Faits-divers

Les Moussajee réclament 4 millions d'euros à la Sogecore


Salim Moussajee entouré par le collectif Gardien Nout Péï
Salim Moussajee entouré par le collectif Gardien Nout Péï
Nouvel épisode judiciaire pour les frères Moussajee face à la Sogécore devant la Cour d'appel de Saint-Denis. Objet de l'audience, redéfinir le montant de leur préjudice. Une somme qui se situe aux alentours de 4 millions d'euros, selon une récente expertise. "On en est à une phase importante. La cour d'appel par un arrêt du 12 novembre 2012 a confirmé la sentence arbitrale mais a annulé le montant du préjudice alloué aux frères Moussajee. On vient essayer de remplacer les sommes allouées en première instance par de nouvelles sommes. Le préjudice réel est beaucoup plus important", explique Me Nasser Zaïr, avocat des Moussajee.

Car après plus de six ans de bataille judiciaire, les frères Moussajee sont ruinés. "Je suis au RMI et ma nouvelle société va être liquidée car la banque nous a mis à la porte. L'enjeu est notre survie aujourd'hui. On va traiter sur le préjudice. On a perdu six ans de notre vie, on était le deuxième importateur de pneus à la Réunion. On attend qu'il y ait enfin justice dans cette affaire", clame haut et fort Salim Moussajee. Ce dernier est venu au tribunal accompagné par le collectif "Gardien Nout Péï" pour dénoncer les "injustices commises" par la Sogecore à l'encontre des deux frères.

Pas de contrefaçon mais des vrais pneus

En face, l'avocat de la Sogecore n'y va pas par quatre chemins. "Les Moussajee savaient ce qu'ils faisaient quand ils ont décidé de vendre à la Sogecore", explique Me Jean Rouche. Pour avancer le non paiement de la Sogecore, ce dernier avance la saisie par les Douanes de pneus contrefaits dans les entrepôts. "La valeur de l'amende correspondait à la moitié du prix de vente de la société dirigée par les frères Moussajee", ajoute-t-il.

Un argument que balaie vigoureusement Salim Moussajee. "Cette affaire de contrefaçon vise à nous salir uniquement, rétorque-t-il. Nos adversaires sont démasqués et cherchent par tous les moyens à donner de faux prétextes à leurs agissements frauduleux et immorales à notre encontre. En effet, nous avons en notre possession les documents suivants émanant de la société Dunlop France, un Accord transactionnel qui reconnait clairement notre bonne foi et le désistement de son action. Nous avons une proposition des Douanes qui renoncent à toutes poursuites à notre encontre si nous détruisons les pneus saisis à nos frais. La marque Dunlop atteste de la licité de la marque apposée sur les pneus et qu'il s'agissait d'un problème de consentement sur un territoire, donc ce sont de vrais pneus!", lâche-t-il avant d'ajouter "d'ailleurs à ce jour il n'y a jamais eu de condamnations prononcées à notre encontre".

La décision de la Cour d'appel est attendue le 25 mars prochain.





Demande de droit de réponse de la partie Moussajee:

"Suite aux articles parus ce jour dans les médias concernant notre grave litige avec la Sogécore, je souhaiterais par la présente des éclaircissements sur les arguties de nos adversaires sur la prétendue contrefaçon. Nos adversaires cherchent par tout moyen à nous salir afin de se donner de faux prétextes à leurs agissements frauduleux et immoraux à notre encontre.

En effet nous avons en notre possession les documents suivants :

- Un Accord transactionnel avec Dunlop France datant de 2007 qui reconnait clairement notre bonne foi et le " désistement" de son action.

- Une proposition des douanes qui renonce a toutes poursuites à notre encontre si nous détruisons les pneus saisis à nos frais.

- La reconnaissance de Dunlop qui atteste la licéité de la marque apposée sur les pneus et qu'il s'agissait d'un problème de consentement sur un territoire. D'ailleurs à ce jour il n'y a jamais eu de condamnations prononcées à notre encontre.


