être reçue par Raymond Françoise, l'élu en charge des affaires scolaires.
Mardi 14 Juin 2011 - 23:55
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par Tous ensemble le 15/06/2011 07:57
Mais que fait la CGTR...

2.Posté par Yves le 15/06/2011 08:42
tien bo largue pas lé gars

3.Posté par bouboul974 le 15/06/2011 10:38
Tous à 1500 euros ne regardons les niveaux , les compétences , les grades, que ce Syndicat fasse autant dans les autres communes tien au Tampon par exemple que SAFPTR nous dise combien touche les cantinières au Tampon J'attend les réponses
Pierrot fais passer le message!

4.Posté par resistancia le 15/06/2011 10:58
ah.... manipulation politique quand tu nous tiens !

commencer à bosser on verra le reste après !

5.Posté par Lorenzo Lamas le 15/06/2011 11:55
C'est vrai que ce sont des métiers dans lesquels ils sont irremplaçables... et personnes parmi les milliers de réunionnais ne peuvent les remplacer...

Dans le système suisse (législation VS emploi), il est possible de licencier des employés du jour au lendemain sans aucune raison. Première conséquence positive: il n'y a pas de grêve pour des conneries, et ceux qui veulent toucher un meilleur salaire bossent mieux et plus pour l'obtenir.

Avec le droit de grève et les grèves, les français (ET LES REUNIONNAIS) sont en train de devenir des abrutis incapables de se bouger le cul.

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