Société

Les Réunionnais mangent "dans le jus de merde" selon Libé : On est loin de la réalité...

Certains Réunionnais ont été choqués par un article paru le mois dernier dans le journal Libération montrant des Dionysiens obligés de fouiller dans les ordures de la Jamaïque, pour y trouver de quoi manger.

Zinfos a souhaité mener sa propre enquête pour vérifier l'exactitude des faits relatés, s'assurer qu'il s'agit bien de comportements habituels et demander aux personnes concernées, SDF ou personnes subsistant avec de faibles revenus, si l'ont peut estimer que de telles pratiques sont courantes dans notre Département.

Au final, on est loin de l'image que le journal national a donné de la Réunion et des Réunionnais.


Les Réunionnais mangent "dans le jus de merde" selon Libé : On est loin de la réalité...
Le 7 avril dernier, le correspondant local de Libération publie un article en ligne : " La Réunion : … glaner sa nourriture dans le jus de merde ". A travers des témoignages filmés en caméra cachée, les faits décrits présentent les Réunionnais sous un jour calamiteux.  

Les lecteurs de Libération ont ainsi découvert que "les Réunionnais sans domicile fixe" mais aussi "les chômeurs, retraités, et autres minimas sociaux, chassent leur nourriture dans du jus de merde". D’après une enquête qu’il aurait menée au centre de transit de déchets de Saint-Denis de la Réunion, le journaliste retrace la misère et la grande précarité que subissent, selon lui, de plein fouet les Réunionnais qui se voient "obligés de récupérer des restes dans un centre de transit d’ordures".

 "Olivier… progresse en short sur un tas puant d’ordures, grouillant de vers. Les mains protégées par des gants, le jeune homme déchire de grands sacs en plastique noir et des emballages en carton, écartant les déchets les plus repoussants. Marié et père de trois enfants, le Réunionnais… monte des murs en pierre de basalte. Les yeux baissés, les sourcils froncés, il lâche : "Mais je n’ai plus de chantier, alors…" "Alors les boîtes de biscuits déchirées, le sac de riz taché, le kilo de sucre détrempé… améliorent son quotidien".

L’article ajoute que comme lui, des "chômeurs, bénéficiaires du RSA, retraités, parfois SDF, fouillent dans le centre de transit de la Jamaïque, pour y trouver quoi manger. Ils y collecteraient même "du pain, des yaourts, des langoustes" !

Plusieurs témoignages s’enchaînent ainsi à travers les vidéos et écrits de l'article, suscitant chez de nombreux Réunionnais une certaine révolte.

La Direction de Nicollin se dit "choquée et outrée" par de tels propos et parle de "mise en scène"

Interpellé sur cette "enquête en immersion" qui s’est déroulée dans l’un des 15 centres de transit de la société, le directeur de Nicollin a accepté de nous répondre. Il gère ce site depuis 1987, et n’aurait dit-il, "jamais eu ce genres de visites de la part de personnes voulant collecter des produits alimentaires dans des détritus destinés directement à l’enfouissement, pour survivre !".

Alain Genin, directeur de Nicollin Réunion, est radical : "Ce qui est décrit est très loin de la réalité", bien qu’il reconnaisse que les Réunionnais ne sont pas suffisamment protégés des effets de la crise. "La pauvreté est de plus en plus grande et difficile à vivre sur l’île et partout ailleurs en France". Pour cet incident, il explique que "d’une part, la structure a mis des gardiens sur place pour éviter les intrusions clandestines quelles qu’elles soient ! Le portail du site doit toutefois rester ouvert pour faciliter les allers-retours incessants des engins, il n’est pas impossible que certains visiteurs aient pu y avoir accès dans des cas très exceptionnels. Mais on ne peut en aucun cas parler de visites régulières".

D’autre part, le directeur rappelle que "les règles de sécurité vis-à-vis des étrangers se doivent d’être strictement respectées, en raison de la présence près du site d'un centre de traitement de déchets hospitaliers. On ne joue pas avec ce genre de risques, ici d’ordre sanitaire".  

Sur ce site de transit, basé à la Jamaïque, pas moins de 500 tonnes d’ordures ménagères sont réceptionnées chaque jour. Celles-ci ne doivent pas rester plus de 24h, avant leur enfouissement à Sainte-Suzanne. "Difficile d’imaginer dans ces conditions, comme le suggère l’article, que ce lieu soit frais et agréable, sans puanteur, sans mouches ou sans vers, etc...