Nous envisageons très sérieusement d'engager la responsabilité de plusieurs magistrats ainsi que l'expert nommé par ce même tribunal qui ont validé un rapport d'expertise qui offrait les 70% de nos 5 sociétés pour la somme ridicule de 456 000 € !

Aujourd'hui, nous sommes ruinés. Nous avons été complètement dépouillés par nos adversaires qui nagent toujours dans un océan d'impunité.
 
Nous sommes la proie des services fiscaux qui nous réclament des plus-values sur des sommes occultes jamais perçues en mains propres.
 
Nous réclamons l'inculpation de nos spoliateurs.
 
Nous sommes victimes d'une véritable mise à mort car nous représentons un danger économique."
Mardi 5 Février 2013 - 11:59
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1.Posté par Akham le 05/02/2013 11:33
Je connais pas mal de "commerçant" qui mélange les vrais produits à des produits de contrefaçons (basquettes, chemise, etc...)

2.Posté par ti yab le 05/02/2013 12:03
Ce monsieur Moussajee qui possede un magasin de pneus à saint louis...vend de pneus de marque ZETA qui se déforment au file des kms...c'est normal ce qui lui arrive!!se renseigner à la répression des fraudes et les actes de signalement.

3.Posté par TEGO le 05/02/2013 13:49
" Nous sommes victimes d'une véritable mise à mort car nous représentons un danger économique " , vous avez à faire à des J A L O U X , des gros kèr !
" Nous envisageons très sérieusement d'engager la responsabilité de plusieurs magistrats ainsi que l'expert nommé par ce même tribunal qui ont validé un rapport d'expertise qui offrait les 70% de nos 5 sociétés pour la somme ridicule de 456 000 € ! " Faîtes le , les magistrats sur mon île sont au sommet de l'incompétence , ces derniers sont en vacances à durée illimitée !

4.Posté par kada le 05/02/2013 15:32
b[Aucune affaire n 'est complexe l'homme malhonnête lui la rend complexe parce qu'il refuse de payer ce qu'il doit. la justice se fera d'une manière ou d'une autre , une solution à la prochaine audience il faut laisser parler salim M avec ses preuves à l' appui . en justice, il y a le droit mais le droit qu'on manie à loisir pour tromper les magistrats n'a aucune valeur face à la vérité documents à l 'appui.

il faut mettre un point final a tout ces affaires et la justice a les moyens avec les preuves des fréres Moussajee pour statuer et finir la souffrance endurée par toute une famille depuis 6 ans !

l Collectif Gardien nout péi
]b

5.Posté par Collectif Gardien nout péi le 05/02/2013 15:54
le collectif "Gardien Nout Péï" pour dénoncer les "injustices commises" par la Sogecore à l'encontre des deux frères. Vidéo à la cour d' appel hier , Un appel !
Le chômage frappe 1/3 de la population),les créoles sont souvent spoliés de leurs terres,affaires... dans la plus parfaite illégalité, Corruption ,complaisance,copinage......

Ensemble dire Non Préserve not pays !

6.Posté par Collectif Gardien nout péi le 05/02/2013 20:55
Dépendance du parquet et condamnation de la France

Le parquet n’est pas considéré comme une autorité judiciaire indépendante au sens de l’article 5 de la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales. La Cour européenne des droits de l’homme a ainsi condamné la France en novembre 2010 pour ce motif.


En France, le procureur général est un magistrat qui siège près les cours d'appel, ou près la Cour de cassation ou la Cour des comptes. Dans le cas des cours d'appel, la locution désigne le magistrat qui dirige les poursuites ou l'accusation publique, par opposition aux membres des formations de jugement.

Dans l'ordre judiciaire

Plus précisément, les procureurs généraux près les cours d'appel sont les supérieurs hiérarchiques des procureurs de la République, dont ils coordonnent l'action. Ces deux groupes forment un parquet (distinct de celui de la Cour de cassation), soumis aux instructions de la direction des Affaires criminelles et des Grâces et du ministère de la Justice.

