Faits-divers

Le voleur et son "complice faible d’esprit"

Tribunal correctionnel de Saint-Pierre, 16 octobre 2014.


Yannick N., de Saint-Paul, a trouvé "la" solution : plutôt que d’user de violence, il préfère voler, c’est moins risqué. Du moins le croyait-il.

En février 2014, il a trouvé du travail dans une pâtisserie de Saint-Pierre. Employé comme homme-à-tout-faire, il subtilise quelques dizaines d’euros sur la somme que lui a confiée son patron pour acheter des ingrédients. Ce que voyant, ce dernier ne renouvelle pas son contrat, une rétorsion que l’accusé a jugée insoutenable.

Pour se venger, il va donc multiplier les vols de nuit chez son ex-employeur, 250 euros par-ci, 250 euros par-là, un fond de caisse, quelques bricoles. Puis il se souvient qu’il doit de l’argent à un ami. Pour l’un de ses larcins, il se fait donc aider par celui-ci, un grand gars limite débile qui, à la barre, ne peut que grommeler de vagues explications.

Jean C., le complice en question, parvient quand même à articuler : "Moin l’avais prête à li l’argent. Li la rembourse à moin comm ça". Il fallait y penser.

L’un des exploits de ce duo singulier laisse rêveur : une copine a eu besoin d’un gros gâteau et a demandé à Yannick, apparemment fin pâtissier, de le lui confectionner. Pour acheter les matières premières et payer son travail… il trouvera de l’argent en caisse ce soir ! (Qui est cette indic ?) Effectivement, il y a plus de 500 euros… mais également le propriétaire des lieux et quelques amis qui font le guet.

Ils appréhendent le simplet Jean C. que Yannick, finaud, a envoyé au charbon au cas où… "Moin la dis à li allez vole po moin et ma donne à li in monnaie dessus", reconnaît-il.

Ce n’est pas le moins curieux de l’histoire. Parmi les COPJ (convocations par officier de police judiciaire), le choix a été courtoisement laissé à la Cour d’opter pour le vol, la tentative de vol ou la complicité de vol dans tous ces faits. Ce que n’a pas manqué de relever avec amusement le procureur Peinaud : "Je découvre aujourd’hui l’existence de la CCM" (convocation à choix multiple). Sans charger le "complice à l’esprit léger", l’accusateur a eu des mots durs envers "quelqu’un qui utilise un complice faible d’esprit qu’il envoie voler à sa place".

Yannick N. aura 8 mois pour s’en imprégner, plus obligation de travailler et de rembourser 800 euros. Quant à son pote, il s’en sort avec 70 heures de travail d’intérêt général en milieu protégé.
Jeudi 16 Octobre 2014 - 16:27
Jules Bénard
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1.Posté par pipe_en_bois le 17/10/2014 14:07
À vous petit journaliste en herbe!
Je ne supporte plus vos comptes rendus de correctionnels pourquoi sans cessent d'ironiser sur le dos des prévenus ils sont déjà sur le banc des accusés ça suffit largement!
Le travail du journaliste en correctionnelle consiste à rapporter des faits sur ce qu'il voit et entend pas pour faire de l'humour mal placé!
Si vous avez envie de faire rire les gens changés de métier ou alors écriez des textes pour Thierry Jardino!
A bon entendeur salut

M. Jean Payet

2.Posté par Jules Bénard le 17/10/2014 17:41
à un importun : je vous ai donné une réponse dans le précédent article. Tâchez d'en faire votre profit... si du moins vous en êtes capable !

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