"Des collecteurs de ferrailles ou d’électroménagers récupérables"

Si le centre de transit de la Jamaïque est accessible aux personnes souhaitant déposer leurs encombrants, contre une taxe règlementaire, Alain Genin, explique qu’il arrive quelquefois que des particuliers se présentent pour demander le droit de récupérer quelques morceaux de ferrailles, voire des appareils électroménagers. Mais il rajoute que "la demande de produits alimentaires quels qu’ils soient, ne lui a jamais été remontée ".

D’autant plus que les produits alimentaires périmés ont tous été aspergés de produits toxiques. Il juge donc scandaleux que l’on puisse "utiliser ainsi une visite certainement mise en scène, pour parler des Réunionnais comme des habitants de pays très défavorisés, où seules les poubelles permettraient de faire face au quotidien, ou encore même de  survivre". De cet article il garde le sentiment que "l’on généralise un fait exceptionnel". Pour lui cet article n’a d’autres vocations que de faire dans le sensationnel et de dire que "les Réunionnais fouillent les poubelles pour faire face à un contexte social et économique difficile".   

Les personnes sans domicile fixe "écœurées" par de tels propos

Interviewé près de l’abri de nuit qui a vu le jour en février dernier, dans la rue Monthyon à Saint-Denis, Johnny qui a tout perdu depuis plus d’un an, attend une réinsertion dans le circuit social dès que possible. Il n’a pas encore de toit, mais l’abri conviendra très bien d’ici là. Il commence à bien connaître ses camarades de route. Surtout ceux de Saint-Denis.

Selon lui, même si les difficultés sont grandes pour les sans domicile fixe, peu de ces personnes "vont encore chercher quelquechose à manger dans une poubelle de voie publique". Il rajoute qu’il leur est "impensable d’aller chercher à manger dans  la déchetterie, surtout que depuis plusieurs années, mairies, associations et autres structures d’entraides, leur offrent d’un côté les petits déjeuners, ailleurs les plats chauds, et même un lieu de vie de jour comme de nuit ! Tous ont au moins un plat chaud dans la journée ! ", ajoute-t-il l’air exaspéré.

Pour lui, "cet article c’est de la mauvaise publicité. C’est un peu dégueulasse, surtout pour les personnes SDF. Il y a encore des gens suffisamment conscients pour aider les autres, qui ne nous laisseraient pas faire ça… Nou Réunionnais, nou laisse pas personne à terre, nous fait avec et nou lé pa le chien…"

Les bénéficiaires de minimas sociaux disent subir la précarité de plein fouet, en "gardant leur fierté"

Il est 9h. C’est près de la Caisse d’allocations familiales de Saint-Denis que nous arrêtons quelques passants. Lorsqu’on leur demande comment ils font pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles, la réponse paraît évidente : "nou serre la ceinture, pas de luxe mais nou arrive toujours gagne un bouchée de pain ! " jette Lucien, 52 ans, un ancien bénéficiaire de l’allocation Retour à l’Emploi qui vient déposer sa demande de RSA.  

Rama, une jeune trentenaire, qui sort du bâtiment, s’arrête "choquée par ce qu’elle vient d’entendre" : "La majeure partie des Réunionnais est bien trop fière pour faire ça. Peut-être que cela existe encore, pour une ou deux personnes, d’aller fouiller dans les poubelles mais de là à aller dans la déchetterie, et de parler d'une habitude de nombreux Réunionnais… En plus il y a des dispositifs, dont j’ai moi-même bénéficié à plusieurs reprises, pour m’en sortir avec ma fille. Nous avons toujours pu trouver à manger, décemment sans être réduites à fouiller dans les décharges !".
 
Rama, qui enchaîne les petits contrats, est bénéficiaire de l’A.S.S. (Allocation Solidarité Spécifique) depuis que ses droits au chômage sont épuisés. C’est à peine l’équivalent au RSA. "Je sais que tout est très cher, mais si on ne fait pas de folie, qu’on veut manger au moins ce qu’il faut, on peut y arriver. Ceux qui n’y arrivent pas et font ce genre de choses n’ont pas envie de faire leurs papiers pour trouver des solutions d’urgence. Ou alors, ils ne sont pas accompagnés, ne savent comment on fait. Ils préfèrent se cacher. Donc quelque part ils finissent par accepter leur situation. En plus, maintenant, il y a des bénévoles qui vont les chercher dans les écarts la nuit ou le jour. Ils sont aidés. Ceux qui sont hors circuit, faut qu’ils se bougent…".   

