Economie

Les Brasseries de Bourbon lancent une nouvelle ligne de production ultra-moderne

A l'occasion des 50 ans de la "Dodo", les Brasserie de Bourbon ont décidé d'investir pour l'avenir avec une nouvelle ligne de production pour l'embouteillage et l'emballage de boissons gazeuses. Un premier gros investissement depuis de nombreuses années…


Les Brasseries de Bourbon lancent une nouvelle ligne de production ultra-moderne
Ce vendredi matin, vers 11 heures, c'est au musée de la bière, sur le site de production du Bas de la Rivière, à Saint-Denis, que Jean-Charles Steckler, directeur des Ressources Humaines, Philippe El-Bez, directeur général, et Michel Maas, qui gère la logistique, ont annoncé la bonne nouvelle: une nouvelle ligne de production ultra-moderne et ultra-performante aux Brasseries de Bourbon.

Ce projet s'inscrit dans une logique de pérennisation et de soutien du marché des "soft-drink" (boissons sans alcool, sucrées et gazeuses), qui représente les 2/3 du volume de production.

L'arrivée de la nouvelle ligne est prévue pour le 23 mai prochain, elle remplacera une des lignes de production vétuste et vielle de 25 ans. Le volume de production passera alors de 5.500 bouteilles par heure (production actuelle) à 12.000 bouteilles par heure et de 4h30 à 45 min pour un changement de bouteille et de parfum, soit un gain de temps (réduit par six) et d'argent pour la société qui produit plus de 100 formats et parfums différents.

Son installation est planifiée pour juin prochain. Elle devrait être opérationnelle pour tous les formats et tous les parfums à la mi-septembre, après des tests opérés courant juillet.

10,5 millions d'euros investis

Dans un contexte économique difficile, pression de la grande distribution, augmentation des frais fixes, explosion des prix des matières premières... le groupe au 83 millions de chiffre d'affaire vient d'investir 10,5 millions d'euros: "C'était une nécessité pour suivre le rythme de la concurrence, améliorer notre compétitivité, nous adapter à la demande croissante des consommateurs, et finalement produire plus rapidement et mieux", a expliqué Philippe El-Bez.

Le projet, adapté à l'environnement et au développement durable (moins de déchets, amélioration du traitement de l'eau, récupération et réutilisation du CO2 fabriqué naturellement par le processus de fermentation de la bière, nettoyage à circuit fermé, encre pour marquage des bouteilles remplacé par marquage au laser, diminution de l'empreinte carbone), a été soutenu financièrement à hauteur de 10% par la Région et l'Europe. En contrepartie, le groupe s'engage à maintenir l'emploi en remplaçant chaque départ à la retraite.

La rupture de stock anticipée

Ce petit bijou de technologie qui permettra de couvrir les besoins pour les 15 prochaines années, a la particularité de contenir une souffleuse et une soutireuse dans un même bloc. Cela permettra donc moins de manoeuvres physiques, une sécurité améliorée, mais aussi d'étendre l'activité de la société d'ici 2013 pour répondre aux exigences des consommateurs. Est attendue une réintroduction du Splash 50cl ou l'introcduction de la bouteille d'Orangina de 33cl en forme d'orange par exemple.

Durant l'installation de la nouvelle ligne, la ligne deux de la production Quai Ouest sera arrêtée. Ainsi, pour parer à une éventuelle rupture de stock sur le marché, le site de production sera opérationnel jour et nuit et même les dimanches. Selon Phillipe El-Bez, le groupe a également prévu par sécurité une importation de la production de Maurice égale en volume à 10 jours de production.

Les Brasseries de Bourbon lancent une nouvelle ligne de production ultra-moderne

De droite à gauche: Jean-Charles Steckler,Philippe El-Bez et Michel Maas.
De droite à gauche: Jean-Charles Steckler,Philippe El-Bez et Michel Maas.

Musée de la bière.
Musée de la bière.

Musée de la bière.
Musée de la bière.

Vendredi 11 Mai 2012 - 15:55
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1.Posté par noe2012 le 11/05/2012 21:38
Espérons que la Dodo se portera tj bien !

2.Posté par muppets le 12/05/2012 14:43
Ah bon que 10 % de soutiens publics ? Etonnant, moi je dirais, plus les 45 % de défiscalisation. A moins que pour une fois ils aient décidé de financer eux mêmes, mais j'ai qq doutes.!
C'est possible néanmoins quand on est protégé par l'octroi de mer.

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