Opportunité des poursuites

L'opportunité des poursuites est un principe de procédure pénale, selon lequel le parquet décide de poursuivre ou non, une personne soupçonnée d'avoir commis une infraction. Il peut ainsi décider d'un classement sans suite.

Ce principe, aussi appelé nolle prosequi dans les régimes de common law, s'oppose au principe de légalité des poursuites, selon lequel le procureur est tenu, si l'enquête préliminaire établit certains soupçons, de poursuivre le suspect. Le procès doit dans ce second système être conduit à terme, même si des éléments nouveaux pourraient motiver l'abandon des poursuites. In fine, le procureur n'a alors d'autre choix que de réclamer un non-lieu, la décision appartenant aux seuls juges.

Procédure pénale
La procédure pénale est l'intervention des autorités étatiques depuis le début de la plainte d'une victime, la dénonciation ou la constatation d'une infraction jusqu'à la décision judiciaire définitive.

Elle fixe le cadre juridique dans lequel l'enquête, la poursuite et le jugement visant une personne soupçonnée peuvent s'engager.

Elle conditionne l'exercice des pouvoirs accordés à la justice répressive. De ce point de vue, c'est une conquête contre l'arbitraire.

Elle recherche un équilibre entre la protection des libertés individuelles (notamment les droits de la défense) et l'efficacité de la répression destinée à protéger la société.




Non-lieu en procédure pénale en France
On nomme non-lieu l'abandon d'une action judiciaire en cours de procédure, par le juge, et survient lorsque les éléments rassemblés par l'enquête ne justifient pas une action plus avant. Le non-lieu se distingue ainsi de l'opportunité des poursuites, où c'est le parquet qui décide d'abandonner les poursuites avant le procès.

Raisons

Plusieurs raisons peuvent aboutir à la prononciation d'un non-lieu :
lorsque les faits reprochés ne tombent pas sous le coup d'une loi répressive ;
lorsqu'une prescription est constatée ;
lorsque les faits ne sont pas constitués ou pas assez caractérisés ou ne permettent pas d'identifier l'auteur ;
l'irresponsabilité pénale du prévenu ;
lorsque le prévenu décède ;
lorsqu'il y a amnistie ;
lorsque le procureur ne juge pas opportun d'enclencher des poursuites.


Le ministère public a une organisation hiérarchique très poussée. Chaque membre d'un parquet doit obéir à son supérieur au sein du même parquet. Les parquets des juridictions de première instance sont soumis au parquet général, qui est lui soumis directement au ministre de la justice. De plus, le garde des sceaux détient un pouvoir disciplinaire à l'encontre des magistrats du parquet (lorsque l'action disciplinaire est exercée à l'encontre d'un magistrat du parquet

7.Posté par ASSOCIATION STOP INJUSTICE le 05/02/2013 20:59
Nous sommes avec vous Salim, on sait que la SOGECORE vous a volé,leur avocat essaye de leur sauver la face,mais il ne pourra rien quand la sentence va tomber, s'il y'a un semblant de justice vous allez être indemnisés,par contre si vous n'obtenez rien,c'est signe qu'une partie de la justice est achetée,par ces bandits,et alors là ,nous nous réservons le droit d'agir.................pour qu'il n'y est plus de corruption,d'arrangements avec lcertains Magistrats...........Sachez qu'il y'a de plus en plus de Présidents d'Assoc qui vous soutiennent, ils se reconnaissent à travers votre combat..............

8.Posté par Collectif Gardien nout péi en Actions le 05/02/2013 21:36
La corruption en France ! ( Reunion ) la République en danger : un livre de Gilles Gaetner


Pourrait-on remplir 500 pages en évoquant les affaires de corruption (celles concernant nos élus et hauts fonctionnaires) qui gangrènent la France ? Malheureusement, la réponse est : oui. Elle a pour titre : La corruption en France, La République en danger de Gilles GAETNER chez François Bourin, éditeur.