La jeune mère de famille qui n’est pas encore arrivée "au bout du tunnel de l’emploi", garde espoir et repart avec le sourire. Elle rajoute qu’il ne faut pas généraliser "cet incident soi-disant régulier, et ne pas se laisser réduire ainsi".

"Nou lé pas plus dans la pourriture que la métropole la-bas !"

Sylvie, elle, est femme de retraité. Leurs revenus à deux ne s’élève pas à plus de 1.000 euros. Du haut de ces 51 ans, elle est mère de 9 enfants et mamie de 17 petits enfants. La dame connaît la vie, la misère, "la vie lontan…"  Elle explique : "Dans les années 80, domoun té fé encore un peu ça… Koméla i trouve pu ca. Parce que les gens kan na poin tro de moyen i préfère demande la famille, camarades, ou bien ban supermarchés. Kan lé fruits et légumes lé encore bons, i sorte dan rayons, na un ou deux i demande derrière supermarchés, et i donne a zot dé foi. En plis na kan même ban boutik solidarité, na le local Ruelle Turpin ou la Croix rouge i distribué manger domoun na poin. Na toujours un solution".

Sylvie semble soudain excédée : "Seulement fo dire un bon zaffair la-dessus. Po moin, c’est les supermarchés les grandes poubelles. Un tas de fois, zot i vend a nou la viande périmée i colle un otre l’étiquette su le viè. Na encore ban morceaux bleus i trainent dessus. A zot i croit nou mange dans la poubelle. Mai nou lé pa le chien. Nous mange pas le vers. Arrêtes coz coma su la Réunion. Nou lé pas plus dans la pourriture que la métropole la-bas !"

Agacée par l’article, Sylvie préfère clore la question par une autre question : "Si vraiment ici les gens que na les minimas sociaux, lé rédui mange dan la décharge, explique à moin comment zot ban marmaye coméla toute’ na permi, des fois, na 2, 3 l’autos dans la kour. Et tous les jours, supermarché lé plein !".

Jeudi 2 Mai 2013 - 16:39
F. Amaury
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1.Posté par petit electeur le 02/05/2013 17:07
Tout fout le camp dans ce pays, notamment une certaine presse...
Honte à cet usurpateur du titre de journaliste...

2.Posté par louos le 02/05/2013 17:17
certains journalistes sont prêt à tout pour vendre du paier quitte à faire du mal aux réunionnais. c'est vraiment pitoyable.

3.Posté par justedubonsens le 02/05/2013 17:18
Il me semble que la région Réunion devrait engager des poursuites contre l'auteur de cet article afin de déclencher une enquête et définir s'il s'agit de mise en scène ou de faits réels. L'audition des "acteurs" devrait permettre d'établir les faits. C'est tout de même assez inimaginable de voir quelqu'un qui mangerait des produits trouvés dans les décharges et qui userait de gants pour faire ses recherches.

4.Posté par J.Claude Barret du MAR le 02/05/2013 17:57
Libération aurait menti ou inventer toute cette histoire de la misère qui sévit à la Réunion? A la Réunion tout le monde vit bien des fruits de la départementalisation, c'est un fait, Libération aurait voulu nou salir un peu plus avec son article à scandale. A la Réunion tout le monde mange 5 fruits et légumes quotidiennement et mange à leur faim. On pourrait dire c'est un peu comme les chiens appâts, ce serait uniquement pour discréditer les réunionnais. La misère n'existe pas à la Réunion, il faut faire feu de tout bois pour démentir le journaliste de Libération qui séjourne à la Réunion, on voudrait insinuer que ce correspondant de l'Express et de Libération veut faire du sensationnel, et pourtant cette réalité existe bel et bien. Les gens qui se suicident parce qu'ils n'ont plus de porte de sortie, c'est faux - des gens qui dorment dessous les ponts, c'est faux, dans les grottes dans les remparts des ravines ou rivières serait faux également. A la Réunion tout serait est beau, tout le monde il est gentil. Il ne faut plus avoir honte de cette situation connue de nos compatriotes, certains arriveraient même à les rendre coupable de leur misérable situation. Les coupables ce sont ceux, ces départementalistes qui injustement essayent de démentir des vérités qui ne les honorent pas de soutenir le régime néo-colonial pourri sévissant à la Réunion depuis plus d'un demi siècle. C'est vrai aussi qu'en France la misère existe, l'équivalent de la population réunionnaise, des familles entières n'ont pas de toit et font les poubelles pour survivre. Cette vérité est aussi vrai pour la Réunion - il faut l'admettre, on comprend que des requins refusent que cette triste réalité sort de l'île...

