Société

Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny "ont 200 ans"


Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny fêteront en 2016-2017 le 200ème anniversaire de leur présence à La Réunion. Un bicentenaire qui s’ouvre ce samedi 10 septembre à 10 heures par une messe concélébrée. La cérémonie sera présidée par Mgr Gilbert Aubry, en la chapelle de l’Immaculée Conception située à Saint-Denis. Les Sœurs, des associés, des directeurs d’école, des enseignants, et des responsables des Ogec et des Apel seront présents.

La Congrégation, fondée en 1807 par Anne-Marie Javouhey s'était en effet installée à Bourbon en 1817, faisant de l'île de La Réunion sa première terre de mission. Les Sœurs se sont investies en matière d'éducation, ouvrant de nombreuses écoles, mais aussi dans la visite aux malades, les services sociaux et de santé, créant notamment des dispensaires, ainsi que dans les tâches pastorales et l'écoute. 

La fête du bicentenaire le 15 juillet prochain

Toujours pour célébrer ce bicentenaire, en octobre 2016, un spectacle sur Anne-Marie Javouhey, par Daniel Facérias, est au programme. Le dimanche 19 mars 2017 connaîtra la sortie de l'ouvrage "Anne-Marie Javouhey - Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny à La Réunion" (coll. "Grands témoins", Réunion Média). Quatre mois plus tard, le samedi 15 juillet 2017, sera organisée la Fête du Bicentenaire à la Cathédrale de Saint-Denis. Enfin, le samedi 9 septembre 2017 se tiendra la clôture du Bicentenaire à la Grotte de Saint-Paul, lieu de la première implantation.

En outre, entre octobre 2016 et septembre 2017 seront mises en place diverses actions : la "tournée de découverte de l'histoire de la Congrégation et de son activité d'aujourd'hui" dans les écoles, la Journée Cluny à Saint-Paul, avec une exposition réalisée par les écoliers, des conférences sur Anne-Marie Javouhey, ainsi que des émissions radio et télé sur Radio Arc-en-Ciel.
Samedi 10 Septembre 2016 - 07:25
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1.Posté par A mon avis le 10/09/2016 11:21
L'histoire de la Congrégation est liée à celle du colonialisme. Les missions d'évangélisation faisaient partie du programme de soumission des peuples conquis ou des peuples importés dans le cas de l'île Bourbon.

2.Posté par Zozossi le 10/09/2016 11:52
D'un bicentenaire à l'autre…

En voilà pourtant un qui mériterait d'être célébré avec plus d'éclat que celui de la révolution dite "française" qui n'apporta à la Réunion que fanatisme, répression et régression sur tous les plans.

L'assemblée coloniale révolutionnaire s'opposa rageusement à l'évolution des mentalités favorable à l'émancipation des "libres de couleur" déjà engagée sous la monarchie.
Inutile de dire que le développement de l'instruction fut le cadet de ses soucis, trop occupée qu'elle était à persécuter les mal pensants: les Saint-Andréens se souviennent-ils que leur commune fut rayée de la carte par décision de nos "sans culottes-pays", et leur église détruite?
Leur crime était en effet abominable: ils avaient coupé l'"arbre de la liberté" et souillé un bonnet phrygien, symboles de la "liberté" (de qui et de quoi?...).

Il fallut attendre le rétablissement de la monarchie pour que la Réunion bénéficie des bienfaits de l'instruction tant de la part des religieux que du gouvernement.
Comme rappelé ici, quatre institutrices des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny débarquent en 1817 et ouvrent leur première école pour les jeunes filles pauvres, après que leur fondatrice Anne-Marie Javouhey eut fait un rêve où elle se voyait entourée d’enfants noirs et métis.
La même année, les Frères des écoles chrétiennes ouvrent des écoles à Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Pierre.

Le gouvernement royal n'est pas en reste: en 1819, le gouverneur Milius nommé par le gouvernement du roi Louis XVIII ouvre le Collège Royal de Bourbon.

Deux ans après que la monarchie restaurée eut aboli la traite négrière que l'assemblée de nos "républicains-pays" avait défendue bec et ongles…

De quoi balancer à la figure des ripoublicains qui nous rebattent les oreilles de leur "progressisme", "démocrassie" très spéciale et autres "droidlom" rien que pour les copains…
Trois points c'est tout.

3.Posté par pipo le 10/09/2016 13:13
Record du monde battu alors même jeanne calment fait piètre figure à coté des soeurs jumelles de St Joseph :)

4.Posté par La Cata le 10/09/2016 20:04
Des nanas qui n"ont jamais rien branlé de leurs vies et qui vivent comme des nababs !!!