Les procédés des contrevenants sont tellement variés et ingénieux que la lecture n’en est ni répétitive ni fastidieuse et que l’effet de suspense ne faiblit pas un instant. Et cela bien que l’on ait déjà lu dans la presse les grandes lignes des affaires évoquées.

En outre, l’auteur a choisi de présenter son ouvrage sous forme de dictionnaire. De telle sorte que l’on peut aller d’entrée en entrée, en fonction de l’intérêt que l’on porte à tel ou tel élu, tel ou tel haut fonctionnaire.

Peu édifiant, cependant, de trouver son maire, son député, son sénateur, son Président de Conseil Général ou Régional ou encore l’ancien procureur du tribunal de Grande Instance de son district, en compagnie des fossoyeurs de la République.

Consternant d’apprendre que la gourmandise est un des péchés capitaux de …la République, que les voyages sous les tropiques suscitent de nombreuses (et assurément studieuses) vocations et que l’addiction à l’argent présente les mêmes effets que celles à d’autres produits.

Vertigineux de découvrir la porosité de la frontière entre politique et grand banditisme.

L’objectif de l’auteur est de comprendre, expliquer et informer (et non d’accuser), face à la recrudescence des affaires dans les secteurs généralement exposés (grande distribution, BTP, magistrature, avocats, notariat, administrateurs judiciaires). Mais aussi dans des domaines qui, jusqu’à des dates encore récentes, étaient restés relativement à l’abri du phénomène (enseignement supérieur, santé, fraude sociale, sport, jeux, hackers, presse, permis de conduire, etc.).

9.Posté par Le préfet est le représentant de l’Etat le 05/02/2013 22:51
Le préfet est le représentant de l’Etat dans le département.Il est nommé par décret du Président de la République, pris en Conseil des Ministres, sur proposition du Premier Ministre et du ministre de l'Intérieur.

Il est assisté par des sous-préfets.

Ses missions principales sont les suivantes :
Le maintien de l'ordre public et à la sécurité des personnes et des biens

C’est lui qui organise, à l’échelon du département, la politique de sécurité. Il est responsable de l’ordre public. Il détient des pouvoirs de police administrative, c'est-à-dire l’ensemble des moyens juridiques, matériels et humains permettant le maintien de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publique.



C'est comme même extraordinaire !. le Synonymes anormal ,le Sens 1 Qui n'est pas conforme aux règles, à l'ordre habituel des choses.une contruction qui pérsiste dans le préjudice !

TOUT DANS LE LIVRE POT DE BANANE A L'HÔTEL DE VILLE DE ST DENIS, DES EXTRAITS SUR LE BLOG L' INJUSTICE CE MULTIPLIE CAUSE LA CORRUPTION !

"Pour que la justice triomphe, il faut dire la vérité" LIVRE POT DE BANANE

10.Posté par Collectif Gardien nout péi en Actions le 06/02/2013 07:03
“Le plus important, c’est le soutien moral des gens”

Les personnes responsables ne blâment pas les circonstances ou les conditions pour leur attitude. Leur attitude est le produit de leur choix, plutôt que le produit des circonstances !

Alors comment mettre tout ça en pratique ? Eh bien, en chassant les habitudes qui ne nous servent pas lorsqu’on perd ce contrôle de soi (dans les moments de doute ou de faiblesse).

Plan d’action : Listez les choses que vous devez absolument faire (dont vous reconnaissez l’importance), mais que vous ne faites pas encore, et soyez proactif/responsable sur ces choses.



En réalité, ce n’est pas si simple que ça.
Parce que souvent, ce sont les personnes qui sont « au pied du mur » qui passent à l’action. Celles qui n’en peuvent plus de vivre dans la médiocrité ou la souffrance.

