Parmi les mesures annoncées pour l’éducation nationale, M.Peillon a évoqué l’augmentation des places pour la scolarisation des enfants de moins de trois ans mais dans les zones difficiles. Auparavant, il existait des classes de très petites sections qui accueillaient les tous petits au bon gré des pressions des parents ou des mairies, ou bien à l’initiative des écoles pour éviter les fermetures de classes. Ces classes ont petit à petit disparu du fait des fermetures drastiques de classes ; ce n’était plus la priorité. Mais parallèlement un dispositif était mis en place par Luc Chatel, à destination de certaines familles jugées les plus en difficultés. Ces classes passerelles, comme leur nom l’indique étaient censées faire le lien entre les parents et l’école Il ne s’agissait plus d’une école de quartier, ouverte à tous mais bien d’un dispositif stigmatisant pour les familles destinataires.
Il s’agit bien, comme préconisé dans les ateliers pour la refondation de l’école, d’initier une école des parents. L’éducation nationale a tôt fait de montrer les parents du doigt, si les résultats sont mauvais c’est parce que les parents couchent trop tard les enfants, ne leur donnent pas à manger les 5 fruits et légumes par jour… ne savent pas leur parler et maintenant ce sera leur enseigner la morale laïque.
Il est à craindre que M.Peillon comme pour d’autres questions reprennent à son compte ce dispositif des classes passerelles sans l’avoir évalué auparavant , sans avoir une autre approche de l’école pour les tous petits. Pourtant l’innovation pédagogique existe et la mixité sociale demeure une des valeurs fondamentales prônées par le gouvernement.
Il est à espérer que l’école pour les moins de trois ans ne restera pas enfermée dans ce dispositif réactionnaire et stigmatisant, mais s’adressera à l’ensemble des familles qui le souhaitent avec la volonté de proposer un enseignement adapté et précurseur.
Sonia Delrieu
Il s’agit bien, comme préconisé dans les ateliers pour la refondation de l’école, d’initier une école des parents. L’éducation nationale a tôt fait de montrer les parents du doigt, si les résultats sont mauvais c’est parce que les parents couchent trop tard les enfants, ne leur donnent pas à manger les 5 fruits et légumes par jour… ne savent pas leur parler et maintenant ce sera leur enseigner la morale laïque.
Il est à craindre que M.Peillon comme pour d’autres questions reprennent à son compte ce dispositif des classes passerelles sans l’avoir évalué auparavant , sans avoir une autre approche de l’école pour les tous petits. Pourtant l’innovation pédagogique existe et la mixité sociale demeure une des valeurs fondamentales prônées par le gouvernement.
Il est à espérer que l’école pour les moins de trois ans ne restera pas enfermée dans ce dispositif réactionnaire et stigmatisant, mais s’adressera à l’ensemble des familles qui le souhaitent avec la volonté de proposer un enseignement adapté et précurseur.
Sonia Delrieu

