5.Posté par kld le 11/09/2016 00:15
ha , ha ............ zobaussi hésite entre les "bienfaits" des natios ou des royalistes ................ bon diou, ils "pensent " ce zobaussi ........ choix cornéliens .......... c'est un peu comme certains ont du hésiter entre collabo et résistance , entre dreyfusard et anti dreyfusard , entre Céline et Aragon ou Camus ............... pov zobaussi , choix difficiles pour ceux qui n'ont d'amour que pour eux , et peu pour "the love of humanity" comme disait l'autre .

zobaussi aurait hésité entre nazisme et stalinisme en 39-45 ? entre pro algérie framçaise et anticolonialiste en 62 ................. .houlà , complexe .............. en fait non .

zobaussi ou la caricature des "natios de souche " en manque d'honneur et d'éthique .

6.Posté par A mon avis le 11/09/2016 17:06
@ 2 Zozossi réécrit l'histoire à travers sa lorgnette "extréme-droitiste".

Quelques dates :
1794 : la 1ere République abolit l'esclavage. Que ne respecteront pas les planteurs de la Martinique, de l'île Bourbon (devenue La Réunion) et l'île de France.
1802 : Napoléon autorise de nouveau l'esclavage.
1815 pendant les Cent jours, Napoléon abolit par décret la traite négrière.
1848 : la IIè République abolit l'esclavage.

Jusqu'en 1881, date des lois rendant l'enseignement laïc gratuit et obligatoire, ce sont en effet toujours les institutions religieuses qui se sont occupées de "l'éducation" des enfants, (pas de tous les enfants).
La mission des missionnaires a toujours été, et est encore, sous couvert de "charité chrétienne" d'endoctriner les jeunes esprits.

7.Posté par Zozossi le 11/09/2016 22:18
@6.Posté par A mon avis

Pire que l'extrémisme politique: l'extrême crétinerie.
Le fanatisme à front de taureau qui, incapable de s'élever une seconde à l'objectivité des faits, les ignore pour coller laborieusement ses petites étiquettes.

Voici les faits.

-Le décret révolutionnaire d'abolition de l'esclavage du 4 février 1794 n'aura aucun effet concret et ses promoteurs le savaient.
Au lieu de procéder par étapes en connaissance du terrain, cette folie inapplicable mettra Saint-Domingue à feu et à sang, entraînera l'indépendance d'Haïti dans les pires conditions et explique largement la misère dont ce pays n'est jamais sorti.

-Les partisans coloniaux de la révolution (Antilles et Bourbon principalement), aventuriers de sac et de corde sans attaches dans les "Isles", sont les plus fieffés racistes qui soient, contrairement aux planteurs locaux propriétaires d'esclaves qu'ils traitent en général humainement (ne serait-ce que par intérêt).
Ces révolutionnaires s'opposent violemment à toutes les mesures prises localement par les planteurs royalistes en faveur des "libres de couleur".
A Fort Royal (Martinique), outrés de voir des Blancs se mêler à des hommes de couleur, ils attaquent les mulâtres invités à une cérémonie publique par les planteurs.
Ils seront d'ailleurs (entre autre) battus au Camp Décidé à la Martinique en 1793 par les planteurs blancs, les mulâtres et les esclaves coalisés contre les "Sans culottes" locaux.
Voilà la réalité de la révolution par ses partisans concrets.

-C'est Louis XVIII qui abolit la traite le premier, par traité signé avec l'Angleterre en 1814, lors de son premier retour.
Le décret dans le même sens de Napoléon du 29 mars 1815 (Cent Jours) ne fera qu'entériner cette décision antérieure.
Après les Cent Jours, Louis XVIII reconfirme la chose par un article supplémentaire conclu avec l’Angleterre le 20 mars 1815, et par l’ordonnance royale du 8 janvier 1817.

-Le décret d'abolition de l'esclavage de la IIe république n'est que l'aboutissement du plan de la monarchie de Juillet (projet de Broglie et lois Mackau).
L'abolition était dans l'air du temps: monarchie ou république, la décision aurait été prise de toute façon (d'ailleurs, c'est sous Louis-Philippe que l'abolition est d'abord appliquée, à Mayotte, en 1843).

-Quand on ne sait RIEN sur l'instruction dispensée par les religieux pendant des siècles en France et dans les colonies, on s'abstient de tartiner son fanatisme gnan-gnan de laïcard borné et on s'instruit soi-même.

8.Posté par A mon avis le 11/09/2016 22:56
@7 Zozossi : très bien pour les précisions que vous apportez. (Vous êtes meilleur en histoire qu'en biologie ou en génétique). Toutefois, vous n'êtes pas obligé d'illustrer vos commentaires de propos insultants.

Votre fatuité n'a d'égale que votre propension à l'inhjure.

9.Posté par katox le 12/09/2016 06:44
scandaleux

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