Pourquoi 80% des gens n’appliquent pas ce qu’ils lisent ? (Et encore, je suis clément).

Tout simplement parce qu’ils ne ressentent pas…

Vous ne pouvez pas contrôler tous les évènements qui vous arrivent, mais vous pouvez choisir de ne pas en être diminué – Maya Angelou

Même si on n’a aucun pouvoir sur la puissance de la houle, la hauteur des vagues, ou la durée des tempêtes, le capitaine (celui qui est maître de lui-même) décide de comment il gère, interprète, et répond à ces évènements (choisir de ne pas en être diminué).


Et que disent les Proverbes de la Bible ?

« Celui qui gouverne son esprit vaut mieux que celui qui prend une ville ».

Et Lao-Tseu rajoute : « Maîtriser les autres, c’est la force ; mais se maîtriser soi-même, c’est la Puissance ».

Buddha n’a pas oublié de nous éclairer à ce sujet : « Celui qui se conquiert soi-même est plus grand que celui qui a conquis mille fois un millier d’hommes sur un champ de bataille ».

Vous en voulez encore ? Voici ce qu’a dit Mahomet : « Le Jihad (L'effort )le plus excellent, c’est celui qui est destiné à la conquête de soi ».

11.Posté par Collectif Gardien nout péi le 06/02/2013 07:25
je remercie cette force qui maccompagne Collectif Gardien not pays !


Ensemble c'est
assez de force en nous pour gérer ce qui se passe

assez de force en nous pour y arriver

12.Posté par Le Collectif Gardien Nout Péi le 07/02/2013 19:59
Journal de Paul Hoarau
Jeudi 31 janvier 2013

L’AFFAIRE MOUSSAJEE (2)

Le 13 septembre 2012, j’ai rédigé un premier « journal » sur le même sujet. Les frères Moussajee ne sont pas les seules victimes de pratiques inacceptables de la part de puissants. C’est en pensant, aussi, à ces autres victimes nombreuses et anonymes, que je traite encore une fois de cette affaire.
Les frères Mousssajee ont une entreprise de vente de pneus qui marche. Ils sont au deuxième rang sur toute La Réunion. Le pdg de la SOGECORE, leur propose une union pour être les plus forts, faire davantage de chiffre et barrer la route à un concurrent envahissant. Accord conclu, les jeunes Moussajee, dynamiques et ambitieux, sont dans le capital de la nouvelle structure à hauteur de 30%.
C’est à ce moment que commencent leurs malheurs. Le pdg de la SOGECORE ne tient pas ses engagements, pille leurs stocks, diminue la valeur de leur apport, achète un terrain qui leur appartient avec leur argent, et consigne le produit de cette vente à la Caisse des Dépôts. Bref, les Moussajee sont dépouillés, dépossédés, sur la paille, au RMI. Le pdg SOGECORE tente d’éliminer un concurrent par une mise à mort.