5.Posté par Julie le 02/05/2013 18:12
Oui la misère touche tout le monde, que ce soit en France ou à la Réunion mais c'est scandaleux, de pousser l'information à ce point !

6.Posté par Inconnu le 02/05/2013 18:43
Bonsoir, zot toute.
A koze y monte pas koman bands politiciens la y vole l'argent, lo band réunionnais y mange sek néna pou survivre.

7.Posté par a le 02/05/2013 19:20
Prenons cette phrase: "Si vraiment ici les gens que na les minimas sociaux, lé rédui mange dan la décharge, explique à moin comment zot ban marmaye coméla toute’ na permi, des fois, na 2, 3 l’autos dans la kour. Et tous les jours, supermarché lé plein !"

Comment fait-on surtout pour avoir autant de gens dans les magasins, des gens avec "2,3 l'autos" etc etc?
les minimas sociaux, beaucoup en abusent!
quand on bosse pas, on aggrave pas sa situation avec plusieurs enfants! on s'achete pas de vetements de certaines marques, on s'achete une petite voiture... pas un gros 4*4 pour rouler a 10 sur les ralentisseurs!
A bon entendeur!

Libé peut etre un peu dans l'excès... mais cela existe certainement! mais personne ne va le reconnaitre!

8.Posté par haswell le 02/05/2013 20:14
Le correspondant de libé étant un prof de journalisme sans laisse pantois quant à l'exemple qui est donné par ce professeur en matière de déontologie journalistique.

9.Posté par khal le 02/05/2013 20:21
Moi, ce qui m'interpelle le plus, c'est le commentaire sur les produits toxiques déversés sur la nourriture et les risques sanitaires liés à la proximité d'un centre de traitements des déchets hospitaliers. Autant il me paraît difficile de prouver que l'auteur de l'article a inventé les faits, même si ça me paraît ici probable, autant j'aimerais qu'il m'explique comment ces gens peuvent se nourrir de ces produits s'ils ont été traités de la sorte? Il y a peut être une explication (par exemple, une toxicité réelle mais pas au point d'envoyer à l'hôpital pour quelques bouchées) mais là j'avoue que je suis perplexe sur l'article originel de Libé.

10.Posté par rsl le 02/05/2013 20:37
la Reunion c'est:
le soleil
la mer
le + fort taux de chômage
les + grosses fortunes(peut -être)
pas de tnt complète
de grande pollution du littoral future(vrai)
des con.....neries généralisées
etc
etc
etc
et j'en passe et des meilleures
mais tout le monde s'en fout................voilà la réalité/vérité qu'il faut ne pas en parler!
Quel île de m....

11.Posté par Liberte le 02/05/2013 18:40
Libération s'est certainement fait avoir par ce pseudo journaliste. Pour qui travaille t il ?
Espérons que ce journal sérieux se trouve des journalistes locaux plus professionnels.

12.Posté par ti''coq ec ti''caf le 02/05/2013 20:47
oui c'est vrai, étant jeune nos seuls amusements c'était descendre à la "jam" celui de la trinité ou à la jamaique pour y fouiller dans les détritus. Les gens du coin connaissent et y avait vraiment beaucoup de monde et on en vivait. De la nourriture même pas périmée des objets encore en bon état !!! mes souvenirs les plus marquants : manger mon premier club sandwich de air france et se faire ensevelir par le caterpilard chargé de recouvrir la marchandise par de la terre, un homme m'a sauvé de justesse, mais j'y suis retourné ! OUI si on en a vraiment besoin y a pas de honte à avoir !!!!

13.Posté par Bayoune le 02/05/2013 22:36
Bravo ti''coq ec ti''caf, o mwin zot na lo kouraze de dire kosa ilé la mizère, na in bonpé domoune i yékri isi, mé zot la zamé koni kosa ilé la faim, kan oute zanfan i plère dovan ou, li la faim, kan la tripe i yanmare, so bann zékrivèr i vé sove la face. Lankète là sar lu, pa solman an France, mé dan lo moune entier dosi Internet. Alor bann gro zozo la onte i koke azot, zot i sèye sove la fass pou di la pa vré. Bé na lontan la Réniyon, domoune pov i fé zot bazar dann la désarz la Jamaïque, mwin minm mwin la ramass in lit èk in berso dan lo tan. C'est çà le progrès de la départementalisation promis à nos grands parents en 1946 par les Vergès consorts et francs maçons

14.Posté par Thierry le 02/05/2013 22:38
Ca doit aussi être une affaire du style ... " à la Réunion, pour aller de Saint-Pierre à Saint-Denis, vous prenez laquelle de liane ??? BING !!!

15.Posté par Ouais le 02/05/2013 23:32 (depuis mobile)
Zinfos qui donne des leçons. C''est drôle. Juste drôle.

16.Posté par L''Ardéchoise le 03/05/2013 00:22
Ici Jane . Bonsoir Tarzan !

17.Posté par Ôte le 03/05/2013 00:44
Bravo zinfos, les contre enquêtes doivent désormais être la règle quand un journaliste franchi la ligne rouge !

18.Posté par Lamentable le 03/05/2013 02:25
ce correspondant forme les futurs journalistes de l'île à l'Université dans la filière info-com, il faut le savoir!!!

19.Posté par noe le 03/05/2013 05:38
Il est vrai qu'on consomme beaucoup de rougails de saucisses et tomates , cassoulet , sardine à l'huile , du tangue et un jour du chien ...si la SPA ferme ses yeux et nous donne des recettes !
Les magasins sont déjà bondés avant l'ouverture ! et au vu de l'obésité à la Réunion , on mange même trop , on se gave jusqu'au gosier !

20.Posté par babylon le 03/05/2013 05:49
ç'est un bon reportage ,ça va faire réfléchir ceux qui voudront venir pour ne rien faire

21.Posté par béa le 03/05/2013 06:58
c'est pour cela certains même beaucoup... font 13000km pour venir y vivre....

22.Posté par Annais le 03/05/2013 08:46
C est bizarre que l on ne supporte pas la misère , la réalité
C 'est plus convenable quand c'est caché on peut continuer à se gaver avec bonne conscience.
MR le directeur de nicolin que connaît il de nos réalités ....

23.Posté par Anatole Pultizer le 03/05/2013 08:51
C pluto l'article là lé mal fait, non?
Zinfos la contente a li interroge le boug la société... C pas li va dit oui, mi laisse domoune fouille dans la m**** ! lol
Li noré du alé comme le boug libération sur place avec le bann soit disant moune y fouille dedans, pas devant la caf... lol. ça ne prouve rien d'interroger les gens su le trotoir, non?
et mi crois pas l'article libération t généralise a tout lé réunioné. Té parle dune vintaine de personnes environ non?

24.Posté par John Galt le 03/05/2013 09:35
c'est de journalistes vicieux pervers et provocateurs que l'on devrait faire bouffer du jus de merde avec leur mensonges quotidien pour voir de la misère là ou il n'y en a pas la Réunion n'est pas la Colombie

25.Posté par un humble pêcheur le 03/05/2013 10:16
Les bonnes consciences Réunionnaises sont choquées parce qu'un journaliste a forcé le trait sur une triste réalité que vivent au quotidien un certain nombre de nos concitoyens ???

C'est vrai que dans une île ou des "travailleurs" accumulent des fortunes en moins de 20 ans grâce à la sur-rémunération, plus la défiscalisation, plus, plus, plus les multiples aides de la France sur-endettée et de l'Europe que nos élu-e-s démagogues,super-cumulards vivant dans leur tour d'argent, accusent de tous les maux pour masquer leur incompétence à régler ces vrais problèmes du chômage et de la pauvreté qu'une démographie galopante ne fera qu'accentuer !!!

Alors OUI ... nout'fiérté de Réunionnais en prend un coup parce qu'un journal de métropole à lever le couvercle de nout'marmite dans laquelle il n'y a pas que du carri à manger tous les jours pour un certain nombre d'êtres humains que nout'fiérté de nantis ou d'assistés refuse d'admettre !!!