Il ne reste plus aux Moussajee que le recours à la Justice. Le pdg de la SOGECORE a le bras long, des relations, il est puissant. Il applique la loi de la jungle, celle du plus fort.
La justice doit faire prévaloir le droit et la loi.
Mais le recours à la justice comporte un certain nombre d’inconvénients. Elle est procédurière ; elle prend du temps ; elle est coûteuse.
Les premiers jugements des différentes instances saisies, reconnaissent aux jeunes Moussajee, des droits, des créances, des dommages causés. Mais, c’est la loi, c’est la règle, c’est la procédure, le pdg de la SOGECORE fait appel, utilise tous les moyens de recours dont il dispose, pour remettre en cause les jugements rendus. Le but est d’avoir les Moussajee à l’usure, au porte-monnaie. La justice a un coût.
Parallèllement, le pdg de la SOGECORE utilise l’art de la provocation. Il pousse ses adversaires à la diffamation, et intente des procès. Il tente d’impressionner par des fanfaronnades qui sont des vantardises, mais qui prennent une certaine crédibilité en raison de ses relations, de ses fréquentations, de son entregent. Les Moussajee voient leur image salie, détériorée, critiquée.
Dans le même temps, il se trouve que des procès tardent à sortir, que des jugements en appel sont plus défavorables aux Moussajee, que les relations sont de plus en plus tendues. Le pdg de la SOGECORE, n’apparaît pas ; mais tout semble se dérouler selon ses désirs. Des rumeurs se répandent sur la complicité de certains magistrats avec le pdg qui dirige, qui ordonne et qui paie. Du coup, le procès du pdg de la SOGECORE devient le procès de l’institution judiciaire.
Le piège du pdg prédateur a fonctionné, les Moussajee y sont tombés. Je ne peux pas les empêcher d’adopter cette stratégie, mais je ne la suis pas.
Il faut rester sur le terrain de « l’affaire » et se tenir aux faits. Je crois beaucoup à la puissance des faits. S’y tenir est le moyen le plus sûr de débusquer les manœuvres et les complicités non vertueuses éventuelles.
Par définition, la procédure judiciaire est tortueuse avec des avancées et des reculs au fil de son déroulement. L’émergence de la justice passe par l’application des règles formelles, et il est vrai que, par habileté ou par d’autres moyens, on peut aboutir au fait que « le droit » ne rende pas « la justice ». Mais je maintiens que, dans ce cheminement juridique, l’explication est préférable et plus efficace que l’invective.
S’attaquer d’une certaine façon, à un membre non vertueux éventuel d’un corps quelconque, pousse le corps tout entier à se solidariser de son vilain canard, quitte à s’expliquer avec lui et à régler ses comptes plus tard. Mais dans toute société, s’attaquer à un corps qui la constitue, signifie deux choses : soit que la société elle-même a atteint un degré de gangrène grave ; soit que l’on court le risque de la décrédibiliser et de la déstabiliser. Dans les deux cas un tel comportement aboutit à un résultat catastrophique. Si notre société est décridibilisée, déstabilisée, elle ne sera que le signe de notre propre décadence collective. A travers l’institution que l’on attaque, nous nous attaquons nous-mêmes. Et rien n’est plus favorable aux prédateurs, aux mafieux, aux délinquants, aux corrupteurs et aux corrompus qu’une société dont les institutions ne sont plus crédibles, ni respectables.
Dans l’affaire qui nous concerne, la règle doit être de dire, de redire et de répéter ce qui s’est passé et ce qui se passe - les faits, encore les faits et toujours les faits - sans attaquer les personnes et encore moins les institutions. En particulier l’institution judiciaire qui est le rempart contre la loi de la jungle. A force de présenter la vérité sous toutes ses coutures, l’opinion finira bien par réagir, les éléments véreux éventuels des institutions diverses, finiront bien par être démasqués, et ceux qui se rangent du côté des plus forts, par habitude, dans le rapport des forces en présence, finiront bien par lâcher celui qui a outrepassé les règles du respect des personnes et des bons usages. Dans la construction en cours, de notre société réunionnaise, nous n’imposerons pas la justice et le droit en répondant à la loi de la jungle par la loi de la jungle.
Du côté du prédateur, comme du côté de ceux qu’il considère comme ses proies, le dernier mot doit rester au droit au service de la justice. S’il s’avérait que ceux qui sont chargés de dire le droit et de rendre la justice, trahissaient leur devoir, alors les choses deviendraient inquiétantes pour notre société et les pires désordres seraient à craindre. Nous n’en sommes pas encore là.