26.Posté par Modeldesociete le 03/05/2013 10:35 (depuis mobile)
Le capitlisme est une gangraine qui pourri le commun des mortels. Il existe depuis tres longtemps et il serait temps avec les moyens qui ont evolués d instaurer un autre systeme qui aide l homme avec un grand h et non seulement l avare.

27.Posté par Kréol le 03/05/2013 11:48
Vous n'avez qu'à leur écrire et leur dire le fond de votre pensée. Vous pouvez le faire sur leur site, ou sur leur Facebook.
Si on se contente de dire sa colère ici ou dans les forums c'est comme parler dans le vide, mais si vous vous adressez directement à eux il y aura plus d'effet.

28.Posté par Journaleux le 03/05/2013 12:30
J'aimerais bien que Zinfos fasse aussi un article de fond sur l'indépendance des journalistes, des journalistes-godillots qui s’empiffrent à la table des gouvernants et des puissants, des journalistes embarqués avec leurs bottes dans des voyages au soleil...

Mais là, je rêve !

29.Posté par Caton2 le 03/05/2013 13:05
Vous n'avez pas compris que le gars voulait surtout se faire une semaine de vacance à la Réunion aux frais de Libé? Il fallait trouver un truc un peu chaud pour justifier le voyage. Alors il a arrangé ce coup dégueu avec l'aide de potes à lui ou de gars rémunérés qui ont joué les sdf...
Moi, je serais à l'IRT, je porterais plainte pour atteinte à l'image de l'île.
Il serait bon de connaître les gars (forcément des locaux) qui ont accepté de faire de la figuration. Ça démolirait ce pseudo journal qui n'est qu'un tabloïd socialo pour les pinocchios de la pensée bobo.

30.Posté par Julie le 03/05/2013 15:52
Ce n'est pas une question de fierté ou autre chose du genre mais allo quoi, vous pensez pas qu'il n'y a pas une once d'exagération dans cette article quand même ?!

31.Posté par Zenfant le 03/05/2013 15:55
Le pire c est que le journaliste de libe c est un correspondant habitant la réunion. Donc il parle des réunionnais comme ça juste pour vendre son papier. Faire un super sujet sur la réunion pendant La grisaille parisienne c est pas assez vendeur. Faisons nous passer pour des tiers mondistes comme à Calcutta. Pauvre homme !

32.Posté par Caton2 le 03/05/2013 17:53
Le gars réside à la Réunion comme quelques zinfonautes l'avaient signalé, ce qui m'avait échappé.
Donc l'auteur du présent article (F.Amaury) qui nous a fait pondre, jusqu'à présent 32 bafouilles, pouvait facilement demander des explications directement à l'auteur de l'article Libé d'autant que ledit auteur est l'ami (Facebook) de Pierrot Dupuy, comme vous pourrez tous et toutes le vérifier grâce à ce lien: https://www.facebook.com/laurent.decloitre
Monsieur Decloitre s'y présente comme "Coordonateur filière Journalisme à Info-Com, à Université de la Réunion, correspondant à la Réunion depuis 2009, à L'Express et Correspondant à la Réunion depuis 2003, à Libération".
Ce gars est donc connu de tout le petit milieu journalistique de la Réunion.
Alors, est-ce qu'on se foutrait pas de notre gueule?
Je lis, sous la plume de notre vaillant journaliste d'investigation: "Zinfos a souhaité mener sa propre enquête pour vérifier l'exactitude des faits relatés, s'assurer qu'il s'agit bien de comportements habituels et demander aux personnes concernées, SDF ou personnes subsistant avec de faibles revenus, si l'ont peut estimer que de telles pratiques sont courantes dans notre Département. "
Ouais! Mais n'aurait-il pas été pertinent d'aller demander à notre universitaire prof de journalisme, de réaffirmer ses conclusions, pour voir s'il les maintenait devant la presse locale, afin de prendre la mesure de sa fidélité à la déontologie journalistique dont Libé affirme faire preuve à tout bout de champ?
En l'état, la contre enquête de zinfos ne me parait pas plus crédible que l'enquête du "journaliste" de Libé, dans la mesure où seule une confrontation contradictoire de l'un et l'autre point de vue pourrait nous permettre d'approcher la vérité.
Je demande à Pierrot d'envoyer un de ses journalistes interviewer son "ami" de Facebook, pour qu'on en ait le cœur net...