Si je ne suis pas la stratégie de l’affrontement et de l’invective avec l’institution judiciaire, qui a été choisie, je reste néanmoins convaincu que les Moussajee sont victimes d’un prédateur qui a outrepassé les règles de la concurrence. La concurrence peut être rude, mais elle n’autorise pas la mise à mort. Or dans l’affaire qui oppose les Moussajee au pdg de la SOGECORE, il y a une volonté de mettre à mort un concurrent par des moyens contraires au droit commun et au droit du commerce. Cela n’est pas acceptable dans une société civilisée.
La victoire de la justice et du droit dépend de l’intérêt que porteront nos compatriotes à cette affaire, pour empêcher la loi de la jungle. Cela les concerne. La victoire de la justice et du droit dépend aussi, et plus directement, des magistrats qui sont chargés de la rendre et de le dire. Dans l’affaire Moussajee, il y a deux enjeux graves, importants. D’une part : empêcher une mise à mort sauvage, s’il y en a une ; d’autre part : démontrer que l’institution judiciaire, dans cette affaire, dira ce qu’il en est, et rendra justice.
Il est aussi intolérable que la loi de la jungle puisse imposer son droit et que l’institution judiciaire puisse être suspectée d’en être la complice. Si elle déboutait le pdg de la SOGECORE ou si elle déboutait les frères Moussajee, il faudrait que sa sentence entraîne la conviction intime des citoyens qu’elle correspond à la vérité, qu’elle est conforme au droit et qu’elle est juste.
Pour reprendre l’expression consacrée, je fais confiance en la justice de mon pays. Il faut bien comprendre que si les prédateurs peuvent imposer leur loi en toute impunité, et que si la justice n’impose plus le droit en toute objectivité, le pire est à craindre pour notre société. Il faut que la sentence finale que rendra l’institution judiciaire soit démontrée (principe dispositif), crédible, indiscutablement conforme à la réalité de faits. Il ne faudrait pas que soit nécessaires des investigations parallèles ultérieures pour découvrir des « erreurs ».
La stratégie d’invective contre l’institution judiciaire, qui la décrédibilise quelque part, est dangereuse pour tout le monde. Les frères Moussajee doivent comprendre que les artifices des procédures peuvent entraîner un parcours tortueux à la recherche de la vérité jusqu’à l’aboutissement de la justice. Ils doivent dire, redire, marteler les faits. Dans leur dossier les faits me paraissent d’une force terrible en leur faveur. Ils doivent collaborer avec les juges et le montrer. C’est cela qu’ils doivent montrer.
Mais quel que soit le comportement des Moussajee, et au point où sont rendues les choses, l’institution judiciaire doit montrer – quelque soit le verdict qu’elle rendra – que celui-ci est l’expression de la vérité, qu’il est conforme au droit, qu’il rend justice sur le fond du contentieux.
Les Réunionnais ont un ardent besoin de confiance dans les institutions de la République, qu’elles soit politiques, administratives, judiciaires. Il faut que tous les Messajee de l’île aient une confiance forte et méritée dans leur justice ; que les faux Moussajee ne puissent pas bénéficier du doute pour se refaire une virginité.






13.Posté par kada le 07/02/2013 21:06
Comme le dit si bien Paul Hoarau
Les frères Moussajee ne sont pas les seules victimes de pratiques inacceptables de la part de puissants. C’est en pensant, aussi, à ces autres victimes nombreuses et anonymes, que je traite encore une fois de cette affaire


Les Réunionnais ont un ardent besoin de confiance dans les institutions de la République, qu’elles soient politiques, administratives, judiciaires...

14.Posté par Le Collectif Gardien Nout Péi Ensemble Plus Fort le 07/02/2013 21:28
Suppression de l'octroi de mer, pétition a été mise en ligne concernant la suppression de l'octroi de mer:

15.Posté par darky le 07/02/2013 22:13
que les dites relations du patron de la sogecore soient mises en lumière, exposées publiquement.

faut il appeler à une attitude responsable et solidaire des marques distribuées par SOGECORE ?

16.Posté par darky le 07/02/2013 22:13
faudra t il aller jusqu'à noter les voitures des fonctionnaires de la justice locale, pour y comprendre quelque chose ?

17.Posté par darky le 07/02/2013 22:18
14.
Bravo..qu'en pense vlody..ce simple prof d'histoire géo..?

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