33.Posté par Ouvrez les yeux le 03/05/2013 18:23
Oui, c'est une réalité, il y a une misère extrême à la Réunion.

Mais les politiques, l'Administration, la plupart des journalistes et beaucoup d'autres vivent là-haut, très haut dans leur cocon, dans leur confort, complètement coupés de la réalité, et ne ils ne voient pas cette vérité souvent insoutenable.

34.Posté par Thierry le 03/05/2013 19:14
La presse, c'est une JUNGLE ... il y a du bon, il y a du mauvais ... il y a des pièges, il y a des solutions ...une vraie jungle et où il y a des requins ... il y a Jane... il y a Tarzan ...

35.Posté par Pascal le 03/05/2013 20:46
je m'étonne de certaine réaction concernant cet article, qu'il soit vrai ou faut.
Admettons qu'il soit vrai, cher concitoyen Français, de métropole ou d'ailleurs, vous devriez plus vous indigner que cela existe dans nos DOM et qu'il est temps de faire quelque chose pour que cela cesse.
Et puis les remarques du genre,(je prend un raccourci) c'est tous des profiteurs, "défiscalisation", et surénumération. Sachez que la surénumération ne profite qu'aux fonctionnaires.
Et qu'il n'y a aucune défiscalisation à la réunion, juste, peut être des avantages fiscaux, je parle de TVA, et d'impôt sur le revenu,
Fin, c'est de l'économie de base ça. Complétez vos connaissances de bases en économie et vous y verrais plus clair.
Et dans ce cas la parlons de la corse, oui à la réunion, quelques requins croquent des hommes, mais que dire des corses qui les flingues, et qui font des boums avec les maison des continentaux, installés chez eux.
Pourtant les corses bénéficient pratiquement des mêmes avantages, TVA réduites, "défiscalisation".

Vous devriez plutôt être fier de cette île qui, je vous le rappelle classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO.

36.Posté par L''Ardéchoise le 03/05/2013 23:32
A 35 : pas l"île, les cirques !!! (UNESCO), ce qui est légèrement différent.
Et qui n'empêche pas la misère. En métropole, il y a des gens qui font les poubelles des restaurants, des supermarchés... Nou lé pa plis, nou lé pa mwin !
Quant à la presse en quasi généralité, surtout la presse écrite qui perd de plus en plus son lectorat, elle a tendance à afficher des unes, des titres, des articles racoleurs pour garder son public ou attirer de nouveaux lecteurs.
Mon cher Caton, la déontologie journalistique, c'est presque un "gros mot" !

Allez, je m'en vais de ce pas lire ma feuille de chou locale et ses faits divers, cela reste encore digeste...
Et pour ce faire, je vais prendre la ligne, non, la liane 7 .

37.Posté par Caton2 le 04/05/2013 11:35
La censure vient de sévir au moins par deux fois sur zinfo et il n'y aucune raison diffamatoire qui justifie de la pratiquer.
Mon précédent post faisait état d'un post de Monsieur Decloitre qui a été visiblement censuré. J'en apportais la preuve. Que croyez vous qu'il arrivât? Je fus censuré à mon tour: mon post n'a pas été publié.
Que se passe t-il, Pierrot? Tu as des serviteurs trop zélés? Tu vires ta cuti?

Réponse de Pierrot: le post d'origine dont faisait état M. Decloitre n'est pas passé car il n'apparaissait pas dans les commentaires postés. Aucune censure là, donc le message de M. Decloitre faisant référence au premier post n'a pas été publié. S'il veut le reposter, qu'il le fasse et il passera. Satisfait?

38.Posté par Caton2 le 04/05/2013 13:02
OK Pierrot, c'est mieux en le disant. Nous attendons donc avec impatience le point de vue de Monsieur Decloitre.
En l'absence de publication de sa part, nous pourrions imaginer qu'il s'agissait d'une manipulation destinée à faire croire à la censure de zinfos, ce qui est inenvisageable eu égard à son statut de professeur de journalisme...

39.Posté par lispo le 06/05/2013 09:52
je vois que vous tous, passez à côté de l'essentiel. Que nous apprend cet article? Que des hommes ( pas toute la Réunion; et je ne vois pas où dans l'article il est fait mention de cela) récupèrent de la nourriture, encore comestibles, dans les ordures. Personne ne ce pose la question? Est - il devenu normal, pour nous tous, que plus de 8000 tonnes de nourritures soit détruites à la Réunion, chaque année! Car si les produits alimentaires quittent les rayons des supermarchés, ce n'est pas parce qu'ils sont mauvais pour la santé , dangereux... Ils sont parfaitement comestibles. Au pire ils auront perdus de leur goût, et certaines de leurs vitamines ou autres. Ce que récupèrent ces hommes ce sont des produits parfaitement comestibles ( produits sous vides, des bières intactes jetées parce que le pack est tombé - On fait pas le tri on jette tout le pack - des conserves, ect...) mais qui ont perdu leur valeurs commerciales, tout simplement parce que la réglementation interdit de vendre ces produits (cf. date de consommation optimale / date de péremption ). Pour revenir sur les produits toxiques qui seraient versés sur la nourriture: je ne pense pas que cela change quoi que ce soit sur des produits sous vide ou des bouteilles de bière, par exemple.

Alors je comprends que nous ne soyons pas sortis d'affaire quand je vois certains commentaires. Désolé pour ceux qui ne voient dans cet article que calomnie, mais les faits sont bels et bien réels. Et je pense qu'il serait sage d'y faire face en approchant tous les aspect de la question. En commençant par le gaspillage effectif. A mes yeux les seuls dans cette histoires qui ne soient pas honteux ce sont les fouilleurs de la Jamaïque qui évitent que le fonctionnement d'une partie de notre système amène, tout simplement, à enterrer de la nourriture encore comestible alors que, à la Réunion mais également dans le reste du monde, des personnes souffrent de la faim, ou a minima ont des réel problèmes à ce nourrir convenablement. Et à tous les sceptiques, je vous l'assure, il y en a !

40.Posté par lispo le 06/05/2013 10:09
Je reviens vers vous après avoir visionne l'interview. Selon mes propres sources ( qui sont indiscutables sur ce thème ) certains fouilleurs de la Jamaïque pratiquent le glanage sur le site de Nicollin depuis plusieurs années. Il est intéressante de voir avec quelle faciliter le président de Nicollin Réunion ment aux médias et avec quelle naïveté les médias diffusent ce mensonge ( cela me rappelle une affaire pas si lointaine). Pourquoi ne pas aller faire une véritable contre enquête au chaudron ou à prima; là d’où sont originaire la majorité des fouilleurs. Il est évident que dorénavant il sera difficile aux journalistes de trouver des preuves sur le sites même. Mais des témoignages persistent. Au travail messieurs les journaliste. Il devient intéressante de faire la lumière sur tous ces discours contradictoires.

41.Posté par à Sc@tonlétronfort le 06/05/2013 11:25
"Mon cher Caton, la déontologie journalistique, c'est presque un "gros mot" !
La censure vient de sévir au moins par deux fois sur zinfo et il n'y aucune raison diffamatoire qui justifie de la pratiquer."
...............................................
Et vous croyez que le Scatonlétronfort il a de la déontologie lui qui a déclaré sur ce site et à vous même qu'il avançait masqué et sous couvert de mensonges pour faire triompher ses idées? C'est une sale mentalité de parler ainsi et ce boug ose s'en prendre à Pierrot, alors que lui même a viré sa cuti face à la vérité....Voilà un boug qui déguisé comme un zorro, censure la vérité et qui ensuite crie au secours....
Pourquoi Pierrot serait responsable des écrits d'un autre? Et il ose écrire "Alors, est-ce qu'on se foutrait pas de notre gueule?", c'est pathétique.....

42.Posté par Aleksandrovitch Roukovski le 07/05/2013 21:21
L'article est bien écrit M. Amaury !! Vous faites intervenir la veuve et l'orphelin, le directeur de Nicollin, le rmiste et le chômeur...mais qu'en est-il du principal intéressé : votre confrère Libé ??? Il y a comme un goût d'inachevé dans votre enquête...qui aurait très bien pu se terminer (comme l'a fait votre collègue Julien Delarue a propos de Carrefour) par un : " Libé n'a pas souhaité répondre à nos questions..."

43.Posté par Allonszenfant le 11/05/2013 10:01
Marrant que Decloitre se sente obligé de prendre un pseudo pour venir défendre son torchon !

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